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Communiqués du NPA...

  • Une mobilisation antiraciste, antifasciste à faire grandir...

    Le 22 mars, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté partout en France à l’appel d’un large front associatif, syndical et politique pour dire non au racisme systémique, au fascisme et à l’impunité policière.

    Une mobilisation réussie dans son ampleur comme dans sa diversité, portée par les collectifs de sans-papiers, les jeunes, les organisations du mouvement social et une gauche plutôt combative. 

    Des cortèges dynamiques et ancrés localement

    À Paris, ce sont entre 21 500 (selon la préfecture) et 100 000 manifestantEs (selon la Marche des solidarités) qui ont défilé. En tête : les collectifs de sans-­papiers, le collectif des Jeunes du parc de Belleville récemment expulséEs de la Gaîté Lyrique, cible d’une répression raciste violente. Leur présence a incarné avec force le cœur de cette mobilisation. Leur cortège, jeune, vivant et politique, a été brutalement attaqué par la police : une tentative d’intimidation révélatrice du climat autoritaire que nous combattons. 

    En région, la mobilisation a été au rendez-vous. À Lille (5 000), Grenoble (5 000), Rennes (4 000), Rouen (2 000), Tours, Besançon, Orléans, Angers (plus de 1 000 dans chacune), des cortèges antiracistes d’une ampleur rarement atteinte se sont formés. À Grenoble, les interventions de jeunes mineurEs étrangerEs, de collectifs de parents d’élèves et d’associations antiracistes ont donné le ton : des paroles venues du terrain, organisées, engagées. À Rouen, les étudiantEs de la fac de droit mobiliséEs contre un professeur raciste, qui a poussé à la tentative de suicide l’un de ses élèves, ont tenu la tête du cortège avec les mineurEs isoléEs, dans une manifestation dynamique et unitaire. 

    Une dynamique à poursuivre

    Même dans les villes moyennes où les préfectures sont moins habituées à ce type de mobilisation, la journée a été importante. À Blois (350), Narbonne (400), Périgueux (400), Perpignan (500), Saint-Nazaire, Vannes, Poitiers, Bayonne, des rassemblements animés ont permis de porter la parole antiraciste dans l’espace public, en lien avec la cause palestinienne. À Poitiers, l’impulsion donnée par un collectif de 20 livreurs sans papiers a changé l’ambiance de la manif : preuve qu’un anti­racisme de terrain, ancré dans les luttes concrètes, transforme les manifestations en moment d’organisation collective.

    Partout, des alliances locales se sont tissées : syndicats, ­associations antiracistes, collectifs de sans-papiers, mouvements féministes, écologistes, comités de soutien aux migrantEs, ­militantEs, etc.

    Les jeunes au cœur de la riposte

    Lors de cette journée, la jeunesse a été très présente. LycéenNEs, étudiantEs, exiléEs, jeunEs sans-papiers : à Besançon, Blois, Paris ou Rouen, leur implication a donné à la journée une énergie précieuse. L’expulsion violente des jeunes de la Gaîté Lyrique, à Paris, et partout en France a provoqué une onde de colère : leur présence en tête de cortège a rappelé que le racisme d’État s’abat d’abord sur celles et ceux qui vivent l’exclusion et les violences au quotidien. Leurs slogans, leur organisation autonome, leur détermination doivent être des points d’appui pour l’avenir.

    Construire la suite, ensemble et dans la rue

    La mobilisation du 22 mars montre qu’une riposte large et déterminée est possible. Face à la fascisation, à la banalisation des discours racistes, à la loi immigration Darmanin, à l’offensive autoritaire de Macron et à la menace de l’extrême droite, il est plus que jamais nécessaire de construire des mobilisations unitaires, de terrain, liées aux luttes concrètes, dans les quartiers, les écoles et les lieux de travail.

    Des réunions sont déjà prévues dans plusieurs villes pour penser les suites. Il faut s’y investir pour que cette dynamique débouche sur des perspectives claires : des fronts antiracistes de masse et antifascistes.

    Les commissions nationales antiracisme immigration et racisme d’État

  • Agression antisémite du rabbin d’Orléans : Unité contre tous les racismes !

    Le NPA-l’Anticapitaliste s'associe nationalement au communiqué du NPA-l’Anticapitaliste du Loiret (45). Nous apportons toute notre solidarité au rabbin d'Orléans victime d'une agression antisémite et appelons à développer la lutte contre toutes les formes de racisme. L'ampleur et le dynamisme des manifestations antiracistes du 22 mars doivent être des points d'appui.

    Le NPA-l’Anticapitaliste 45 tient à apporter son soutien au rabbin d’Orléans suite à son agression, et affirme sa solidarité avec ses proches ainsi que toutes les personnes juives.

    Depuis la profanation de la plaque d’Olga Koch à Beaune-la-Rolande à l’incendie criminel contre la mosquée de Jargeau ; en passant par les propos racistes réguliers de Serge Grouard, les conférences de France Souveraineté, la négrophobie subie par Alphonse Kimberley au sein de l’US Orléans ou les stigmatisations des voyageurs chaque année lors du rassemblement de Nevoy ; un vent mauvais souffle sur le Loiret.

    Pour le NPA-l’Anticapitaliste 45, la lutte contre le racisme ne se divise pas.

    C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation contre toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme et l’islamophobie, dans le prolongement de la belle manifestation unitaire du 22 mars.

    Il y a urgence à se mobiliser dans l’unité pour faire entendre un autre discours, celui de l’égalité des droits, de la justice. Celui d’un monde sans exploitation ni oppression

  • Souscription : Et maintenant, les travaux !

    Après quelques semaines de négociation, le NPA-l’Anticapitaliste s’est mis d’accord sur un prix pour acquérir le bâtiment qu’il occupe avec son imprimerie Rotographie depuis 1976. Une promesse de vente devrait être signée avant la pause estivale. 

    L’achat ne fait donc plus guère de doute ! Un immense merci à toutes et tous pour votre soutien qui nous a permis de récolter pas loin de 500 000 euros à la date d’aujourd’hui. 

    C’est évidemment une première étape majeure. Mais le plus dur reste à faire : concrétiser notre projet de rassembler toutes les activités internes et externes du NPA-l’Anticapitaliste dans un lieu ouvert et utile au mouvement.

    Cela passe d’abord par une reconfiguration du rez-de-chaussée afin d’accueillir notre librairie « La Brèche » et créer un espace ouvert au public pour se réunir et boire un verre. La conception des travaux nécessaires est en cours et une mise en œuvre est espérée pour l’année 2026. Toutefois, un tel projet a un coût très élevé. 

    Tout comme pour l’achat du bâtiment, nous voulons éviter le recours à un emprunt bancaire. D’abord car ce recours n’a rien d’automatique, mais aussi car nous n’avons pas envie d’engraisser une banque !

    Le meilleur moyen de financer un tel projet est donc de s’appuyer sur nos propres forces, c’est-à-dire toutes celles et ceux qui pensent que le NPA-l’Anticapitaliste est une organisation utile pour notre camp social. Si vous n’avez pas déjà versé un don fin 2024 (et même si… !), nous faisons appel à vous !

    Commission Souscription

  • Contre le racisme, riposte et mobilisation le 22 mars !

    Les mineurEs isolées de la Gaîté Lyrique viennent d’être expulséEs dans la violence, montrant une fois encore que les attaques racistes, qu’elles viennent de l’État ou d’ailleurs, augmentent. La riposte est plus que jamais nécessaire.

    La manifestation du 22 mars est un moment clé pour exiger justice et égalité, et affirmer haut et fort que la lutte antiraciste est centrale dans la bataille contre le capitalisme.
    Racisme et capitalisme : une alliance historique

    Le racisme n’est pas une simple somme de préjugés individuels. Il s’agit d’un système structurel, ancré dans l’histoire du capitalisme, du colonialisme et de l’exploitation des peuples.

    Le racisme ne peut pas être compris sans analyser son rôle au sein du capitalisme. Dès ses origines, ce système s’est appuyé sur la classification raciale pour exploiter les peuples colonisés et justifier l’esclavage. Aujourd’hui encore les personnes racisées subissent les conséquences de ce système. Elles occupent majoritairement les emplois les plus précaires, subissent des discriminations dans l’accès au logement, à l’éducation et à la santé, et sont les premières victimes de la répression et des violences policières.

    Très loin d’être un « dérapage » du système, le racisme est un rouage du capitalisme. En France, les quartiers populaires sont laissés à l’abandon tandis que les habitantEs sont criminaliséEs et soumis à des contrôles au faciès. Dans le monde du travail, les discriminations à l’embauche sont systémiques et la surexploitation des ­travailleurEs sans-papiers est un fait établi.
    Un racisme systémique en pleine expansion

    Les derniers chiffres sont alarmants. En 2024, les crimes et délits à caractère raciste, xénophobe et antireligieux ont encore augmenté de 11 %, selon le ministère de l’Intérieur. Des actes qui se fondent évidemment sur l’islamophobie et sur l’antisémitisme. Ce sont plus de 16 000 infractions enregistrées en un an, principalement des injures publiques, des menaces, mais aussi des discriminations, des violences et même des homicides. Les principales victimes sont les hommes âgés de 25 à 54 ans et les étrangers, en particulier les ressortissants africains.

    Cette montée du racisme ne tombe pas du ciel. Elle est nourrie par les politiques étatiques et le discours des classes dominantes. À travers la répression policière, les lois islamophobes, les attaques contre les migrantEs et les sans-papiers, l’État entretient et renforce un climat de suspicion et de haine qui légitime les discriminations. La banalisation des discours réactionnaires dans les médias et la montée de l’extrême droite contribuent également à normaliser une vision racialisée et hiérarchisée de la société.
    Le racisme ne se combat pas par des mots, mais par la lutte !

    Face à cette offensive raciste et réactionnaire, il est impératif de réagir collectivement, de manière unitaire et révolutionnaire. L’histoire nous a montré que ce ne sont pas les discours institutionnels ni les réformes qui mettent fin aux oppressions, mais la lutte de masse et l’auto-­organisation des premierEs concernéEs.

    Le 22 mars, nous devons être dans la rue, non seulement pour dénoncer le racisme, mais aussi pour exiger la fin des politiques discriminatoires, l’arrêt des violences policières, la régularisation des sans-papiers et une justice sociale pour toutes et tous. C’est en construisant un mouvement large, anticapitaliste et solidaire, que nous pourrons briser la logique de division et lutter pour une société véritablement égalitaire. La lutte anti­raciste ne peut atteindre toute son efficacité que si elle s’inscrit dans une démarche globale contre les autres oppressions systémiques, comme le sexisme, le validisme et les LGBTIphobies. 

    Le combat contre le racisme est donc un combat pour l’émancipation de l’ensemble des classes populaires. Il ne s’agit pas d’une cause parmi d’autres, mais bien d’une nécessité pour quiconque veut renverser un système fondé sur l’exploitation et l’oppression.

    Le 22 mars, soyons nombreuses et nombreux à refuser la fatalité, à dénoncer l’injustice et à exiger une autre société. Contre le racisme, l’heure est à l’action !

    Commission nationale antiracisme

  • Stop à l’acharnement judiciaire de l’État français contre Abdourahman Ridouane !

    C’est une nouvelle étape dans l’acharnement judiciaire auquel fait face Abdourahman Ridouane. Le 10 mars, le tribunal judiciaire de Meaux a condamné l’ancien président du Rassemblement des musulmans de Pessac à quatre mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ». Il est également interdit de territoire français pour une durée de deux ans. N’ayant pas réussi à obtenir la fermeture administrative de la mosquée de Pessac, le ministère de l’Intérieur Darmanin, et désormais Retailleau, s’en prend à son président depuis près de trois ans. Il a ainsi dû renoncer à ses fonctions pour préserver la mosquée.

    Son tort ? Son engagement de longue date pour la lutte du peuple palestinien. Après l’arrêté d’expulsion brandi en janvier 2024 par Darmanin sur le fondement de la loi séparatisme et de la dernière loi immigration votée en décembre 2023 avec les voix de l’extrême droite et alors même qu’une décision de justice exigeait de procéder au renouvellement de son titre de séjour, Abdourahman Ridouane a passé trois mois en résidence administrative, avant d’être assigné à résidence. Il ne peut être expulsé en raison de la rupture des relations diplomatiques avec le Niger.

    Cette affaire marque une énième utilisation de la justice au service de la criminalisation du soutien aux droits du peuple palestinien, au service de la politique islamophobe de l’État qui vise à empêcher des musulmanEs de s’exprimer sur des questions politiques.

    Loin d’être un cas isolé, les procédures se multiplient depuis octobre 2023 pour faire taire celles et ceux qui dénoncent le génocide en cours en Palestine et la politique israélienne : en premier lieu les personnes étrangères et les musulmanEs. Nous dénonçons la criminalisation des représentants de leurs lieux de culte et la restriction de leur liberté d’expression. Nous affirmons notre soutien à Abdourahman Ridouane et plus largement à toutes et tous les militantEs poursuiviEs pour leur solidarité avec le peuple palestinien. Soutenir un peuple colonisé qui résiste à l’oppression n’est pas un crime. Stop à la criminalisation de la solidarité !

  • Non au militarisme néolibéral de Macron face à Trump-Poutine !

    Non au militarisme néolibéral de Macron
    face à Trump-Poutine ! 

    Soutien aux résistances armées
    et non armées des peuples
    contre tous les néocolonialismes

    Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée du 5 mars, veut faire participer la France et l’Europe à la montée militariste dans le monde, face à l’escalade guerrière avancée par l’axe néofasciste Trump-Netanyahou-Poutine : augmentation du budget militaire, légitimation de l’arme nucléaire, discours guerrier, et toujours criminalisation des migrantEs.

    Dans la même veine, l’Allemagne envisage de rétablir le service militaire et d’augmenter son budget consacré à l’armée. Tout cela en maintenant les politiques ultralibérales car, bien sûr, augmenter les budgets militaires ne peut se faire qu’en cassant davantage les services publics et les droits sociaux des classes populaires, et en faisant passer au second plan la lutte vitale contre le dérèglement climatique.

    L’impasse de ce système d’exploitation des ressources humaines et naturelles renforce la concurrence entre les grandes puissances, sur le plan économique comme militaire. Ce processus est lourd d’un danger de guerre mondiale avec une ampleur et une gravité sans précédent dans l’histoire de l’humanité, dont les premières victimes sont les peuples, les travailleuses et les travailleurs et la jeunesse, et dont les premiers bénéficiaires sont les profits. Et l’État français, un des premiers fabricants d’armes du monde, compte bien y retrouver une puissance aujourd’hui déclinante ! Pour nous, les industries militaires doivent être socialisées, soumises à un contrôle démocratique des citoyenNEs, interdites d’exportation vers des dictatures.

    D’autres voies sont pourtant possibles : la coopération internationale, sur le plan économique, écologique, social ; le soutien aux peuples en lutte, par en bas, contre les dirigeants dictatoriaux ou ultralibéraux. La lutte du peuple ukrainien, armée et non armée, ses syndicats, doivent être soutenus, comme les Kurdes, les PalestinienNEs, les BirmanNes...

    Le maintien d’une alternative progressiste et révolutionnaire implique en outre de suivre quelques boussoles que nous indiquent notamment les camarades ukrainienNEs : la défense de la paix ne peut se faire par le désarmement des agresséEs, qui est au contraire la voie la plus rapide vers une extension généralisée de la guerre ; la gauche se doit d’intervenir sur les enjeux liés aux armes – de la socialisation de la production au placement sous contrôle démocratique des décisions militaires.

    C’est par l’union des peuples qui subissent la violence des impérialismes néofascistes, par l’union des classes populaires, des exploitéEs, de touTEs les oppriméEs que notre camp social gagnera contre les dirigeants d’extrême droite, Trump, Poutine, Netanyahou, Milei, Modi, Orbán, Meloni, mais aussi contre les dirigeants des grandes puissances qui n’hésitent pas à prolonger la guerre économique en guerre meurtrière.

  • A69 : victoire des opposantEs contre un projet écocide...

    Le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’autorisation environnementale donnée par la préfecture au chantier de l’autoroute A69 (entre Castres et Toulouse). Toute poursuite des travaux est donc illégale.

    Les juges ont accepté l’argument principal des opposantEs qu’avait développé la rapporteure publique. La raison impérative d’intérêt public majeur ne tient pas. En clair, l’utilité de l’autoroute, longuement analysée par le tribunal, ne justifie pas l’ampleur des dégâts environnementaux prévisibles. Ni le désenclavement économique du territoire de Castres-Mazamet (limité), ni la diminution du nombre d’accidents (non prouvée), ni l’amélioration de la qualité de vie des habitantEs (incertaine) ne justifient la destruction de 169 espèces protégées animales et végétales et de leurs habitats naturels.

    Les élus, la région et l’État font pression 

    Face à cette décision de justice, les politiques – de Delga, présidente de la région, au Rassemblement national – semblent refuser les principes d’un État de droit. Chantage à l’emploi, demande de modification de la loi, ils et elles sont unis dans une indifférence absolue aux enjeux climatiques et de préservation de la biodiversité. Même la ministre de l’Écologie, Agnès Pannier-Runacher, soutient le recours en appel du gouvernement ! Le préfet d’Occitanie demande un sursis d’exécution qui permettrait la reprise des travaux et le ministre des Transports promet de continuer de détricoter le code de l’environnement au nom de la simplification administrative (ça ne vous rappelle pas Musk et Trump…).

    Si aujourd’hui les dégâts déjà infligés et les travaux de réhabilitation du territoire représentent un gâchis immense, ce sont bien les autorités publiques qui en sont responsables. Alors que le risque juridique était parfaitement connu, l’État a mis la pression pour faire démarrer le chantier, sans attendre qu’un juge administratif se prononce sur la légalité du projet.

    « Une autre voie »

    Gilles Garric, un des porte-parole du collectif La voie est libre, se réjouit de cette victoire. « Le jugement reprend et légitime tous nos arguments », « cette décision aura une grande influence dans les affaires à venir ». La joie de toustes les opposantEs est à la mesure de leur engagement depuis des années, à la mesure des impacts environnementaux évités, à la mesure de la répression brutale subie : les Soulèvements de la Terre ont décompté 70 procès, 130 poursuites et 40 interdictions de territoire à l’encontre ­d’opposantEs.

    Gilles pense à la suite, la mobilisation juridique et sur le terrain pour que l’arrêt du chantier soit définitif, la réflexion collective autour du projet alternatif « Une autre voie », la perspective des élections municipales dans toutes les communes concernées pour occuper les instances du pouvoir local.

    Commission nationale écologie

  • Cultures en lutte !

    Depuis l’adoption du budget ultra-austéritaire, le secteur culturel s’organise. La répartition des forces en présence au sein des AG montre qu'il y a une convergence à la base du mouvement avec une diversité de profils dans les travailleureuses de la culture mais aussi dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur et la recherche. Le gel de la part collective du Pass Culture est en partie ce qui met le feu aux poudres car il cause l'annulation de projets et interventions jusqu'à fin 2025 et touche majoritairement les petites et moyennes compagnies et structures, donc les plus précaires. Le Fonpeps (fond d’aide à l’emploi dans le spectacle vivant) est lui aussi menacé. De plus, la refonte prochaine de l’audiovisuel public inquiète les travailleureuses du secteur.

    Les artistes auteurices en première ligne du mouvement

    Les artistes auteurices, présent·es en masse depuis le début du mouvement, précaires des précaires de la culture et souvent invisibles, sont directement touché·es par la récente réforme du RSA : iels demandent depuis longtemps une continuité de revenus, iels n'ont pas accès au chômage, n'ont pas la possibilité de participer aux élections professionnelles, ont du mal à faire accepter leur représentant·es dans les instances décisionnaires et on leur répond avec mépris que "le RSA est là pour leur assurer cette continuité de revenus". Le retrait de la réforme du RSA est donc une des revendications majeures du mouvement.

    Les AG et les actions ont déjà commencé

    Marseille avait montré la voie dès le 6 février avec une grosse AG à La Friche. Depuis, les camarades partout en France rejoignent petit à petit le mouvement et des AG s’organisent à Paris, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Villeurbanne, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lille, Nice, Montpellier et Nancy.

    Des actions ont déjà eu lieu : deux occupations de la DRAC d'Île-de-France (le 17 février lors de laquelle les militant·es ont pu faire passer une liste de revendications à son directeur qui les a transmises aux cabinets des ministères concernés et le 27 février qui a permis d’obtenir un RDV avec Mme Dati), une occupation de la Cinémathèque française le 28 février pour la “Cérémonie des crevards” (en contrepoint à la cérémonie des Césars à l’Olympia, salle dont Bolloré est le propriétaire) et l’action “Mardi Gras” à l’hôtel du département de Montpellier.

    Le 15 février, un rassemblement avait lieu à Montpellier, puis le 18 février, place Colette à Paris (environ 200-300 personnes) ainsi que devant le rectorat à Grenoble

    Un objectif de convergence et de généralisation du mouvement

    Dans le contexte de la montée de l’extrême droite et d’une précarisation généralisée, il ressort des discussions qu’il est nécessaire d’embarquer dans ce mouvement toustes celleux touchées par les mesures austéritaires et par les discours, mesures et actes contre les minorités. Ainsi, l’AG parisienne a décidé la convergence avec la lutte des jeunes du parc de Belleville qui occupent actuellement la Gaîté Lyrique et que la préfecture entend virer en invoquant les travailleureuses de la culture empêché·es de travailler. Ces derniers refusent d’être le prétexte à des mesures répressives.

    Une grève est en préparation le jeudi 20 mars. Le NPA-l’Anticapitaliste soutient ce mouvement, espère son amplification et sa propagation à d’autres secteurs et encourage chacun·e à rejoindre les AG.

     

  • 8 MARS : TOUTES EN GRÈVE ET DANS LA RUE!

    Le 8 mars, les organisations féministes, politiques et syndicales du monde entier appellent à la grève des femmes et des minorisé-es de genre. Le 8 mars, faisons grève du travail productif, reproductif. Rassemblons nous et mobilisons nous pour nos droits, pour l’égalité réelle !

    Pour améliorer nos conditions de vie et de travail

    Macron avait fait de l’égalité Femmes-Hommes la “grande cause” de son quinquennat mais les choses n’avancent pas et les femmes restent toujours payées environ 28,5% de moins que les hommes. Elles sont davantage exposées aux emplois précaires et dévalorisés (elles représentent 60% des CDD), aux temps partiels imposés, au plafond de verre et aux violences sexistes et sexuelles au travail. Les femmes assument aussi les tâches permettant de faire vivre la société : éducation, ménage, soins… soit de façon salariée (souvent par des femmes racisées, avec des salaires de misère et des conditions de travail dégradées), soit gratuitement, au sein de la famille, contraignant les femmes à une double journée de travail. Cela représenterait 42 milliards d'heures de travail par an en France. Le nouveau budget de l'État prévoit des restrictions sur les services publics (hôpitaux, écoles…) qui vont encore mettre plus en difficulté les femmes qui seront obligées de pallier aux manques et d’assumer gratuitement l’ensemble de ce travail du care.

    En lutte contre les violences 

    La parole se libère autour des violences sexistes et sexuelles mais le chemin reste encore long. D’après le dernier rapport du Haut Conseil pour l’Égalité Femmes-Hommes, le sexisme s’ancre et progresse en France. On estime à 210 000 le nombre de viols ou tentatives de viol qui ont lieu chaque année. Si, depuis 2017 et le mouvement #MeToo, de plus en plus de victimes portent plainte, cela n’est pas suivi d’effets : le plus souvent les plaintes sont classées et les auteurs relaxés. Les stratégies de coercition mises en place par les agresseurs sont encore trop peu enquêtées. Les dispositifs qui pourraient permettre de protéger les 220 000 femmes victimes de violences conjugales sont trop rares et manquent de moyens ! Nous devons nous battre pour faire cesser ces violences.

    L’extrême droite est un danger pour toutes les femmes

    La montée de l’extrême droite en France comme à l'international est un danger pour les femmes. L’extrême droite est une imposture et un piège total pour les femmes : attaques contre le droit à l’avortement en Italie, en Pologne ou aux États-Unis, attaques contre le droit à porter le voile et stigmatisation des femmes musulmanes, attaques contre les salaires, les aides sociales, qui touchent d’abord les femmes, attaques contre les droits des personnes LGBTI, en particulier contre les femmes trans. Tout le programme développé par l’extrême droite vise à maintenir les femmes dans leur foyer, à leur faire perdre leur autonomie, à les surexploiter. Lorsque l’extrême droite parle des violences faîtes aux femmes c’est uniquement pour les instrumentaliser contre les personnes racisées. 

    Solidarité avec les femmes du monde entier

    Le 8 mars est une journée internationale de solidarité et de lutte. Nous marchons aux côtés des femmes iraniennes et afghanes qui se battent pour avoir le droit de s’habiller comme elles le souhaitent, de faire des études, de s’émanciper… Nous marchons aux cotés des femmes qui sont, avec les enfants, en première ligne dans les situations de guerre et de génocide, comme c’est le cas pour les femmes en Palestine au Soudan et en République Démocratique du Congo. Nous soutenons les femmes et en particulier les femmes trans aux Etats-unis dont les droits sont de plus en plus attaqués. Nous marchons aux côtés des femmes victimes de violences partout dans le monde,aux côtés de toutes celles qui se révoltent et luttent pour leurs droits comme au Mexique ou en Inde.

  • Le sport, nouveau champ d’action pour l’islamophobie d’État...

    Le 18 février, l'adoption au Sénat d’un projet de loi porté par un sénateur de la majorité (Michel Savin, LR) qui vise l’interdiction du port du hijab lors des compétitions sportives initie une nouvelle séquence législative islamophobe. Cette proposition se situe dans la continuité du choix fait par la France, et condamné par l’ONU et plus généralement la presse internationale, d’interdire aux athlètes françaises le port du voile lors des compétitions sportives durant les Jeux Olympiques de cet été.

    Le sénateur prétexte d’un prétendu « objectif de radicalisme religieux » pour criminaliser le port d’un vêtement que de nombreuses musulmanes choisissent de porter et participe ainsi à véhiculer une vision islamophobe et raciste de leurs pratiques cultuelles, alors que le ministère de l’Intérieur lui-même concluait en 2022 à l’absence de radicalisation ou de communautarisme dans le sport.

    Plus encore, la proposition de loi instrumentalise les sports afin d’empêcher la pratique cultuelle de l’islam : en effet, son deuxième article, qui vise à limiter le prêt des équipements sportifs aux associations cultuelles, met en danger l’observation des fêtes religieuses musulmanes. Celles-ci requièrent souvent d'accueillir davantage de croyantEs que ne le permettent les locaux ordinaires des mosquées.

    Cette disposition juridique tend à renforcer les difficultés pour les musulmanEs à organiser leur culte, et ouvrir aux municipalités islamophobes de nouvelles voies pour limiter la pratique de l'islam.

    Il n’est pas difficile d’identifier la continuité entre cette démarche et celles qui ont été à l’origine de la loi de 2004 et de l’interdiction des signes religieux dits ostentatoires dans les établissements scolaires.

    Une telle mesure constitue une nouvelle atteinte aux libertés des musulmanEs, qui les stigmatise toujours davantage, au point de rendre difficile leur vie sociale en France.

    Elle correspond à une criminalisation dangereuse de la pratique de l’islam, et constitue un pas supplémentaire dans l’institutionnalisation de l’islamophobie.

    Le NPA-A réaffirme son soutien à l’ensemble des musulmanEs et des personnes assignéEs à l’islam discriminées en France. Nous dénonçons les propos islamophobes du porteur de ce projet de loi, qui identifie la visibilité de l’islam au « radicalisme religieux », et ce projet de loi qui conduit à une interdiction globale du port du hijab et sa criminalisation, un point qui fait partie du programme du RN.

    Le NPA-A soutient l’abrogation de la loi de 2004 et de l’ensemble des lois islamophobes, chaque jour plus urgente et appelle à soutenir toutes les initiatives des musulmanEs qui visent à défendre leurs droits et appelle à une large mobilisation de l’ensemble de notre camp social pour la dignité des musulmanEs.