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Nos tracts, à diffuser...

  • Incendies : la biodiversité part en fumée...

    1 300 hectares de la forêt de Fontainebleau ont déjà été parcourus par les flammes. La canicule et la sécheresse transforment les forêts de tout le pays en poudrières. Aucun territoire n’est épargné.

    Les forêts brûlent

    Cette multiplication des incendies est le produit d’un système capitaliste qui réchauffe la planète, détruit les écosystèmes et affaiblit les services publics censés nous protéger.

    Depuis le début de l’année, près de 10 000 départs de feu ont été recensés et 32 000 hectares ont brûlé, soit un bilan déjà supérieur à celui de l’ensemble de l’année 2025. Le 12 juillet, 250 feux se sont déclarés en une seule journée.

    L’augmentation des incendies n’est pas seulement due au dérèglement climatique, mais aussi aux paysages plus inflammables qui succèdent à chaque incendie et préparent le suivant. Il est urgent de restaurer des paysages agricoles et forestiers en mosaïque : forêts matures, pelouses entretenues par le pâturage, cultures, vignes, zones en libre évolution, grâce à une agriculture paysanne intégrant la préservation de la biodiversité.

    La mer bout, les rivières étouffent

    Au premier semestre 2026, des vagues de chaleur marine ont touché 98 % de la surface de la Méditerranée, qui se réchauffe environ 20 % plus vite que la moyenne mondiale. Ces coups de chaud ont déjà décimé les forêts de gorgones rouges des Calanques, dont plus de 90 % des colonies ont été touchées — des habitats qui abritent 15 à 20 % des espèces méditerranéennes.

    Une eau plus chaude retient moins d’oxygène. Des poissons meurent par asphyxie. En juin 2026, des milliers de cadavres ont été retrouvés dans la Loire, le Val d’Allier, le marais de Brière ou en Charente-Maritime. Un massacre invisible qui prive aussi les grenouilles et les oiseaux d’eau d’une part de leur subsistance.

    Pour une rupture écosocialiste

    L’inaction climatique et l’aggravation des inégalités sont liées. Le gouvernement choisit les profits contre le climat : poursuivre l’A69 pour favoriser les groupes du BTP et les intérêts liés au transport routier ; réduire le Fonds vert au nom de l’austérité budgétaire ; réintroduire l’acétamipride pour satisfaire l’agro-industrie… Dans le même temps, les classes populaires sont les premières exposées aux canicules, aux incendies et à la dégradation des services publics.

    Il faut imposer de toute urgence un grand plan public et démocratique d’adaptation, protégeant les populations et les écosystèmes, et engager une rupture écosocialiste !

  • L’impensé de la domination des enfants...

    Chaque année, il y a en France plus de 114 000 mineurEs victimes de violences physiques et plus de 160 000 enfants victimes de violences sexuelles. Dans 8 cas sur 10, elles sont commises par un membre de la famille ou par un proche. En 2022, 60 enfants sont morts sous les coups dans leur cadre familial.

    Un phénomène massif et structurel

    Ces chiffres, sous-estimés, signalent un phénomène massif, loin de l’image du prédateur isolé et « monstrueux ». Les révélations sur des établissements scolaires, des clubs, des structures périscolaires ou des institutions religieuses confirment que ces violences sont structurelles.

    Lorsque l’enfant parle, il se heurte souvent au déni. Sa parole est présumée influençable et mensongère. Ainsi, des alertes précèdent souvent les drames ; mais elles sont minimisées ou niées. L’omerta et l’impunité sont au cœur du système de domination adultiste, dans lequel les adultes disposent d’une autorité considérée comme naturelle et absolue sur les enfants.

    Un système adultiste

    Les actes les plus graves ne naissent pas de rien : il y a un continuum entre les différentes formes de violence. Partout, c’est la même logique qui considère les enfants comme des objets ou des êtres inférieurs en dignité. La « dépendance » des enfants est utilisée pour justifier le contrôle et la violence des adultes.

    C’est le même système qui tolère les violences éducatives ordinaires et qui produit les agressions physiques et sexuelles contre les enfants, l’exploitation sexuelle de plus de 11 000 mineures, les violences meurtrières contre les enfants racisés, qui fait dormir des enfants dans la rue avec 40 °C, qui place des enfants dans des hôtels pendant des mois, qui exclut les enfants handicapés et malades de l’éducation, qui les place en centre de rétention administrative…

    Prévenir plutôt que pleurer

    Il y a urgence à une véritable politique contre les violences. Cela suppose des moyens massifs pour la protection de l’enfance, une justice capable de traiter les signalements, des professionnelLEs forméEs, une éducation au consentement et aux droits des enfants, ainsi qu’une culture qui apprenne aux adultes à écouter. Cela suppose aussi de respecter les droits de tous les enfants : mineurEs isoléEs, enfants handicapés, migrants, racisés.

    Tant que les violences faites aux enfants seront perçues comme des drames isolés plutôt que comme le produit d’un ordre social qui naturalise leur domination, nous continuerons à pleurer après coup ce que nous refusons de prévenir.

  • Chaleur partout, justice nulle part...

    L’été, il fait chaud : c’est Pascal Praud qui vous le dit. Mais, derrière l’indigence des « débats » télé, il y a une réalité : les épisodes météorologiques extrêmes vont devenir la norme, tandis que le dérèglement climatique s’accentue.

    La canicule, ce n’est pas de la météo

    Cette vague de chaleur n’est pas un épisode « extraordinaire » : l’accélération de la hausse des températures moyennes en rend la répétition inéluctable. Ce dérèglement global est aggravé par le productivisme et l’extractivisme.

    Alors que le seuil de +1,5 °C d’ici 2100, visé par les accords de Paris de 2015, est déjà atteint, la macronie nous vend des « plans d’adaptation » à +4 °C… Disons-le : il n’y a pas de monde à +4 °C. Les conséquences sur les océans, la biodiversité et la fertilité des terres sont incalculables.

    La canicule, c’est de la politique

    La gestion de la vague de chaleur montre l’inaptitude du gouvernement à concevoir des réponses structurelles aux besoins de la population : espaces de fraîcheur, rénovation du bâti, aménagement du temps de travail, etc.

    Les écoles et les hôpitaux, saignés par l’austérité, sont renvoyés à la débrouille locale.

    Des communiqués pour dire qu’il fait chaud ; des conseils, « buvez de l’eau, pas de la bière » ; et bien sûr un numéro vert : un plan canicule à bas coût, et une police déployée massivement pour faire respecter l’interdiction de l’alcool à la Fête de la musique.

    Cette gestion policière systématique tue, comme nous le rappelle le septième anniversaire de la mort de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes, après une charge brutale.

    Politisons le climat !

    La catastrophe climatique touche d’abord les classes populaires et les pays du Sud ; autant dire que les capitalistes n’en ont cure. L’extrême droite, par son déni climatique et ses paniques morales, est bien la meilleure alliée de la bourgeoisie.

    Capitalistes et fascistes nous font perdre un temps précieux pour engager la transformation écologique. Ils sont une menace pour la survie de l’humanité. Nous devons nous organiser pour leur enlever leur pouvoir de nuisance et pour décider collectivement des mesures nécessaires.

    ***

    Pour le climat, le capitalisme est le problème, pas la solution. Cette dernière est globale : elle doit combiner sortie de la logique productiviste, planification écologique, aménagement des territoires, redistribution des richesses, démocratie à toutes les échelles… Nous appelons à y travailler avec toutes les forces convaincues de l’urgence de cette rupture.

  • Contre le G7, résistons !

    Cette année, le G7 se réunit à Évian du 15 au 17 juin sous la présidence de la France. Cette réunion permet aux dirigeants de sept des pays parmi les plus puissants de décider de la direction du monde. Derrière les discours diplomatiques sur la coopération ou la stabilité, ces sommets constituent avant tout un espace dans lequel les grandes puissances s’accordent sur leurs intérêts économiques et géopolitiques. Leur objectif ? Défendre les intérêts des classes dominantes.

    Maintenir la domination capitaliste

    Le système capitaliste repose sur l’exploitation des travailleurEs et des ressources par une minorité dans le seul but d’accumuler les profits. Cette logique d’accumulation permanente entraîne la mise en concurrence des populations, l’aggravation des inégalités sociales ainsi que le pillage toujours plus intense des ressources naturelles et l’accentuation de la crise climatique.

    Ces dernières années, une crise majeure traverse le capitalisme et l’ordre économique mondial. Afin de maintenir l’hégémonie du Nord global, les politiques capitalistes se durcissent toujours davantage et permettent l’accession au pouvoir de l’extrême droite un peu partout dans le monde.

    Militarisation impérialiste

    Pour maintenir leur domination et garder l’accès aux ressources naturelles, les politiques impérialistes se multiplient. Les interventions militaires, le soutien à des régimes autoritaires, l’accaparement des terres et les politiques migratoires meurtrières participent de cette logique impérialiste. Les peuples massacrés et exploités ne peuvent pas circuler librement, au contraire des capitaux qui ne connaissent pas de frontières.

    Cette militarisation du monde est une source de profits pour les producteurs d’armes et une aubaine pour les politiques sécuritaires développées par les discours fascistes.

    Face au G7, organisons-nous !

    Le G7 est la vitrine politique de ce système de domination. C’est lors de ce type de sommet que les puissants coordonnent et légitiment ces politiques mortifères.

    Face aux massacres des peuples en lutte, à la destruction du vivant et à la domination des corps, organisons-nous ! Face à la montée du fascisme et à l’intensification des politiques impérialistes, construisons des réseaux de solidarité entre les peuples et les travailleurEs du monde entier. Organisons notre résistance contre le fascisme et l’impérialisme.

    Faisons entendre notre refus de leur monde. Retrouvons-nous à Genève du 12 au 14 juin : rencontres internationalistes dès le 12 juin et grande manifestation le 14 juin à 16 h, parc de la Perle du lac.

  • Marche des fiertés : contre l'offensive réactionnaire, lutter, résister...

    À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Aux Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir de Trump a accéléré la dynamique anti-trans et réactionnaire, en Inde, le gouvernement s'attaque au droit à l'auto-détermination des personnes trans. En Russie, le mouvement LGBTI+ est criminalisé, au Royaume-Uni les droits trans reculent après une campagne réactionnaire de plusieurs années financée par des milliardaires. Nous pensons aussi et évidemment aux LGBTI+ en Palestine qui meurent sous les bombes israéliennes. 

    La France n’est pas épargnée. Les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Les discours de haine ont libre antenne dans les médias. Bolloré et Stérin attaquent l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour touTEs est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l'absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé. 

    Les proches de La Manif pour Tous sont au gouvernement. Ils ont voté contre le mariage pour touTEs, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, et en réalité pour des raisons racistes, ils cherchent à restreindre l'accès au changement de prénom via la loi Rodwell.

    Et l’extrême droite, grâce à la complaisance des médias et de la Macronie, a le vent en poupe et donne le tempo dans tout le champ politique. L’extrême droite est raciste, patriarcale, lgbti-phobe. L’extrême droite tue. Et elle pourrait bien arriver au pouvoir en 2027. Face au danger réactionnaire nous avons besoin de l'unité la plus large de notre camp social, car c’est par l’unité que nous pouvons gagner

    Cette unité doit être l’occasion d’aller gagner de nouveaux droits sans nous contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. Toutes et tous ensemble, militantEs des associations et collectifs, des partis, des syndicats, nous pouvons passer à l’offensive. Nous devons le faire sans rien attendre des grands groupes capitalistes qui se découvrent à chaque mois de juin et de juillet un intérêt pour l’inclusivité... Mais nous ne sommes pas dupes ! Certains ne font même plus semblant et ont arrêté les arcs-en-ciel depuis la victoire de Trump, ce qui montre bien leur hypocrisie. Car c’est le capitalisme qui est responsable de notre oppression. La grande majorité des LGBTI fait partie de la classe ouvrière, c’est cette classe que le capitalisme exploite pour son propre profit. C’est aussi parce que le capitalisme a besoin de la famille hétéro pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent. Nous devons nous mobiliser pour construire un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite, dégager le gouvernement et qui pose les bases d’une rupture avec le système capitaliste. Résister et contre-attaquer ! Il y a urgence !

    Nos revendications

    La PMA pour tou·te·s : ouverte aux personnes trans, gratuite (sans passage devant un notaire), libre (autorisation de la ROPA) et accessible (des moyens pour l’hôpital public pour accueillir les dons et les demandes)

    Le retour en arrière sur la mesure budgétaire ayant instauré depuis le 1er mars 2026 des frais de 50€ pour saisir le tribunal judiciaire, et donc pour faire une demande de changement d'état civil. 

    L’accès au changement d’état civil sur simple demande, gratuitement, sans passage devant un psy ou un juge, comme c'est le cas en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou en Suède. Et à terme, la suppression de la mention de sexe sur les documents d'identité et le remboursement intégral des parcours de transition par la sécurité sociale. 

    La fin des mutilations et des traitements forcés sur les personnes intersexes et leur droit à l’autodétermination

    Une politique de dépistage massive contre le VIH et la levée des brevets pharmaceutiques

    L’abolition de toutes les lois criminalisant les travailleurSEs du sexe

    Des moyens financiers contre les LGBTIphobies et la formation de touTEs tout au long de la vie, à l’école comme au travail

    La fin des politiques libérales qui détruisent nos services publics et notre système de protection sociale

    La régularisation de touTEs les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation

    Un revenu minimum de 2000€ pour touTEs

    Un soutien public aux lieux communautaires LGBTI (bars, librairies, ...) qui sont menacés

  • Contre le G7 et son monde

    Le prochain sommet du G7 aura lieu à Évian, en Haute-Savoie, du 15 au 17 juin. La mobilisation s’organise contre le G7 et son monde, contre la montée des idées fascistes et la militarisation !

    G7 : guerrier et mortifère

    Les sept plus grandes puissances économiques se réunissent pour défendre les intérêts des classes dominantes. 

    Leurs choix économiques et politiques amplifient la fascisation de la société, l’impérialisme, l’exploitation des travailleurEs et de la nature, les oppressions, la prédation des ressources, les guerres contre les peuples. 

    Ces 7 pays représentent 50 % des dépenses militaires dans le monde et sont complices du génocide en Palestine. 

    Contrairement à ce qu’ils prétendent, ils n’accordent aucune importance aux droits des femmes et des minoriséEs de genre. Ils pillent les ressources du Sud global et développent l’extractivisme. Ils ferment de plus en plus les frontières.

    Construisons la mobilisation !

    Le contre-sommet se tiendra à Genève du 13 au 17 juin. Au programme : une soirée d’ouverture le 12 ; un village militant le 13 avec tables rondes, ateliers, concerts ; et une grande manifestation le 14 juin, jour de la Grève féministe en Suisse.

    La coalition No-G7, côté suisse, regroupe une cinquantaine d’organisations et elle a réussi à faire reculer les autorités genevoises qui avaient interdit le village militant. Quant à la manif, bien qu’elle soit menacée d’interdiction, elle aura lieu, interdite ou non !

    Côté français, une autre coalition soutient la mobilisation à Genève, travaille à obtenir le droit de traverser la frontière pour s’y rendre et organise des actions en France, notamment en Haute-Savoie et à Paris.

    En France comme en Suisse, les autorités cherchent à museler les contestations : contrôles aux frontières renforcés, déploiement massif des forces de l’ordre, QR code pour circuler près d’Évian, etc. Mais nous ne nous laisserons pas impressionner !

    Le NPA-A sera à Genève contre le G7

    Des cars ou des covoiturages commencent à s’organiser dans différentes villes. N’hésitez pas à nous contacter pour avoir les informations. 

    L’enjeu immédiat est de dénoncer la montée des idées fascistes et du militarisme promus par les pays du G7. Mais cette mobilisation est aussi l’occasion de construire des cadres internationalistes pour impulser des mobilisations massives. 

    Il faut aujourd’hui prendre la suite du mouvement altermondialiste des années 2000 pour aller plus loin et porter une perspective de transformation sociale anticapitaliste et écologique à l’échelle du monde entier !

    nog7ge.noblogs.org

  • La maison brûle, les profits explosent !

    Avril 2026 : 43 °C à New Delhi, 12 centimètres de neige à Moscou, 139 gigatonnes de glace fondues au Groenland, les 50 °C dépassés pour la première fois en Turquie… Ce n’est pas de la science-fiction, les conséquences de la destruction des équilibres planétaires sont de plus en plus massives et dramatiques.

    La planète brûle…

    Le changement climatique, ce n’est pas simplement « plus chaud partout », c’est le dérèglement : des saisons décousues, des cycles brisés, des intempéries destructrices... Les conséquences humaines sont également terribles. Les personnes travaillant à l’extérieur sont en première ligne, exposéEs sans protection à une chaleur qui tue, et tous les travaux physiques deviennent insupportables, comme ceux du care qui concerne majoritairement les femmes, ou ceux des ouvrierEs sur des chaînes de production.

    … et les profits se portent bien

    Pendant ce temps, TotalEnergies affiche un bénéfice de 5,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 %. L’enrichissement des actionnaires est évalué à 55,4 milliards d’euros. Les bénéfices du secteur fossile mondial atteindront 94 milliards de dollars en 2026. Pendant que les ménages voient leur facture exploser, les actionnaires s’enrichissent à la vitesse de la fonte des glaciers.

    Ce n’est pas un paradoxe : c’est la logique du système capitaliste, qui transforme la destruction du vivant et de la planète en opportunité financière et les catastrophes en marchés. Sans compter que cette situation va encore se dégrader. Les conflits armés détruisent des infrastructures, rejettent des millions de tonnes de CO₂, et les États font le choix du réarmement plutôt que d’investir pour mettre un coup d’arrêt immédiat au réchauffement. En retour, le changement climatique fabrique les conditions des guerres de demain : sécheresses, famines, migrations forcées.

    Il y a urgence à arrêter l’incendie !

    Mais cette situation n’est pas une fatalité. Il y a urgence à construire un mouvement global contre le capitalisme extractiviste, intégrant luttes anti-impérialistes, solidarité Sud/Nord et transformation systémique plutôt que simples ajustements. 

    Nos objectifs : l’arrêt immédiat de tout nouveau projet fossile, l’annulation de la dette des pays du Sud, le contrôle public et démocratique de l’énergie ainsi que l’expropriation des multinationales extractivistes. 

    C’est à nous de décider quelle production d’énergie est nécessaire pour satisfaire nos besoins, et non pas leurs profits !

  • La flottille pour Gaza attaquée !

    La solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

    Une violence débridée

    Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

    La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

    Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

    Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

    Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles

    Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

    Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

    All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

  • Premier mai...

    1er mai : jour chômé pour manifester !

    Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs ! Le gouvernement Macron a voulu nous l’enlever. Alors plus que jamais, le 1er mai, mobilisons-nous pour leur rappeler que tout est à nous, rien n’est à eux !

    Un 1er mai pour nos droits, nos salaires, nos retraites

    Nos conditions de vie et de travail se dégradent et les attaques néolibérales se poursuivent : il faudrait travailler plus, plus longtemps, avec des contrats précaires et des salaires de misère.

    Après les attaques contre l’assurance chômage, la sécurité sociale, les jours fériés et la réforme des retraites, les budgets d’austérité entraînent une réduction des postes et une dégradation de nos services publics. Dans le même temps, 211 milliards d’aides sont accordées aux entreprises chaque année, sans contrepartie.

    Un 1er mai contre l’extrême droite

    Les deux mandats successifs de Macron auront marqué le rapprochement de la droite et de l’extrême droite, allant jusqu’à appeler à former un « front républicain » contre la FI aux élections.

    L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurEs et en particulier des plus précaires d’entre nous : femmes, personnes LGBTI, racisées, étrangères, handicapées.

    Elle impose ses obsessions sécuritaires et racistes tout en faisant le jeu des grands patrons qui cherchent à nous diviser.

    Face aux attaques incessantes, nous devons être uniEs pour résister !

    Un 1er mai contre les guerres, résolument internationaliste !

    Le 1er mai doit être un appel à la paix entre les peuples.

    Les guerres et les génocides se multiplient.

    Le budget des armées explose, celui de la santé et de l’éducation n’arrête pas de baisser et les groupes pétroliers montent les prix et s’en mettent plein les poches !

    Ce sont les classes populaires qui paient les guerres en mourant sous les bombes ou la répression.

    Contre le militarisme et la guerre, il faut nous mobiliser, dans l’unité, et construire la solidarité internationale et anticoloniale avec tous les peuples en lutte, de Palestine, d’Iran, du Soudan, du Liban…

    Plus que jamais, le 1er mai doit être, en France et dans le monde, une journée de lutte sociale, féministe, écologiste, antiraciste, antifasciste, antiguerre et anti-impérialiste.

  • Flottilles pour Gaza : pas d’impunité pour les génocidaires !

    Depuis quelques jours, plusieurs bateaux sont partis de Marseille, de Barcelone, d'Italie, de Grèce et de Turquie, pour constituer une nouvelle flottille pour Gaza.

    Ils se dirigent vers la Palestine pour tenter de briser le blocus et apporter de l’aide médicale et alimentaire. L’objectif est aussi de rendre visible la situation sur place.

    Il n’est pas sûr qu’ils puissent arriver jusqu’à Gaza. Mais cette action permet de remettre la lumière sur le fait qu’Israël bafoue les droits élémentaires.

    Construire le mouvement de solidarité

    Des centaines de militantEs sont embarquéEs sur cette nouvelle flottille, et des milliers aident à la maintenance. Ils et elles prennent des risques pour dénoncer le génocide en cours. Le meilleur moyen de les protéger et surtout de soutenir la population de Gaza, de Palestine et de tous les peuples victimes des guerres impérialistes, c’est de construire, ici, un large mouvement de solidarité. Il faut organiser partout où c’est possible des initiatives en soutien à la Flottille afin de démontrer une fois de plus que la jeunesse comme les travailleurEs sont aux côtés des PalestinienNEs.

    La France et les entreprises françaises collaborent largement avec l’État d’Israël et sont, de ce fait, complices du génocide en cours. Nous devons essayer d’agir là où cela pèse, en nous mobilisant pour empêcher les collaborations et les productions de marchandises en lien avec l'État d’Israël.

    Contre leurs guerres, mobilisons-nous !

    La guerre s’étend maintenant au Liban, en Iran… menée par Israël et les États-Unis avec la complicité de la plupart des États occidentaux. Elle a pour objectif de soumettre la région pour la contrôler économiquement et politiquement. En Ukraine, au Yémen, au Venezuela, à Cuba, au Rojava, en Kanaky… partout les populations subissent les conséquences de la répression et des guerres pour le profit des puissances impérialistes et le maintien de régimes autoritaires à leur service.

    Le sommet du G7 (rassemblant les 7 plus grandes puissances du monde) aura lieu à Évian mi-juin. Un contre-sommet est en cours de construction pour dénoncer la politique de ceux qui veulent dominer le monde pour les intérêts des plus riches. Contre les guerres impérialistes, contre tous les régimes autoritaires, contre la montée des idées fascistes, notre solidarité n’a pas de frontière !