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  • Il faut que ça explose vraiment, dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises...

    L'intersyndicale nationale appelle à une prochaine journée de mobilisation (grève et manif) pour ce mardi 10 décembre, encouragée ou poussée par l'importance des manifestations et grèves du 5 décembre.

    Ouf, il y a donc une suite, un autre point d'appui pour construire un mouvement social à la hauteur des enjeux. Car pour faire plier le gouvernement sur sa réforme des retraites et même au delà pour imposer des réponses aux urgences sociales, la confrontation est inévitable.

    Les confédérations syndicales tergiversent entre discours radical (détermination pour le retrait de la réforme) et le bricolage d'une mobilisation au coup par coup, sans chercher en réalité, concrètement, à coordonner les secteurs en lutte, favoriser les AG convergentes dans les villes, à aider pour organiser des actions diverses entre les manif.

    Les manifestations énormes de jeudi 5 montrent que la colère est là, qu'elle s'exprime. La confiance parmi les militantEs, les grévistes, manifestantEs revient peu à peu, l'espoir aussi de pouvoir changer la donne et cette perspective folle qu'un jour on peut ne pas perdre une bataille. Mais en même temps, il y a du stress, de l'inquiétude, de ne pas réussir, de manquer la bascule vers une lutte qui entraîne des millions de gens, qui permet d'entrainer celles et ceux qui soutiennent (voir les 69% des sondages) à devenir acteurs, à participer aux manif, aux grèves, à des actions de blocages économiques ...

    Il y a un bras de fer à engager, maintenant et on n'a pas beaucoup de marge pour réussir. Cette date du 5 décembre est tardive et à quelques jours des vacances et des fêtes on se dit que ça peut se compliquer pour nous.
    Tout est possible aujourd'hui. On a les raisons de douter de nos forces, tant nous avons pris des coups, tant nous avons subi des défaites, tant les équipes syndicales, militantes se sont réduites. Mais nous avons autant de raisons d'espérer car la souffrance, le ras le bol, le besoin de dignité sont présents.

    On le sait, il faut que ça explose vraiment, dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises. il faut faire trembler le gouvernement et les possédants, c'est la seule façon d'inverser le rapport de forces.
    Le gouvernement recule en parole, cherche à calmer la situation, prend une posture plus modeste, parle de négociation, de compromis. Mais il n'y a pas de compromis possible comme il n'y a pas de négociation possible.

    Il faut juste tout inverser, mettre en place une politique sociale, qui redistribue les richesses parmi la population, qui reprend tout ce qu'on nous a volé depuis très longtemps, pour les services publics, pour les retraites, pour la sécu, pour les logements, pour les emplois... pour nos vies, notre avenir.

    Et ça ne peut pas se faire autrement que par un mouvement profond, comme en 95 au minimum, comme en 68 ou en 36. et même plus encore, une révolte qui remette en cause le pouvoir, la proprieté des possédants.

    Philippe Poutou

  • 5 décembre : la grève contre Macron et sa réforme des retraites est sur les rails...

    Avec entre 800 000 (selon la police) et 1,5 million de manifestantEs (selon la CGT), cette première journée de grève contre la réforme de retraites a été particulièrement suivie. A Paris et dans de nombreuses villes de régions, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues depuis longtemps, quelquefois depuis le grand mouvement de l’hiver 1995, ce qui est de bonne augure pour la suite… Dans de nombreuses villes, les interventions de la police ont perturbé les défilés, mais rien n’y a fait : la détermination était de mise chez les manifestantEs, qui n’ont pas cédé face aux provocations et aux violences policières.

    La fréquentation des manifestations est à l’image de cette première journée de grève contre le projet de Macron, qui a été tout aussi massive dans beaucoup de secteurs, de services publics, et même dans certaines entreprises privées. A la SNCF, il y avait entre 60 et 90 % de grévistes selon les professions, avec 90 % des trains qui n’ont pas circulé aujourd’hui, et on annonce déjà une journée au même niveau dès demain. Tout autant mobilisés, les salariéEs de la RATP ont aussi voté largement dans leur AG la reconduction pour demain. Dans l’éducation nationale, les taux de grèves n’ont pas été aussi hauts depuis de nombreuses années : si le ministère annonce un peu plus de 40 % de grévistes, les syndicats décomptent environ 70 % de grévistes dans le premier et second degré, avec de nombreuses écoles totalement fermées.

    Du coup, il va falloir à ce pouvoir un peu plus que des petites manœuvres pour éteindre cette colère. Espère-t-il s’en sortir en présentant sa contre-réforme un peu plus tôt que prévue, dès le milieu de la semaine prochaine, comme il l’a annoncé aujourd’hui ? CertainEs - parmi ses « partenaires sociaux » - se prêteront sans nul doute à ce petit jeu, alors qu’il n’y a rien à négocier : les grévistes veulent le retrait du projet, point barre.

    Les prochains jours vont être décisifs pour la construction de la grève reconductible et l’extension du mouvement, vers une grève générale qui oblige non seulement le pouvoir à retirer sa réforme des retraites, mais aussi pour dégager Macron et son monde.

  • 5 décembre : s’appuyer sur une grève massive pour construire la grève générale...

    La première journée de grève appelée contre la réforme de retraites est en train de se terminer. Si nous n’avons pas encore tous les chiffres, on peut d’ores et déjà dire que cette journée a été particulièrement suivie : 700 000 manifestantEs au minimum (selon la police), 1,5 million selon la CGT. À titre de comparaison, le 1er jour de la mobilisation de 1995, le 23 novembre, avait été comptés 500 000 manifestants selon la police, 1,3 million selon la CGT.

    Les taux de grève sont eux aussi très hauts, en particulier dans le secteur des transports à la SNCF et à la RATP, où les syndicats appelaient à une grève reconductible et illimitée dès le 5 : à la SNCF, c’est entre 60 et 90% de grévistes chez les cheminotEs en fonction des professions, 90% des trains qui n’ont pas circulé aujourd’hui, et une journée du même niveau dès demain. Le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebarri a pourtant déclaré au micro de BFMTV en début de soirée que le gouvernement ne changerait pas de braquet. La RATP a voté largement dans les AG la reconductible pour demain. Alors qu’Air France annonce 30% de vols intérieurs et 10% des moyens courriers supprimés demain.

    Dans l’éducation nationale, les taux de grèves n’ont pas été aussi hauts depuis de nombreuses années. Si le ministère annonce un peu plus de 40% de grévistes, les syndicats décomptent environ 70% de grévistes dans le premier et second degré. Là aussi, dans la majorité des endroits les AG ont été importantes (300 personnes à Paris pour le premier degré, 200 à Rennes, 150 à Montpellier, 200 à Montreuil). Mais l’auto-organisation, reste encore souvent trop faible : dans de nombreux bahuts, il n’y a pas eu de véritables AG et la reconduction n’a pas été anticipée dans le premier degré.

    Dans la majorité des villes, les manifestations ont été les plus importantes depuis de nombreuses années. En particulier dans des petites (ou moyennes) villes : 10000 à Nice, 8000 à Chateauroux, 20000 à Grenoble, entre 20 et 25000 à Rennes... Des AG interpros ont été souvent convoquées à la suite, réunissant là aussi plusieurs centaines de personnes votant la reconduction. Généralement il y avait une petite présence du secteur privé et de Gilets jaunes.

    A Paris, la manifestation a été massive aussi, la CGT annonce 250 000 manifestantEs, mais elle a été aussi très fortement réprimée : 87 interpellations et plus de 60 gardes-à-vue, la police a empêché les cortèges d’avancer pendant des heures, continuant la stratégie policière qui a été utilisée depuis la loi travail.

    Si cette journée du 5 décembre a été particulièrement réussie, il s’agit à la fin de cette journée de comprendre quel niveau d’affrontement avec le pouvoir nous avons besoin pour gagner.

    Le premier élément, c’est que nous avons besoin que la grève reconductible soit effective. Il ne s’agit plus de se reposer sur les cheminotEs (ou la RATP), ce sont l’ensemble des secteurs qui doivent se mettre en grève reconductible dès demain, et dans les prochains jours (là où ça n’a pas été possible de convaincre les collègues).

    Ensuite, les directions syndicales confédérales ont été largement contraintes d’appeler à cette mobilisation, et dans la majorité des cas, elles n'organisent pas la reconductible. Ainsi, Philippe Martinez sur RMC ce matin, disait « chercher d’autres moyens que la reconductible pour un certain nombre de secteurs ». La CGT proposera demain à l'intersyndicale deux journées de mobilisation, les 10 et 12 décembre. Pour réussir cette grève et pour ne pas dépendre des seules initiatives des directions syndicales sur les rythmes de la mobilisation, il faut étendre l’auto-organisation : avec des AG sur chaque lieu de travail, mais aussi des AG de secteur, des AG interpro de ville, et des coordinations. À Montreuil, d'ailleurs, une AG interprofessionnelle a rassemblé 500 salariéEs, Gilets jaunes, avec des communaux, des personnels de Radio France et a manifesté vers Paris. 

    Les prochains jours vont être décisifs pour l’extension de la grève et du mouvement, et la possibilité de déclencher une véritable grève générale qui remettent en cause non seulement de retirer la réforme des retraites mais aussi de dégager le gouvernement Macron.

    Mimosa Effe

  • Généraliser les grèves, bloquer le pays...

    Depuis des décennies, nous sommes confrontés à la destruction progressive de nos droits sociaux, acquis par les luttes. Le projet de contre-réforme des retraites Macron-Delevoye s’inscrit dans cette même logique.
    Loin de l’universalisme annoncé, il participe d’un plan global de destruction des systèmes de solidarité qui érige en modèle le chacun pour soi et l’égalité... dans la misère !

    Lire la suite

  • Généraliser les grèves, bloquer le pays !

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