Ce vendredi, nous étions près de 160 000 à faire grève pour le climat, comprenant que face à l’urgence climatique, c’est une réponse collective qu’il nous faut !
Samedi, pour l'issue du Grand débat, des milliers de travailleurs et gilets jaunes ont pris la rue contre la précarité et la vie chère. Face à cela, le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que de déplorer les quelques vitrines cassées sur les Champs-Elysées…
C'est qui les casseurs ?
Le week-end au ski n'a pas calmé les ardeurs autoritaires de Macron. Quelques vitrines cassées ont donné prétexte au gouvernement pour remettre en cause le droit de manifester (interdiction de manifester, multiplication des arrestations préventives, création d'une « brigade anti-casseur »). Dommage que les milliers de personnes victimes de la précarité et du chômage n'aient pas le même traitement. Pendant que les chaînes d'info pleurent devant l'incendie du Fouquet's – que l'assureur multimillionaire prendra bien en charge –, l'Assemblée fait voter à 6h50 du matin la loi Pacte, permettant la privatisation du gaz public et des aéroports de Paris, ce qui entraînera de facto une dégradation du service public et des licenciements. La véritable violence, celle de perdre son emploi, vivre dans la rue, ne pas pouvoir se nourrir convenablement, c'est la violence sociale. Les vrais casseurs ne sont pas dans les manifestations, ils sont à la tête de l’État et des grandes entreprises.
Ils nous polluent, ils nous exploitent
"Nous ne cherchons pas des coupables, nous cherchons des responsables", scandaient les lycéens à Madrid, et ils ont bien raison. Les capitalistes détruisent notre avenir, non seulement en détruisant les services publics, l'accès à l'emploi et aux études, mais aussi parce qu’ils menacent l'écosystème. Cette situation de crise climatique ne vient pas de nulle part : près de 100 entreprises – parmi les plus riches au monde – sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre ! Le gouvernement tout en se présentant comme défenseur de l'écologie, vient de repousser l'interdiction des pesticides à 2025 et poursuit son projet de mine d'or géante en Guyane, entraînant ainsi une déforestation massive. Ceux qui polluent aujourd’hui, et détruisent la planète ce sont les grandes entreprises et les gouvernements à leur service, pour les profits financiers d’une minorité !
Poursuivre la lutte, jusqu’au bout
La grève massive de vendredi constitue un premier pas, et une nouvelle grève mondiale est prévue le 24 mai. Nous n’allons pas attendre 2 mois avant de poursuivre cette lutte ! C’est notre avenir qui est en jeu. La lutte pour la justice climatique doit aller main dans la main avec la lutte pour la justice sociale et les gilets jaunes l’ont bien compris, se joignant à la marche climatique samedi après midi. Gouvernement et patrons détruisent notre avenir, que ça soit en cassant nos droits à l’éducation, à un emploi, mais aussi en brulant notre planète ! C’est à nous de décider ! Ce qui se passe en Algérie, certes sur des questions différentes doit nous montrer la voie. Nous n’avons rien à attendre des gouvernements, prenons nos affaires en main !