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Des manifestantEs dénoncent les responsables de massacres de masse invités à l’ONU !

Trois rassemblements ont été organisés à New York contre la présence de Donald Trump, Benyamin Netanyahou et Masoud Pezeshkian à l’Assemblée générale des Nations unies. Dans la salle comme dans la rue, manifestantEs et délégations ont dénoncé les crimes dont ces dirigeants sont responsables.

Des centaines de personnes ont participé à trois manifestations distinctes contre la présence de responsables de massacres de masse — le président Donald Trump, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président iranien Masoud Pezeshkian — à l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est tenue à New York la semaine dernière. L’événement a pris des allures de cirque macabre, avec ces monstres sur la piste centrale, tandis que certainEs déléguéEs quittaient la salle et que d’autres manifestaient à l’extérieur.

Trump menace l’Iran « d’enfer »

Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président Trump a déclaré qu’il pouvait « conclure un accord » avec l’Iran, avant d’ajouter : « Ou est-ce que je les précipite en enfer, sans aucune chance de survie ni aucun espoir de grandeur future pour les générations à venir ? » Une telle déclaration de la part d’un chef de gouvernement, menaçant des populations civiles, constitue en elle-même un crime contre l’humanité.

À l’extérieur du bâtiment de l’ONU, des centaines de personnes ont défilé contre Trump en scandant : « Trump ne parle pas en notre nom. » Elles l’ont qualifié de « criminel de guerre », tant pour son soutien à la guerre menée par Israël contre Gaza, qui a fait au moins 74 000 morts, que pour sa guerre contre l’Iran, qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes. Elles ont exigé son arrestation. Plusieurs manifestantEs ont été arrêtéEs après avoir bloqué des rues.

Netanyahou, criminel de guerre accueilli à New York

La présence de Netanyahou a toutefois suscité la plus vive controverse. La Cour pénale internationale, soutenue par l’ONU, a délivré le 21 novembre 2024 un mandat d’arrêt contre lui pour crimes de guerre, notamment des attaques contre des civilEs et l’utilisation de la famine comme arme de guerre, ainsi que pour crimes contre l’humanité, dont le meurtre.

Le 12 septembre 2025, alors qu’il faisait campagne pour devenir maire de New York, Zohran Mamdani avait affirmé qu’il ferait arrêter Netanyahou si celui-ci mettait les pieds dans la ville. Une fois élu, Mamdani a cependant reconnu ne pas disposer de l’autorité légale nécessaire. Tout en continuant à qualifier Netanyahou de criminel de guerre, il a appelé le gouvernement fédéral à l’arrêter — une perspective que Trump n’envisagerait jamais.

Jewish Voice for Peace a publié un communiqué affirmant que l’ONU « accueillait un criminel de guerre » et organisé une manifestation réunissant des centaines de JuifVEs antisionistes devant son siège. Leurs pancartes proclamaient : « Les JuifVEs disent : cessez d’armer Israël », « Un criminel de guerre dans notre ville » ou encore « Mettez fin au génocide ». La police a arrêté plusieurs manifestantEs qui bloquaient la rue, parmi lesquelLEs l’actrice oscarisée Susan Sarandon et Hannah Einbinder, vedette de la série Hacks.

Des alliéEs de Mamdani parmi les personnes arrêtées

Mamdani n’a pas participé à la manifestation, mais plusieurs de ses alliéEs étaient présentEs. Darializa Avila Chevalier, membre des Democratic Socialists of America (DSA), candidate à la Chambre des représentants et soutenue par Mamdani, a déclaré : « Je refuse de laisser un criminel de guerre parcourir les rues de notre ville sans être inquiété. Je refuse que nous accueillions un homme qui a supervisé le massacre ou les blessures infligées à plus de 64 000 enfants à Gaza avec l’argent des contribuables américains. » Elle a elle aussi été arrêtée pour avoir bloqué la rue.

Pour la chute de la République islamique

Des IranienNEs et des AméricainEs d’origine iranienne ont également organisé devant l’ONU un rassemblement pour un « Iran libre », afin de protester contre la présence du président iranien Masoud Pezeshkian. Son gouvernement aurait assassiné 30 000 citoyenNEs iranienNEs ayant manifesté pour la démocratie dans leur pays en janvier 2026.

Le gouvernement de Pezeshkian a affirmé que les manifestations avaient été organisées par Israël et les États-Unis, mais personne, en dehors de celui-ci, ne croit à cette version. Les manifestantEs ont appelé au renversement de la République islamique et qualifié Pezeshkian ainsi que les autres responsables iraniens présents à l’ONU de « meurtriers en costume ». Iels ont demandé au maire Mamdani et au gouvernement américain de les arrêter et de ne pas les laisser circuler librement dans les rues de New York.

Shirin Nariman, arrêtée et emprisonnée en Iran pour avoir manifesté lorsqu’elle était adolescente, a déclaré : « La seule façon de mettre fin à ces exécutions et à cette répression est que le régime disparaisse, qu’il tombe, qu’il soit remplacé. »

Un sujet dangereux pour Trump

Les AméricainEs se détournent des guerres de Trump. Tout ce qui concerne Israël, l’Iran et la guerre constitue donc un problème pour Trump et les républicains à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre.

Dan La Botz

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