Un monde s’arrête, un monde s’écroule. Pendant plus de deux mois, l’Europe capitaliste a assisté à l’émergence de la pandémie de Covid-19 en Asie. Sans rien faire.
Actualités nationales... - Page 206
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Face à l’épidémie, nos anticorps sociaux sont aujourd’hui nos seules armes...
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Irresponsables et menteurs !
Je crois qu’on ne peut pas dire qu’il y a eu un défaut d’anticipation de cette crise, bien au contraire. » Ainsi s’exprimait, le 23 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, sur l’antenne de C-News. Difficile, en l’entendant faire une telle déclaration, de ne pas se souvenir des propos d’une certaine Ndiaye Sibeth, le 4 mars sur France Inter : « On ne va pas fermer toutes les écoles de France. C’est comme quand il y a une épidémie de grippe en France, on ne ferme pas toutes les écoles ». Certes.
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Ne laissons pas les Ehpad devenir des mouroirs !
Escaich Loïc, aide médico-psychologique en Ehpad, syndicaliste et militant du NPA du Tarn nous raconte la situation dans ces établissements accueillant des personnes âgées particulièrement sensible au coronavirus, et qui vivent déjà en temps normal des conditions extrêmement difficiles.
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Le commerce au temps du coronavirus...
Après l’annonce par le Premier ministre, le 14 mars dernier, de la fermeture des commerces non-essentiels, dont les restaurants et débits de boissons, puis celle du président de la République du confinement de la majeure partie de la population, les 700 000 salariéEs de la grande distribution se retrouvent, tout comme le personnel de santé, en première ligne pour pourvoir aux besoins accrus de millions de personnes recluses dans leur foyer avec les enfants…
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Derrière les « services essentiels à la vie de la nation », la rapacité de la direction de La Poste...
Les déclarations de Macron et Castaner, enjoignant la population à se confiner, ont confronté la majorité des salariéEs à deux injonctions contradictoires : rester chez soi, sans possibilité de voir sa famille ou ses amiEs, tout en continuant d’aller au travail pour nombre d’entre elles et eux. C’est le cas des salariéEs du groupe La Poste.
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Vote de la loi d’urgence sanitaire : des attaques contre le droit du travail au nom de l’urgence sanitaire...
Après le Sénat jeudi1, l’Assemblée nationale a voté la loi d’urgence sanitaire2 dans la nuit de samedi à dimanche. Le texte a été légèrement revu mais sa nature reste la même : il permet au gouvernement et au patronat de remettre en cause le droit du travail au nom de l’urgence sanitaire…
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Enseignement supérieur, recherche et crise sanitaire : des réponses qui aggravent la situation...
En visite hier à l’institut Pasteur, Macron a annoncé des moyens supplémentaires pour la recherche en expliquant : « La crise du CoVid-19 nous rappelle le caractère vital de la recherche scientifique et la nécessité d'investir massivement pour le long terme ». Une opération de communication qui masque mal un projet délétère pour l’ESR en général et la recherche en particulier.
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Coronavirus, révélateur d’un monde qui tourne à l’envers...
Les rues désertes, les réunions interdites, la police qui contrôle les passants, le ton martial de Macron et Castaner lundi 16 mars nous avaient donné un avant-goût de l’ambiance qui s’est installée depuis. Des mesures drastiques sont nécessaires à la lutte contre le Coronavirus.
Mais, si avons déjà abordé l’autoritarisme et la militarisme des actions gouvernementales1, il faut également insister sur le fait que tous ces choix répondent également à des critères de classe. -
Ne nous habituons pas au pire : refusons leur état d’urgence !
Après des semaines passées à rassurer la population, le gouvernement français a bien été obligé de bouger. Raillé par une partie de la presse des autres pays européens, très en retard par rapport à l’Italie, Macron est apparu pour ce qu’il était, un cynique qui n’a pour seul objectif que la continuité de l’activité économique. Mais le pari était trop risqué. Comment prendre la responsabilité de laisser 70% de la population être infectée en quelques semaines quand on sait que le système de santé, mis à mal par deux décennies de contre-réformes néolibérales, ne pourra pas supporter la charge ? Les estimations vont bon train mais il y a fort à parier qu’en maintenant le cap de « l’immunité de groupe » et de la poursuite de toute la vie économique, la France aurait connu une catastrophe sanitaire d’une rare ampleur, comptant ses mortEs par centaines de milliers.
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Coronavirus : du côté du pouvoir, le libéralisme autoritaire comme seule réponse...
Le 12 mars, lors de sa première allocution solennelle, la main sur le cœur, Macron l’avait juré : « Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile au grand jour les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans conditions de revenus, de parcours ou de professions, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. »