Quelque jours après que le député Jean-Philippe Tanguy, numéro 2 du RN ait repris la devise nazie « le travail rend libre », Mediapart rapporte des propos de l’actuel président du RN, au début de sa carrière politique, qui témoignent d’un antisémitisme obsessionnel. Cela n’est une surprise que pour celles et ceux qui ont voulu donner du crédit à la politique de dédiabolisation du RN.
L’antisémitisme structure en effet la vision du monde de l’extrême droite, y compris dans les discours de Marine Le Pen : opposition entre les « nationaux » et les « mondialistes », dénonciation des élites « apatrides » ou « cosmopolites » et fantasme d’un complot organisant l’immigration. Derrière le « grand remplacement » demeure le vieux mythe antisémite d’une puissance occulte travaillant à la domination du monde.
Les premières cibles de l’extrême droite sont aujourd’hui les musulmanEs, les personnes noires et arabes, les Roms et les migrantEs. Mais le racisme est un système : une force politique fondée sur la pureté nationale portera toujours une menace contre l’ensemble des minorités. Toute stratégie qui oppose la lutte contre l’antisémitisme à celle contre l’islamophobie, la négrophobie ou le racisme anti-Roms est donc vouée à l’échec.
L’urgence est à la construction d’un large front antifasciste large. Contre la fascisation, contre l’extrême-droite et toutes les formes de racisme, organisons la solidarité et la riposte, dans les urnes mais aussi, sans attendre, par nos luttes. Le NPA-l'Anticapitaliste appelle notamment à renforcer la mobilisation nationale, à Orléans, les 24 et 25 octobre, alors que s’y tiendra le congrès du RN.