Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Nuñez, Geffray, démission ! Ce sont eux, les casseurs.

    Les lycéenNEs se mobilisent, le gouvernement réprime. La situation dans l’Éducation nationale se dégrade depuis des années. Les gouvernements successifs et les différents ministres, Blanquer en tête, ont accéléré la casse. Le manque de moyens est de plus en plus insupportable. Quand il n’y a pas assez de chaises, que les plafonds s’effondrent, qu’il y a des rats et pas assez d’enseignantEs ni de personnels, on touche le fond. Et les lycéenNEs, qui subissent en plus la pression de la sélection et de Parcoursup, le savent bien. C’est pour cela qu’ils et elles se mobilisent et bloquent leur lycée : pour exiger des conditions d’éducation dignes !

    Un gouvernement qui répond par la répression

    Sans surprise, le gouvernement refuse de comprendre. Du côté de Geffray et du ministère de l’Éducation nationale, la seule réponse a été d’ouvrir une plateforme de concertation, avant de laisser le rôle central à Nuñez, son collègue de l’Intérieur, qui n’a eu d’autre réponse que d’envoyer la police pour réprimer les lycéenNEs mobiliséEs. Il s’était déjà fait la main lors du dernier mouvement sur les retraites quand il était préfet de Paris !

    Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes et de LBD à la tête, des gaz, des passages à tabac, des centaines de gardes à vue : ce niveau de violence glaçant contre des enfants et des adolescentEs ne doit pas rester impuni. Un enfant a eu la bouche défoncée, un autre un œil crevé : jusqu’où cela ira-t-il ?

    Heureusement, la répression n’a pas intimidé les lycéenNEs, qui poursuivent et amplifient même leur mouvement, soutenuEs par des éluEs, des membres du personnel et des parents d’élèves qui s’organisent pour les défendre. Aujourd’hui encore, des centaines de lycées sont bloqués et le mouvement s’enracine et s'étend déjà à certaines universités.

    Tous ensemble en soutien aux lycéenNEs

    Des appels à développer le mouvement chez les étudiantEs se multiplient.

    Nous apportons tout notre soutien au mouvement, que nos jeunes camarades construisent. Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques à soutenir ensemble la mobilisation lycéenne et à se retrouver très rapidement dans la rue contre la répression et les violences policières. Une date intersyndicale est d’ailleurs avancée pour le 6 octobre et la mobilisation doit être massive ! Car nous considérons comme légitimes tant leurs revendications que leurs actions. Ce qui est illégitime, c’est la réponse brutale de ce gouvernement.

    Le projet de budget de Lecornu annonce une poursuite de la casse des services publics, dont celui de l’Éducation nationale. Il vient même d’annoncer l’instauration, pour certaines filières gratuites jusque-là (BTS, classes prépas…), de frais d’inscription, ainsi que la baisse du nombre de fonctionnaires et le gel des APL… C’est une véritable provocation. 

    Nuñez et Geffray doivent donc partir, et avec eux le reste du gouvernement, tout aussi responsable de la casse sociale et de la répression.

  • Assemblée générale Front Populaire Étudiant...

    Le Front Populaire Étudiant organise une Assemblée Générale demain, vendredi 2 octobre à 18h, sur le campus de Carlone.
     
    Nous nous réunissons dans l’urgence, à la suite des mobilisations lycéennes qui dénoncent, partout en France, la dégradation de leurs conditions d’études. Les lycéen·nes alertent notamment sur le manque de moyens, de professeur·es, de personnels et de stages : un avenir sacrifié.
    Face à cette mobilisation légitime, le gouvernement n’a opposé que la répression violente : gaz lacrymogènes, coups de matraque, plaquages au sol, étranglements, tirs de LBD, arrestations…
     
    Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. À l’université aussi, l’avenir des étudiant·es est mis à mal : campus délabrés, suppression des APL, hausse des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·ères, sélection via Parcoursup et Mon Master, précarité…
     
    Il est temps de nous organiser.
     
    Cette assemblée sera ouverte à toutes et tous : lycéen·nes, étudiant·es, doctorant·es, jeunes travailleur·euses, enseignant·es, chercheur·euses, personnels de l’université, syndicats, associations, et plus largement à toutes celles et ceux qui souhaitent défendre les intérêts de la jeunesse, miroir grossissant des inégalités et des injustices de notre société.
     
    Ordre du jour de l’AG :
    - Bilan de la semaine de mobilisation
    - Discussion autour de nos revendications
    - Organisation des actions de la semaine prochaine
     
    Parlez-en autour de vous et venez nombreuses et nombreux : cette mobilisation, nous la construirons ensemble.

  • Des tensions inédites sur l’eau...

    Les luttes pour l’eau se multiplient. Alors qu’une sécheresse sans précédent frappe la France et menace l’accès à l’eau, le gouvernement distribue des miettes aux agriculteurEs tout en multipliant les projets industriels qui accaparent cette ressource.

    Les différentes vagues de canicule depuis le printemps et les températures exceptionnelles pour le mois de septembre ont entraîné une sécheresse jamais vue en France. Des villes comme Ajaccio, Nice ou Paris ont connu un écart de plus d’un mois entre deux pluies de plus de 1 mm. De nombreux cours d’eau sont à sec en Bretagne, dans les Pyrénées et en Bourgogne, régions que l’on pensait protégées de la sécheresse. La Garonne et la Loire sont en situation de crise. Le résultat est, entre autres, que l’approvisionnement en eau potable est en tension pour 1,1 million de personnes. 93 départements sont concernés et 74 sont en situation de crise : cela entraîne des coupures d’eau, des restrictions d’arrosage des potagers individuels qui permettent aux plus précaires de se nourrir, et une pollution générée par l’acheminement d’eau en citerne ou la distribution d’eau en bouteilles.

    Des « miettes » pour les agriculteurEs

    Dans une France à + 4 °C, trajectoire sur laquelle nous sommes engagés, l’assèchement des sols s’intensifiera partout. Malgré un plan d’urgence présenté à grand bruit, que la Confédération paysanne qualifie de « miettes », le gouvernement ne compte pas aider de façon conséquente les agriculteurEs ayant souffert de la canicule et des incendies : le feu n’est pas considéré comme un aléa climatique ! En dehors des assurances individuelles, qui sont subventionnées par la PAC à travers une enveloppe n’indemnisant qu’au prorata de la production, la majorité d’entre elles et eux ne pourra compter que sur les aides débloquées par l’État, qui arrivent en général plusieurs mois après les dommages subis. On peut craindre dès cet automne des faillites parmi les exploitations les plus petites et une explosion des prix de la viande issue d’élevages en plein air (les éleveurs ayant dû acheminer du fourrage dès le mois de juillet pour compenser le manque d’herbe), mais également des fruits (certaines récoltes ayant été impossibles à exploiter, comme celles de pommes), des légumes et des céréales.

    Le choix du gaspillage

    Pourtant, alors qu’il faudrait décréter un état d’urgence de l’eau, avec des mesures drastiques contre le gaspillage, nous voyons s’accélérer la construction de data centers — il y en a déjà plus de 300 actuellement — avec le projet macronien « Choose France », qui prévoit la construction de plus de 400 data centers d’ici quatre ans, ainsi que des chantiers autoroutiers titanesques sur des zones humides et protégées et des coupes rases dans des secteurs forestiers faisant partie de parcs régionaux.

    La mobilisation peut paraître insuffisante au regard des drames : les manifestations du 26 septembre ont réuni 130 000 participantEs dans 227 villes. Cependant, des collectifs s’organisent contre ces différents projets dans tout le pays.

    Partout, des luttes pour l’eau

    Au niveau international, selon l’Organisation météorologique mondiale, 36 % de la superficie des bassins versants a enregistré en 2025 des débits inférieurs à la normale.

    Les luttes contre la surconsommation de l’eau par les géants de l’industrie du numérique et du BTP, contre les prélèvements massifs dans les rivières et les nappes phréatiques et les rejets d’eau chaude des data centers, et contre l’abattage par les grosses entreprises du bois des forêts qui entretiennent le cycle de l’eau, que ce soit en France, au Chili, en Espagne, en Inde, au Brésil ou aux États-Unis, sont en train de se multiplier. Ces luttes pour l’eau, et donc pour notre survie, remettent également en question le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre.

    Commission nationale écologie

  • Stop pesticides, une urgence !

    Les pesticides tuent. Le 3 octobre prochain, des rassemblements et actions contre les pesticides auront lieu sur plusieurs continents. En France, nous convergerons à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, pour bloquer le site de Syngenta.

    Nous participerons à une manifestation et à une fête paysanne, organisées par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le CSVPO (Collectif de solidarité avec les victimes des pesticides de l’Ouest) et les Soulèvements de la Terre, et soutenues par des organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes et culturelles.

    Cette large convergence, emmenée par les victimes et les malades ainsi que par les paysanNEs venuEs avec leurs tracteurs, exigera la fin de la production des pesticides mortels. Malgré les menaces et les intimidations de la préfecture, nous serons présentEs ­massivement.

    Un gouvernement au service de l’agrochimie

    Faut-il encore expliquer pourquoi l’utilisation des pesticides doit être stoppée ? Visiblement, oui. 

    Le gouvernement Macron, avec Annie Genevard à l’Agriculture, épaulé par la droite sénatoriale emmenée par Duplomb, la FNSEA et la Coordination rurale, poursuit sur sa lancée, ignorant les plus de 2 millions de signatures contre la loi Duplomb, snobant l’opposition massive à sa politique du pire pour le vivant. Dernier épisode en date : la loi d’urgence agricole, adoptée en juillet, avec son lot de calamités, dont la réintroduction de deux insecticides néonicotinoïdes interdits en France.

    Syngenta, empoisonneur sans frontières

    Syngenta commercialise certains des pesticides les plus dangereux au monde (paraquat, thiaméthoxame, chlorothalonil, atrazine). Plusieurs sont interdits en Europe en raison de leur grande toxicité pour la santé, mais sont exportés dans des pays du Sud, notamment au Brésil, en Inde ou au Kenya. Nous voulons mettre fin à cette économie d’exportation des poisons, véritable racisme environnemental.

    L’agrochimie sert aussi la guerre : l’agent Orange, herbicide produit par Monsanto et Dow, a ravagé le Vietnam ; aujourd’hui, l’armée israélienne épand des herbicides pour détruire les terres agricoles de Gaza. Les poisons de l’agro-industrie sont aussi des armes de l’impérialisme.

    Le cancer, une question politique

    La progression des cancers, y compris chez les plus jeunes, inquiète et mobilise la communauté scientifique au point que de nombreux médecins exigent l’arrêt de l’emploi des pesticides. Lymphome et myélome, mais aussi la maladie de Parkinson, sont reconnus comme maladies professionnelles liées aux pesticides. Des études suggèrent également un lien entre épandages et cancers pédiatriques.

    Les coupables ne sont ni les paysanNEs ni les salariéEs de l’industrie chimique, qui, avec les salariéEs agricoles, en sont les premières victimes. De nombreuses communes voient leur eau déclarée non conforme à cause des pesticides. L’ensemble de la population est aussi touché par la pollution des sols, de l’eau, de l’air et des aliments. La question posée est bien celle de la rupture avec l’agrochimie, inséparable de l’agriculture industrielle. Il faut imposer la réorientation des subventions englouties dans les entreprises de l’agro-industrie vers les pratiques agroécologiques respectueuses de notre santé, des sols et de la biodiversité, ainsi que l’accompagnement des agriculteurEs dans cette transformation. Nos exigences sont fortes, notre colère aussi !

    « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »

    Nous serons des milliers, le 3 octobre, à travers le monde, à constituer des cortèges festifs et revendicatifs, « pour rallier les luttes paysannes, écologistes, décoloniales et pour la santé des travailleurEs de la terre et des victimes du colonialisme chimique », comme le proclame l’appel des organisateurEs de l’évènement.

    Commission nationale écologie