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Nos tracts, à diffuser...

  • 8 mars, grève féministe ! Journée internationale de lutte pour les droits des femmes...

    Le dimanche 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et la grève du travail salarié et domestique : touTEs dans la rue !

    Solidarité avec les femmes du monde entier !

    Avec la montée des guerres impérialistes et de l’extrême droite, les femmes et les minorisées de genre sont touchées de plein fouet. Utilisation du viol comme arme de guerre, violences reproductives, génocide, colonisation… : nous sommes solidaires des femmes du monde entier. Mais partout, les femmes résistent et s’organisent, comme le mouvement Femmes Vie Liberté en Iran !

    Lutter contre la montée du masculinisme

    Le rapport du Haut Conseil à l’Égalité est sans appel : les discours sexistes et masculinistes augmentent, les inégalités sociales et économiques persistent et les violences sexuelles perdurent ou augmentent. Pendant ce temps, le budget du gouvernement, en s’attaquant entre autres aux services publics, va exacerber les inégalités femmes-hommes. Alors qu’il faut la retraite à 60 ans, hausser les salaires et revaloriser les minima sociaux et les métiers féminisés. Revendiquons aussi la réouverture des centres IVG fermés et une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Organisons-nous face au patriarcat !

    Un féminisme résolument antifasciste

    La montée du masculinisme n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême droite. L’extrême droite milite contre l’IVG, les droits des personnes trans et LGBTI, l’indépendance des femmes et se nourrit du racisme et de toutes les oppressions. Des groupes fémonationalistes voulant nous faire croire que la violence serait le fait d’hommes étrangers, alors que les coupables sont d’abord les conjoints ou ex-conjoints, tentent de s’introduire dans nos manifs. Nous refusons l’instrumentalisation de la lutte féministe à des fins racistes et xénophobes ! 

    Le climat qui accompagne la mort d’un militant néo-nazi dans le contexte des municipales 2026 doit alerter le mouvement féministe. Menaces de mort et attaques contre des militantEs antifascistes, défilés néo-nazis, attaques contre des bars de « gauche », encouragés par les chaînes d’info racistes et les prises de position du gouvernement… C’est tout le mouvement social, féministe, antiraciste et écologiste qui est en danger.

    Un front féministe et antifasciste le plus large possible est nécessaire ! Nous sommes fortes, nous sommes fières et solidaires : le 8 mars, soyons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue !

  • ICE, FRONTEX assassins !

    Ces dix derniers jours, dans une très raciste indifférence, des centaines de personnes se sont noyées ou sont portées disparues en Méditerranée à la suite de naufrages causés par le cyclone Harry. Dans le même temps s’est ouvert à Crotone, en Calabre, le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens. Ils sont accusés de ne pas avoir secouru un bateau de migrantEs, dont le naufrage avait entraîné au moins une centaine de mortEs en 2023 – de nombreux corps n’ayant pas été retrouvés.

    Des politiques meurtrières

    Il ne s’agit pas d’accidents tragiques. C’est le résultat d’un racisme d’État qui hiérarchise les vies. Les polices des frontières européennes, Frontex, les accords avec des régimes autoritaires et les politiques de dissuasion constituent un système de violence institutionnelle. Depuis 2014, au moins 25 000 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée centrale et plusieurs dizaines en traversant la Manche.

    L’agence Frontex joue un rôle central : surveillance, coopération avec des garde-côtes impliqués dans des violations massives des droits humains, refoulements illégaux... À cela s’ajoute la criminalisation des ONG de sauvetage, avec amendes, saisies de navires et obligations de débarquement dans des ports lointains.

    Un combat de l’extrême droite 

    Des groupes d’extrême droite britanniques et français font la chasse aux migrantEs à Calais et harcèlent les associations d’aide aux exiléEs. Leur prétention à faire régner leur ordre raciste est telle que le ministère de l’Intérieur a été obligé de distribuer des OQTF à une dizaine de membres du groupe raciste anglais « Raise the Colours ».

    Cette pression d’extrême droite soutient des politiques extrêmement répressives qui sont en passe, partout dans le monde, de devenir une mode de gestion de l’ensemble de la population. Ce qui se passe avec l’ICE aux États-Unis va être amené à se généraliser. Le contrôle raciste des frontières en est un marqueur : cette question sera martelée pendant les municipales et la présidentielle. 

    Pour la liberté de circulation

    Le cyclone Harry révèle la convergence entre crise climatique, impérialisme et fermeture racialisée des frontières. Mettre fin à cette hécatombe suppose de rompre avec l’externalisation des frontières, de démanteler Frontex, de cesser la criminalisation de la solidarité et d’imposer la liberté de circulation et d’installation. Ces politiques racistes et meurtrières de gestion des corps doivent cesser !

  • En Palestine, le génocide continue, amplifions nos voix !

    Les palestinienNEs sont soumisEs à une pression génocidaire prolongée et aux intérêts trumpistes et israéliens. Le nettoyage ethnique se poursuit par destruction du secteur humanitaire et un « Conseil de la Paix » colonial. En France, la proposition de loi Yadan vise à criminaliser les militantEs pro-palestiniens.

    Déguiser le génocide en « Conseil de la Paix »

    Le plan Trump pour la gouvernance coloniale de Gaza se poursuit avec une « seconde phase » du prétendu cessez-le-feu. Elle n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des GazaouiEs et un démantèlement de la résistance. Le « Conseil de la Paix » censé administrer Gaza comprend des personnalités au lourd passé colonial comme Tony Blair… mais aucunE palestinienNE. L’objectif de ce grossier maquillage diplomatique est clair : répondre aux objectifs israéliens en annihilant toutes les capacités organisationnelles et défensives du peuple opprimé, contraint de vivre dans des réserves coloniales.

    Détruire les structures humanitaires 

    L’État colonial israélien finit d’achever les dernières structures humanitaires onusiennes. Ces acteurs-clés voient leurs employéEs être criminaliséEs et leur bâtiments anéantis. Le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est, déjà partiellement démoli, a ainsi été incendié dimanche 25 janvier. 36 ONG ont été interdites dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes s’acharnent à détruire les structures de l’aide humanitaire pour la privatiser, la militariser et la subordonner à leurs intérêts. L’interdiction des journalistes étrangers permet de poursuivre l’effacement à l’abri des regards extérieurs. 

    La loi Yadan veut nous faire taire 

    À l’heure où les palestinienNEs subissent une destruction co-organisée de leurs corps, de leurs institutions et de leur capacité d’autodétermination, les voix des militantEs s’élèvent. Mais notre gouvernement veut les criminaliser. La Loi Yadan organise la criminalisation des combats antisionistes sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Nous devons poursuivre la mobilisation pour son rejet définitif. 

    Face à l’aggravation du génocide et aux processus visant à définitivement nous faire taire, haussons le ton. Amplifions nos voix et celles de nos camarades palestinienNEs, organisons-nous contre la censure, massifions le mouvement anticolonial contre les impérialismes, pour une Palestine libre.

  • Ni ICE, ni Frontex ! De Minneapolis à Paris, les violences policières tuent !

    Avec Trump 2, encore plus virulent et raciste, l’ICE (la police fédérale de l’immigration) multiplie arrestations et rafles. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis et plusieurs dizaines sont mortes. Le 7 janvier à Minneapolis, Renee Nicole Good est assassinée par un agent de l’ICE qui lui tire dessus à bout portant alors qu'elle tente de s’éloigner. 

    Violences d’État contre les migrantEs aux USA…

    Trump a fait de son programme anti-migrantEs une priorité : 14 millions de personnes sont ciblées. Une fois arrêtées, aucun moyen de défendre leurs droits : sans pouvoir contacter leurs proches ou un avocat, elles sont détenues dans des conditions dégradantes, renvoyées vers des pays qu’elles ne connaissent pas, elles disparaissent purement et simplement.

    En réponse, toute une partie de la société s’organise : en prévenant dès que l’ICE arrive, en cachant des cibles, en filmant, en soutenant la défense juridique. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations « ICE out for good !» (« ICE, dehors pour de bon! ») les 10 et 11 janvier. 

    … mais en Europe et en France les violences policières tuent aussi 

    Depuis 2014, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée ou dans la Manche, parce que les voies de migration sont fermées et le sauvetage criminalisé. Frontex – l’ICE de l’UE – refoule et tue. Il faut y ajouter les milliers de décès aux frontières terrestres, dans les Balkans ou le Sahara. L’externalisation des frontières délègue la violence à des régimes autoritaires.

    Les images du meurtre de Renée Nicole Good sont glaçantes. Elles nous rappellent celui de Nahel, 17 ans, tuée à bout portant par la police en juin 2023. Et ça continue ! Dans la nuit du 13 au 14 janvier, El Hacen Diarra est décédé au commissariat de Paris 20e, après avoir été violemment interpellé devant le foyer où il était hébergé. Sur une vidéo, l’on entend distinctement crier « Vous m'étranglez ! ». 

    À bas l'ordre policier et raciste !

    Il s’agit d’une politique globale, dont l’objectif est le même, ici et là-bas : maintenir un ordre policier et raciste, au service de la propriété capitaliste.

    Il faut agir pour l’abrogation des lois sécuritaires, la fin des contrôles au faciès, le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, la fin de l’impunité policière, l’abrogation des lois racistes et islamophobes.

  • 49.3 ou pas, ce budget on n’en veut pas !

    Le « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !

    Un budget antisocial

    Malgré les compromissions acceptées par le PS, il est quasi impossible pour le gouvernement de trouver une majorité pour son budget antisocial. Les budgets des collectivités territoriales vont baisser de manière significative avec un impact très grave sur le financement des associations et l’accompagnement des personnes dans les situations les plus précaires. Les services publics vont également continuer à se dégrader aussi bien du côté des bénéficiaires que des conditions de travail des travailleurEs dans la santé, l’éducation, etc. Et pendant ce temps, la fiscalité pour les entreprises et les plus riches est en baisse, il n’y a pas de remise en cause des 211 milliards d’aides aux entreprises et le budget de la défense va passer de 32 à 64 milliards en dix ans. Ce budget n’est fait que pour eux !

    Instabilité et chantage à la dissolution

    Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Si le gouvernement choisit cette voie, ce sera pour nous enfermer à nouveau dans le jeu institutionnel et nous mettre encore une fois face au danger d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. Bien sûr, des choses importantes peuvent se jouer lors des élections et c’est pourquoi le NPA-l’Anticapitaliste s’était inscrit dans la campagne du Nouveau Front populaire, pour construire une unité large visant la victoire d’une gauche de rupture avec le système. Malheureusement, aujourd’hui, notre camp social est divisé et il est difficile de faire émerger des revendications concrètes qui pourraient servir de base à un programme de rupture.

    « La vraie démocratie, elle est ici »

    Pour que les travailleurEs, les classes populaires reprennent la main, il faut reprendre la rue et sortir de l’enfermement dans les élections et à l’Assemblée. « La vraie démocratie, elle est ici » : dans nos cortèges, dans nos assemblées générales, dans les organisations politiques ou syndicales, les collectifs qui défendent nos droits !

    Dans la santé, comme ailleurs, les travailleurEs et les usagerEs doivent se mobiliser ensemble pour des services publics de qualité à la hauteur des besoins ! Nous devons être uniEs pour défendre la Sécurité sociale qui assure la protection en cas de chômage, de maladie, et lorsqu’on vieillit. SalariéEs du privé, nous devons faire converger nos luttes contre la casse des emplois qui ne sert qu’à engraisser les profits, réclamer un contrôle strict de l’argent public pour une politique industrielle au service de nos besoins et respectueuse de l’environnement et des ressources de la planète.

    Retrouvons le chemin des mobilisations !

    Face à un gouvernement au service des riches et des patrons, il y a urgence à trouver le chemin de mobilisations larges, unitaires, pour la défense des intérêts collectifs. Face aux choix destructeurs de la classe dominante, imposons des revendications de rupture avec ce système productiviste et destructeur : pour la réduction massive du temps de travail, pour l’arrêt des grands projets inutiles et destructeurs, pour une réelle démocratie, pour nos vies et pas pour leurs profits !

  • Solidarité avec le peuple vénézuélien contre l’agression impérialiste !

    Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

    Une intervention impérialiste assumée

    Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militantEs politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes. 

    En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

    Ni la paix, ni la démocratie 

    Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.

    Montée du fascisme

    L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.

    Solidarité avec le peuple vénézuélien

    Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.

    Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions.

    Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.

  • Sécurité sociale : un budget d’austérité contre la population !

    Le budget de la Sécurité sociale a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale, mardi 16 décembre.

    Le gouvernement peut remercier le PS et les Verts qui lui ont permis de le faire passer sans recourir aux ordonnances ou au 49-3.

    Le ralliement de la gauche sociale-libérale à la politique d’austérité du gouvernement marque la fin du Nouveau Front populaire (NFP). Cette gauche choisit de renforcer le camp de ceux qui attaquent les conquêtes sociales travailleurEs et les services publics, en premier lieu l’hôpital. 

    Un budget d’austérité pour la sécu

    Ce que le PS présente comme des « victoires » – comme le décalage, d’un an seulement, de l’application de la contre-réforme des retraites – se paie au prix fort. Le parlement a voté le passage de l’âge de la retraite à 64 ans, alors que les gouvernements avaient jusqu’ici été contraints de l’imposer sans vote. La hausse de l’objectif des dépenses d’assurance maladie (Ondam) en 2026, d’environ 3 % au lieu de 2 %, qui a justifié le ralliement des Écologistes, signifie en réalité une baisse de 3,6 milliards d’euros des moyens alloués à l’hôpital public.

    RetraitéEs, malades, travailleurEs paieront la note : taxe sur les complémentaires santé ; limitation à un mois des arrêts maladie ; coup de rabot sur les allocations familiales (jusqu’à -900 €/an pour les familles modestes) ; élargissement aux entreprises de plus de 250 salariéEs des exonérations sur les heures sup.

    Et le budget de l’État va encore accentuer cette casse sociale, alors que les besoins sociaux et écologiques explosent. Lecornu sabre dans la santé, l’éducation, la culture, les services publics et les collectivités… tandis que riches et ultra-riches sont épargnés. 

    Des milliards pour le patronat

    Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, publié cet été, sur les aides publiques aux entreprises donne le tournis. Comme le dit son rapporteur, le sénateur communiste Fabien Gay : « On parle de 211 milliards d’euros par an, qui ne sont ni évalués, ni conditionnalisés ». 

    Car, en plus des aides et subventions directes, il faut prendre en compte tous les avantages fiscaux et autres exonérations de cotisations sociales. Pire, les quelque 2 267dispositifs d’aides aux entreprises sont complètement opaques. Il n’y a aucune donnée disponible auprès du ministère de l’Économie.

    Les licenciements continuent

    Pendant ce temps, la liste des suppressions d'emplois pour maintenir le taux de profit des groupes capitalistes s’allonge : la CGT a recensé pas moins de 483 plans de licenciements entre septembre 2023 et décembre 2025, soit 300 000 emplois directs ou indirects supprimés en deux ans.

    Automobile, sidérurgie, verrerie, papeterie, agroalimentaire, grande distribution, de nombreux secteurs industriels et de services sont concernés : Forges de Commentry dans l’Allier, ArcelorMittal à Dunkerque, Novasco à Hagondange, les sirops Teisseire en Isère…  Un plan de licenciement est également en préparation à Auchan, retoqué pour le moment par la justice. Et la liquidation des usines Brandt près d’Orléans vient d’être décidée.

    Il est urgent de reprendre le chemin des luttes !

    Les reconfigurations politiques, avec le ralliement d’un PS qui joue désormais les supplétifs du gouvernement, sont lourdes de dangers. Cette politique divise la gauche et notre camp social. Elle pave la voie au Rassemblement national. 

    Il est urgent que les forces sociales et politiques opposées aux politiques libérales, militaristes et racistes se rassemblent pour organiser ensemble et dans la rue la contre-offensive !

  • Lecornu peut dire merci au Parti Socialiste !

    Le budget de la Sécurité Sociale a été adopté par une courte majorité de députés. Lecornu peut dire merci au groupe socialiste, qui a voté très largement pour le PLFSS (63 voix pour sur 69 et 6 abstentions) et au groupe écologiste qui s’est très majoritairement abstenu (30 abstentions sur 38). 

    Ce ralliement parlementaire de la gauche sociale-libérale à la politique d’austérité du gouvernement finit de tourner le dos à ce qu’a été le NFP. Cette gauche choisit de renforcer le bloc de ceux qui attaquent et détruisent les conquêtes sociales des travailleuses, travailleurs et de toutes les classes populaires. 

    Car c’est bien de l’adoption d’un budget d’austérité pour la santé et l'hôpital public dont il s’agit. Les mesures en trompe-l'œil mises en avant par le PS, EELV ou même la CFDT n’y changent rien. 

    Alors qu’une immense majorité du pays est pour l’abrogation de la retraite à 64 ans, le ralliement de la gauche sociale libérale aux restes de la Macronie se traduit par un décalage d’un an de l’application de cette contre-réforme. Une miette de pain…  

    Pire, l’augmentation de l’Ondam (Objectif national des dépenses de l’assurance maladie) de 2% à 3% qui a servi à « acheter » l’abstention des Écologistes signifie en réalité une baisse de 3,6 milliards d’euros des moyens alloués à l’hôpital public. 

    Faire payer les retraitéEs, les malades, les travailleuses et travailleurs, c’est l’objectif du gouvernement avec la taxe sur les complémentaires santé, la limitation à un mois de la durée des arrêts maladie. À cela on peut ajouter le coup de rabot sur les allocations familiales qui fera perdre aux familles les plus modestes jusqu’à 900 euros par an…

    De l’autre côté, il est prévu d’élargir aux entreprises de plus de 250 salariéEs les réductions de cotisations patronales sur les heures supplémentaires, un nouveau cadeau au patronat, qui va encore diminuer les recettes de la Sécu et freiner les embauches.

    Et ce que le PS présente comme des « victoires » sera largement compensé par  l’accélération de la casse sociale prévue dans le budget de l’État, alors que les besoins sociaux et ceux liés à l’indispensable transition écologique sont immenses. 

    En effet, le projet de budget austéritaire et militariste de Lecornu sabre dans les budgets de la santé, de l’éducation nationale, de la culture et de l’ensemble des services publics et des collectivités territoriales. Alors que les inégalités sociales et la misère explosent, que les riches et ultra-riches sont épargnés par le gouvernement, avec l’approbation de LR et du RN, c’est bien à notre camp social que l'on présente la facture ! 

    Les reconfigurations politiques au centre, avec un PS qui joue désormais les béquilles de la Macronie, sont lourdes de dangers. Cette politique divise la gauche et notre camp social. Elle pave la voie au Rassemblement national. 

    Il est urgent que les forces sociales et politiques opposées aux politiques libérales, militaristes et racistes se rassemblent pour organiser ensemble et dans la rue la contre-offensive ! 

  • 18 décembre : mobilisation générale pour le droit des immigré-e-s...

    Le 18 décembre est la Journée internationale des droits des personnes migrantes. Partout en France, collectifs de sans-papiers, syndicats, associations et organisations politiques appellent à une journée nationale de lutte contre les politiques racistes, sécuritaires et antisociales menées par l’État.

    Rafles, expulsions, enfermement dans les CRA, tri, lois répressives : le gouvernement organise la chasse aux personnes étrangères pendant qu’il protège le patronat, les actionnaires, les plus riches.

    Nous opposons à cette offensive la solidarité, l’égalité des droits et la liberté de circulation et d’installation.

    Pour la protection des Mineur-es- non accompagné-e-s

    Des centaines de mineur-e-s isolé-e-s sont laissé-e-s à la rue partout sur le territoire. Sans hébergement, privé-e-s d’école et de soins, ils et elles subissent des évaluations arbitraires destinées à nier leur minorité.

    Aucun enfant ne doit dormir dehors, aucun jeune ne doit être abandonné pour satisfaire une politique de chiffres et d’expulsions.

    « Journée sans nous » : sans les immigré-e-s, ce pays s’arrête

    Le 18 décembre sera aussi une « Journée sans immigré-e-s, si on s’arrête, tout s’arrête ». Avec ou sans papiers, travailleureuses, étudiant-e-s, parents d’élèves, habitant-e-s de quartiers, nous rendrons visible le rôle central des immigré-e-s dans ce pays.

    Dans le nettoyage, le bâtiment, la restauration, la santé, la logistique, l’agriculture, ce sont les travailleureuses sans droits qui font tourner la société.

    Nos exigences sont claires ; abrogation de la loi Darmanin et des circulaires répressives, régularisation immédiate de toutes et tous, fermeture des centres de rétention, égalité réelle des droits à l’école, au logement, à la santé, au travail, aux transports et à la culture.

    Partout dans le pays, la rue comme point d’appui

    Des mobilisations auront lieu dans des dizaines de villes : Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Nantes, Rennes, Montpellier, Limoges, Nancy, Nîmes, Besançon et bien d’autres.

    Manifestations, rassemblements, assemblées, cantines solidaires, projections, actions de quartier : le 18 décembre sera une journée de lutte populaire, visible et déterminée.

    À Paris : camp de base antiraciste, assemblée générale publique et grande manifestation place de la République.

    S’organiser contre le racisme et l’extrême droite

    L’Union européenne, par une alliance entre la droite et l’extrême droite, vient de renforcer son arsenal pour faire la chasse aux personnes migrantes avec la création de « hubs de retours », c’est à dire des centres situés hors des frontières de l’UE pour y envoyer les migrantEs dont la demande d’asile aurait été rejetée.

    Dans le même temps, les agressions racistes se multiplient et l’extrême droite cherche à s’implanter partout. Notre riposte doit être massive, organisée et antifasciste. Pour cela, il y a urgence à  renforcer partout les collectifs de sans-papiers, de mineurEs isolé-e-s, les collectifs antiracistes, les syndicats de combat. 

    La bataille se poursuit aussi dans la campagne des municipales de 2026 : imposons ville par ville l’accueil inconditionnel et l’égalité des droits.

    Repoussons le RN et Reconquête dans la rue comme dans les urnes.

    Logement, santé, école, transports, droit au travail pour toutes et tous ! Régularisation, égalité des droits, liberté de circulation ! Le 18 décembre, toutes et tous dans la rue !

  • Non aux impérialismes, non à la guerre !

    Le 18 novembre dernier, devant le Congrès des maires de France, le général Mandon, chef d'État-major des armées, a évoqué un « manque de force d’âme » en France, en précisant que celle-ci devrait « accepter de perdre ses enfants » dans un conflit futur, en pointant implicitement la Russie. 

    À sa suite, Macron a annoncé le retour du service militaire, pour le moment sous forme de volontariat. 

    La ficelle est un peu grosse pour ne pas y voir la justification de dépenses militaires délirantes, alors que c’est un budget d’austérité pour les services publics et les classes populaires qui est en discussion au Parlement.

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    Service militaire et « argent magique » pour les armées

    L’annonce de Macron s’inscrit dans une logique de militarisation de la société.

    Présenté comme un moyen de renforcer le lien social, le nouveau service militaire sera en réalité un instrument de préparation à la guerre, formant des jeunes à l'obéissance et à la violence pour garantir la domination des classes capitalistes. 

    Pendant que les services publics se dégradent, le budget des armées, régi par une loi de programmation militaire pluriannuelle, a lui doublé, pour passer à 413 milliards pour 2024-2030. Des milliards investis dans l’armement et dans l’expansion des capacités nucléaires, pour le plus grand bénéfice du complexe militaro-industriel français.

    Les rivalités entre puissances impérialistes…

    Les États-Unis, comme d’autres puissances impérialistes, y compris la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, utilisent la guerre pour maintenir leur domination économique et politique dans leurs « zones d’influences » respectives, et garantir leur accès aux ressources naturelles. 

    Les déclarations récentes de Donald Trump et sa menace d'intervention militaire contre le Venezuela, riche en pétrole, en sont un bon exemple. 

    La question de Taïwan en est aussi une illustration. La Chine, qui revendique la souveraineté sur l’île, se heurte aux États-Unis, qui ne veulent pas perdre le contrôle du leader mondial des semi-conducteurs, matériaux nécessaires aux puces électroniques, indispensables pour l'économie connectée.

    Ce bras de fer géopolitique s’inscrit dans une logique d’influence et de contrôle des ressources, où les peuples sont sacrifiés au nom des intérêts des grandes entreprises capitalistes.

    …mènent à la guerre

    Ce qui se cache derrière les discours et les menaces, c’est la réalité d'un système capitaliste qui cherche à maintenir son emprise sur les peuples et à imposer ses lois économiques à l'échelle mondiale. 

    Les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et les autres puissances cherchent à contrôler les ressources, les marchés, les territoires et les populations. Pour ce faire, la violence, la guerre, la militarisation sont leurs outils essentiels. 

    C’est pourquoi nous nous opposons à tous les impérialismes, en premier lieu le nôtre, et à la guerre vers laquelle nous précipitent les rivalités entre ces grandes puissances impérialistes.