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Communiqués du NPA...

  • Yankees Go Home ! Non à l’agression impérialiste contre le Venezuela !

    Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

    Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.

    Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).

    Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. 

    Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !

  • Soutien à la lutte des peuples d’Iran !

    L’effondrement de la monnaie nationale et de l’économie, l’hyperinflation et la stagnation des salaires sont les ingrédients de la mobilisation massive partie le dimanche 28 décembre du bazar de Téhéran et étendue à de nombreuses villes et universités. La combativité des manifestantEs et la vitesse à laquelle la situation évolue montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une réaction passagère à la hausse du taux de change. C’est une fois encore une colère sociale profonde, enracinée dans des décennies d’injustices, de pauvreté, de ségrégation de genre et de répression qui s’exprime. La grève du bazar, la fermeture des commerces et l’entrée en scène des étudiants signent une nouvelle étape de ce mouvement de fond qui secoue la République Islamique d’Iran.

    Des syndicats de travailleurs, comme le syndicat Vahed, et des associations d’enseignants et de retraités se sont immédiatement solidarisés du mouvement.

    Alors que l’inflation officielle dépasse les 52 %, le pouvoir refuse d’augmenter les salaires. Cela signifie clairement que le budget de l’État est financé sur le dos des travailleurs, des retraités, des chômeurs et des plus précaires. Cela veut dire moins de soins, moins d’éducation, plus de marginalisation et une société épuisée. Alors que la pauvreté explose, les dirigeants du pays et notamment le Guide Khamenei détiennent eux des fortunes colossales. Le pouvoir cherche en apparence à calmer la contestation, mais dans les faits, la répression se déploie sur le terrain. Une fois encore, la République islamique d’Iran va chercher à survivre grâce à la potence et à la peur. La mollahrchie a exécuté plus de 1922 détenus en 2025, mais cela n’empêche pas les mobilisations populaires. Le courage des manifestantEs est immense et la contestation ne faiblit pas. Déjà les signes de faiblesses du pouvoir apparaissent. Le directeur de la Banque centrale a démissionné, trois responsables de la sécurité d’universités ont été limogés, l'État a fermé les administrations dans 26 provinces et les cours des universités basculent en distanciel. Et cela n’est peu- être que le début !

    Face à cette dynamique, les tentatives de récupération — notamment par les courants monarchistes — doivent être clairement rejetées. Ceux-ci n’hésitent pas à organiser une campagne de manipulation en modifiant les slogans sur les vidéos qui sortent d’Iran afin de faire croire à une adhésion des contestataires à la solution « monarchiste ». Soutenu par Nétanyahou et Trump, le fils du Shah n’est pas un allié des peuples d’Iran. Son projet est autoritaire et ultralibéral. Les peuples d’Iran ne sont pas dupes. Ils n’ont pas renversé une dictature pour en restaurer une autre. Le choix n’est pas entre deux formes de despotisme, mais entre la poursuite d’un système fondé sur l’injustice et la construction d’un avenir fondé sur l’égalité, les droits sociaux et démocratiques et la dignité.

    La solidarité entre universités, lieux de travail, quartiers populaires et périphéries urbaines est la clé pour transformer la colère en force sociale organisée, capable de résister à la répression, d’empêcher toute instrumentalisation et refuser la confiscation du mouvement.

    Les peuples d’Iran ont besoin de toute la solidarité internationale des forces progressistes. Le NPA-l’Anticapitaliste se tient aux côtés de la jeunesse, des travailleurs et travailleuses d’Iran. Nous apportons tout notre soutien aux peuples d’Iran en lutte contre la dictature, contre la vie chère et les injustices.

  • En 2026, la prédation capitaliste doit cesser !

    Pour ces neuvièmes vœux, Macron a tout misé sur le « domaine réservé » du président, l’international, avec un double objectif : redorer le blason de la France dans le concert des rivalités inter-impérialistes et des droits des peuples bafoués, et effrayer le peuple sur les suites de l’escalade militaire en cours dans l’Union européenne. La carotte et le bâton !

    Néanmoins, Macron ne peut faire oublier combien lui et son camp sont affaiblis par des années d’une politique antisociale. Pour la deuxième année consécutive, l’adoption d’un budget pour la Sécurité sociale s’est avérée épineux, tandis que Sébastien Lecornu a été contraint de faire adopter une « loi spéciale » qui permet de reconduire le budget de 2025 et de poursuivre une politique antidémocratique et d’austérité. Au programme : chute des budgets pour les collectivités territoriales et les services publics, gel des pensions de retraites, des allocations familiales et d’autres prestations sociales (RSA, APL), augmentation des impôts… et parallèlement, baisse de la fiscalité pour les entreprises et les plus riches, cadeaux aux patrons et explosion des dépenses militaires… De tout cela, le président des riches n’a soufflé mot.

    Pour 2026, le NPA-A forme le vœu que cessent les attaques antisociales du gouvernement et de son président des riches, que cessent les politiques racistes qui pavent la voie à l’extrême droite. 

    En France, en Europe et dans le monde, les politiques capitalistes n’ont fait qu’accroître le désarroi des populations qui se soulèvent exaspérées, comme à Madagascar ou au Maroc hier, en Iran ces jours-ci, ou qui tombent, déçues, dans les bras de l’extrême droite cynique, raciste et haineuse, comme au Venezuela. Le monde capitaliste est en train de sombrer et de nous mener au chaos… où même le droit international semble impuissant.

    Au NPA-A, nous souhaitons que la répartition des richesses entre le capital et le travail, se fasse au bénéfice du travail, par des augmentations de salaire, l'interdiction des licenciements, par une extension du domaine de la gratuité et des services publics – plus de Sécurité sociale, de protection sociale, d’assurance chômage et de retraites – par une prise en compte des besoins sociaux élémentaires comme la santé, le logement, l'éducation avant les impératifs du capital, par l’interdiction de tout grand projet inutile et d’accaparement, comme l’A69 ou les mégabassines, et de toute forme d’empoisonnement des sols, des eaux, de l’air au nom de la productivité agricole et industrielle. Tout cela, nous le porterons dans nos luttes et les grèves qui devront reprendre dès la rentrée.

    Pour que nos vœux soient exaucés, il faudra en 2026 un mouvement social et politique d’une ampleur et d’une ambition inédite, d’une puissance démocratique sans égal. Il en va de la survie de l’humanité autant que de celle de la planète.

    Le NPA-A contribuera en 2026 à ouvrir et à poursuivre la discussion avec les forces politiques pour la transformation sociale et l’écosocialisme. 

  • Refuser la marche à la guerre et soutenir les résistances de notre camp social...

    Les grandes puissances capitalistes se mettent activement en branle pour une marche à la guerre, y cherchant une solution aux crises économiques, sociales, écologiques et politiques qu’elles ont créées. Face à cela, notre camp social doit réagir, uni dans la rue et dans les urnes pour se défendre et empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.

    Après une phase de mobilisation limitée de notre camp social en septembre-octobre en France, la classe dirigeante cherche à reprendre l’initiative. La bérézina du vote du budget accroît la crise politique tout en confortant l’extrême droite, comme le montre le sondage1 qui donne Jordan Bardella vainqueur du second tour de la présidentielle, quel que soit son adversaire. Dans les crises que nous vivons, le RN arrive à faire masquer son soutien indéfectible aux capitalistes pour passer pour l’alternative crédible au pouvoir de droite (lire l’entretien avec Ugo Palheta, p. 4). Voilà ce qui arrive lorsque les gouvernements mènent depuis 25 ans des politiques antisociales et racistes (lire l’article de Ezel Aslandag sur les 20 ans de la loi de 2004, p. 32).

    Pour la résistance des peuples 

    Nous avons consacré le dossier de ce numéro au militarisme précisément parce que c’est une donnée centrale de la période (lire l’entretien avec Claude Serfati, p. 20). Nous dénonçons le génocide commis par Israël contre les Palestinien·nes (lire l’article de Mayi Aitourdie et Antoine Larrache, p. 36). Dans tous les cadres où nous intervenons, nous refusons de nous taire (lire l’article de Dalia Zein, p. 8), tant que la Palestine ne sera pas libre.

    Nous voulons tenir une ligne de crête qui consiste à dénoncer les volontés prédatrices des pays du Nord global, dont le principal intérêt est de maintenir leurs profits et leurs parts de marché, quitte à envoyer leur population se faire tuer pour cela. Et, en même temps, nous défendons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à s’armer pour se défendre (lire l’article de Manon Boltansky, p. 9). C’est pourquoi nous sommes solidaires de la résistance des Ukrainien·nes, à la fois contre l’invasion russe et contre les mesures libérales de leur gouvernement (lire l’article d’Adam Novak, p. 13).

    Macron, l’illusionniste va-t-en-guerre

    Loin de lutter contre le poison de l’extrême droite dans son propre camp, Macron et ses ministres multiplient les sorties pour justifier la marche à la guerre. Le service national universel (SNU) n’a jamais fonctionné ? Qu’à cela ne tienne : voilà le retour du service militaire (lire l’article d’Estelle et Loïc, p. 25). Nous revenons sur les actions de notre courant politique au sein du contingent  (lire l’article de Christine Poupin et Patrick Le Moal, p. 28), y compris par des manifestations d’appelés (lire l’article de Robert Pelletier, p. 30), connaître notre histoire nous permet de mieux comprendre nos marges d’action pour le futur.

     

    Pour une mobilisation générale

    La pression sur notre camp social ne fait qu’augmenter : les licenciements se multiplient, comme récemment chez Arcelor, Vencorex, Teisseire, ou encore Novasco. Les confrontations se multiplient et c’est ce que nous voulons généraliser. Les mobilisation de la GenZ (lire l’article de Mustapha Saha, p. 35) montrent que les raisons d’une mobilisation ne sont pas connues à l’avance et que les révolté·es utiliseront tous les moyens nécessaires pour amplifier et faire connaître leurs revendications. En France, nous mettons en avant un profil unitaire — car l’unité de notre camp social est une donnée fondamentale de la période, contre la résistible montée de l’extrême droite — et un profil révolutionnaire, car en finir avec le capitalisme  est la seule voie possible pour la survie de l’humanité. C’est pourquoi, dans ce cadre-là où nous sommes présent·es, nous défendons des listes aux municipales unitaires et radicales, qui mettent en avant l’impérieuse nécessité de mobilisation de notre camp social. Les mobilisations sont notre fer de lance, le moyen de nous libérer définitivement des fers qui nous rongent. 

    • 1. Le baromètre Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale réalisé les 19 et 20 novembre 2025.
  • Ukraine : Un prêt européen sans réparations...

    Alors que l’aide internationale à l’Ukraine est de plus en plus fragile et que les divisions européennes s’accentuent, l’Union européenne a accordé un nouveau prêt à Kyiv. Une décision qui permet de soutenir la résistance ukrainienne face à l’agression russe, mais qui échoue une fois encore à faire payer l’agresseur.

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  • Sortir de la guerre mais pas à n’importe quel prix...

    En ce début d’hiver, l’endurance du peuple ukrainien, après 4 ans d’une guerre totale, est mise à rude épreuve sous la double pression des attaques russes et de la « diplomatie » au forceps d’un Trump visant le « prix Nobel de la paix ».

    À Koupiansk et Pokrovsk dans le sud-est, les combats se poursuivent et les contre-offensives ukrainiennes neutralisent l’armée russe. Le bombardement des infra­structures énergétiques et des centres urbains vise à condamner à un hiver sans chauffage ni électricité la population qui, pour y faire face, reste solidaire et multiplie les combines. Dans les territoires occupés, l’obligation d’un passeport russe pour bénéficier des services sociaux, la conscription forcée et l’embrigadement des enfants se poursuivent. Une grave crise politique, liée à la corruption des cercles proches du pouvoir, déstabilise le gouvernement de Kyiv dans les négociations.

    Des « plans de paix » trumpistes

    Les forces russes ont conquis, depuis la fin 2022, moins de 1 % du territoire ukrainien, au prix de pertes immenses. Mais Poutine valorise au maximum ces avancées pour les consolider via la diplomatie trumpiste. Les États-Unis exercent une pression continue sur l’Ukraine (dépendante de leurs moyens de renseignements pour anticiper les attaques russes) et mènent des négociations directes avec le Kremlin. Trump veut contraindre Zelensky et la ­population ­ukrainienne à abandonner une partie de leur territoire, dont des zones non conquises par les forces russes et stratégiquement vitales dans l’oblast de Donetsk. L’Ukraine devrait céder sa « ceinture de forteresse », la principale ligne défensive fortifiée depuis 2014. Les positions russes le long des zones frontalières de Donetsk-Kharkiv et de l’oblast de Donetsk-Dnipropetrovsk fourniraient un point de lancement bien plus avantageux que les lignes actuelles pour une future ­offensive russe. 

    Forcer la capitulation, soumettre les peuples

    Pour consolider le soutien occidental et son propre régime, Zelensky s’est dit prêt à organiser des élections présidentielles et un référendum sur le contenu des négociations de cessez-le-feu, si les conditions de sécurité sont garanties. Il est prêt à accepter une zone démilitarisée si son périmètre et les garanties sur son respect empêchent la cession définitive de territoires. Toute cession se heurterait à une forte opposition de la population, certes épuisée et meurtrie, mais viscéralement attachée à l’intégrité de l’Ukraine.

    La brutalité de Trump fait écho au cynisme de Poutine. Ils partagent les mêmes idéologies réactionnaires que les extrêmes droites européennes. Les discussions autour des concessions territoriales ne sont que des leurres face aux objectifs poutiniens de partage des zones d’influence « historiques » entre grandes puissances et de marchandage entre elles sur le dos des peuples. Quant à Trump, il veut soumettre les peuples aux intérêts économiques des mastodontes de la tech et gagner le Nobel d’une paix impériale, de l’Ukraine à la Palestine.

    Soutenir la société civile ukrainienne

    La complicité des deux brigands fascistes est aujourd’hui si manifeste qu’il est difficile de comprendre pourquoi la solidarité, y compris le soutien à la résistance armée ukrainienne, pose autant de difficultés à tant de forces de gauche. Si l’urgence est de combattre le fascisme, la montée d’une extrême droite autoritaire et prédatrice, pourquoi ne pas se battre contre ceux qui en sont les principaux promoteurs ? C’est une condition essentielle de crédibilité quand on est aux côtés des mouvements sociaux et démocratiques, syndicaux, féministes, LGBT, écologistes ukrainiens, russes et biélorusses.

    Washington et Moscou sont dans le même camp, celui des forces réactionnaires qui se battent contre l’autodétermination des peuples, contre les revendications des travailleurEs et contre toutes les luttes d’émancipation. La défaite de l’Ukraine renforcerait toutes les forces anti-­ouvrières et anti-démocratiques. 

    Groupe intervention Ukraine

  • Retour du Pinochetisme au Chili !

    José Antonio Kast a emporté le deuxième tour de l’élection présidentielle chilienne avec 58,30% des suffrages, ce dimanche 14 décembre.

    Ce fils d’un sous-officier allemand membre du parti Nazi, dont la famille a été une actrice de premier plan des horreurs du pinochetisme, signe ainsi le retour de l’extrême-droite au pouvoir, cette fois par les urnes, et dans le cadre d’un nouveau système de vote obligatoire, 35 ans après la fin de la dictature.

    Il s’impose dans toutes les régions du pays face à Jeanette Jara, candidate unitaire d’une large coalition progressiste, elle-même étant issue du Parti Communiste Chilien, et ex- ministre du Travail du gouvernement sortant de centre-gauche de Gabriel Boric.

    L’accession au pouvoir de Kast, dans un parlement largement sous hégémonie des droites et extrême-droites, s’est construite sur la base d’un agenda politique ultra-sécuritaire, xénophobe, anti-communiste et misogyne, incriminant notamment les femmes, les migrant·es, les militant·es et les peuples autochtones comme responsables de tous les maux du pays.

    Il a aussi été porté par le déploiement d’une intense campagne de quelques grands groupes médiatiques conservateurs qui dominent tout le champ de l’information au Chili. Admirateur de Pinochet, Kast, allié avec la droite conservatrice qui s’est empressée de lui donner son soutien, souhaite imposer une violente radicalisation du néolibéralisme chilien (pays déjà modèle en la matière), mais aussi un agenda profondément réactionnaire au service des classes dominantes du pays andin. Et il sera prêt à recourir à tout l’arsenal répressif de l’Etat chilien pour y parvenir.

    Cette élection s’inscrit dans une séquence politique et de luttes particulièrement intense.

    La force propulsive du grand soulèvement populaire débuté en octobre 2019 est encore dans tous les esprits, même si elle n’avait finalement pas conduit à la chute du gouvernement Sebastián Piñera (droite), ni réussie à déboucher sur une bascule durable des rapports de classe.

    La victoire présidentielle du Front Large de Gabriel Boric en 2021 a été permise pour cette poussée par en bas. Elle s’est aussi caractérisée par le pari d'essayer d'offrir une issue institutionnelle à cette énergie tout en l’inscrivant dans un pacte pour une « paix sociale et une nouvelle constitution », accepté par les élites du pays effrayées par la puissance d’octobre.

    L’élan réformiste de la coalition de gauche, minoritaire au parlement et assez peu ancrée dans le mouvement social, a été stoppé par l’échec cuisant du référendum constitutionnel de 2022, facilitant une ré-orientation progressive vers « l’extrême-centre » en cogouvernant avec les sociaux-libéraux.

    De fait, les réformes les plus emblématiques (passage à la semaine à 40h, augmentation du salaire minimum, lois sur les droits des femmes) ou les tentatives de refonte du système de retraite et de la fiscalité, ont pu être réalisés en faisant d’importantes concessions au patronat et à une opposition revigorée, tandis que l’agenda sécuritaire du gouvernement, la signature de traités de libre-échange (TPP) et l’instauration de l’Etat d’exception en pays Mapuche ont marqué des ruptures avec les engagements de campagne.

    Cette nouvelle défaite au Chili doit alerter les forces de gauches et antifascistes partout dans le monde.

    Un à un, les pays tombent sous la coupe de pouvoirs d’une extrême-droite fascisante et autoritaire. En Amérique Latine, boosté par le retour aux manettes de Trump et son offensive impérialiste dans la Caraïbe, le constat est particulièrement alarmant.

    Quelles que soient les leçons qu’on tire collectivement de ces échecs, il y a urgence à bâtir un véritable front antifasciste international, construit dans l’unité et capable de répondre aux aspirations populaires dans un monde capitaliste en crise.

    Le NPA s’engagera dans les initiatives de solidarité internationale pour le Chili et l’Amérique latine aux côtés des forces sociales et politiques qui partagent cette même nécessité.

    Nous souhaitons adresser toute notre solidarité aux habitant·es du Chili qui vont désormais devoir faire face à un pouvoir particulièrement inquiétant et dangereux.

    En particulier à toutes celleux qui seront très certainement ses principales cibles : les minorités, les femmes, les migrantEs, les militantEs, les syndicalistes et les peuples autochtones mobilisés. Notre courant politique, qui a accueilli de nombreuSEs militantEs chiliens fuyant la dictature de Pinochet par le passé, répondra à nouveau présent.

  • Algérie : Liberté pour Lyes Touati et toustes les prisonnierEs politiques...

    Le militant Lyes Touati, membre du Parti socialiste des travailleurs, a été arrêté hier à Aokas (Algérie) et placé en détention préventive. Nous ne connaissons pas les raisons de cette arrestation, ni les faits qui lui sont reprochés.

    Cette arrestation fait suite à un harcèlement policier de longue date contre lui. Il a notamment été condamné à 6 mois de prison ferme et 10 000 dinars algériens d’amende pour avoir posté sur Facebook une citation de La Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Il est également régulièrement convoqué par la police sans raison sérieuse.

    Régulièrement, en Algérie, des militant·es sont accusé·es d’atteinte à la sécurité du territoire ou de collusion avec l’étranger, dans un amalgame avec les actions du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qui vient, ce dimanche, d’autoproclamer l’indépendance de la Kabylie .

    Il n’existe aucun lien entre le MAK, qui est par ailleurs soutenu par le pouvoir de l’État du Maroc et qui soutient Israël, et notre camarade Lyes Touati .

    Le NPA-L’Anticapitaliste, dans la lignée de notre courant politique, la IVe internationale, qui a montré sa solidarité politique et concrète lors du combat pour l’indépendance de l’Algérie, revendique la libération immédiate de notre camarade et l’abandon des poursuites contre lui et tou·tes les détenu·es d’opinion.

  • Tuerie à Sydney : l'antisémitisme une fois de plus meurtrier...

    Au moins seize personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine blessées dans une fusillade à Sydney, en Australie, ce dimanche 14 décembre 2025. Cette tuerie antisémite visait des Juifs et Juives lors du premier jour de la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi. Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux proches des victimes décédées et aux personnes blessées. 

    Cet attentat, dont les auteurs se revendiqueraient de l'organisation « État islamique » (Daesh), cherche à faire peser sur toute la diaspora juive une menace pour sa sécurité, sa liberté de culte, sa visibilité dans l'espace public. 

    L'antisémitisme, loin d'avoir disparu, continue de structurer profondément la société. Des idéologues racistes utilisent le contexte international pour l'alimenter encore, incitant aux violences.

    Avec le génocide à Gaza, l'impunité d'Israël, la manière dont la lutte contre l'antisémitisme est dévoyée pour justifier ce génocide et l'islamophobie, nous sommes vraisemblablement dans une longue vague de complotisme antisémite et de violences antijuives à laquelle il faut répondre.

    Contrairement à ce qu'affirment celles et ceux qui nient ou minimisent son importance, l'antisémitisme a des effets sur les Juifs et Juives, jusqu'à menacer leurs vies.

    L'instrumentalisation abjecte de cet attentat par le gouvernement israélien, qui fait du soutien au peuple palestinien la cause de l'antisémitisme, doit être dénoncée. Il faut combattre résolument l'assimilation des personnes juives à l'État colonial israélien, voulue aussi bien par le sionisme que par les idéologues antisémites.

    L'antisémitisme n'a rien à voir avec la solidarité envers le peuple palestinien ; il la dessert au contraire. Il faut refuser la mise en concurrence des différentes victimes du racisme, qui fait elle-même partie du système raciste. Nous rappelons que l'antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde.

    Le NPA-l'Anticapitaliste est engagé dans le combat politique contre le système raciste dans son ensemble et donc contre toutes les formes de racisme – dont l'antisémitisme – et de colonialisme – dont le sionisme. Seule une réponse politique émancipatrice, solidaire et égalitaire, antiraciste et anticapitaliste, permettra d'en finir avec le complotisme et les violences racistes. 

  • Dermatose nodulaire : stop à l'abattage des animaux !

    Depuis l'apparition du premier foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie fin juin 2025, 110 foyers ont été détectés en France, touchant 75 élevages dans neuf départements. Cette maladie virale affecte les animaux mais est sans danger pour la santé humaine.

    En réponse à cette crise, la stratégie sanitaire du gouvernement a été dictée par la directive européenne 92/119/CEE de 1992, qui impose l’abattage systématique de l’ensemble du troupeau dès la confirmation d’un cas : plus de 3 000 animaux ont ainsi été tués « préventivement », auxquels s’ajoutent dernièrement 200 vaches en Ariège, malgré une forte mobilisation.

    Le NPA-l'Anticapitaliste exprime son soutien à la Confédération paysanne contre l’abattage des animaux et la méthode employée par le gouvernement. 
    Les éleveurEs proposent des alternatives que le gouvernement refuse d'entendre.

    Nous condamnons fermement la répression violente dont ont été victimes les agriculteurEs mobiliséEs. L'intervention des gendarmes, en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure et usant de grenades lacrymogènes, est disproportionnée. Ces méthodes autoritaires, désormais familières, révèlent aussi bien la répression de toute contestation légitime que le mépris du gouvernement pour le monde agricole.

    Le NPA défend un modèle d’agriculture paysanne qui est combattu par certains syndicats agricoles : d’une part la FNSEA et les Jeunes agriculteurs qui se placent dans cette crise sur un terrain purement économique – Arnaud Rousseau affirme ainsi que « si la maladie n'est plus sous contrôle, nous serons mis sous cloche par l'Europe », révélant l’obsession de préserver les exportations d’animaux vivants. De même, la Coordination rurale, organisation d’extrême droite, qui ne cache pas sa vision raciste et identitaire de l’agriculture et du monde paysan, ne peut être une alliée dans aucune lutte. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste exige le retrait immédiat de la stratégie d'abattage systématique imposée par le ministère de l'Agriculture. Cette politique est inefficace et illustre l'impasse d'une stratégie purement répressive. Des solutions existent pourtant et sont appliquées avec succès dans d'autres pays. Dans l’urgence de la situation, nous réclamons :

    • La vaccination généralisée et gratuite de tous les animaux dans les zones concernées et au-delà
    • L'arrêt des abattages systématiques et leur remplacement par des mesures de soins, de prévention et d'isolement des animaux malades
    • Un soutien vétérinaire pour accompagner les éleveureuses dans la gestion sanitaire des animaux
    • Des indemnisations intégrales compensant les pertes économiques en cas d’abattage des animaux

    D'autres pays ont montré qu'une politique de vaccination peut contenir la maladie sans destruction massive des troupeaux. Le gouvernement doit s'en inspirer.

    Cette crise doit également nous amener à débattre de la place des animaux dans un système où ils ne sont considérés que comme des objets de propriété.