Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualités nationales... - Page 207

  • Coronavirus : Macron veut nous discipliner, mais sans annoncer la moindre mesure pour la santé

    La prise de parole d’Emmanuel Macron s’est focalisée sur deux thèmes : le confinement généralisé et le fétichisme de la production. La suspension des réformes des retraites et de l’assurance chômage, les promesses d’aides ne masquent pas la réalité d’une politique inefficace et autoritaire.

    Interdiction des réunions, des rassemblements personnels, possibilité de légiférer par ordonnances, fermeture des frontières, sur fond de référence à la guerre et à l’Union nationale : c’est toute la vie démocratique et culturelle qui est menacée d’être suspendue, comme l'ont confirmé les annonces martiales de Castaner plus tard dans la soirée. Macron exige le confinement, devenu indispensable à l'heure actuelle selon les autorités sanitaires, mais sans utiliser le mot et sans proposer, par exemple, la moindre mesure pour aider les personnes dont les logements ne sont pas adaptés ou pour les sans-logis.

    Et, en revanche, il faut aller travailler, à n’importe quel prix, notamment les moments de transports où on peut répandre le virus. En télétravail – ce qui n’est pas toujours possible, surtout si l’on doit garder des enfants – ou en réorganisant le travail, ce qui se concrétise déjà dans certaines entreprises par le travail en 2x8. Des réquisitions ont été envisagées dans certains services publics, sans que l’on sache lesquels.

    La gestion de l’épidémie est en réalité en grande partie renvoyée à la responsabilité individuelle de chacunE, alors que c'est le gouvernement qui est responsable de la situation en ayant refusé de prendre des mesures plus tôt et en ayant minimisé la crise à venir. 

    Il n’y a pas une mesure pour les hôpitaux : pas une seule embauche, pas de chiffre avancé, pas de réorganisation de la production pour produire des masques, du gel, des respirateurs qui manquent cruellement à l'heure actuelle, simplement la promesse d’un hôpital de campagne militaire en Alsace ainsi que de vagues annonces de gardes d’enfants des personnels soignants.

    Les mesures pour les salariéEs précaires sont extrêmement floues. Et si Macron nous convie à retrouver "ce sens de l'essentiel" que sont la lecture et la culture, aucune mesure n'a été annoncée pour aider, par exemple, les salariéEs de la culture, comme les intermittentEs, à faire face aux conséquences du confinement.

    En revanche, on a bien entendu que 300 milliards sont réservés pour empêcher une faillite des banques, et que les entreprises auront des avantages (report du paiement des factures, etc.) que la population n’aura pas.

    Le NPA revendique un arrêt de la production non indispensable, la réorganisation de la production pour produire ce qui est indispensable, notamment pour endiguer la crise sanitaire, sur le plan matériel (masques, gel hydro-alcoolique, respirateurs…) comme dans la recherche scientifique.

    Le NPA s’oppose à toute mesure antidémocratique ou générant des reculs des droits des salariéEs. C’est par en bas et collectivement, entre salariéEs, que l’on évalue les risques que l’on prend, en conscience, des décisions, que l’on sait si on peut travailler, se réunir, revendiquer des moyens médicaux.

    Il faut investir massivement dans la santé, réquisitionner les cliniques privées, les logements vides, les hôtels de luxe, fermer la Bourse.

    Le NPA s’adresse à toutes les organisations du mouvement ouvrier pour discuter de comment revendiquer et imposer des mesures pour la santé, pour endiguer le virus, sans restreindre les droits démocratiques et sociaux.

    Montreuil, lundi 16 mars 2020

  • Face au coronavirus, contre l’irresponsabilité du pouvoir, il y a urgence à nous défendre !

    Lundi, la nouvelle prise de parole de Macron résume bien la façon dont ce pouvoir entend gérer cette grave crise sanitaire. Annonce - tardive - de mesures de confinement… pour celles et ceux qui le peuvent, sanctions et répression pour les autres, nouveaux cadeaux aux entreprises sans aucune aide aux salariéEs impactés, sans un centime pour le secteur hospitalier, le tout sur une tonalité martiale et menaçante... Masquer leurs propres responsabilités dans le retard pris face à la crise semble être la préoccupation essentielle de Macron et de son gouvernement.

    C’est ce gouvernement qui est « irresponsable »

    Ces derniers jours, le gouvernement, relayé par différents médias, a multiplié les déclarations stigmatisant les gens présents dans les parcs, les bars et restaurants ou sur les marchés, fustigeant le prétendu manque de solidarité… Pourtant, ce sont Macron et ces gouvernants, qui, il y a peu, minimisaient le danger sanitaire, invitant tout le monde à sortir, à aller voter, s’affichant au théâtre…

    En réduisant de façon dramatique les moyens humains et matériels de l’hôpital public, ce pouvoir, à la suite de ses prédécesseurs, empêche le service public de santé de répondre pleinement à l’épidémie. De plus, en multipliant les annonces et mesures contradictoires, en retardant au maximum le confinement, en maintenant contre vents et marées les élections municipales, il a contribué à créer l’illusion que le danger n’est pas si important...

    Macron et ses amis servent les capitalistes et les grands patrons, en refusant de contraindre à s’arrêter les entreprises et services non essentiels dans cette situation. Le confinement oui, mais visiblement pas pour tout le monde ! SalariéEs contraint d’aller au travail, SDF et migrantEs, populations au logement précaire, ce sont toujours les mêmes qui font les frais des choix politiques de ceux d’en haut... 

    Vite, des mesures d’urgence pour protéger la population !

    Inefficace et autoritaire, ce gouvernement n’est pas à la hauteur face à la crise du coronavirus, mettant en danger des centaines de milliers de personnes afin de maintenir la marche de l’économie à tout prix. Des mesures d’urgence à la hauteur s’imposent, elles doivent donc être imposées !

    Pour répondre à la crise sanitaire :

    • Distribution du matériel médical de protection et tests de dépistage gratuits ;

    • Augmentation immédiate des budgets hospitaliers (ouverture de lits, recrutements massifs en CDI et revalorisation salariale) ;

    • Mise sous contrôle public des industries produisant le matériel médical et réquisition des établissements privés de santé…

    Contre les conséquences économiques et sociales qui peuvent être très dures pour le monde du travail : 

    • Mise à l’arrêt des lieux de production et de services pour les secteurs non essentiels, avec maintien du salaire pour l’ensemble des salariéEs, quelques soient leurs statuts ;

    • Respect du droit de retrait pour touTEs les salariéEs en cas de crainte pour leur santé ou celle de leurs proches ;

    • Indemnisation intégrale à hauteur du salaire en cas de chômage partiel ou de confinement ;

    • Versement du salaire intégral en cas d’arrêt pour garde d’enfant ou protection préventive ; 

    • Interdiction des licenciements et suppressions d’emploi (y compris les intérimaires et vacataires)...

    Nous devons également organiser la solidarité envers celles et ceux en situation de précarité sociale (personnes isolées, sans abri, sans papiers, etc.).

    Les directions syndicales nationales doivent mettre en avant ces exigences, notamment autour de l’arrêt de toutes les productions non indispensables.

    Nous devons avant tout compter sur nous-même, en exerçant notre pression pour imposer des mesures vitales, parce que nos vies valent plus que leurs profits, que leur système capitaliste.

  • Bilan contrasté du RN aux municipales : la menace reste entière...

    En meilleure posture qu’en 2014, après ses derniers succès électoraux, le RN abordait néanmoins ces municipales avec des ambitions mesurées. Conserver les communes conquises en 2014 (et faire oublier le fiasco toulonnais de 1995 !) et, à partir de là, élargir son influence territoriale. Même si l’on doit, vu les conditions particulières de ce scrutin, le faire avec une certaine prudence, on peut néanmoins tirer quelques bilans. Et le bilan du RN pour ce premier tour des municipales est bien contrasté.

    Lire la suite

  • Le confinement et l’explosion des inégalités sociales...

    Le confinement n’a pas les mêmes réalités suivant les milieux sociaux et par conséquent suivant les quartiers. Alors que Macron, dans son intervention de lundi 16 mars, positivait le confinement en proposant d’en profiter pour se cultiver – il était prêt à partager ses conseils de lecture, que les médias nous abreuvent de reportages sur des familles qui redécouvrent « l’essentiel des relations » et décrivent l’organisation méthodique de leur quotidien, il y a des réalités bien différentes. En 48 heures, l’agglomération parisienne s’est vidée de celles et ceux qui avaient pu trouver des solutions pour vivre le confinement au vert ou tout au moins dans de plus vastes espaces que les logements parisiens. Et puis il y a celles et ceux qui n’ont pas de plan B.

    Lire la suite

  • La question du logement et le Coronavirus...

    À la demande des associations humanitaires, le gouvernement a décidé dans le train des mesures qu’il a prises pour lutter contre l’épidémie du coronavirus de prolonger la trêve hivernale de deux mois. C’est bien la preuve que le logement est un secteur sensible dans lequel les salariéEs investissent beaucoup de leurs revenus, et le gouvernement ne pouvait faire l’impasse sur cet aspect de la question au moment où le confinement dans le logement s’impose.

    Lire la suite

  • Municipales : le parti macroniste est sanctionné, la crise du système continue !

    Ce pouvoir est irresponsable. Alors qu’il ferme à juste titre les établissements scolaires et de nombreux lieux publics pour tenter de répondre à la grave crise sanitaire du coronavirus, il a voulu maintenir coûte que coûte ces élections municipales. Aussi, sans surprise, l’abstention a profondément marqué ce scrutin électoral, près d’un électeur sur deux ne s’étant pas déplacé. C’est l’expression la plus claire du large désintérêt populaire pour cette élection perçue comme totalement déplacée dans une situation où l’ensemble du pays est en train de s’installer dans le confinement. C’est aussi bien évidemment la continuité d’une crise démocratique qui marque l’ensemble des scrutins depuis plusieurs années, et qui s’exprime largement en dehors des urnes.

    Annoncée depuis plusieurs semaines, la sanction du pouvoir se confirme. L’opération Buzyn à Paris a pris l’eau, tout comme dans la grande majorité des principales villes du pays, avec en point d’orgue Lyon, jusqu’ici gérée par Collomb, ex-ministre de Macron, dont le candidat est très en difficulté à l’issue de ce premier tour. Les raisons de cet échec, il ne faut pas les chercher bien loin. Depuis son arrivée au pouvoir, la politique libérale et autoritaire de Macron est rejetée par les classes populaires : du mouvement des Gilets jaunes sur les rond-points et dans la rue à la contre-réforme des retraites contestée par la grève, la mobilisation contre sa politique est incessante depuis un an et demi. La gestion de la grande crise sanitaire du Coronavirus par ce gouvernement, catastrophique, fait sans nul doute partie des nombreuses raisons de voter contre les macronistes qui pendant plusieurs semaines n’ont pas mesuré l’importance du danger et n’ont pris aucune mesure d’ampleur jusqu’à jeudi dernier.

    Par cette irresponsabilité, le pouvoir amplifie aussi la crise politique en maintenant à tout prix ce premier tour des élections municipales… alors qu’à l’évidence, il sera certainement impossible de tenir le second tour. Cette crise politique n’est que le reflet d’une crise plus profonde d’un système capitaliste à bout de souffle, incapable aujourd’hui de répondre tant au risque d’un krach boursier qu’à la menace d’un dangereux virus… Les réponses aux crises - sanitaire, économique, démocratique... - que nous traversons, ce n’est pas dans les urnes que l’on peut les trouver mais dans la mobilisation de touTEs pour imposer des mesures d’urgence qui font passer nos vies avant leurs profits.

    Montreuil le dimanche 15 mars 2020

  • Contre les placebos de Macron, des mesures d’urgence pour protéger la population, vite !

    Mettant fin à des jours de silence et de passivité, Macron a fini pour prendre la parole, alors que tout indique que la France se dirige tout droit vers une situation à l'italienne, avec des hôpitaux saturés et des milliers de morts. Malheureusement, s'il a tenté de faire croire à un changement de cap, les mesures annoncées restent floues et insuffisantes.

    Après avoir salué le travail des personnels de santé (sans pour autant améliorer leur condition d’exercice...) et rappelé quelques mesures de précaution essentielles déjà entendues depuis le début de l’épidémie, Macron a annoncé quelques mesures exceptionnelles, en particulier la fermeture de tous les établissements scolaires à partir de lundi. Une mesure indispensable qui aurait déjà dû être prise depuis déjà dix jours pour freiner la propagation de l'épidémie. S’il a abordé la question de la limitation des rassemblements, les modalités en sont très floues, mais parions que ce pouvoir va s’appuyer sur la nécessaire lutte contre la propagation du virus pour tenter de faire taire l’expression de toute contestation. Le président va particulièrement soigner « les entreprises », avec le report de toutes les cotisations et l’ouverture de larges possibilités de chômage partiel... mais sans compensation intégrale du salaire pour les concernéEs. De façon globale, fidèle à lui-même, Macron a joué la responsabilité individuelle... pour mieux exonérer l’État de ses propres responsabilités. Du blabla moraliste où les mots de « protection » ou de « solidarité » sont répétés ad nauseam, mais vidés de tout contenu concret.

    Malgré les quelques annonces de ce soir, le gouvernement n’est pas à la hauteur face à la crise du coronavirus, mettant en danger des centaines de milliers de personnes afin de maintenir la marche de l’économie à tout prix- une préoccupation omniprésente dans le discours de Macron - de peur que la crise économique ne s’approfondisse encore.

    Des mesures d’urgence à la hauteur s’imposent, et, au vu de l’inaction de ce pouvoir, doivent donc être imposées : distribution massive de moyens médicaux (masques, gel antibactériens…) ; augmentation immédiate des budgets hospitaliers, afin de rouvrir immédiatement tous les services ; embauche massive de personnel de santé en CDI aux 32 heures, et des salaires revalorisés de 300 euros dans les hôpitaux ; gardes d'enfants intégralement financées pour les personnels indispensables à lutter contre la crise, notamment les personnels soignants ; droit de retrait inconditionnel pour les salariéEs exposés au risque ; maintien du salaire et sans décompte des jours de congés en cas d’absence liée à la maladie ; interdiction des licenciements, y compris des contractuels et intérimaires ; arrêt de tous les travaux parlementaires, notamment sur la réforme des retraites ; retrait de la réforme sur l’assurance-chômage ; arrêt de toutes les cadeaux aux grandes entreprises et à leurs actionnaires…

    Aujourd’hui, les principales places financières ont chuté, comme en France (où le CAC40 a baissé de 30 % en moins d’un mois) ainsi qu’en Italie. Des baisses historiques annonciatrices d’un véritable krach boursier. Le coronavirus agit donc comme le révélateur d’un système économique instable et néfaste à bout de souffle fondé sur la fuite en avant spéculative.

    Face à la crise sanitaire, à ses conséquences économiques et sociales qui peuvent être très dures pour le monde du travail et l’ensemble de la population, nous ne pouvons compter que sur nous-même, en exerçant notre pression pour imposer des mesures vitales et notre contrôle sur l’ensemble de la société, parce que nos vies valent plus que leur système, que leurs profits.

    Montreuil le jeudi 12 mars 2020

  • Huit thèses sur le Coronavirus...

    Par Daniel Tanuro, publié par la Gauche anticapialiste, section belge de la IVe Internationale. 

    1. Le fait que le ralentissement économique a précédé le Covid-191 ne doit conduire à nier ni l’impact économique de l’épidémie (interruption de productions, rupture des chaînes d’approvisionnement, impacts sectoriels sur le transport aérien et le tourisme, etc.) ni le sérieux de la menace qu’elle constitue en tant que telle. Phénomène disruptif à dynamique exponentielle, l’épidémie est un amplificateur spécifique de la crise économique et sociale. Elle est aussi un révélateur de la fragilité du système capitaliste et des dangers qu’il fait peser sur les classes populaires, notamment par son productivisme congénital et le type de politique, cause fondamentale de la crise écologique et climatique.

    Lire la suite