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Communiqués du NPA... - Page 75

  • Amazonie : désastre total, catastrophe planétaire !

    C’est le choc en cet été caniculaire : images dantesques de mégafeux ravageant la forêt tropicale ; images de l’agglomération de Sao Paulo avec ses 21 millions d’habitantEs plongée dans le noir le 20 août ; Bolsonaro mis sur la sellette au G7 de Biarritz et dénonçant les mises en demeure « colonialistes » de Macron. Rarement les enjeux écologiques, sociaux, politiques, économiques et même culturels auront été aussi mêlés.

    Avec une emprise sur 9 pays, l’Amazonie, neuf fois plus étendue que la France, est à plus de 60 % brésilienne. En quelques décennies, son immense capacité de stockage de CO2 a été réduite de 30 %. La déforestation a été multipliée par deux pendant les premiers mois du gouvernement Bolsonaro. Le défrichement s’est fait avec le feu, le bulldozer et la tronçonneuse : une « journée du feu » a même été organisée le 10 août ! On a enregistré 80 000 feux depuis janvier sur cette « Terre promise » pour les exportateurs : multinationales du soja OGM et latifondistes éleveurs de bétail. Et tant pis pour les peuples autochtones de la forêt : « Voulons-nous garder les Indiens pris au piège dans ces réserves comme des hommes préhistoriques ? » dixit Bolsonaro !

    Macron écolo, antifasciste ?
    Pédagogue écolo, le président français nous explique « la double peine » : « Non seulement l’Amazonie n’absorbera plus de CO2 mais les feux relâchent tout le CO2 retenu » et revendique « l’ingérence environnementale ». Magnanime, il offre l’aide de l’Europe. Et menace : « Si rien n’est fait, l’accord Europe-Mercosur n’aura pas lieu » ! Il prétend rester l’homme qui s’est opposé à Bolsonaro le facho. Mais il est aussi peu écolo et antifasciste que Bolsonaro n’est anti-impérialiste quand il déclare : « L’Amazonie n’est pas à vous, elle appartient au Brésil ! » La France, pays d’agriculture industrielle, importe massivement du soja OGM et de la viande issus de la déforestation et organise la catastrophe des orpailleurs en Guyane, colonie d’Amazonie française.

    Décrétons l’Amazonie ZAD planétaire !
    Bloquons-les dans leur fuite en avant ! Nous avons un besoin vital de l’Amazonie, de sa biodiversité, de son eau, de « ses fleuves aériens », de ses peuples indigènes qui ont à nous apprendre ! Bloquons l’écocide et le génocide en cours ! Bloquons l’exploitation capitaliste de l’Amazonie ! Hâtons la révolution écologique, agricole et sociale si nécessaire. Cela se nomme écosocialisme. Oui, la planète, l’Amazonie, nos vies, la vie valent plus que leurs profits.

    Commission nationale écologie

  • Grèce : stop à la répression !

    En moins de 2 mois au gouvernement, la droite grecque de Mitsotakis a montré une attitude politique contraire à celle de Syriza. En effet, elle a tenu ses promesses électorales. Elle est même allée au-delà, en profitant de l’été pour s'attaquer à ce qui reste de droits pour les travailleurs/ses et les jeunes : suppression du motif de licenciement, baisse des charges sur les entreprises, abrogation de l’asile universitaire...

    Et pour accompagner tout cela, une répression spectaculaire, centrée cet été sur le quartier populaire d’Exarcheia à Athènes, insupportable au très bourgeois Mitsotakis comme centre de mobilisations jeunes, antiracistes, d'occupations solidaires. Plusieurs centaines de réfugiéEs étant ainsi logéEs dans des locaux vides. Après plusieurs descentes policières ces dernières semaines, le pouvoir a envoyé lundi matin ses prétoriens “libérer” des bâtiments occupés d’Exarcheia, avec arrestations et contrôle des permis de séjour, et donc risque d’expulsions. On le voit : l’opération policière d'hier -d'autant plus écœurante que dans le même temps le policier assassin en 2008 du jeune Alexis Grigoropoulos a été libéré, pour "bonne conduite"!- est un élément d'une politique anti-ouvrière globale, et c'est tout le mouvement ouvrier qui doit se mobiliser contre la répression à Exarcheia !

    Pour sa part, le NPA apporte toute sa solidarité aux mobilisations en cours et à venir contre la répression et toute la politique du gouvernement grec, et réaffirme le devoir de solidarité avec les réfugié-e-s, en Grèce, en France, comme partout en Europe.

    Mercredi 28 août 2019

  • Liberté pour Antonin Bernanos...

    Lundi 12 août 2019, se tenait l'audience en appel concernant la demande de mise en liberté d'Antonin Bernanos, emprisonné depuis avril 2019. Il y a dix jours, Antonin obtenait une remise en liberté avec contrôle judiciaire et assignation à résidence. Le parquet a fait appel de cette décision, le pouvoir politique ne voulant pas d'un militant antifasciste comme Antonin en liberté.

    Une cinquantaine de soutiens étaient présents devant la salle d'audience, où seulement les proches ont pu entrer. L'espoir d'une confirmation de la dernière décision s'est fait sentir. Mais finalement, la juge des libertés et de la détention a pris une décision politique, celle de maintenir Antonin en prison pendant encore quatre mois, sur la simple base d'une plainte d'un fasciste, sans aucune preuve et alors même qu'Antonin a toujours nié les faits.

    L'État aujourd'hui réprime les antifascistes. Nous tenons à rappeler que Esteban Morillo, l'assassin du militant antifasciste Clément Méric, a passé 55 jours en détention alors même qu'il avait été condamné à 11 ans de prison ferme. Samuel Dufour, complice de l'assassinat de Clément Méric, avait écopé de 7 ans de prison et n'y a passé que 4 mois. Comment justifier aujourd'hui que Antonin, qui clame son innocence, passe 9 mois en détention provisoire pour des faits infondés ?

    Le NPA exige la remise en liberté d'Antonin Bernanos, et condamne la répression dont il est victime depuis des années, l'État voulant en faire un exemple de la contestation sociale. Nous soutenons Antonin et ses proches dans ce combat qui n'est pas achevé.

    Le NPA sera présent aux initiatives qui pourront être proposées pour exiger sa libération.

  • Arrestation et extradition d’un militant anticapitaliste italien : liberté pour Vincenzo Vecchi...

    C'est une histoire qui en dit long sur l'état du monde: la France s'apprête à livrer au ministre de l'intérieur italien d'extrême droite Salvini un militant anticapitaliste et antifasciste pour des faits qui remontent à 18 ans. Après Cesare Batisti, livré par le fasciste Bolsonaro, c'est au tour de Castaner et Le Drian de livrer un militant anticapitaliste au fasciste Salvini.

    Vincenzo Vecchi avait été condamné par la justice italienne à 13 ans de prison pour sa participation à une manifestation contre le sommet du G8 à Gènes en 2001. Rappelons que lors de ces manifestation, un autre militant, Carlo Guliani avait lui été tué par balle par la police. La cours européennes des "droits de l'homme" avait alors blanchi l'Italie de cet assassinat. Ces policiers, comme ceux de la "boucherie" du dortoir Diaz, sont aujourd'hui en liberté, il est hors de question que Vicenzo soit envoyé en prison pour des faits mineurs et une loi anticasseurs scélérates.

    Un comité de soutien a vu le jours près de chez lui à Rochefort-en-Terre, le NPA Rennes le soutient bien évidemment et nous vous tiendrons informé.es de futures actions pour protester contre cette extradition intolérable.

    Le NPA Rennes demande sa libération immédiate et l'arrêt de tout processus d'expulsion.

  • Antonin Bernanos doit être (vraiment) libéré !

    Hier vendredi 2 août, la décision de la juge des libertés et de la détention est tombée : la détention provisoire d’Antonin Bernanos, qui dure depuis le 18 avril, ne saurait être renouvelée au-delà du 17 août.
    Cette détention fait suite à une confrontation entre, d'une part, militants antifascistes et, d'autre part, fascistes des groupuscules Génération identitaire, Zouaves Paris et Milice Paris, le 15 avril dernier à Paris.

    Nous nous félicitons bien évidemment de cette décision de la juge, qui devrait conduire à une libération sous contrôle judiciaire, mais la vigilance reste de mise.
    Le parquet pourrait en effet faire appel, ce qui signifierait une prolongation de la détention d’Antonin. 

    La mobilisation doit donc se poursuivre, en solidarité avec Antonin et contre l’acharnement judiciaire qui cible nos camarades antifascistes, dans un contexte de criminalisation croissante des mouvements sociaux. 

    À l’heure où l’extrême droite est aux portes du pouvoir, voire directement au pouvoir, dans nombre de pays, et alors que sa rhétorique et ses propositions ont été adoptées par bien des partis dits « républicains », la lutte contre le poison fasciste est d’une brûlante actualité, et les militants antifascistes n’ont rien à faire en prison ! 

    Le NPA exige la libération immédiate d’Antonin Bernanos, et l’arrêt de toutes les poursuites contre nos camarades antifascistes.

    Montreuil, le 3 août 2019.   

  • Solidarité avec Cyro Garcia, victime du système Bolsonaro...

    Cyro Garcia, professeur de science politique, sociologie juridique, histoire du droit et anthropologie à l’Université d’Iguaçu (UNIG) dans l’Etat de Rio de Janeiro (Brésil), vient d’apprendre qu’il était licencié de son poste pour un motif purement idéologique. L'UNIG est une université privée et l'ambiance y est très répressive. Des enseignants y ont déjà été licencié-e-s pour avoir fait grève suite à des retards de paiements de leurs salaires. Le licenciement de Cyro Garcia par son directeur, un supporter avoué de Bolsonaro, vise pour des raisons politiques et idéologiques non dissimulées, un dirigeant du PSTU dans cet Etat, celui-là même dont Bolsonaro est originaire.

    Cyro Garcia a appris par son directeur que ce licenciement n’avait rien à voir avec la qualité de son travail d’universitaire – « bien au contraire », lui a-t-il été précisé – mais purement et simplement parce que son « profil idéologique ne correspond pas aux nouvelles directives qui sont mises en place dans cette institution, principalement depuis l'arrivée du nouveau gouvernement ». Il s’agit donc d’un acte de persécution idéologique, qui fait déjà l’objet d’une campagne de solidarité (#FICACYRO) lancée par des étudiant-e-s de cette fac. C’est aussi une mesure de discrimination contraire à la Liberté académique garantie par la Constitution brésilienne. En s’attaquant à Cyro Garcia, les relais de Bolsonaro à l'UNIG s’attaquent à un militant connu de l’extrême-gauche brésilienne.

    Cela se situe dans le cadre politique et idéologique très autoritaire et dangereux que l'on sait. Après l'échec momentané de la campagne nauséabonde intitulée "école sans parti" visant à se débarrasser d'enseignants "gênants" notamment en appelant les élèves à dénoncer le "doctrinarisme" de profs de gauche, on voit que de façon décentralisée, les bolsonaristes, ne renoncent pas à mettre en application les « promesses » de campagne du président : faire taire les voix de gauche, et en particulier les voix discordantes dans les universités et les institutions.

    Le NPA s'élève contre ces tentatives, locales et nationales, de museler la gauche et l'extrême-gauche, et proteste énergiquement contre cet interdit professionnel insupportable contre Cyro Garcia. Les principes de la Liberté académique doivent être défendus.

    Pas de licenciement d'enseignants pour cause idéologique dans les écoles et les universités, publiques et privées! Cyro Garcia doit garder sa chaire à l’UNIG !

    Ce sont les étudiants de l'UNIG qui ont raison en luttant pour le maintien de Cyro Garcia à son poste.

    Bolsonaro et bolsonaristes, bas les pattes devant la Liberté académique dans les écoles et universités brésiliennes !

  • Steve est mort. Assez de violences policières et de mensonges d’État ! Castaner dehors !

    Le corps de Steve, 24 ans, a été identifié. Le jeune homme est mort, noyé dans la Loire après une charge policière le soir de la fête de la musique à Nantes. Nos pensées vont évidemment à sa famille, à ses proches, et à toutes celles et ceux qui, ce soir-là, ont failli perdre la vie. 

    Ils et elles étaient venuEs faire la fête. Et soudain, peu après 4h du matin, la police a chargé. Chiens, matraques, lacrymos, des centaines de personnes en panique. Et certainEs se sont jetéEs dans la Loire pour fuir les policiers. 14 d’entre elles et eux ont été repêchéEs par les pompiers, heureusement présents sur les lieux. Steve n’a pas eu cette chance.  

    Ce nouvel épisode de violence s’ajoute à l’interminable liste des méfaits commis par des policiers animés par un tel sentiment de haine et d’impunité qu’ils n’hésitent pas à mettre en danger des vies, à blesser, à mutiler, à tuer. 

    Steve est mort, comme sont morts avant lui des dizaines de jeunes dans les quartiers populaires, sous les coups de la police ou en essayant d’y échapper. Steve est mort, comme avant lui Rémi Fraisse, coupable d’avoir manifesté. Steve est mort, et nous sommes en colère. 

    Dans ses premières déclarations, Édouard Philippe a osé affirmer qu’il n’y aurait « pas de lien » entre la charge de police et la mort de Steve. Après les mensonges concernant Geneviève Legay, les mensonges sur la Pitié-Salpêtrière, les mensonges sur les violences contre les Gilets jaunes, le gouvernement tente une fois de plus de couvrir les exactions policières. 

    Assez ! Si Steve est mort, c’est en raison d’une charge policière injustifiable, ordonnée en pleine nuit, sur un quai sans barrières, avec des risques évidents et connus de la police, comme l’a révélé Mediapart. Les responsables doivent être identifiés. Et le principal d’entre eux, Castaner, doit démissionner. Au-delà, il est temps d’en finir avec la gouvernance autoritaire de la Macronie : nous revendiquons le droit de manifester, mais aussi de faire la fête, et tout simplement d’aller et venir, sans risquer d’être cognés par les flics. La rue est à nous !  

    Montreuil, le 30 juillet 2019. 

  • Justice et vérité pour Adama : Olivier Besancenot et Philippe Poutou à la marche de Beaumont-sur-Oise...

    Trois ans après l’assassinat d’Adama Traoré, 24 ans, la famille et le Comité organisent à Beaumont-sur-Oise une nouvelle marche pour que la vérité et la justice lui soient enfin rendue, et pour riposter à l’autoritarisme. Le NPA soutient cette marche dans la ville où Adama vivait et a été tué le jour de son anniversaire pendant son interpellation par les gendarmes.

    Depuis trois ans, le combat de la famille a imposé le combat pour Adama comme une question politique majeure. Ce combat est devenu le combat contre les violences et les mensonges d’État qui ont également envoyé quatre de ses frères en prison. Ce combat est devenu le nom de tous les jeunes hommes, assassinés, blessés, emprisonnés, du fait de ces violences policières et judiciaires, simplement parce qu’ils sont des habitants de quartiers populaires.

    Ce combat prend une acuité toute particulière après 8 mois de mobilisations sociales des Gilets jaunes, mobilisations dans lesquelles le Comité Adama a pris toute sa place et qui ont connu un niveau de répression policière et judiciaire inédit contre un mouvement social. C’est particulièrement vrai au lendemain de la décoration par le ministre Castaner de 9000 policiers, dont ceux qui ont participé à la mort de Zineb Redouane à Marseille, aux blessures de Geneviève Legay à Nice ou à la disparition tragique de Steve Maia Caniço à Nantes, ainsi que bien d’autres.

    Par ce geste, Castaner affiche la solidarité indéfectible du gouvernement avec les cogneurs et les assassins qui mènent la répression d’État. Avec le Comité Adama, les familles de victimes de violences policières, les Gilets jaunes et toutes celles et ceux qui refusent l’autoritarisme de ce pouvoir, le NPA appelle à marcher toutes et tous ensemble et sera présent, en particulier autour de ses porte-parole Olivier Besancenot et Philippe Poutou. Ce sera une étape importante pour préparer la riposte contre le gouvernement Macron, ses « réformes », son mépris de classe et sa politique répressive.

    Montreuil le samedi 20 juillet 2019

  • Retraites : contre l'enfumage, préparons la mobilisation...

    Comme d’habitude, c'est à la mi-juillet que le gouvernement fait ses mauvais coups... Il a décidé de rendre publiques les propositions du haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye qui prépare une baisse générale des pensions pour la très grande majorité des retraitéEs.

    Les préconisations du rapport Delevoye n'ont qu'un objectif : réduire le « coût » du droit inaliénable à bénéficier de pensions assurant des conditions de vie à la hauteur des richesses produites, en progression constante alors que les pensions sont en baisse régulière.

    L'allongement de l'espérance de vie et les évolutions démographiques rendraient trop coûteux notre système de retraite par répartition. 

    En réalité, l'espérance de vie en bonne santé ne progresse quasiment plus en raison de l'aggravation des conditions de travail et de vie et des reculs de l'âge de la retraite déjà engagés.

    Quant au financement du système de retraite, la suppression de l'ensemble des exonérations de cotisations patronales, la réduction du chômage et l'égalité salariale hommes-femmes l'assureraient sans problème.

    Enfin, les régimes « spéciaux » résultent le plus souvent de la prise en compte de particularités de multiples professions, notamment en terme de pénibilité. Les présenter comme des avantages voire des privilèges n'a comme fonction que de préparer la liquidation de dispositions prenant en compte, en partie, des conditions de travail particulières. 

    Le rapport Delevoye est présenté à grand renfort d’enfumage et de mensonges. Enfumage avec un prétendu maintien de l'âge légal de départ en la retraite, de fait effacé par la mise place d'une décote pour tout départ avant cet âge. Le « libre » choix de départ, présenté comme âge d'équilibre, sera en réalité reporté à 64 ans dès la mise en place de la contre-réforme avec une évolution à l'allongement de la durée du travail d'ores et déjà prévu. 

    Mensonge dans l'affirmation que le remplacement du système de répartition par le système à points améliorera les retraites. Ce système ne permettrait pas mieux de compenser les aléas des parcours professionnels, notamment pour les femmes ; le niveau des pensions sera soumis à l'arbitrage, au choix, des gouvernements au fil des politiques d'austérité et des avantages maintenus pour les patrons ; la prise en compte de la pénibilité continuera à être combattue par le patronat.

    La transformation du système de retraite a pour objectif de verser des pensions a minima pour l'immense majorité et d'ouvrir un large champ de développement pour les logiques assurantielles privées et accessibles seulement à celles et ceux qui en auront les moyens.

    Les organisations syndicales, en particulier celles qui s'opposent à la modification globale du système des retraites, doivent refuser toute poursuite de semblant de discussion, aménagement, concertation.

    Il faut engager dès maintenant la construction d'un front unitaire syndical, politique, associatif pour favoriser le développement de la mobilisation qui seule peut faire reculer le gouvernement. Un gouvernement qui d'ores et déjà envisage de ne présenter son projet de loi qu'après les élections municipales de 2020. Mais c'est dès la rentrée de septembre que la mobilisation doit commencer à se construire. Les Gilets jaunes ont montré que détermination, radicalité et persévérance peuvent reculer le pouvoir. L'enjeu pour toutes et tous mérite de jeter toutes nos forces dans cette bataille. 

  • De Rugy parti, leur politique reste… Dehors ce gouvernement !

    Face à l’ampleur du scandale Rugy, le ministre aux goûts de luxe a donc été obligé de démissionner aujourd’hui. Il faut dire que les révélations concernant ses pratiques illégales (et scandaleuses) commençaient à s’accumuler. Comme le clamait ce dimanche 14 juillet une pancarte de Gilets jaunes sur les Champs-Élysées, « Homard m’a tué » ! Bouteilles de vin à 500 euros, dégustation de homards entre gens de bonne compagnie, et l’amour de l’opulence : sèche-cheveux à 500 euros avec feuilletage en or, 63 000 euros de rénovation du prétendu « taudis » abandonné par Hulot au ministère de l’Écologie… De Rugy savait se soigner... sur le dos de la collectivité !

    Cette affaire confirme que les mœurs du « nouveau monde » ne sont guère nouvelles. Ces derniers jours, Macron et son gouvernement nous d’ailleurs ont infligé une nouvelle démonstration de leurs choix politiques : une solidarité sans faille avec les puissants comme Rugy, même quand ils mentent et dilapident l’argent public.

    Tout cela a de quoi faire péter les plombs à toutes celles et ceux d’en bas - Gilets jaunes, urgentistes, salariéEs, entre autres celles et ceux de la fonction publique - qui souffrent d’avoir toujours moins de moyens matériels et humains. Et en réponse, ce pouvoir contesté par les mobilisations ne sait que renforcer ses méthodes autoritaires pour passer en force, comme l’ont montré les arrestations et gardes à vue survenues dimanche sur les Champs-Élysées contre des Gilets jaunes à qui on n’avait pourtant rien à reprocher, ou la violente intervention contre les sans-papiers « Gilets noirs » qui occupaient le Panthéon le 12 juillet…

    La démission de Rugy témoigne de la fragilité du gouvernement, mais ne doit pas faire illusion : leur politique est toujours là, et la lutte contre Macron et son monde doit se poursuivre et s’amplifier.Il y a urgence à construire, dans la rue et les mobilisations, un front de résistance solidaire du monde du travail, de la jeunesse, des quartiers populaires... 

    Trois ans après la mort d’Adama Traoré suite à des violences policières, la marche à Beaumont-sur-Oise ce samedi 20 juillet, est dans les jours qui viennent le meilleur moyen de préparer la rentrée, pour défendre nos revendications sociales, écologiques et démocratiques.

    Montreuil le mardi 16 juillet 2019