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On a tiré sur des enfants !

Ce dimanche 19 avril à Espaly-Saint-Michel, en Haute-Loire, un homme de 65 ans a tiré à la carabine sur un enfant noir âgé de 10 ans. Loin d’être un fait divers, il s’agit d’une attaque raciste de plus dans un contexte de fascisation nationale et internationale qui met en péril la vie des personnes racisées.

Personne dans le voisinage n’est surpris. Les témoignages rapportent d’autres violences racistes préalables (insultes, agressions physiques) . L’homme tenait des propos explicitement racistes visant aussi bien les adultes que les enfants et les assumait comme tels. Pire encore, une voisine rapporte qu’il avait annoncé la veille qu’il tirerait sur les enfants noirs.

Pourtant les réponses institutionnelles sur ces premiers éléments minimisent le racisme, qui est pourtant le motif de l’attaque. La maire dit ignorer si l’homme insulte plus spécifiquement les personnes racisées ou non (sic !). Le commissariat du Puy-en-Velay chez qui une voisine déposait une plainte la veille pour des insultes racistes l’a invitée à revenir la semaine suivante en raison d'effectifs réduits le week-end. Enfin, le parquet qualifie l’événement d’accident et raconte qu’à ce stade ni les témoins ni les victimes n’ont évoqué des propos racistes. Alors que les personnes racisées peuvent faire des journées de détention provisoire pour des délits mineurs, l’individu a été remis en liberté et a menacé de nouveau les familles qui n’osent plus sortir de chez elles ! 

Alors même que des enfants sont déshumanisés verbalement et physiquement, l’État passe de l’inaction à la réaction molle. À la violence de l’attaque s’ajoute celle de la minimisation par  la police et la Justice, ainsi que le silence médiatique. Pourtant, le contexte requiert de ne laisser aucun terrain à un racisme de plus en plus décomplexé et exprimé ouvertement. L’agression n’est pas un fait isolé. Lynchage à Verzeille (Aude), expédition punitive à Romans-sur-Isère (Drôme), chasse à l’homme à Royère-de-Vassivière (Creuse) et maintenant une “chasse aux enfants” à Espaly-Saint-Michel (Haute-Loire).

La banalisation de l’extrême droite met en danger des millions de personnes, de nationalité française ou non, en raison de leur assignation raciale. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à cet enfant de 10 ans, à sa famille, ainsi qu’à toutes les victimes directes et indirectes du racisme. Afin de mettre un terme à cette hiérarchisation des vies, nous enjoignons l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à se mobiliser pour dénoncer cette agression et organiser une riposte antiraciste dans l’unité la plus large.

 

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