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Actualités nationales...

  • Dans la rue le 19 septembre contre le permis de tuer ...

    Mobilisons-nous contre la loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme ! Déjà adopté par l’Assemblée nationale, ce texte devrait être examiné par le Sénat cet automne.

    La police tue déjà impunément

    La police n’a pas attendu cette loi pour tuer dans une quasi-impunité. Sur 437 morts liées à une intervention policière recensées depuis 2017, moins de 2 % des affaires dont l’issue est connue ont abouti à une peine de prison ferme. C’est l’existence d’une vidéo du meurtre raciste de Nahel qui a permis la mise en examen de l’auteur du tir. Dans les faits, les tirs policiers sont déjà présumés légitimes, d’autant qu’ils visent surtout des hommes non blancs des milieux populaires. Cette loi aggraverait encore la situation en officialisant le permis de tuer.

    Toujours plus de morts

    La loi de 2017 a déjà élargi les conditions d’usage des armes par la police. Depuis, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement sont cinq fois plus nombreux. Mais la législation fait encore porter à la police la charge de démontrer qu’un tir était strictement nécessaire et proportionné. La nouvelle loi supprimerait ce petit garde-fou. Il reviendrait aux proches des victimes de prouver que le tir mortel n’était pas nécessaire et proportionné — en plein deuil, sans avoir assisté aux faits et sans accès aux enregistrements, rapports ou témoignages. Cette impunité renforcée augmenterait encore le nombre de meurtres policiers.

    Une loi fascisante

    Portée depuis des années par des syndicats policiers, cette revendication figurait déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen avant d’être reprise par Marine Le Pen. Aujourd’hui, ce sont Les Républicains qui ont pris l’initiative de cette proposition de loi. Soutenue par le gouvernement, elle a été adoptée par l’Assemblée le 7 juillet avec les voix de toutes les droites, de la majorité présidentielle au RN. Un cas d’école : toute la droite, du prétendu centre macroniste à la droite traditionnelle, s’aligne toujours davantage sur l’extrême droite.

    Mobilisons-nous !

    Plus de 730 000 personnes ont signé en quelques jours la pétition officielle contre cette proposition de loi, dépassant largement le seuil permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale. Mais cette pétition a été classée sans aucune discussion.

    Une mobilisation nationale et unitaire est organisée samedi 19 septembre contre ce permis officiel de tuer : soyons massivement dans la rue contre le fascisme et le racisme !

  • Qui sème l’inaction climatique récolte l’incendie...

    Des dizaines de milliers d'hectares sont partis en fumée. Des centaines de milliers de personnes ont dû être évacuées. Routes, trains et aéroport sont paralysés. Face à cette catastrophe, nous saluons le travail des pompiers, des soignant·es, des bénévoles, des agriculteurs et de toutes celles et ceux qui, une fois de plus, protègent les populations pendant que les responsables politiques viennent faire leur tournée médiatique.

    Comme en 2022, Emmanuel Macron est venu promettre que « l'État sera au rendez-vous ». Mais les mégafeux ne sont pas une surprise. Scientifiques, pompiers et écologistes alertent depuis des décennies sur les conséquences du dérèglement climatique. Ils alertent aussi sur la vulnérabilité du massif landais, façonné par des décennies de monoculture intensive du pin maritime, organisée au profit de la filière forestière. Une forêt pensée comme une usine à bois devient aussi un formidable combustible lorsque les sécheresses et les canicules se multiplient.

    Depuis des années, les gouvernements ont réduit les budgets et les moyens alloués à la prévention des incendies et à la lutte contre les feux de forêts. En 2024, le gouvernement de Gabriel Attal annulait la commande de 2 Canadairs. Alors que Macron dépense des milliards d’euros dans loi de programmation militaire et commande des dizaines d’avions Rafales, le projet de loi de finance 2026 ne dégageait que 209 millions pour des bombardiers d’eau supplémentaires.

    Ces incendies révèlent aussi les inégalités de classe. Les moyens considérables déployés pour protéger les zones les plus riches, comme le Cap-Ferret, contrastent avec la situation vécue dans d'autres territoires touchés, comme Le Porge ou l'intérieur du massif. Derrière les discours sur l'égalité républicaine, ce sont toujours les intérêts économiques, le patrimoine des plus riches et les infrastructures stratégiques qui concentrent l’attention des pouvoirs publics, pendant que les classes populaires subissent les conséquences des politiques d'austérité. Alors que des centaines de milliers de personnes de la région se sont retrouvées sous les particules fines des incendies, la priorité des entreprises privées comme des employeurs publics a été de maintenir une activité économique normale alors que des principes de préventions devaient s’appliquer : arrêt des chantiers, autorisations spéciales d’absences pour les plus vulnérables… Une fois encore, la rentabilité et les profits avant la santé des travailleurs·euses et de la population.    

    Car le véritable responsable est connu : le capitalisme. Celui qui détruit le climat, organise une sylviculture productiviste, affaiblit les services publics et préfère consacrer des milliards au réarmement plutôt qu'aux pompiers, à l'ONF, aux hôpitaux ou à la prévention.

    Nous exigeons un renforcement massif des moyens des SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et de l'ONF (office national des forêts), une transformation de la gestion forestière rompant avec la monoculture industrielle, et la réorientation des budgets militaires vers les services publics et la bifurcation écologique, qui suppose de produire autrement en fonction des besoins et en tenant compte des ressources et avec sobriété.

    Le climat brûle parce que le capitalisme brûle la planète. Nos vies valent plus que leurs profits.

  • Prochainement...

    Du dimanche 23 août au mercredi 26 août

    Accueil le samedi 22 août à partir de 14h et départ le jeudi 27 après le petit déjeuner.

    Comme chaque année, l’université d’été est un moment de réunion incontournable juste avant la rentrée qui nous permet de faire le point sur la situation politique (la crise économique et écologique ; les guerres, notamment en Ukraine et en Palestine ; la montée de l’extrême-droite en France comme dans le monde…) et nous préparer à une rentrée combative !

    L’université d’été, c’est également l’occasion, dans la mesure du possible, de commencer à mettre en pratique collective nos principes, dans un cadre sympathique et convivial.

    Plaquette de présentation de la 18e université d'été du NPA

    Inscriptions en ligne 

    FAQ - Accessibilité de l'Université d'été

  • Défendre le service public de la culture, faire vivre un art émancipateur !

    L’écosystème économique du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’édition, tel qu’il s’est établi depuis plusieurs décennies, est mis à mal : pendant que l’État et les collectivités territoriales se désengagent, les milliardaires fascisants gagnent du terrain.

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  • « Ce Mondial est le pinacle de la déconnexion entre les élites footballistiques et le peuple du football »...

    Entretien avec Mickaël Correia, journaliste à Médiapart et auteur. Il a notamment publié Une histoire populaire du football en 2018 (adaptée en BD en 2025) et codirigé avec Sébastien Thibault Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, paru en mars 2026. 

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  • France calcinée : Macron se félicite, le vivant crame...

    Canicules, incendies, mers surchauffées, rivières asphyxiées : le déréglement climatique détruit la biodiversité. 

    Le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son huitième rapport de l’ère Macron, un document de 420 pages intitulé « Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités ». Un réquisitoire : adaptation insuffisante, financements trop faibles, ralentissement de la baisse des émissions en 2025. Le HCC alerte depuis des années, mais ­personne ne l’écoute.

    Une baisse des émissions en trompe-l’œil

    Pendant que le pays suffoque, Macron se félicite d’une baisse des émissions début 2026… due à un hiver doux et à une baisse de l’activité économique. On ne décarbone pas, on ­désindustrialise.

    Pour respecter l’Accord de Paris, la France devrait réduire ses émissions de plus de 4 % par an entre 2026 et 2028. Or, le rythme de la baisse des émissions en France a encore ralenti, passant de 6,8 % en 2023 à 3 % en 2024 et 2,1 % en 2025.

    Sur le terrain, ça brûle. Le 9 juillet, la Sécurité civile annonçait plus de 8 000 départs de feu et 25 000 hectares brûlés. Nous ne sommes que début juillet et 2026 se classe déjà au quatrième rang des années les plus dévastatrices depuis 2006.

    Le vivant part en fumée bien au-delà des forêts

    La biodiversité disparaît en silence : amphibiens déshydratés, corridors écologiques impraticables, effondrement du point chaud de biodiversité méditerranéen. Les effets des incendies sur la biodiversité sont complexes et souvent paradoxaux.

    En région méditerranéenne, par exemple, les pelouses et les forêts matures ont reculé depuis les années 1950 et 1960, tandis que le maquis, les forêts de pins ou d’eucalyptus et l’urbanisation se sont développés. La disparition des zones tampons et le mitage du paysage ont considérablement accru son inflammabilité.

    L’augmentation du nombre et de l’ampleur des incendies est aussi liée aux paysages méditerranéens plus inflammables qui apparaissent après chaque incendie et préparent le suivant. Il est urgent de restaurer des paysages agricoles et forestiers en mosaïque : forêts matures, pelouses ­entretenues par le pâturage, cultures, vignes, zones en libre évolution, grâce à une agriculture paysanne intégrant la préservation de la biodiversité. Toute l’économie agricole est à repenser.

    La mer aussi s’embrase

    Le vivant marin en paie le prix. Au premier semestre 2026, des vagues de chaleur marine ont touché 98 % de la surface de la Méditerranée, qui se réchauffe environ 20 % plus vite que la moyenne mondiale. Ces coups de chaud ont déjà décimé les forêts de gorgones rouges des Calanques : plus de 90 % des colonies ont été touchées, alors que ces habitats abritent 15 à 20 % des espèces méditerranéennes. Posidonies fragilisées, espèces invasives comme le poisson-lion : tout un écosystème bascule sous la surface.

    Les rivières étouffent

    Une eau plus chaude retient moins d’oxygène. Des poissons meurent par asphyxie. En juin 2026, des milliers de cadavres ont été retrouvés dans la Loire, le Val d’Allier, le marais de Brière ou en Charente-Maritime. Un massacre invisible qui prive aussi les grenouilles et les oiseaux d’eau d’une part de leur subsistance.

    La crise du vivant ne se résume pas aux seules flammes. Selon l’IGN, la mortalité des arbres a augmenté de 125 % en dix ans, passant de 7,4 à 16,7 millions de mètres cubes par an. « Un arbre sur vingt est mort » dans les forêts françaises, résume le coordinateur de l’Observatoire des forêts françaises. Le puits de carbone forestier s’est réduit de 38 % entre les périodes 2005-2013 et 2015-2023.

    De plus, selon l’Office français de la biodiversité (OFB), 87 % des zones humides ont disparu depuis le 18e siècle. Les prairies naturelles reculent aussi : 55 271 hectares ont été perdus du fait de l’artificialisation entre 1990 et 2018 et 6,5 millions d’hectares se sont embroussaillés depuis 1970. En montagne, Jonathan Lenoir, chercheur au CNRS, montre que plus de 2 000 espèces des Alpes grimpent en altitude pour fuir la chaleur.

    Adaptation et rupture écosocialistes

    Le HCC lie le retard de l’action climatique à l’aggravation des inégalités. Le gouvernement « fait des choix » : A69, Fonds vert réduit à 837 millions d’euros, réintroduction de l’acétamipride… Le capitalisme vert n’éteindra pas les incendies, ne sauvera ni les amphibiens des mares à sec, ni la flore de montagne, ni les habitantEs des passoires thermiques. Il faut imposer un plan d’adaptation social, démocratique et public, ainsi qu’une bifurcation écosocialiste !

    Commission nationale écologie