La proposition de loi dite « Yadan » intervient dans un contexte international marqué par la montée des logiques autoritaires, la fascisation de nombreux États et l’ingérence croissante des puissances impérialistes, au premier rang desquelles les États-Unis et Israël.
Puissance dominante de la région, Israël mène une politique de guerre et d’occupation qui suscite une contestation grandissante.
Dans ce contexte, la loi Yadan, qui condamne en fait toute critique d’Israël ou de la politique de son gouvernement, ou tout appel à la libération de la Palestine, est profondément inquiétante.
Une loi liberticide…
Derrière un discours prétendant lutter contre les discriminations, ce texte est avant tout liberticide.
En assimilant la critique de l’État d’Israël à une forme de haine, il rend illégitime toute prise de position politique en solidarité avec le peuple palestinien.
Il ouvre ainsi la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction de manifestations et à la criminalisation d’engagements militants.
Défendre les droits des PalestinienNEs n’est pas et ne devrait jamais être un délit : c’est un combat pour la justice et l’égalité.
...qui dévoie la lutte antiraciste
En prétendant combattre l’antisémitisme, la loi Yadan l’instrumentalise. En entretenant l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux JuifVEs, elle renforce un amalgame dangereux qui enferme ces dernierEs dans une identité nationale.
Pire, elle construit l’idée que l’antisémitisme serait propre à certaines populations, invisibilisant son caractère structurel dans toute la société.
Enfin, elle revient à offrir un blanc-seing à une politique agressive dans la région, comme le montrent les attaques contre l’Iran et le Liban. En protégeant un État de toute critique, cette loi sert les intérêts de l’impérialisme, notamment étatsunien, et affaiblit les solidarités internationales.
Refusons cette loi. Défendons nos libertés, un antiracisme cohérent et la solidarité entre les peuples !
En quelques jours, une pétition officielle hébergée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a atteint plusieurs centaines de milliers de signatures. Pour amplifier la pression sur les députéEs, continuons à la signer et à la faire signer !