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El Hacen Diarra, nouvelle victime des violences policières racistes...

Dans la nuit du 15 au 16 janvier 2026, El Hacen Diarra est décédé dans les locaux du commissariat du 20e arrondissement de Paris à la suite d’une brutale interpellation policière. Nous apportons tout notre soutien et notre solidarité à ses proches ainsi qu’à tous les résidants du foyer des Mûriers où il habitait. El Hacen Diarra est la nouvelle victime des violences policières racistes qui s’exercent dans le quartier et, plus largement, dans tout le pays.

Mauritanien âgé de 35 ans et vivant depuis plusieurs années dans le foyer de travailleurs migrants des Mûriers à Paris, El Hacen Diarra était venu chercher son pain en France et « le voilà parti à jamais » (Ibrahima Diarra — frère d’El Hacen Diarra).

Contre l’impunité organisée

Pendant que la procureure de la République reprend sans nuance la thèse du malaise et de « l’arrêt cardio-respiratoire » avancée par les forces de l’ordre, il est impossible d’ignorer les preuves accablantes de la brutalité de l’intervention.

Alors que, de son côté, la police parle d’une « chute accidentelle » durant l’interpellation, sur une vidéo prise par l’un des voisins, on distingue deux policiers immobilisant un homme plaqué au sol avant de lui donner des coups de poing. Après analyse de cette même vidéo, on entend la victime dire à plusieurs reprises : « vous m’étranglez, vous m’étranglez, vous m’étranglez ».

Des témoins ont également aperçu une mare de sang là où s’est produite l’arrestation. Enfin, un autre élément est rapporté par l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou : les policiers eux-mêmes ont estimé nécessaire « une hospitalisation immédiate » d’El Hacen à son arrivée au commissariat ; pourtant, les secours ne seront appelés qu’après que la victime eut fait un malaise et décède.

Toustes solidaires face aux violences policières

Ce dimanche 18 janvier 2026, nous soutenions le très large rassemblement organisé devant le foyer où vivait El Hacen Diarra. Plus de 400 personnes (et jusqu’à un millier selon la préfecture de police) sont venues exprimer leur solidarité et rappeler qu’il ne s’agit pas d’un accident isolé, mais d’un système de répression raciste systémique.

Durant la journée, les habitants du foyer ont pu parler de leur expérience partagée des contrôles répétés au pied du foyer, rappelant que les personnes racisées et précaires sont plus exposées aux contrôles, aux humiliations et aux violences. L’occasion de mentionner aussi que le commissariat du 20e a déjà été épinglé pour « différentes affaires de violences et agressions sexuelles commises sur des gardés à vue » (Me Yassine Bouzrou), avec des condamnations pour des faits commis entre 2019 et 2021.

À l’image du parterre d’habitantEs, de responsables du secteur associatif et d’éluEs de gauche venuEs soutenir la famille et les proches d’El Hacen face au racisme systémique dans la police et à son impunité, refusons le silence, soyons solidaires dans la rue, exigeons vérité et justice. Pour El Hacen, Nahel, Zyed, Bouna, Adama, Aboubacar, Zineb, réclamons le désarmement de la police, partout, dès maintenant.

Nous appelons l’ensemble des forces militantes et des citoyenEs à se mobiliser contre le racisme des forces de l’ordre : les violences policières doivent cesser dans le 20e et partout.

CorrespondantEs

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