ENSEMBLE, EN GRÈVE FÉMINISTE LE 8 MARS !
Place Masséna : à partir de 10 h 30 ateliers pancartes,
banderoles et barricades
12 h 30 Rassemblement 13h départ
de la Marche pour l’égalité femmes/hommes
15 h 40 heure à partir de laquelle chaque jour
les femmes travaillent gratuitement
Action symbolique
Partout les mobilisations féministes grandissent et font bouger les lignes Nous sommes debout, nous voulons décider de nos vies. Nous voulons l’égalité.
Nous voulons être reconnues dans nos métiers, bien payées, à égalité avec les hommes au travail !
Malgré la crise sanitaire, les femmes restent en première ligne, toujours mal payées et majoritaires dans des métiers essentiels (soins, santé, services publics). Touchées de plein fouet par la précarité, les bas salaires et le temps partiel subi, elles sont déconsidérées et leur travail invisibilisé. Les femmes immigrées ou sans papiers sont surexploitées, Nous voulons qu’elles soient régularisées !
Les grèves se multiplient dans les métiers féminisés. Faisons converger ces luttes le 8 mars pour imposer des revalorisations salariales, des emplois stables et durables et des perspectives de carrière ambitieuses !
L'égalité c’est pouvoir vivre dans une société sans violence sexiste et sexuelle ! Nous voulons être libres de nos choix sur nos corps !
#Metoo, notre mobilisation partout dans le monde bouscule les rapports de domination et met à mal le patriarcat. Nous refusons les violences sexistes et sexuelles que ce soit dans les bars (#BalanceTonBar), dans nos couples ou nos familles (#MeTooInceste), dans la santé (#StopVog, Stop violences obstétricales et gynécologiques), dans notre travail, les lieux scolaires universitaires (#metoofac), dans les fédérations sportives, la culture (#metootheatre), le journalisme, la politique (#metoopolitique).
Les femmes handicapées sont pénalisées par le manque de soins et freinées dans leur choix d’autodétermination de leur sexualité ou dans la possibilité de mettre au monde des enfants. Elles subissent d’autant plus les violences sexistes et sexuelles, qu’elles soient d’ordre privé, institutionnel, médical ou économique (par ex :le versement de l’allocation d’adulte handicapé·e dépend des revenus de leur conjoint).
Nous dénonçons l’élection à la présidence du parlement européen d’une parlementaire anti-avortement et nous exigeons que le droit à l’IVG entre dans la charte des droits fondamentaux européens .
L’éducation non sexiste, la lutte contre les stéréotypes dans les manuels scolaires, contre le cyberharcèlement doivent enfin être effectives ! L’orientation ne doit plus être genrée, personne ne doit contrôler nos corps et la façon dont nous nous habillons !
Nous réclamons du temps pour nous ! Fini d’assurer toutes les tâches à la maison, parce que c’est l’égalité et que nous le valons bien !
Fini pour nous, d’être des variables d’ajustement, celles qui sacrifient leur travail, qui enchaînent les doubles journées avec le ménage, les courses, la cuisine, etc. pour pallier les déficits de services publics et prendre soin des enfants ou des personnes dépendantes. Le pouvoir reste sourd à nos revendications . Deux ans après le début de la crise sanitaire,on devrait télétravailler tout en gardant les enfants !
Nous voulons réduire massivement le temps de travail pour toutes et tous, allonger le congé maternité, le congé paternité et d’accueil de l’enfant, assorti d’une meilleure rémunération pour qu’il soit plus partagé, créer un vrai service public de prise en charge de la petite enfance et de la dépendance
C’est pourquoi, le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous ferons la grève féministe partout dans le monde pour :
Affirmer notre solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent la répression, la négation de leurs droits, à commencer par nos sœurs d’Afghanistan, violemment réprimées par les talibans et abandonnées par les pays occidentaux
Exiger des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. 1 milliard l’investissement est indispensable, afin de prévenir les violences, d’accompagner et protéger les victimes, former le personnel adéquat, sanctionner les agresseurs. Les lois existantes doivent être appliquées et la législation complétée.
Exiger l’égalité salariale et professionnelle Les femmes sont toujours payées un quart de moins que les hommes si bien qu’en France, chaque jour, à partir de 15h40 les femmes travaillent « gratis », alors que la loi stipulait déjà il y a 50 ans l’égalité de rémunération , .
Obtenir le rattrapage des pensions des femmes retraitées qui sont inférieures de 40% à celles des hommes
Exiger un investissement financier et un recrutement massif dans des services publics, (soin, lien éducation...) pour socialiser les tâches domestiques !
Développer une éducation féministe et égalitaire qui lutte enfin contre les stéréotypes et les violences et qui donne à tou·te·s la possibilité de réussir leur parcours scolaire et professionnel
Ouvrir des centres IVG accessibles à toutes, sur l'ensemble du territoire.
Ce 8 mars, nous serons à la veille des élections présidentielles. Le gouvernement et le patronat bloquent toute avancée et multiplient le féminisme washing. Pire, la réaction masculiniste s’organise relayée par l’extrême droite qui revendique un discours sexiste, raciste et LGBTphobe. Partout dans le monde, la première chose que font ces partis réactionnaires quand ils arrivent au pouvoir, c’est de remettre en cause les droits fondamentaux des femmes. Alors que la «grande cause» d’Emmanuel Macron s’est avérée une vaste opération d’enfumage, que les idées misogynes relèvent la tête, nous donnons rendez-vous à toutes les femmes, à tous et toutes les féministes.
Le 8 mars, on s’arrête tout·e·s.
On se met en grève.
Plus de bla bla, plus de promesses sans lendemain, des actes.
Ne nous libérez pas, on s’en charge !
COLLECTIF DROITS DES FEMMES 06