« Le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne signifie pas qu’ils possèdent le territoire. » Cet argument de Trump contre l’appropriation danoise du Groenland invalide toute la colonisation de l’Amérique du Nord. Ce serait un superbe but contre son camp si, dans l’ordre impérial, la logique pesait un tant soit peu face à la puissance brute.
Au Groenland, les appétits étatsuniens et européens pour les terres rares et les routes arctiques révèlent une nouvelle phase de la prédation impérialiste. Face à elle, la seule issue progressiste est pourtant claire : celle de la souveraineté du peuple autochtone, contre toutes les tutelles.
En Palestine, le génocide en cours à Gaza vise à écraser définitivement un peuple colonisé qui refuse de disparaître, jusqu’à en effacer la culture (lire page 4).
En Iran, la répression sanglante d’un soulèvement populaire montre un régime à bout de souffle, tandis que les impérialismes tentent d’instrumentaliser la situation (lire notre article ci-contre).
En Ukraine, face à l’invasion impérialiste russe, le peuple doit disposer des moyens matériels et politiques de résister. Contre les lectures campistes et abstraites, il est indispensable d’entendre les voix des gauches ukrainiennes, engagées à la fois contre l’agression militaire et contre les politiques antisociales, et de reconnaître leur pleine agentivité (lire l’article page 4 et l’entretien page 8).
Au Venezuela, l’agression ouverte des États-Unis marque une nouvelle étape dans la guerre impérialiste pour le contrôle du pétrole et la domination de l’espace caribéen et latino-américain. Bombardements, chantage militaire et ingérence directe visent à placer le pays sous tutelle (lire notre dossier page 5).
Notre boussole est claire : nous défendons les peuples. De la Palestine à l’Iran, du Groenland à l’Ukraine, du Venezuela à la Kanaky, une même exigence s’impose : l’autodétermination, la justice sociale, la démocratie par en bas.
L’internationalisme n’est ni une posture morale ni un slogan abstrait. Il est une condition stratégique : sans indépendance de classe, sans solidarité active, il n’y aura pas d’alternative réelle au capitalisme et à l’impérialisme.