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Nos tracts, à diffuser... - Page 28

  • Un petit geste pour le climat : renverser le capitalisme...

    Le constat est là : la planète brûle. On l’a vu encore tout l’été. L’Amazonie est en feu, les canicules et les sécheresses se répètent tandis que les glaciers fondent et que la biodiversité disparaît. Cette destruction de la planète, si on en parle autant aujourd’hui, c’est surtout grâce au mouvement des lycéens et des étudiants qui dure depuis plusieurs mois à travers le monde entier : c’est un premier pas, continuons à nous faire entendre !

    Que faire pour sauver la planète ? 

    On le dit dans les manifs : les « petits gestes » ne suffiront pas. Le coeur du problème, ce sont les grandes entreprises qui produisent et vendent selon l’argent qu’elles ont à se faire. Le pétrole ou le charbon sont les énergies les plus rentables ? Alors, elles continuent à utiliser du pétrole et du charbon. Une ligne de train ne rapporte pas assez ? Ils la ferment. Trop cher de recycler les déchets lourds en UE, et interdit de les exporter ? Pourtant les décharges sauvages se multiplient en Malaisie, au Ghana... Tant que cette petite minorité qui détient les grandes entreprises décidera de ce qu’on produit et de comment, avec comme seule logique la rentabilité, on fonce dans le mur. 

    Pourtant les solutions existent : développer et rendre gratuits les transports collectifs, réduire le temps de travail, arrêter l’obsolescence programmée... Un seul obstacle : le capitalisme et ceux qui le défendent. Alors c’est le système qu’il faut changer, pas le climat !

    Ils repeignent la façade en vert 

    Macron a beau dire qu’il est devenu écolo, sa politique est tout le contraire : recul de la date d’interdiction des pesticides, autorisation de nouveaux forages pétroliers, fermeture et privatisation des lignes de train. Et quand il fait des mesures prétendument écologiques, c’est toujours les mêmes qui paient comme avec les Gilets jaunes et l’augmentation du prix de l’essence.

    Comme si c’était un choix de devoir prendre la voiture pour aller travailler, faire ses courses ou se soigner ! Pendant ce temps, Total fait 10 mds de bénéfices par an, et les plus riches dont la consommation est la plus polluante peuvent continuer à bronzer sur leurs yachts, ce n’est pas Macron qui viendra les déranger.

    Ne pas leur demander : exiger !

    Greta Thunberg est devenue le symbole de la contestation et fait le tour des Parlements du monde entier. Mais ce n’est pas suffisant. L’inaction des gouvernements ne vient pas de nulle part : ils ne veulent en aucun cas s’affronter aux grandes entreprises.

    C’est un combat qui s’ouvre devant nous, dans lequel on ne pourra compter que sur notre propre mobilisation : nous, lycéens et étudiants, mais aussi l’immense majorité de la population. Les salariés ont les mêmes intérêts que nous : se battre pour un système où on aurait le pouvoir de décider collectivement, en accord avec nos besoins et pas pour leurs profits !

    En grève pour le climat le 20 septembre ! Une nouvelle grève pour le climat aura lieu à partir du vendredi 20 septembre. Soyons les plus nombreux possible dans la rue. Pour cela, organisons-nous sur nos lycées et nos facs pour débattre des problèmes environnementaux et préparer la mobilisation : il y a urgence !

    Secteur jeunes du NPA

  • ToutEs ensemble contre le G7 et son monde !

    Du 24 au 26 août, Macron va accueillir en grande pompe les dirigeantEs des sept pays les plus riches du monde. Tout comme le G20, l’OMC ou le FMI, le G7 symbolise la domination d’une poignée de puissants qui décide sur le dos des peuples du sort de la planète entière.

    Le G7, une vitrine du capitalisme

    C’est avec un cynisme à tout épreuve que le thème central du sommet n’est autre que la « lutte contre les inégalités ». Un sommet présenté comme écoresponsable, attaché à l’égalité femmes-hommes … La politique menée par Macron est pourtant le contraire de la lutte contre les inégalités, car il dégrade toujours plus nos conditions de vies, détruit les services publics, la protection sociale, le droit du travail...

    Les prochaines attaques contre les retraites et l’assurance chômage ne laissent aucun doute sur la vaste opération de communication de ce G7. Ces réunions servent en priorité à perpétuer un système au service des plus riches, des multinationales, renforcer l’exploitation et mettre la planète à sac. Et malgré les désaccords affichés, ils seront d’accord sur l’essentiel : accentuer la guerre de classe !

    Chronique d’une répression annoncée

    Et c’est précisément parce que les politiques d’austérité sont de moins en moins légitimes, de plus en plus contestée que les capitalistes optent pour une gouvernance de plus en plus autoritaire et brutale. La répression leur est nécessaire pour imposer un monde toujours plus injuste. Cessommets sont particulièrement symboliques de cette fuite en avant sécuritaire. Des villes en état de siège, des lieux de réunions bunkerisés pour des huis clos toujours plus à distance des populations. Pour ce G7, pas moins de 10 000 policiers  et gendarmes sont mobilisés à Biarritz. Des dispositifs terrestres, maritimes et aériens qualifiés d’« inédits » et « extrêmement lourd » par les autorités elles-mêmes.

    La récente lutte des Gilets jaunes a montré un saut qualitatif dans la violence d’État, y compris dans la façon d’assumer les exactions commises. Ce G7 s’annonce dans la continuité de ce scénario, avec une répression policière et judiciaire annoncée.

    Le Centre de rétention administrative d’Hendaye, qui sera en fait transformé en centre de détention, indique la logique à l’œuvre. Interdiction de paraître, renfort au tribunal de Bayonne, tout est fait pour créer un climat de tension et de peur et criminaliser les résistances.

    L’acharnement judiciaire contre le militant Vencezo Vecchi, condamné à 13 ans de prison pour sa participation à une manifestation contre le sommet du G8 à Gênes en 2001 illustre bien le niveau de répression inhérent à ces sommets.

    G7 dégage !

    Il y a près de 20 ans à Seattle, des milliers de personnes réussissaient à bloquer le sommet de l’OMC, un acte fondateur du mouvement altermondialiste. Depuis le 19 août, militantEs associatifs/ves, politiques, syndicalistes sont réuniEs à Hendaye et Irun contre le G7 et son monde.

    Le capitalisme n’a pas besoin du G7 pour fonctionner. Mais cependant, la contestation des sommets capitalistes est essentielle car elle montre qu’ils ne sont pas légitimes, que nous n’acceptons pas leur domination. C’est tout l’enjeu du contre-sommet, contester la légitimité d’une minorité à décider et opposer l’urgence sociale, démocratique, écologique et féministe pour le plus grand nombre. C’est également une échéance importante pour la construction des résistances et des convergences.

    Le NPA participe à ce combat contre les saigneurs du monde, pour en finir avec le capitalisme !

  • Contre les violences racistes, aux États-Unis et ailleurs !

    Les tueries d’El Paso et Dayton, aux États-Unis, ont fait 29 morts et plus de 50 blessés. Ces meurtres posent la question des armes à feu, mais surtout du racisme d’État, dans le pays de Trump… et ailleurs.

    Ce sont deux jeunes hommes, de 21 et 24 ans, qui ont attaqué des latino-américains. Ce sont les 21e et 22e tueries de masse aux États-Unis depuis le début de l’année. Bien sûr, la disponibilité des armes à feu est un facteur permettant ce type de crimes. Mais rappelons qu’en Suisse, 46% des habitants en ont une, et qu’il y a seulement 5 décès par arme à feu pour 100 000 personnes, contre 12 aux États-Unis. Rappelons aussi que les deux tiers des morts par arme à feu sont des suicides.

    Un crime raciste

    Ce ne sont donc pas les armes à feux qui sont la cause principale de ces tueries, mais bien le racisme.

    Le racisme, les violences contre les non-blancs, sont d’ailleurs un élément constitutif de la construction des États-Unis, de la colonisation à l’esclavage, en passant par les violences policières régulières contre les noirs ou les crimes contre les latinos.

     Chaque année, plus de 1 100 personnes sont tuées par la police, majoritairement des noirs (étude du journal PLOOS Medecine).

    Le racisme tue aux États-Unis, et la présidence Trump l’encourage avec sa politique qui est celles des suprématistes blancs. Il multiplie les sorties contre les migrants, y compris en disant à des parlementaires démocrates de retourner « d’où elles viennent ».

    Ces discours racistes visent à solidifier l’exploitation des différentes communautés, à les diviser et à maintenir une peur intérieure qui permet d’imposer un ordre social totalement injuste. Plus de deux millions de personnes incarcérées, dont la moitié sont afro-américains et un plus d’un quart sont latinos. C’est un moyen de contrôler, de faire travailler quasi gratuitement des millions de personnes.

    Et la France ?

    Mais le racisme, la violence et leur encouragement par l’État ne sont pas l’apanage des États-Unis. Un rapport de J. Toubon, Défenseur des droits, a dénoncé cette année les « ordres et consignes discriminatoires » données à la police. Le soir de la victoire de l’Algérie à la Coupe d’Afrique, des individus cagoulés ont attaqué des familles célébrant la victoire à la batte de base-ball à Lyon. Sans parler de la disparition de Steve à Nantes, un exemple parmi tant d’autres des violences policières plus globales.

    Ce n’est pas par hasard que Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, a déclaré « la haine n’a pas sa place dans la République. […] Chaque coupable doit être trouvé et jugé », là où Trump vient de déclarer « la haine n’a pas sa place aux États-Unis. […] Il faut que ça s’arrête ».

    La réalité est que ni l’un ni l’autre ne veulent en finir avec le racisme. Ils souhaitent juste que la violence soit le monopole de l’État. Comme l’avait précisé le ministre Darmanin à propos des Gilets jaunes, « Dans un État républicain, le monopole de la violence légitime, c’est celle des policiers et des gendarmes ».

    Pour vaincre le racisme, il faut de grandes mobilisations des premièrEs concernéEs, victimes du racisme, travailleurEs sans-papiers pour imposer l’égalité réelle. Pour en finir avec les violences policières, il faut imposer le désarmement de la police.

    Il y a urgence, aux États-Unis et ailleurs, dans un monde où la violence et la misère sont de plus en plus répandues, à stopper cet engrenage infernal.

  • Europe criminelle ! Ouvrez les frontières !

    Jeudi dernier, plus de 110 migrantEs ont disparu après le naufrage de leur bateau au large de la Libye alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes italiennes. Une nouvelle et tragique démonstration de la politique meurtrière de cette Europe forteresse.

    Des chiffres insupportables

    Avec ce nouveau drame, le total des victimes noyées qui tentent de rejoindre l'Europe en partant de la Libye est de 571 personnes depuis le début de cette année... Un bilan qui fait de cette route dite de la « Méditerranée centrale » la plus meurtrière des routes maritimes empruntées par les migrantEs pour rejoindre l'Europe. En 2018, le bilan était de 1314 mortEs selon l'Organisation Internationale pour les migrations.

    Selon les chiffres officiels, le nombre de disparuEs en Méditerranée a baissé, en comparaison du plus fort de la « crise » des réfugiéEs en 2015-2016 (plus de 4000 noyéEs) et 2016 (plus de 5000). Mais, comme l’affirme un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés publié en 2018, l’an dernier, 2275 migrantEs ont perdu la vie, noyés dans les eaux méditerranéennes, en raison des frontières barbelées entretenues par les grandes puissances européennes.

    Aucune fatalité

    Il n’y a aucune fatalité à cela : la Méditerranée est un cimetière humain parce que les dirigeantEs européens refusent d’accueillir. Nombreux sont les bateaux d’ONG à avoir été bloqués en mer et interdits d’accoster dans le port le plus proche, en violation complète du droit de la mer et des conventions internationales. Au lieu d’aider les ONG de sauvetage, celles-ci sont attaquées (l’arraisonnement du Sea Watch 3 il y a quelques semaines traité comme un navire militaire hostile), leurs capitaines arrêtées, leurs actions salies à coups de discours laissant entendre un lien entre ces ONG et les « passeurs », avec des législations de plus en plus répressives et une indifférence généralisée face à la violation des droits des personnes exilées.

    Ces politiques sont à remettre dans le contexte plus général d’une Europe forteresse empêchant l’accès au territoire européen : délivrance restrictive de visas, construction de murs, contrôle militarisé des frontières aériennes, terrestres et maritimes, renvois forcés dans les pays d’origine et sous-traitance du contrôle des migrations à des États peu ou pas du tout démocratiques, comme le Maroc, la Turquie et la Libye...

    Macron, Salvini… tous coupable !

    Là où ils sont au pouvoir, les partis d’extrême droite ou de droite extrême appliquent une politique drastique de fermeture des frontières, de traque des migrantEs ouvertement raciste. Ainsi, depuis plusieurs jours, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini bloque toujours sur un navire dans le port militaire d’Augusta 130 migrantEs tant qu’un plan de répartition immédiate n’aura pas été convenu avec l’Union européenne... Mais ces politiciens dangereux et criminels agissent avec la complicité des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français.

    Ainsi, Calais, Vintimille, Mayotte… sont des terrains d’expérimentation des moyens policiers de surveillance et de répression. Lundi, vingt associations ont interpellé les autorités locales dans une lettre ouverte avant la possible évacuation d'une structure accueillant 700 migrantEs à Grande-Synthe (Nord), se disant « inquiètes » qu'elle n'entraîne « plus de précarité »…

    Nous ne pouvons compter ni sur les gouvernements en place dans toute l’Europe ni sur les instances internationales. Il faut construire une vraie solidarité internationale pour imposer la liberté de circulation et d’installation, seul moyen d’empêcher l’hécatombe des migrantEs.

    Le mardi 30 juillet 2019

  • Préparer l’« Acte II » de la mobilisation contre Macron et son monde !

    Depuis son élection, Macron et son gouvernement ont frappé fort : loi travail 2, sélection à l’entrée de l’Université, démantèlement de la SNCF, réformes dans l’éducation nationale, fin de l’ISF, réforme du statut des fonctionnaires… Face à cela, de nombreuses résistances se sont développées. L’an dernier, cheminotEs et étudiantEs se sont mis en grève. Cette année, pendant plus de 6 mois, les Gilets jaunes ont défié le pouvoir et des luttes se développent actuellement dans la santé et l’éducation. Mais cela n’a pas suffi à stopper l’offensive et un nouveau round d’affrontements avec la Macronie est devant nous !

    Tirer les bonnes leçons pour gagner 

    Macron a mis la barre très haute. Il a montré qu’il préférait faire parler la matraque et les gaz lacrymogènes plutôt que de céder d’un pouce sur sa politique. Sur la forme, l’autoritarisme exacerbé est le pendant de  sa politique de casse sociale qui vise à nous imposer des reculs sur nos droits. On ne compte plus les milliers d’arrestations et de garde à vue, les centaines de blesséEs et de mutiléEs ces derniers mois.

    Pour le faire plier, il faudra s’y mettre toutes et tous ensemble : en grève dans les boîtes et les services publics, mobiliséEs sur les ronds-points, déterminéEs dans les facs et les lycées… La conscience que seule une mobilisation générale, par les grèves et les blocages, et la construction de liens et de cadres solides pour organiser cette riposte, permettra de l’emporter.

    Les combats sont devant nous

    Macron espère qu’il va pouvoir dérouler son programme jusqu’au bout. Privatisation d’Aéroport de Paris, « réforme » des retraites (une transformation fondamentale visant à baisser nos pensions et à reculer l’âge de départ), casse des services publics, assurance chômage… Tous ces dossiers sont sur la table. 

    Ils vont nécessiter une réponse déterminée, unitaire et majoritaire de notre camp social. Partout, nous devons nous poser la question de construire des collectifs de luttes, regroupant la gauche sociale et politique, les équipes militantes dans les services publics, dans les entreprises, dans les quartiers, et les centaines de milliers de personnes qui se sont retrouvées sur des bases progressistes dans le mouvement des Gilets Jaunes. 

    Reconstruire une gauche anticapitaliste de combat 

    Les derniers résultats électoraux, mettant le Rassemblement national et Macron en tête, doivent nous alerter sur l’absence de représentation politique pour toutes celles et tous ceux qui aspirent à construire une société émancipatrice, débarrassée du capitalisme. Nous avons besoin d’un parti qui incarne une gauche anticapitaliste de combat à une échelle large. 

    Pour cela, le NPA est disponible pour discuter avec toutes les forces organisées, les courants politiques, les équipes militantes, les individus qui partagent ce même objectif. Si les élections municipales s’invitent dans le débat et auront leur importance, c’est d’abord par des vérifications pratiques dans les luttes sociales que des convergences doivent se construire.  

    Pour les mobilisations, pour une alternative anticapitaliste et internationaliste, le NPA entend prendre toute sa part dès la rentrée. C’est urgent et nécessaire.

    Le mardi 9 juillet 2019