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Communiqués du NPA...

  • Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique !

    En bombardant massivement de nombreuses villes d’Iran, les États-Unis et l’État d’Israël ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient, dont nul ne peut aujourd’hui mesurer les conséquences.
    Cette nouvelle campagne de frappes a été lancée alors même que la République islamique d’Iran et les États-Unis étaient engagés dans des négociations et que des compromis venaient d'être acceptés par le régime iranien. Elles viennent en soutien de la politique israélienne, qui a décidé d’être le seul acteur dominant dans la région. 
    Cette nouvelle guerre de Trump survient dans un contexte de virage dans la politique impérialiste des USA, au mépris total du droit international, dans la lignée de l’enlèvement de Maduro, des menaces sur le Groenland mais surtout des deux années de guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et en Cisjordanie. 
    Après avoir affirmé, à l’issue de la guerre des douze jours en juin dernier, que les installations nucléaires iraniennes avaient été détruites, Donald Trump justifie désormais cette nouvelle offensive par la menace que représenteraient les programmes nucléaire et balistique iraniens. On retrouve le même prétexte qu’en 2003 pour justifier l’intervention en Irak. 
    Si les bombardements actuels visent, certes, des centres du pouvoir de la République islamique d’Iran, l’objectif reste d’installer des dirigeants complaisants qui permettront aux USA de faire main basse sur les ressources énergétiques. Personne ne pleurera la mort du guide Khameneï, dictateur honni par la population, responsable de la mort de dizaines de milliers d’Iraniennes et d’Iraniens. Bien au contraire. Mais son élimination par les États-Unis et Israël n’apportera pas la liberté aux peuples d’Iran. Pas plus que celle de Saddam Hussein n’a apporté la liberté en Irak ou que celle de Khadafi n’a libéré le peuple lybien.
    Nous le savons, si la guerre devait apporter réellement la liberté, le Moyen-Orient serait la région la plus libre du monde.
    Ce sont une fois de plus les populations civiles qui paient le prix le plus lourd. Plus de 100 fillettes ont péri dans le bombardement israélien de leur école à Minab, près de Bandar Abbas. Des écoles, des hôpitaux, des services publics et des quartiers résidentiels ont été frappés par des attaques meurtrières qui ont causé la mort de plusieurs centaines de personnes.
    Ces attaques mettent également un coup d’arrêt à la contestation qui regagnait du terrain dans les universités du pays après la répression massive du soulèvement populaire de janvier dernier : plus de 30 000 manifestantEs tuéEs par les forces de sécurité, des dizaines de milliers de blesséEs, plus de 100 000 arrestations, des détenuEs torturéEs, d’autres exécutéEs. Le régime instrumentalise aujourd’hui l’intervention impérialiste pour renforcer encore la répression.

    Nous refusons cette guerre impérialiste et réactionnaire et nous combattons les courants réactionnaires, en particulier les monarchistes, qui applaudissent l’intervention de Trump et de Netanyahou et misent cyniquement sur la guerre pour revenir au pouvoir.
    Propulsé par les médias dominants comme une prétendue alternative, Reza Pahlavi ne doit sa visibilité qu’à son héritage dynastique : celui du dernier chah, renversé en 1979 avec son régime autoritaire et corrompu. Il dispose notamment de la fortune colossale que sa famille a accumulée sur le dos des peuples d’Iran. 
    Derrière un discours de façade, son projet reste profondément autoritaire et ultralibéral, aux antipodes des aspirations populaires. La jeunesse, les femmes, les minorités de sexuelles et de genre, les travailleurs et les minorités nationales en lutte ne se battent ni pour maintenir la République islamique, ni pour restaurer une monarchie discréditée par l’histoire.
    Leur combat vise la justice sociale, l’égalité réelle, la liberté et le droit à l’autodétermination — pas le recyclage des anciennes élites.

    L’émancipation des peuples d’Iran ne peut venir que des luttes menées à l’intérieur du pays. La seule voie pour se libérer de la guerre, de la répression et de l’exploitation réside dans l’organisation indépendante des exploitéEs et des oppriméEs, dans le renforcement des luttes populaires et dans la mobilisation intérieure pour renverser la République islamique d’Iran.
    Nous affirmons notre solidarité avec les militantes et militants de la diaspora qui cherchent à faire entendre la voix de celles et ceux qui, en Iran, luttent pour en finir avec la République islamique et pour construire une société fondée sur la justice sociale, l’égalité et la liberté.
    Rien de tout cela ne pourra arriver sous les bombes et les agressions israélo-américaines. C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir.
    Arrêt immédiat de la guerre impérialiste !
    À bas la République islamique d’Iran !
    Solidarité avec les peuples d’Iran en lutte pour la justice sociale, l’égalité et la liberté 

  • Faisons front face à la montée du fascisme - Lettre ouverte aux organisations politiques, sociales et syndicales...

    La séquence des dernières semaines marque une nette accélération de la fascisation du débat public. Minute de silence à l’Assemblée nationale, diabolisation de l’antifascisme, complaisance envers l’extrême droite… Face à cette offensive politico-médiatique, la gauche sociale et politique doit être à la hauteur de la situation et construire un véritable front antifasciste avant qu’il ne soit trop tard.

    Si nous n’agissons pas dès maintenant, la fascisation du monde et du pays sera inévitable. L’extrême droite peut compter et compte déjà sur le soutien des milliardaires et de leurs médias, avec la légitimité que lui donne la droite traditionnelle en reprenant une partie de son discours et de son agenda. Elle peut compter aussi sur la complaisance du gouvernement et des institutions, la police et la Justice. 

    Le risque est immense 

    Le risque est grand que le 22 mars prochain l’extrême droite gagne de nombreux élus dans des municipalités clés, avec pour conséquence non seulement le verrouillage des institutions mais aussi un sentiment de confiance accrue pour les groupuscules nazis.

    La bataille médiatique et politique pour les présidentielles qui s’engagera dès le 23 mars 2026 risque d’être bien pire encore du point de vue du débat démocratique que ce que nous avons connu ces derniers mois. 

    Fake news, contre-vérités, matraquage médiatique nauséabond d’une part, attaques contre des locaux associatifs, syndicaux et politiques, les militantEs, les personnes racisées et les LGBTQIA+, d’autre part. Sans parler des menaces de répression, d’interdictions, de dissolutions… LFI étant odieusement ciblée de façon systématique pour la seule raison qu’elle incarne une opposition radicale au gouvernement et aux attaques antisociales, tant à l'Assemblée que sur le terrain.

    Nous réaffirmons notre pleine solidarité face à ces attaques, qui n’ont eu de cesse d’accabler la Jeune Garde et de dédouaner les groupuscules nostalgiques du régime de Vichy. Derrière LFI, c’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche sociale et politique, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation qui est menacé. Ce sont nos conditions d’existence mêmes, à tout-es celleux qui luttent et résistent, qui sont mises en cause par la fascisation actuelle.

    Notre arme, l’unité 

    Nous, exploitées et opprimées, nous ne pouvons compter que sur notre propre force et notre nombre. Pour cela nous devons nous unir au-delà de tout calcul d’appareil.

    Nous avons besoin d’une réponse politique et sociale unitaire. C’est la seule manière de faire entendre notre voix, de montrer qu’une autre issue est possible, d’arrêter cette dynamique qui nous mènera à des années sombres. 

    L’enjeu dépasse donc de loin les concurrences électorales. Et les règlements de comptes politiques à gauche ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ni l’alignement sur les positions les plus droitières ni le sectarisme ne permettront de créer les conditions pour sortir de la nasse politico-médiatique. Nous devons faire front toutes et tous ensemble !

    Construire un front antifasciste

    Depuis des décennies, les politiques de casse sociale, sécuritaires et racistes nourrissent l’extrême droite. Au service des riches, Lecornu et Macron imposent leur politique par l’autoritarisme, la violence et le passage en force. Ces politiques ont ouvert la voie au RN et à la fascisation ambiante. Nous vivons un moment de bascule. 

    Il est urgent que l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives, au-delà des nuances et des calculs d’appareil, se réunissent pour préparer une riposte à la fois institutionnelle et militante partout dans les villes, les quartiers, les lieux d’études et les entreprises, à l’image de ce qu’a pu être la mobilisation pour le Nouveau Front populaire en 2024. Plus que jamais nous avons besoin d’un nouveau front résolument antifasciste et militant, car l’autodéfense unitaire sera vitale dans la prochaine période.

    Dans ce contexte, la mobilisation du 8 mars sera une première échéance de mobilisation sociale, féministe, antiraciste. La réussite de cette journée aura une importance capitale pour construire une réponse à l’extrême-droite. Mais nous devrons continuer.

    Nous vous proposons de nous rencontrer le plus rapidement possible, dès avant la manifestation du 14 mars, qui apparaît comme une échéance de mobilisation centrale pour nos organisations. Notre front commun qui doit s’inscrire dans la durée sera une base solide pour des initiatives : déclarations, meetings, manifestations. Nous, NPA-l’Anticapitaliste, ferons tout ce qui est à notre portée pour mettre en place un travail commun et nous nous inscrivons dans toutes les initiatives qui iraient dans ce sens.

    No Pasaran !

    Avec nos salutations anticapitalistes et antifascistes,

    Le Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste

  • L’Ukraine quatre ans après...

    Il y a maintenant quatre ans, le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Près de 1 500 jours après, le conflit reste actif sur plusieurs axes du front. L’armée russe maintient une pression constante au prix de lourdes pertes.

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  • La biodiversité est-elle soluble dans le capitalisme ?

    Frédéric Malvaud, membre de la commission nationale écologie, donne ses premières réactions au rapport publié le 8 février par l’IPBES « Business and biodiversity ».

    L’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), organisme intergouvernemental indépendant, est l’équivalent pour la biodiversité du GIEC, qui traite du climat. L’IPBES rassemble des scientifiques et 150 États qui valident les « rapports aux décideurs », ce qui en fixe les limites.

    Un verbiage pour que les citoyenEs n’y comprennent rien…

    Le constat confirme « l’écocide capitaliste » : « Les pertes de biodiversité causées par l’activité économique mettent en danger l’avenir des entreprises, l’économie et la société mondiale. Les impacts des entreprises sur la biodiversité ont des effets profonds sur la santé et le bien-être humains. »

    Qu’est-il possible de faire ? « Pour que les entreprises jouent un rôle central dans l’arrêt et l’inversion de la perte de biodiversité, les conditions actuelles dans lesquelles elles opèrent doivent être fondamentalement modifiées […] cadres juridiques et réglementaires, systèmes économiques et financiers, valeurs sociales, normes et culture, technologie et données… » D’abord, il faut tout changer. Puis, les États et les entreprises pourraient agir. C’est plus clair ?

    Est-ce qu’on le fait ? « Les conditions actuelles perpétuent les affaires comme d’habitude et ne soutiennent pas le changement transformateur nécessaire pour arrêter et inverser la perte de biodiversité. Moins de 1 % des sociétés mentionnent leurs impacts sur la biodiversité dans leurs rapports. » Constat sans appel : les États et les entreprises ne font rien pour changer…

    Alors on fait quoi ?

    Plusieurs hypothèses peuvent expliquer l’absence de solutions proposées par les scientifiques de l’IPBES. Ou ils sont d’une naïveté déconcertante et croient que les États (capitalistes) et les entreprises (capitalistes), à qui on demande de sacrifier leurs profits, vont répondre : « Ah oui, c’est vrai, on n’y avait pas pensé ! ».

    Peut-être savent-ils que leur rapport a une dimension illusoire, mais le publient pour laisser croire qu’il est possible de transformer le capitalisme en un système préoccupé du bien-être de la planète. 

    Ou alors, ce rapport est un jeu de dupes. Les scientifiques espèrent faire passer le message du caractère écocide du capitalisme, et les États contrôlent la rédaction pour entretenir l’illusion.

    On peut choisir son hypothèse. En se rappelant les conclusions du rapport des services secrets du gouvernement britannique, le 30 janvier : « Tous les écosystèmes essentiels sont sur la voie de l’effondrement (ils perdent leur fonction de manière irréversible ou sont impossibles à réparer). Leur effondrement présente une menace pour la sécurité et la prospérité nationale, car il engendrera une instabilité géopolitique et économique et une intensification des conflits et de la concurrence pour les ressources. »

    Comme l’indique le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), « pour chaque dollar dépensé pour protéger l’environnement, 30 dollars sont encore investis, à l’échelle mondiale, dans des activités qui le détruisent ». En conclusion, il y a peut-être urgence à s’engager fortement pour sortir du capitalisme…

    Commission nationale écologie

  • Faire front face à la fascisation, être solidaires de la France Insoumise...

    Faire front face à la fascisation, être solidaires de la France Insoumise

    Après le classement à l’extrême gauche de La France insoumise par le ministère de l’Intérieur et les attaques incessantes visant à la délégitimer politiquement, la séquence politico-médiatique après les événements du 14 février à Lyon confirme la tendance.

    Il s’agit pour certains de construire des chaînes d’équivalence infamantes pour mieux normaliser l’intégration des extrêmes droites dans « l’arc républicain ».

    Ainsi, LFI serait d’extrême gauche, antifasciste, donc violente. Ou LFI serait d’extrême gauche, propalestinienne, donc antisémite. Ou encore, LFI serait d’extrême gauche, islamogauchiste, donc antirépublicaine…

    Le danger n’est plus seulement celui d’une délégitimation morale et politique. Depuis plusieurs jours, à l’unisson de l’extrême droite, les éditorialistes et leurs invitéEs politiques, les membres du gouvernement, le Premier ministre et le président de la République se déchaînent contre la FI.

    Cela encourage les passages à l’acte et fait peser une menace directe sur ce mouvement : des permanences taguées, des menaces de mort et même une alerte à la bombe contre son siège. Il s’agit d’une pression intolérable, d’autant plus scandaleuse qu’elle a lieu en pleine campagne électorale.

    La violence des propos du gouvernement, des chaînes d’info racistes et de plusieurs publications de droite peut favoriser des passages à l’acte encore plus violents.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à La France insoumise.

    La FI est au centre de l’offensive en raison de son poids politique et électoral, de ses prises de position en solidarité avec le peuple palestinien et contre la politique macroniste.

    Au-delà, c’est tout le mouvement social, toute la gauche radicale – celle qui ne se résigne pas face aux attaques de ce gouvernement au service des classes dominantes – et les mouvements antiracistes, féministes, LGBT, anticapitalistes qui sont également menacés.

    Quelles que soient nos divergences, défendre LFI face aux attaques qu’elle subit est un impératif. C’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche combative, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation qui doit faire bloc face à la fascisation en cours.

    Renforcer les solidarités à tous les niveaux et constituer un véritable front unique antifasciste, c’est urgent et vital.

    Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques opposées à la fascisation ambiante et aux politiques austéritaires à faire face collectivement aux attaques brutales de l’extrême droite, de la droite et du pouvoir.

  • Fin des APL pour les étudiantEs hors UE...

    Après avoir mis en place des dispositifs racistes et précarisants tels que « Bienvenue en France », le gouvernement décide encore une fois de s’attaquer aux droits des étudiantEs étrangerEs hors UE en retirant les APL à toustes les non-boursierEs sous prétexte qu’iels auraient donc suffisamment de moyens et ne seraient pas assez pauvres pour les mériter. 

    Cette logique n’est qu’un pas supplémentaire dans la rhétorique profondément productiviste et raciste de l’État français, qui désire soutenir uniquement des placements « rentables » d’étudiantEs inséréEs dans le territoire… tout en expulsant à tour de bras les étudiantEs étrangerEs des CROUS et logements sociaux.

    Les modalités d’accès aux bourses sur critères sociaux pour les étudiantEs sont si étroites que seulEs 2 à 3 % des étudiantEs extra-communautaires peuvent y prétendre, et les APL constituaient jusque-là un revenu de substitution essentiel !

    De plus, l’augmentation des frais de visa et taxes de séjour doit doubler cette année.

    Le budget Lecornu est un véritable budget raciste qui s’acharne sur les plus précaires et fragiles et qui cherche à faire des économies sur le dos des plus isoléEs. En effet, les étudiantEs étrangerEs sont les moins représentéEs dans les bourses au mérite, leurs projets sont les moins sélectionnés pour des subventions et, lors des conflits entre étudiantEs et l’administration, iels sont les moins défenduEs.

    Le retrait des APL aux étudiantEs étrangerEs, c’est le retrait de 100 à 200 euros par mois à des jeunes pour qui cela représente l’entièreté de leur budget alimentaire.

    Face aux politiques racistes et austéritaires du gouvernement Lecornu et de ceux qui l’ont précédé, les Jeunesses Anticapitalistes appellent les étudiantEs à s’organiser pour un enseignement supérieur gratuit et ouvert à toustes.

    Jeunesses Anticapitalistes

  • Municipales 2026, des listes pour une gauche de rupture...

    Les municipales des 15 et 22 mars arrivent dans un contexte inquiétant. L’extrême droite veut en faire une étape vers son ascension au pouvoir. La droite « classique » s’aligne en étant toujours plus raciste et réactionnaire. Et la gauche sociale-libérale met en œuvre des politiques contraires aux intérêts des classes populaires.

    Construire un front antifasciste

    Le NPA-l’Anticapitaliste s’engage dans cette campagne pour en faire un point d’appui dans la construction d’un front antifasciste et d’une gauche de rupture, ancrée dans les mobilisations et les besoins populaires.

    Nous participons à des listes dans des dizaines de villes, selon des configurations différentes. À Bordeaux, nous menons la liste avec Philippe Poutou. À Gérardmer ou Alençon, ce seront des listes unitaires, sans le PS, avec une tête de liste NPA-A. À Kemper, ce sera un binôme LFI/NPA-A. À Toulouse, Colomiers, Saint-Ouen, Rennes ou Metz, nous participons à des listes avec LFI. Ailleurs, nous soutiendrons ou participerons à des listes issues de cadres unitaires larges ou à des listes citoyennes…

    Combattre la résignation

    Il faut combattre le fatalisme face à la montée du RN et des idées réactionnaires. C’est une question de survie pour les exploitéEs et les oppriméEs. L’arrivée au pouvoir du RN peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, rassemblant des militantEs politiques, syndicaux, féministes, antiracistes, écologistes.

    Il s’agit aussi de porter notre projet écosocialiste, qui rompt avec le néolibéralisme et le capitalisme qui détruisent la planète, portés par les partis de droite ou de la gauche social-libérale.

    Pour la démocratie directe

    Nous devons développer l’auto-organisation et la démocratie directe, pour que les politiques municipales répondent aux besoins de la population. Face à la crise climatique, économique et sociale, nous défendons le droit au logement pour toustes, la gratuité des transports, la lutte contre les discriminations, le renforcement des services publics, des moyens pour les quartiers populaires, des politiques féministes, la défense des luttes LGBT+, le désarmement de la police, le refus des projets inutiles et des affaires des promoteurs…

    Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes, dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises. Les élections municipales en seront une étape incontournable.

  • À Lyon, les regrettables conséquences de la fascisation ambiante...

    Après avoir alerté depuis des années sur l’implantation de groupes néo-nazis violents, la mort regrettable d’un militant de l’extrême droite nationaliste – passé par le groupe royaliste Action française et membre du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin – fait resurgir sur le devant de la scène la situation du mouvement social opposé à l’extrême droite à Lyon.

    Le contexte lyonnais

    C’est en marge d’une réunion publique avec Rima Hassan, députée européenne du groupe LFI, que le collectif Némésis est venu, comme il le fait régulièrement depuis plus de deux ans dans de nombreux endroits, provoquer.

    Cette fois, c’était à Lyon, où les groupes politiques de gauche, les collectifs antiracistes, de solidarité avec la Palestine, des librairies, des personnes racisées sont depuis des années victimes d’agressions de groupuscules violents, racistes et virilistes. Ils et elles développent, par conséquent, des stratégies d’autodéfense.

    Ces groupes d’extrême droite s’en prennent à des lieux, des événements ou des personnes, sans aucune réaction de l’État.

    L’extrême droite et le racisme tuent

    L’extrême droite et ses idées tuent. Selon des études, sur les 53 meurtres à caractère idéologique perpétrés entre 1986 et 2021, 90 % ont été le fait de l’extrême droite. On pense à Federico Martín Aramburú, tué par balles par Loïk Le Priol et Romain Bouvier en 2022, membres du GUD (groupuscule fasciste d’extrême droite). Nous nous rappelons aussi Clément Méric, militant antifasciste tué par l’extrême droite nationaliste en 2013.

    N’oublions pas le meurtre raciste récent d’Ismaël Aali, au sud de Lyon, ou encore ceux de Djamel Bendjaballah, de Rochdi Lakhsassi, de Mustafa et Ahmid, de Hichem Miraoui ou d’Aboubakar Cissé, pour des motifs racistes également, et en particulier islamophobes pour ce dernier.

    La diabolisation de la gauche de rupture

    La couverture médiatique est disproportionnée. Elle sert les intérêts de ceux qui, depuis plusieurs années, diabolisent une gauche qui ne renonce pas et les militantEs qui s’opposent sur le terrain à la fascisation.

    Déjà, pour les élections municipales, le ministère de l’Intérieur avait classé LFI, il y a quelques jours, à l’extrême gauche. Aujourd’hui, Gérald Darmanin parle de la « milice de Mélenchon ».

    La normalisation et la banalisation de l’extrême droite et de ses idées racistes, masculinistes et LGBTQIAphobes atteignent des sommets depuis deux ans.

    Elles sont la conséquence de politiques antisociales et sécuritaires menées depuis des décennies par les gouvernements successifs, reprenant les idées racistes et la fermeture des frontières. Elles sont la conséquence d’une opposition syndicale et politique réduite au silence et réprimée par les différents gouvernements Macron.

    Construire un front de masse

    Depuis quelques jours des groupuscules fascistes appellent à se venger. Ils ont attaqué des locaux d’organisations politiques comme LFI et à Lyon les locaux de Solidaires ou la librairie La Plume Noire.

    Les militantEs antifascistes, en particulier de l’ex Jeune-Garde, sont publiquement accuséEs de meurtre et menacéEs de mort, leurs informations personnelles étant dévoilées en ligne. Nous leur adressons tout notre soutien.

    Les fascistes idéalisent et romantisent la violence et la mort et menacent notre camp, celui des exploitéEs et des oppriméEs, tandis que l’antifascisme lutte pour l’égalité et la justice.

    Plusieurs formes de combat existent. Mais il n’existe pas de raccourci pour lutter contre le fascisme. Pour s’y opposer, il faut l’unité – et pas seulement dans les élections – des forces syndicales et politiques attachées à la transformation sociale.

    Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises.

    Il y a urgence à tenir une ligne antifasciste unitaire, populaire et de masse face à la vague brune qui s’annonce. Antifascistes tant qu’il le faudra !

  • Le NPA-A enfin propriétaire de son local historique !!!

    Depuis le vendredi 30 janvier 2026 et la signature de l’acte devant notaire, le NPA est propriétaire de son local historique qu’il occupe depuis 1976 avec son imprimerie Rotographie. Après deux occasions manquées dans les décennies passées, la conjonction du besoin de diminuer nos dépenses, de l’intérêt de rassembler nos activités en un seul lieu et de l’opportunité d’une mise en vente par les propriétaires a fait ressurgir ce projet d’achat en 2018.

    Pandémie de Covid 19, concurrence avec d’autres acquéreurs, soutenabilité du montage financier, instabilité politique au sein du parti, élaboration du projet de rénovation, concentration sur d’autres objectifs comme l’élection présidentielle de 2022 : il aura donc fallu 7 ans de péripéties en tous genres pour que le projet d’un local unique, multifonction et utile aux luttes se concrétise. Ce résultat n’aurait pas été possible sans le soutien financier de notre milieu lors de notre souscription en fin d’année 2024. Merci à vous toustes !

    Il reste toutefois de lourds travaux à effectuer pour accueillir notre librairie, aujourd’hui en sursis dans son vieux local parisien, mais aussi pour créer une salle polyvalente d’environ 100 places capable d’accueillir divers évènements au-delà du NPA. Nous espérons arriver au bout de ce processus en novembre ou décembre 2026. En attendant une grande fête d’inauguration, une fête aura lieu au mois d’avril juste avant la fermeture pour travaux. Eh oui, il y a toujours une bonne raison de se retrouver !

    Le financement de ces travaux représente un poids très important pour nos finances. Quoique indispensable, nous souhaitons limiter au maximum le montant de l’emprunt bancaire. Voilà pourquoi votre solidarité financière est toujours la bienvenue !

    Le groupe achat-Roto

  • Élections aux CROUS : les étudiantEs organisent la riposte à l’extrême droite...

    Les élections aux CROUS ont confirmé les recompositions du paysage étudiant, sur fond de division syndicale. Face à la progression inquiétante de l’extrême droite dans les universités, les étudiantEs multiplient les initiatives unitaires et antifascistes.

    Du 3 au 5 février ont eu lieu les élections des CROUS. Toustes les étudiantEs de France étaient invitéEs à voter pour des représentantEs qui siégeront dans les conseils d’administration des CROUS afin de porter leurs intérêts sur le logement, les bourses, etc. Ces élections permettent de montrer le reflet de l’état des forces politiques et syndicales du mouvement étudiant.

    Stagnation du bloc syndical 

    Du fait d’une division syndicale entre l’Unef et l’Union étudiante, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) remporte le plus de sièges. Composée d’organisations corporatives proches des directions d’université, la Fage ne lutte pas pour les droits des étudiantEs. Par ailleurs, cette organisation ne participe pas aux mouvements étudiants. 
    Malgré leur division, les listes se réclamant du syndicalisme étudiant sont en tête de ces élections. Cela prouve un rejet important des politiques libérales, de casse de l’université publique. Les étudiantEs défendent donc majoritairement une politique de lutte contre la précarité et la sélection.

    Inquiétante présence de l’extrême droite 

    Cette année, deux organisations d’extrême droite étaient présentes lors de ces élections : l’UNI et la Cocarde étudiante. En lien avec des groupuscules fascistes violents, racistes, antisémites, LGBTIphobes et sexistes, ces ­organisations étudiantes d’extrême droite tentent de se construire une tribune afin d’assoir leur légitimité dans nos universités, grâce au tremplin des élections étudiantes.
    Depuis plusieurs années, les organisations syndicales alertent sur l’implantation de l’extrême droite dans les universités dans un contexte de casse des services publics et d’austérité instaurée par le gouvernement et relayée par les directions d’université. Déblocages violents, attaques contre les facs et lynchages d’étudiantEs : l’extrême droite s’octroie tous les droits quand il s’agit de s’attaquer aux étudiantEs et à leurs droits.

    Leur protection par les directions d’université, leur légitimation dans les médias et leur place dans les conseils étudiants leur permettent de continuer à exercer leurs violences sur les facs. Les directions des universités couvrent systématiquement les violences de l’extrême droite. Leur sécurité protège les auteurEs de violences, comme ce fut le cas à Lyon 3 ou à Nanterre, où les services de sécurité ont protégé les groupes néofascistes alors même qu’ils viennent d’agresser des étudiantEs.

    Résistance antifasciste

    Face à ces nombreuses attaques et à ces violences, les militantEs étudiantEs s’organisent. À Bordeaux, au printemps 2025, les étudiantEs de l’Université de Montaigne avaient réagi aux agressions de l’extrême droite en organisant un village antifasciste. Cette initiative a par la suite inspiré de nombreuses villes. À Toulouse, les étudiantEs se sont organiséEs autour d’une assemblée générale mise en place lors des élections. À Tours, l’organisation d’assemblées générales similaires rend l’implantation de l’extrême droite plus compliquée dans les milieux universitaires. Ainsi, dans de nombreuses universités, l’extrême droite fait face à une résistance antifasciste des étudiantEs.

    Alors que la division syndicale a affaibli cette lutte contre l’extrême droite, il est nécessaire de construire un front unitaire antifasciste, rassemblant toutes les organisations de notre camp social sur les facs.

    Jeunesses anticapitalistes du NPA-A