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Actualités internationales...

  • Ceuta : ouvrons les frontières, refugees welcome !

    Les images ont fait le tour du monde cette semaine : venant du Maroc, plus de 60 000 personnes ont forcé, par la mer essentiellement mais aussi en partie par la frontière terrestre, l’entrée dans « l’enclave » de Ceuta, résidu colonial du protectorat du Maroc espagnol (avec la ville de Melilla).

    Le bilan est terrible : une centaine de morts par noyade et piétinement, la militarisation des rues de Ceuta par l’armée espagnole, des attaques organisées dans les rues par des groupes fascistes, les magasins fermés pour empêcher les migrantEs d’y accéder. La majorité des exiléEs ont déjà été renvoyéEs vers le Maroc, à l’exception de quelques milliers de mineurEs se trouvant dans des centres d’hébergement, dans des conditions indignes.

    Les causes de cette tragédie sont multiples. D’abord, les conditions de vie indignes au Maroc pour la grande majorité de la population, entre régime politique dictatorial, pauvreté massive et chômage structurel. Mais s’y ajoute l’asymétrie économique, politique et sociale, sous les yeux de la population marocaine, avec une enclave possédée par l’une des principales puissances impérialistes et barricadée derrière une frontière meurtrière. Enfin, les accords entre le Maroc et l’Union européenne font du royaume chérifien un sous-traitant des politiques migratoires de l’UE.

    En France, toute l’extrême droite et la droite ont profité de ce drame migratoire pour mettre en avant leur politique raciste, proposant de fermer les frontières, de suspendre la libre circulation entre l’État espagnol et l’UE et de sortir de Schengen face à une prétendue « invasion migratoire ». De leur côté, Macron et Nuñez ont annoncé « renforcer les contrôles aux frontières », répondant ainsi aux pressions de l’extrême droite française et du gouvernement Meloni, tout en annonçant un nouveau durcissement autoritaire. 

    À rebours de certains discours à gauche, mais surtout face au danger de l’extrême droite et au renforcement policier et autoritaire de l’UE, au NPA-A, avec nos camarades espagnolEs d’Anticapitalistas et marocainEs d’Al-Mounadil-a, nous affirmons notre solidarité pleine et entière avec toustes les exiléEs et les populations fuyant la misère.

    Il est temps d’en finir avec leur monde de frontières et de barbelés. Les frontières tuent. Nous revendiquons :

    • le démantèlement de la frontière entre le Maroc et les enclaves de Ceuta et Melilla ;
    • la fin des accords de sous-traitance migratoire et la dissolution de Frontex ;
    • la décolonisation et la rétrocession du Sahara occidental, de Ceuta et Melilla, ainsi que de Gibraltar (colonie anglaise en terre espagnole) ;
    • la liberté totale de circulation et d’installation, des droits et des moyens pour l’accueil de touTEs les migrantEs ;
    • le soutien aux mouvements sociaux et à touTEs les militantEs répriméEs et emprisonnéEs par le tyran Mohammed VI.
  • En solidarité avec les LGBTI à Berlin et contre les instrumentalisations racistes...

    Samedi 25 juillet 2026, alors que les habitantEs de Berlin manifestaient à la Pride, un homme a attaqué un cortège en fonçant avec sa voiture sur la foule. Cette attaque a causé la mort d’une femme et des dizaines de blesséEs. Le NPA-l’Anticapitaliste adresse ses pensées aux victimes et à leurs proches. 

    Cette violence déchaînée contre l’une des plus grandes marches des fiertés d’Europe est une illustration criante de la montée de la haine homophobe et transphobe à travers l’Europe et dans le monde, et de l’ascension des extrêmes droites. 

    En laissant se banaliser la haine LGBTIphobe, les gouvernements européens portent une part de responsabilité dans la multiplication de ces agressions. L’extrême droite instrumentalise cette attaque à des fins racistes et xénophobes. En Europe, elle s’oppose à l’interdiction des thérapies de conversion au sein de l’Union européenne ces derniers mois, et s’attaquent régulièrement aux droits et aux existences LGBTI. 

    Les extrêmes droites sont notre ennemi partout dans le monde. Face à l’attaque meurtrière de Berlin, le NPA-A a participé au rassemblement du lundi 27 juillet à Paris pour adresser toute sa solidarité au mouvement LGBTI berlinois. La mobilisation de toutes et tous reste cruciale pour lutter contre la montée des extrêmes droites et de la haine LGBTIphobe.

  • Arrêter le massacre en Cisjordanie !

    Après les attaques meurtrières menées par des colons israéliens contre le village palestinien de Tell, près de Naplouse, le gouvernement de Netanyahou a annoncé le lancement d'une « vaste opération antiterroriste » en Cisjordanie occupée, une nouvelle étape dans la guerre d'effacement du peuple palestinien. La mort d’un colon lors d’une de ces attaques sert de prétexte, alors qu’il a été tué par sa propre arme. Les PalestinienNEs savent que l’autodéfense contre les exactions de colons est réprimée dans le sang par l’armée israélienne, qui comme les colons, bénéficie d’une totale impunité.

    Les premières mesures sont déjà en cours : bouclage de la région de Naplouse, arrestations massives, raids de l'armée, démolitions de maisons palestiniennes et accélération de la colonisation. Dans le même temps, les violences des colons s’intensifient encore en toute impunité, avec la complicité de l'armée israélienne. Plusieurs ministres israéliens d’extrême droite, à commencer par Itamar Ben Gvir une fois de plus, multiplient les discours suprémacistes et génocidaires en appelant à « raser ces villages depuis les airs ». 

    Israël poursuit sa politique de colonisation, d'annexion de fait et de nettoyage ethnique de la Cisjordanie à une fréquence inédite. Dans la bande de Gaza, l’armée israélienne pérennise un contrôle territorial toujours plus vaste et asphyxie la population palestinienne.

    Le NPA-l'Anticapitaliste réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien qui résiste à l'occupation, à la colonisation et à l'apartheid et lutte pour ses droits fondamentaux. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste condamne l’(in)action de l’État français, qui juge la situation « inquiétante » depuis plusieurs mois sans jamais qu’aucune mesure ne soit prise. 

    Plus que jamais, il est nécessaire d'imposer des sanctions contre l'État d'Israël, de soutenir la campagne BDS pour mettre fin à toute coopération militaire, économique, industrielle, diplomatique, universitaire, sportive et culturelle, et de refuser tout ce qui contribue à la normalisation.

    Il faut stopper Israël ! Justice et liberté pour le peuple palestinien !

  • 17 juillet 1936 : l’échec du coup d’État fasciste ouvre la voie à la révolution espagnole...

    Le 17 juillet 1936, l’armée espagnole sort de ses casernes pour abattre la République et le gouvernement de Front populaire. Si le gouvernement est incapable de riposter, les ouvriers et les paysans s’arment et mettent en échec les militaires dans la plupart des régions du pays, ouvrant dès lors la voie à un nouveau pouvoir populaire.

    Un dossier réalisé par Laurent Ripart

  • « Ce Mondial est le pinacle de la déconnexion entre les élites footballistiques et le peuple du football »...

    Entretien avec Mickaël Correia, journaliste à Médiapart et auteur. Il a notamment publié Une histoire populaire du football en 2018 (adaptée en BD en 2025) et codirigé avec Sébastien Thibault Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, paru en mars 2026. 

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  • Le racisme minable, c’est les autres...

    Début juillet, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla avait enchaîné contre Kylian Mbappé les clichés négrophobes, mêlant référence à la noix de coco et animalisation, avant de le qualifier de « Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français ».

    Quelques jours plus tard, l’ancien Premier ministre de l’État espagnol Mariano Rajoy disait que l’équipe de France « a un très haut niveau, cela dit, sans Français ».

    La droite internationale témoigne ainsi de son racisme le plus crasse, le plus cru, le plus honnête aussi. Celui qui fait de la nationalité une question ethnique, une affaire de sang.

    En France, les condamnations sont unanimes. De Valls à Bardella, tout ce que le pays compte de politicienNEs racistes mais carriéristes s’empresse de pourfendre les propos de ces étrangers sans raffinement.

    Pécresse écrit par exemple : « La France, elle se choisit, parce qu’elle est plus qu’un pays, elle est un idéal. Avec son racisme minable, Mariano Rajoy montre son incompréhension totale de ce qui fait l’âme du peuple français. »

    Vous comprenez, en France, on a un racisme plus subtil : on parle, comme Pécresse, de « Français de papier » ou de « grand remplacement ». On dit, comme Marine Le Pen ou Bardella, que la nationalité s’hérite ou qu’elle doit se mériter.

    Ici, on couvre notre racisme d’un voile culturel — la biologie, c’est si vulgaire. C’est pourquoi l’islamophobie est au cœur de l’offensive raciste dans l’Hexagone : elle permet de présenter comme une critique de la religion ce qui relève en réalité d’une racialisation.

    On dispose aussi d’une conception affective, culturelle et/ou civique de la nationalité, mobilisée y compris à gauche, qui permet de justifier le nationalisme sans recourir au vocabulaire racialiste.

    Sans tout mettre sur le même plan, on peut pointer le continuum nationaliste qui traverse l’essentiel du champ politique français et rappeler que toute définition qui donne un contenu à la nationalité crée, par là même, des critères d’exclusion.

    La nationalité n’est pourtant rien d’autre qu’une contingence biographique et un statut administratif.

    On ne combattra pas le racisme et le nationalisme sans les affronter radicalement, notamment en défendant la liberté de circulation et d’installation ainsi que la régularisation de toustes les sans-papiers.

    Olivier Lek Laferrière