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Dans un laboratoire du fascisme en France, l'urgence de lutter et faire front unique ensemble !

L’engagement du NPA-A 06 dans les municipales 2026
Nous nous sommes engagé·es auprès de la liste Nice Front Populaire pour soutenir l’union des forces de la gauche sociale et politique, défendre un programme de progrès social, inclusif et émancipateur, et proposer une véritable alternative face au projet mortifère de la droite réactionnaire et de l’extrême droite. Malgré la déception de dimanche (8,95 %), nous pouvons être fier·es, au terme de cette campagne, de l’ensemble du travail que nous avons réalisé et des liens que nous avons tissés entre les composantes de la gauche qui combat et continue de croire au changement : la jeunesse, les militant·es de terrain et des mouvements sociaux, solidaires avec les migrant·es et les Palestinien·nes, dans les associations et les syndicats, les citoyen·nes engagé·es, les artistes… Ce cadre est un support précieux et indispensable pour les luttes de demain : préservons-le !
 
Le lit du fascisme et l’irresponsabilité de la « gauche » droitisante
La percée inédite de l’extrême droite à Nice (43 %) aurait dû appeler à la responsabilité, et notamment à la discussion immédiate d'alliances techniques, comme on a pu en voir l'émergence dans plusieurs autres grandes villes françaises. L'union des listes de la gauche modérée à l'extrême gauche, incluant les groupes citoyen·nes également, n'est pas seulement une stratégie de regroupement d'électorats différents, c'est l'installation d'une dynamique qui est réclamée par la base. Comme on a pu le voir à Marseille, avec des manifestations spontanées appelant à l'union des listes, ou avec l'engouement citoyen autour du NFP, qui a permis de créer de nombreuses initiatives locales qui ont perduré dans le temps, les citoyen·nes ont pris la mesure de la gravité du moment, du tournant fascisant que prend notre société, et souhaitent se regrouper derrière un bloc solide. Nous aurions dû nous donner les moyens d'une lutte réelle contre l'extrême droite, pas d'un grappillage de miettes que laisseront Estrosi et Ciotti dans leur sillage, pas d'un calcul de boutiquier pour la préservation de quelques postes municipaux. Nous aurions dû pouvoir dire à notre électorat : nous avons conscience de ce qui sépare nos partis, mais aussi de ce qui nous réunit, et nous sommes prêt·es à discuter dans un cadre unitaire, pour ne plus laisser place à l'alliance mortifère du fascisme et du capitalisme. 10700 électeur·ices ont fait confiance à l'union de Viva!, de LFI, du NPA-A, et tant d'autres, et 14 300 à l'union du PCF, du PS, et d'EELV. Combien de plus auraient pu être convaincu·es en cas d'union ? Combien de "votes utiles" en faveur d'Estrosi auraient pu rejoindre la création d'une véritable force d'opposition ? A l'aube du basculement de la 5ème ville de France aux mains du fascisme, le bilan des campagnes des "gauches" ne peut se passer d'une remise en question profonde des fonctionnements internes, des logiques de partis, de l'individualisme qui gangrène nos luttes, et de notre perméabilité à la propagande d'extrême droite qui construit nos divisions internes au lieu de resserrer nos rangs. Et pendant que le "Front Populaire" se déchire, la fascisme progresse, et l'union des droites se renforce. Nous n'abandonnerons pas notre volonté politique de création d'un cadre unitaire : que les partis de gauche modérée refusent ce cadre, fassent cavaliers seuls, trahissent des alliances, c'est leur droit d'être irresponsables. La porte sera toujours ouverte, la main toujours tendue, leurs militant·es toujours bienvenu·es. La gauche de rupture, radicale et antifasciste, sera exemplaire dans sa solidarité avec toutes les victimes du fascisme, même celles qui ont, par leur aveuglement, réagi trop tard à son arrivée au pouvoir.
 
Construire les résistances de demain
Avec l'élection de Ciotti, nous assistons au naufrage d’une ville populaire et plurielle, un laboratoire où seront expérimentées demain les pires politiques antisociales qui paupérisent et violentent les populations les plus vulnérables. Mais ne nous résignons pas. Il nous faut garder la tête froide et reprendre la lutte, unique remède pour inverser le cours des choses qui paraît écrit d’avance. Face au rouleau compresseur, il y a une nécessité vitale de se réunir, de s’auto-organiser, de créer des cadres apartisans et de préparer l’autodéfense populaire contre la violence fasciste. Notre priorité est la création de solidarités et de cadres de résistance antifasciste partout, dans la rue, nos lieux de travail et d’étude, entre les organisations, les syndicats et à la base. Faisons converger les luttes et poursuivons notre combat contre les oppressions systémiques et l’exploitation capitaliste. Le NPA-A 06 continuera de lutter pour la jeunesse, les opprimé·es et les exploité·es : la solidarité est notre principale force.

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