Le 8 mars, les organisations féministes, politiques et syndicales du monde entier appellent à la grève des femmes et des minorisé-es de genre. Le 8 mars, faisons grève du travail productif, reproductif. Rassemblons nous et mobilisons nous pour nos droits, pour l’égalité réelle !
Pour améliorer nos conditions de vie et de travail
Macron avait fait de l’égalité Femmes-Hommes la “grande cause” de son quinquennat mais les choses n’avancent pas et les femmes restent toujours payées environ 28,5% de moins que les hommes. Elles sont davantage exposées aux emplois précaires et dévalorisés (elles représentent 60% des CDD), aux temps partiels imposés, au plafond de verre et aux violences sexistes et sexuelles au travail. Les femmes assument aussi les tâches permettant de faire vivre la société : éducation, ménage, soins… soit de façon salariée (souvent par des femmes racisées, avec des salaires de misère et des conditions de travail dégradées), soit gratuitement, au sein de la famille, contraignant les femmes à une double journée de travail. Cela représenterait 42 milliards d'heures de travail par an en France. Le nouveau budget de l'État prévoit des restrictions sur les services publics (hôpitaux, écoles…) qui vont encore mettre plus en difficulté les femmes qui seront obligées de pallier aux manques et d’assumer gratuitement l’ensemble de ce travail du care.
En lutte contre les violences
La parole se libère autour des violences sexistes et sexuelles mais le chemin reste encore long. D’après le dernier rapport du Haut Conseil pour l’Égalité Femmes-Hommes, le sexisme s’ancre et progresse en France. On estime à 210 000 le nombre de viols ou tentatives de viol qui ont lieu chaque année. Si, depuis 2017 et le mouvement #MeToo, de plus en plus de victimes portent plainte, cela n’est pas suivi d’effets : le plus souvent les plaintes sont classées et les auteurs relaxés. Les stratégies de coercition mises en place par les agresseurs sont encore trop peu enquêtées. Les dispositifs qui pourraient permettre de protéger les 220 000 femmes victimes de violences conjugales sont trop rares et manquent de moyens ! Nous devons nous battre pour faire cesser ces violences.
L’extrême droite est un danger pour toutes les femmes
La montée de l’extrême droite en France comme à l'international est un danger pour les femmes. L’extrême droite est une imposture et un piège total pour les femmes : attaques contre le droit à l’avortement en Italie, en Pologne ou aux États-Unis, attaques contre le droit à porter le voile et stigmatisation des femmes musulmanes, attaques contre les salaires, les aides sociales, qui touchent d’abord les femmes, attaques contre les droits des personnes LGBTI, en particulier contre les femmes trans. Tout le programme développé par l’extrême droite vise à maintenir les femmes dans leur foyer, à leur faire perdre leur autonomie, à les surexploiter. Lorsque l’extrême droite parle des violences faîtes aux femmes c’est uniquement pour les instrumentaliser contre les personnes racisées.
Solidarité avec les femmes du monde entier
Le 8 mars est une journée internationale de solidarité et de lutte. Nous marchons aux côtés des femmes iraniennes et afghanes qui se battent pour avoir le droit de s’habiller comme elles le souhaitent, de faire des études, de s’émanciper… Nous marchons aux cotés des femmes qui sont, avec les enfants, en première ligne dans les situations de guerre et de génocide, comme c’est le cas pour les femmes en Palestine au Soudan et en République Démocratique du Congo. Nous soutenons les femmes et en particulier les femmes trans aux Etats-unis dont les droits sont de plus en plus attaqués. Nous marchons aux côtés des femmes victimes de violences partout dans le monde,aux côtés de toutes celles qui se révoltent et luttent pour leurs droits comme au Mexique ou en Inde.