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Nos tracts, à diffuser... - Page 24

  • C’est pas au Parlement, c’est dans la rue que ça se passe !

    Macron et son gouvernement ont décidé de passer en force malgré une popularité en baisse et un soutien à la grève toujours majoritaire. Lundi 2 février, la réforme des retraites entre au parlement. Le calendrier parlementaire va ainsi s’étendre sur quelques mois et va enjamber les élections municipales qui seront marquées par notre mobilisation pour le retrait de cette réforme. Sans attendre, c’est dès aujourd’hui que nous devons continuer à construire un mouvement d’ensemble, la généralisation de la grève pour le retrait de la réforme et plus largement contre Macron et son monde.

    Convaincre partout de l’utilité de la grève

    Nous avons gagné une majorité de la population à l’idée que cette réforme devait être retirée tant elle remet en cause les solidarités dans la société. Au-delà des pertes de pension, ce sont bien les liens entre générations de travailleurs-euses que Macron cherche à briser pour livrer des centaines de milliards d’euros sur un plateau aux grands groupes capitalistes.

    Mais cela n’est pas suffisant. Nous avons besoin de convaincre plus de salariéEs qu’il est possible de gagner et que cela passera par l’arrêt du travail, la grève qui se généralise. Le but ? Bloquer la production, pas uniquement les transports. Il faut taper au portefeuille des capitalistes. Et là où ça leur fait le plus mal, c’est quand la production s’arrête. En ce sens, toutes les actions symboliques de blocage d’entreprises qui produisent des marchandises, si elles ne peuvent être suffisantes pour gagner, ont le mérite de montrer le chemin à suivre !

    Pour bloquer la production, il faut donc construire la grève majoritaire pour arrêter de produire. Mais l’organisation du travail, la sous-traitance, la multiplicité des contrats sur un même lieu de travail divisent profondément notre camp social et font croire à chacun d’entre nous que son travail et du coup l’arrêt de ce travail n’a pas d’impact sur la production. Pourtant, sans personnel administratif, dans une entreprise, rien ne tourne. Sans services publics, l’économie s’arrête. Sans manutentionnaires, les stocks ne sont plus gérés. Et ainsi de suite. Si l’on réfléchit bien, la plupart des métiers, pris individuellement, ne bloquent rien. Mais quand des dizaines de secteurs s’y mettent ensemble, alors là tout commence à s’arrêter !

    Retirer la réforme des retraites et solder les comptes !

    Si dans les jours et les semaines qui viennent la grève s’étend, nous gagnerons le retrait de la réforme mais nous devrons également solder les comptes. Après 20 ans de reculs, nous voulons tout mettre sur la table. 

    La retraite ? C’est à 60 ans après 35 années de cotisations. Il faut également retirer la réforme de l’assurance chômage qui va jeter dans la misère des centaines de milliers de chômeurs le 1er Avril. 

    Le temps de travail ? C’est 32 heures par semaine maximum. Il faut travailler moins pour travailler toutes et tous en bonne santé !

    Les salaires ? Il est temps d’imposer une augmentation générale. Pas un revenu en dessous de 2000 euros. Indexation des revenus et des pensions sur l’inflation !

    Nous en avons marre et nous disons qu’il est temps d’en finir avec le pouvoir des capitalistes de gérer nos vies. C’est bien celles et ceux qui travaillent qui ont le pouvoir dans leurs mains. Dans l’action, en en prenant conscience, alors il sera possible d’en finir avec Macron et son monde.

  • Le 24 janvier, tou.te.s mobilisé.e.s ! Grèves, manifs, blocages, la lutte continue...

    Emmanuel Macron et 19 membres du gouvernement ont reçu des patrons de tous les pays lundi au Château de Versailles : Coca-Cola, Google, Toyota, Rolls Royce... Cette réception est une provocation : Macron se prend vraiment pour un nouveau roi de France, et reçoit les champions du privé, alors que nous sommes mobilisé.e.s pour éviter que nos retraites passent d’un régime solidaire à un régime privé. Cela montre la nécessité de continuer à se mobiliser, pour gagner, si nous ne voulons pas que le slogan « quand tout sera privé, on sera privé de tout » devienne une réalité. Cette réforme est un cadeau aux grandes sociétés des assurances, comme le projet de loi le révèle, un cadeau qui nous fera perdre plusieurs centaines d’euros par mois sur nos pensions s’il est mis en place. 

    La grève va continuer

    Comme c’était prévisible, la grève à la RATP et à la SNCF s’étiole, après 44 jours de grève, même si une partie continue, pour donner confiance à d’autres secteurs, à maintenir la pression et passer le relai. Pourtant, les grévistes des transports n’ont pas dit leur dernier mot, ils expriment clairement qu’ils et elles seront de retour dans la grève dès que celle-ci associera de nouveaux secteurs. C’est donc l’enjeu de cette semaine.

    TouTEs dans la rue vendredi 24 !

    L’appel intersyndical de cette semaine priorise la mobilisation de ce vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, mais aussi un appel à des actions de grève, notamment des « Retraites aux flambeaux » le jeudi 23 au soir.

    ChacunE doit prendre ses responsabilités. Le 24, quel que soit notre statut, nous pouvons être en grève, en maladie ou en RTT, pour aller aux manifestations et exprimer notre colère contre ce gouvernement le plus massivement possible.

    Et, dans les prochains jours, partout où c’est possible, être en grève pour donner de la visibilité au mouvement, faire des tournées pour mobiliser les collègues, des diffusions de tracts pour les travailleurs/ses des autres secteurs, des assemblées générales pour discuter de la construction de la lutte. 

    Construire la grève générale

    Si ce vendredi 24 est massif, s’il y a des millions de personnes dans la rue, alors la confiance peut changer de camp : le pouvoir peut être déstabilisé et cette force d’entraînement peut permettre de relancer la grève de masse, reconductible, dont nous avons besoin pour gagner.

    L’espoir que nous pouvons avoir est que la colère contre Macron pousse touTEs celles et ceux qui le rejettent à se mobiliser. Que touTEs les Gilets jaunes, les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté l’an dernier, rejoignent les rangs des manifestations, ainsi que toutes les classes populaires qui ont intérêt à dégager Macron. Les entreprises du CAC40 ont distribué 60 milliards d’euros de dividendes en 2019, un niveau qui dépasse celui juste avant la crise en 2007, et qui annonce la prochaine crise économique.

    Réussir la journée du 24, cela se prépare dès maintenant par les grèves les plus massives possibles, les actions de mobilisation, et par des tournées et des discussions pour convaincre tout le monde que c’est le moment.

  • Âge pivot ou pas… on continue jusqu’au retrait total de la réforme des retraites !

    Après avoir fait mine de s’y opposer, la direction de la CFDT crie victoire et prétend qu’il faut discuter avec le gouvernement pour « faire évoluer » cette contre-réforme qui vise à nous faire perdre plusieurs centaines d’euros chaque mois sur nos pensions. Mais la ficelle est grosse et l’opération d’enfumage qui vise à désamorcer une mobilisation inédite des salariéEs pourrait bien être la dernière cartouche du gouvernement. La nouvelle séquence de mobilisations sera sans doute déterminante.

    Opération d’enfumage

    Le retrait provisoire de l’âge pivot n’est qu’une manipulation visant à faire avaler l’ensemble du projet de contre-réforme.

    Le Premier ministre a d’ailleurs précisé qu’il y aura dans tous les cas un « âge d’équilibre ». Ce retrait hypothétique est un leurre. L’annonce des décisions par ordonnances, d’une procédure parlementaire accélérée, ne laisse pas le moindre doute sur les intentions du pouvoir de passer en force.

    La conférence sur le financement des retraites s’inscrit dans la même logique d’enfumage puisqu’il s’agira pour les capitalistes de ne pas augmenter leur part dans le financement, ce qui signifie que ce seront les salariéEs qui devront payer.

    En fixant à 14% la part du PIB maximale allouée aux retraites, la réforme aboutira mécaniquement à une baisse des pensions et un allongement de la durée de cotisation. Faire baisser massivement nos retraites est bien l’objectif du patronat et du gouvernement pour offrir sur un plateau des dizaines de milliards d’euros aux assurances privées et fonds de pensions vers lesquels vont se tourner celles et ceux qui en ont les moyens. Les conflits d’intérêts entre le pouvoir et des groupes comme BlackRock en sont le révélateur !

    Imposer le retrait total de la réforme

    La retraite par points, c’est toujours travailler plus pour gagner moins. Les travailleur-E-s mobilisés depuis le décembre exigent le retrait total de la contre-réforme, sans négociations ni amendements. Les taux de grèves à la SNCF et la RATP, les mobilisations de ces derniers jours, montrent que cette mobilisation ne faiblit pas. La solidarité, notamment par le soutien aux caisses de grève indique que l’adhésion au mouvement est majoritaire dans la population. La fuite en avant répressive, est aussi un signe d’un gouvernement en difficulté face à la ténacité, la détermination des grévistes.

    Amplifier la mobilisation, c’est le moment

    Les jours qui viennent vont être déterminants. À l’appel des organisations syndicales une nouvelle séquence de grèves et de mobilisations se déroule les 14, 15 et 16 janvier. Il faut franchir un nouveau saut qualitatif. Il y a un enjeu majeur à l’amplification et l’extension de la grève notamment dans les secteurs stratégiques comme celui de l’énergie.

    Il faut déployer l’ensemble de nos capacités de nuisances contre ce système : grèves, blocages, manifestations, actions contre les membres ou représentantEs du gouvernement… Gagner cette bataille c’est enfoncer un coin dans le monde de Macron. Cette victoire, nous en avons besoin non seulement pour mettre fin à plusieurs décennies de destruction de nos acquis sociaux mais aussi pour redonner à notre camp social la confiance dans la force sociale et politique qu’il représente, dans sa capacité à porter une alternative au capitalisme.

    Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Les richesses existent. Il faut aller les chercher dans les profits et l’évasion fiscale. Le NPA revendique :

    - Retraite à taux plein à 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles) pour toutes et tous après 35 années de cotisations.

    - Augmentation des salaires de 300 euros et le SMIC à 1800 euros. L’égalité salariale entre hommes et femmes. Augmenter les salaires, c’est augmenter les cotisations. Abaisser le temps de travail à 32h hebdomadaires. 

  • Pour le retrait de la réforme des retraites : privé, public, touTEs ensemble, amplifions la grève !

    La nouvelle journée nationale de grève et de manifestations ce jeudi 9 janvier a montré un mouvement qui ne faiblit pas : remontée du taux de grévistes chez les cheminotEs et à la RATP, grèves importantes dans d’autres secteurs comme l’éducation nationale, une participation des autres fonctions publiques et du privé qui commence à se voir, et partout des manifestations massives de la même ampleur que les précédentes. En attendant d’être à nouveau dans la rue ce samedi et en grève la semaine prochaine...
     
    Ni amendable ni négociable
     
    Les prétendues « négociations » avec ce gouvernement ne servent à rien, tant Macron, Philippe et Cie restent arc-boutés sur la défense de leur projet de retraite à points. Ils cherchent à remettre en selle certaines directions syndicales, en particulier la CFDT et de l’UNSA, marginalisées depuis plusieurs semaines par la lutte. Ils proposent de centrer la discussion uniquement de « l’âge pivot » alors que c’est le principe même de la retraite à points, qui réduirait les pensions de tout le monde de plusieurs centaines d’euros par mois, que l’on soit du public ou du privé, qui est rejeté. C’est pour ça qu’il faut obtenir le retrait pure et simple du projet de loi.
    Le mouvement de contestation refuse le jeu qui reviendrait à nous faire avaler un recul social en deux temps : accepter aujourd’hui la réforme « systémique », c’est-à-dire une retraite à points et dans quelques mois la dimension « paramétrique », c’est-à-dire le recul de l’âge de départ à la retraite.
     
    Le mouvement continue
     
    Incapable de convaincre, ce pouvoir cherche à vaincre et fait feu de tout bois. Non content d’essayer de nous vendre sa réforme par tous les relais politiques et médiatiques possibles, il s’appuie sur les violences policières et réprime les manifestantEs, comme cela s’est vu dans beaucoup de villes jeudi.
    La coupure de fin d’année n’a pas été la « trêve » espérée par le pouvoir, et les cheminotEs et salariéEs de la RATP restent pleinement engagés dans la grève reconductible lancée depuis plus d’un mois. Mais ils ne peuvent plus rester seuls : à l’image des raffineries bloquées depuis mardi et des enseignantEs des écoles, collèges et lycées, massivement dans la grève jeudi avec des secteurs en reconduction vendredi, la mobilisation peut s'élargir.
     
    L’heure est à la grève de touTEs
     
    Après les journées de grève de jeudi et vendredi, il faut s’appuyer sur les manifestations de ce samedi et les nouvelles journées nationales de mobilisation à partir de mardi 14 pour donner une nouvelle impulsion à la lutte, pour transformer la sympathie envers le mouvement en mobilisation. Alimenter les caisses de grève pour permettre aux salariéEs en grève reconductible de tenir, c’est bien, mais se mettre en grève, c’est essentiel. Ce gouvernement ne cédera pas facilement, accélérons le rythme en construisant une grève massive et continue dans de nouveaux secteurs du public et dans les entreprises du privé dont les travailleurEs sont aussi directement concernés. La généralisation de la grève n'a pas encore eu lieu, c’est désormais l’unique objectif des prochains jours.
    Une victoire sur les retraites sera un point d’appui important pour en arracher d’autres, car stopper ce recul social entraînerait une fragilisation politique du macronisme, le principal représentant du Medef et des intérêts des capitalistes comme le fonds de pension BlackRock. Cela ouvrirait la voie à la possibilité de les dégager tous, une bonne fois pour toutes !

  • Pour nos retraites, contre Macron, tou-te-s en grève, c’est le moment !

    Cette semaine s’annonce importante pour le mouvement de lutte contre la réforme des retraites. Le pouvoir réunit mardi les directions syndicales : il va peut-être chercher à désamorcer la situation en annonçant quelques mesurettes censées faire passer la pilule d’une réforme qui nous fera perdre plusieurs centaines d’euros par mois, que l’on travaille dans le public ou dans le privé, et qui reporte l’âge de départ à la retraite. Jeudi a lieu une nouvelle journée nationale de grève et de manifestation qui ouvre trois jours de mobilisation importants pour aider le mouvement à tenir et à s’étendre. Tout est possible.

    Contre les vœux de Macron, le désaveu

    Les signaux envoyés par le pouvoir sont éclairants. Il a commencé par nommer le patron de BlackRock comme officier de la Légion d’honneur. Ancien dirigeant de GDF-Suez, puis d’Engie, Jean-François Cirelli est le patron du géant américain de la finance BlackRock, un de ces fameux fonds de pension qui entendent bien profiter de la réforme des retraites de Macron. Car ce que veulent les capitalistes et ce pouvoir à leur service, c’est la mise en œuvre de la retraite par capitalisation, c’est-à-dire mettre la main sur le gros gâteau de l’argent des retraites qui échappe jusqu’ici à la logique individualiste privée.

    Le 31 décembre, Macron a présenté les traditionnels vœux. Après un hallucinant exercice d’autosatisfaction sur la situation sociale, Macron a clairement réaffirmé vouloir imposer sa réforme, affirmant même la volonté d’accélérer le rythme jusqu’à la fin de son mandat… « Droit dans ses bottes », comme bien d’autres dirigeants avant lui... qui pourtant ont dû au final reculer face à la mobilisation sociale.

    Pour gagner le retrait, étendons la grève

    Le Président entend accélérer le rythme ; nous aussi ! La trêve de fin d’année espérée par les défenseurs de la réforme n’a pas eu lieu, et les cheminotEs en particulier n’ont pas cédé aux chantages et coups de pression orchestrés par le gouvernement. Manifestations ou rassemblements régionaux et actions de blocages aux portes des dépôts RATP ou sur les péages, le mouvement n’a pas connu le repos.

    Le gouvernement lance aujourd’hui quelques nouveaux ballons d’essai comme l’aménagement du malus, c’est-à-dire la décote liée à la mise en place de l’âge pivot. De son côté, favorable au système de retraite à points, la CFDT propose une « conférence de financement » du système... Ils n’ont visiblement pas compris que c’est bien le retrait total de la réforme qu’exigent les grévistes. Les raffineries se préparent à amplifier la mobilisation à partir de mardi, les avocats durcissent le mouvement et la jeunesse scolarisée commence à rentrer dans la danse (avec de nombreux blocages et AG dans les facs). Autant de signes qui montrent le mouvement est loin d’avoir épuisé toutes ses possibilités.

    Public, privé, besoin de tout le monde pour gagner

    A l’appel des organisations syndicales, une nouvelle journée de grèves et de mobilisation a lieu ce jeudi 9 janvier, avec la volonté de reconduire le lendemain et de construire de puissantes manifestations ce samedi 10 janvier.

    Il s’agit d’accélérer le rythme, de construire en particulier une grève majoritaire dans l’éducation et les transports et de l’étendre à toute la fonction publique et au privé, seul moyen pour les obliger à remballer leur réforme néfaste et stopper leur offensive. Généraliser la grève pour gagner et dégager Macron et son monde, voilà les vœux que nous nous souhaitons pour cette nouvelle année !

    Lundi 6 janvier 2020

  • Macron persiste, nous aussi ! Tou-te-s en grève pour nos retraites !

    Pour qui en doutait encore, la nomination du patron de BlackRock comme officier de la Légion d’honneur est éclairante sur les objectifs réels de la réforme des retraites que souhaite imposer ce pouvoir...

    Main basse sur le magot !

    Ancien dirigeant de GDF-Suez, puis d’Engie, Jean-François Cirelli est le patron du géant américain de la finance BlackRock, un de ces fameux fonds de pension gentiment rebaptisé « gestionnaire d’actifs » (7000 milliards de dollars quand même...) qui entend bien profiter de la réforme des retraites de Macron. Car, à l’opposé du blabla gouvernemental sur la prétendue défense du système par répartition, ce que veulent les capitalistes et ce pouvoir à leur service, c’est la mise en œuvre de la retraite par capitalisation inspirée par le modèle des fonds de pensions américains.

    Avec la réforme « systémique » de la retraite à points se profile la baisse automatique du montant de pensions déjà bas aujourd’hui... Dès lors, pour augmenter le montant de celles-ci, les salariéEs n’auraient plus qu’une seule solution : la capitalisation. Finie la solidarité, chacunE se préparerait sa propre retraite en épargnant… si on en a les moyens !

    Le budget annuel des retraites, c’est plus de 300 milliards d’euros : un gros gâteau qui échappe jusqu’ici aux capitalistes et à leurs logiques individualistes et privées. Voilà ce à quoi Macron veut aujourd’hui mettre fin.

    Contre les vœux de Macron, affirmons nos désaveux

    Mardi soir, Macron a présenté les traditionnels vœux.Un peu plus d’un quart d’heure pour nous expliquer que la France n’a pas connu de période aussi faste depuis de nombreuses années. A l’écouter, tout va pour le mieux… Le chômage ? Plus de 500 000 emplois créés… Les millions de privéEs d’emploi apprécieront. La crise des Gilets jaunes ? Réglée grâce à « un dialogue respectueux et républicain, sans précédent »… Les mutiléEs et les blesséEs apprécieront tout autant… La crise écologique ? Tout est sous contrôle grâce à l’accord de Paris, le Président se payant même le cynisme de rendre hommage au mouvement de mobilisation de la jeunesse pour le climat.

    Concernant les retraites, à l’opposé de la prétendue volonté d’« apaisement » largement relayée par les médias aux ordres, Macron a clairement réaffirmé, pour cette première prise de parole depuis le début de la grève, que sa réforme aura bien lieu, affirmant même la volonté d’accélérer le rythme jusqu’à la fin de son mandat… « Droit dans ses bottes », comme bien d’autres dirigeants avant lui... qui pourtant ont dû au final reculer face à la mobilisation sociale.

    Mobilisation générale, c’est le moment !

    Le Président entend accélérer le rythme, nous aussi ! La trêve de fin d’année espérée par les défenseurs de la réforme n’a pas eu lieu, et les cheminotEs en particulier n’ont pas cédé aux chantages et coups de pression divers orchestrés par le gouvernement. Entre manifestations ou rassemblements régionaux et actions de blocages aux portes des dépôts RATP ou sur les péages, le mouvement n’a pas connu le repos.

    A l’appel des organisations syndicales, une nouvelle journée de grève et de mobilisation a lieu jeudi 9 janvier. Dans le cadre de sa préparation, il s’agit d’accélérer le rythme, de reconstruire rapidement une grève majoritaire dans l’éducation et les transports et de l’étendre à toute la fonction publique et au privé, seul moyen pour les obliger à remballer leur réforme néfaste et stopper leur offensive.

    Généraliser la grève pour gagner et dégager Macron et son monde, voilà les vœux que nous nous souhaitons pour cette nouvelle année !

  • Pas de retrait = pas de trêve !

    Plus importante que le premier jour de la mobilisation, la nouvelle journée du mardi 17 décembre, marquée une nouvelle fois par une grève massive dans différents secteurs, a montré la profondeur de la colère du monde du travail contre la réforme des retraites. Mais visiblement, malgré les 1,8 million de manifestantEs, Macron et son gouvernement continuent à faire la sourde oreille. Faisons-nous entendre plus fort, pendant et après cette période de fin d’année.

    Voilà un Premier ministre qui nous en rappelle un précédent, Juppé en 1995... Après avoir reçu individuellement puis collectivement les syndicats mercredi et jeudi, Édouard Philippe n’a fait aucun geste notable pour répondre à la mobilisation qui dure depuis deux semaines. Tout au plus tente-t-il une nouvelle fois la division, avec un clin d’œil appuyé à certains syndicats tièdes...

    Droit dans ses bottes...

    Ainsi, concernant l’âge d’équilibre, le fameux âge pivot, il propose d’individualiser davantage l’âge de départ à la retraite de chacunE, proposant un calendrier de discussion-­blabla pour en parler… Dans le même temps, il réaffirme la mise en œuvre de toute façon du cœur de la réforme, la retraite à points, avec en particulier la suppression des régimes spéciaux. Voilà ce que ce pouvoir appelle « trouver des compromis »… Pas sûr que cela suffise à satisfaire même les directions syndicales les plus timorées. En tout cas, la très grande majorité des grévistes de ces derniers jours ne va pas s’arrêter là !

    Des coups de pression sans effet

    Le gouvernement et la direction de la SNCF multiplient les effets d’annonce qui trahissent une certaine fébrilité et leur très grande inquiétude concernant les transports en ce début de vacances scolaires. Après être resté sourd au mouvement de grève reconductible, le gouvernement a essayé d’imposer aux agentEs de la SNCF et de la RATP d’arrêter la grève pour les fêtes de fin d’année… Si cette grève est difficile pour touTEs, à commencer pour les grévistes qui perdent de l’argent, c’est bien ce pouvoir qui en porte la seule responsabilité, en cherchant à faire passer coûte que coûte un projet de loi unanimement rejeté.

    Les grévistes ne se sont pas laissé prendre en otage par Noël, et les cheminotEs seront en particulier dans la rue samedi 28 décembre pour une nouvelle manifestation, refusant de se plier aux injonctions à la « trêve » de certaines directions syndicales (UNSA et CFDT), dont les bases n’entendent pas suspendre la mobilisation. L’occasion de construire une véritable convergence autour de ces manifestations, y compris avec des secteurs comme celui de l’éducation en vacances durant deux semaines.

    Le mouvement tient

    Les chiffres de grévistes vont certes mécaniquement baisser en raison des congés posés avant la grève, mais les trains ne roulent pas plus, de l’aveu même de la direction de la SNCF, et ce malgré les promesses fantaisistes du gouvernement. Des cadres refusent désormais de remplacer les grévistes, la direction voulant leur imposer de travailler à la place de leurs congés. Les raffineries commencent à entrer dans le mouvement, les salariéEs de l’énergie également.

    De nombreux militantEs du mouvement continuent à agir pendant les vacances, notamment des enseignantEs, pour animer la mobilisation, convaincre de nouvelles personnes d’entrer dans la lutte, faire fonctionner les caisses de grève. C’est un enjeu fondamental de cette période : remplir les caisses de grève pour que les salariéEs des transports tiennent pendant les deux semaines, préparer le début de l’année pour gagner.

    Converger pour construire la grève générale

    Jusqu’à présent, les grévistes ont su éviter les manœuvres de division du gouvernement pour enfoncer un coin dans le mouvement : il faut donc continuer, touTEs ensemble ! Une nouvelle journée nationale aura lieu le jeudi 9 janvier. À ce moment, si le mouvement a tenu, la période la plus difficile sera passée. Il s’agira alors d’embrayer, reconstruire rapidement une grève majoritaire dans l’éducation et les transports, étendre à toute la fonction publique et au privé.

    D’ici là, la période peut être difficile dans certains secteurs, mais rien d’insurmontable. Pour cela, il faut s’en saisir pour construire des ponts entre différents secteurs, organiser des rencontres entre militantEs du mouvement, tourner celui-ci vers le plus grand nombre : une convergence festive, période oblige, autour d’actions pour populariser la lutte dans les gares, les centres commerciaux, sur les péages, au plus près de la population...

    Après la démission de Delevoye, le pouvoir reste fragilisé : pour dégager Macron et sa réforme des retraites, tout reste possible.

  • Pas de trêve pour Noël, pas de cadeau pour ce gouvernement !

    Après les annonces d’Édouard Philippe mercredi dernier qui n’ont fait que confirmer ce que l’on savait déjà, le gouvernement met aujourd’hui la pression pour que le mouvement s’arrête cette fin de semaine. Après la démission de Delevoye, le pouvoir ne sait pas comment s’en sortir. Il faut savoir en profiter !

    A qui profite le crime ?

    Maire, parlementaire, ministre de la Fonction publique sous Chirac, médiateur de la République, président du Conseil économique, social et environnemental… Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux Retraites dans le gouvernement, affiche un bien beau cursus. Mais il a visiblement quelques « trous de mémoire », oubliant d’abord sa fonction d’administrateur au sein de l’Institut de formation de la profession de l’assurance, puis son siège au conseil d'administration de la Fondation SNCF, puis une dizaine d’autres mandats (comme l’a révélé le journal Le Monde).

    Au-delà de l’itinéraire pas si singulier d’un homme de main des capitalistes passé par le RPR, l’UMP et aujourd’hui macroniste convaincu, le parcours de Delevoye éclaire parfaitement le fond du projet actuel : attaquer les retraites par répartition et toutes les solidarités afin que les grandes compagnies d’assurance, pourvoyeuses de retraites complémentaires coûteuses, mettent enfin la main sur le pactole de la protection sociale. Sa démission ne change rien au projet qu'il a largement contribué à construire, et l'on peut juste regretter qu'il n'ait pas emporté sa réforme avec lui.

    Le pouvoir veut l’épreuve de force

    Mercredi dernier, au-delà de la répétition de mots bien galvaudés (« égalité », « solidarité », « répartition », « justice »), les annonces d’Édouard Philippe ont confirmé que le prétendu « système universel » se traduira par une baisse des pensions (avec la prise en compte de l’ensemble des carrières et non des meilleures années), un allongement de la durée de cotisation (avec l’âge dit « pivot » à 64 ans) et une « harmonisation » par le bas avec la destruction des conventions collectives (fin des « régimes spéciaux »).

    Après être resté sourd au mouvement de grève reconductible qui a démarré il y a une dizaine de jours, le gouvernement demande aujourd’hui aux agents de la SNCF et de la RATP d’arrêter la grève pour les fêtes de fin d’année… Si cette grève est difficile pour touTEs, à commencer pour les grévistes qui perdent de l’argent, c’est bien ce pouvoir qui en porte la seule responsabilité, en cherchant à imposer coûte que coûte un projet de loi unanimement rejeté, même par les syndicats les plus ouverts au prétendu « dialogue social »...

    Pour le retrait du projet, amplifions la grève !

    Jusqu’à présent, les grévistes ont su éviter les manœuvres de division du gouvernement pour enfoncer un coin dans le mouvement : jouer les salariéEs du régime général contre celles et ceux des régimes spéciaux ; les hommes contre les femmes (réduites au passage au rôle de mère pour revaloriser leur pension) ; et surtout les salariéEs plus âgéEs, non impactéEs par la réforme contre les jeunes qui viennent ou vont rentrer dans le monde du travail… Il faut continuer, touTEs ensemble !

    La nouvelle journée de grève nationale, mardi 17, s’annonce massive. Elle doit permettre de franchir une étape vers la grève générale : à la fois de consolider le mouvement de grève reconductible dans les transports, de l’étendre dans des secteurs comme l’éducation (où les quelques jours qui restent avant les vacances scolaires doivent être marqués par la grève et la mobilisation) ou le secteur hospitalier, et de le construire dans de nouveaux secteurs. Avec la démission de Delevoye, le pouvoir est fragilisé : pour dégager Macron et sa réforme des retraites, tout reste possible.

  • Le gouvernement joue l’épreuve de force : amplifions les grèves et la mobilisation...

    La mobilisation massive de jeudi 5 décembre a été le premier acte de la bataille engagée pour le retrait de la contre-réforme des retraites Macron-Delevoye. Delevoye, dont on « découvre » qu’il était jusqu’à ce jour administrateur d’un organisme de formation de compagnies d’assurances. Assurances qui lorgnent sur le juteux marché des retraites individuelles privées visant à permettre à celles et ceux qui le pourront de compléter les retraites misérables que laisserait la réforme gouvernementale.

    Une mobilisation qui tient

    Tout le week-end, les salariéEs de la SNCF et de la RATP ont poursuivi la grève. De nombreuses manifestations ont eu lieu samedi, marquant la convergence des combats des chômeurEs, des Gilets jaunes, avec celui contre la destruction de notre système de retraites. Et ce malgré les tentatives policières de briser les rassemblements, les convergences.

    Lundi, mardi et mercredi, la forte mobilisation des salariéEs des transports en commun a entraîné une vraie paralysie de l’activité économique, notamment en Île-de-France. Le 10 décembre, second rendez-vous national et interprofessionnel, ce sont de nouveau des centaines de milliers de personnes qui ont défilé aux quatre coins du pays. Des effectifs et des taux de grève globalement moindres que ceux, particulièrement élevés, du 5 décembre, mais une massivité et une détermination toujours bien présentes. Avec, fait notable, de nouveaux secteurs en mobilisation, de nombreuses assemblées générales, par secteurs ou interprofessionnelles.

    Déclaration de guerre d’Édouard Philippe

    Les annonces d’Édouard Philippe confirment ce que les opposantEs à ce projet destructeur affirment depuis des semaines : le prétendu « système universel » se traduira par une baisse des pensions (avec la prise en compte de l’ensemble des carrières et non des meilleures années), un allongement de la durée de cotisation (avec l’âge dit « pivot » à 64 ans) et une « harmonisation » par le bas avec la destruction des conventions collectives (fin des « régimes spéciaux »).

    Malgré un discours mielleux sur la forme, durant lequel Édouard Philippe n’a cessé de répéter – et de galvauder – les mots « égalité », « solidarité », « répartition », « justice », c’est donc bel et bien à une déclaration de guerre, au monde du travail et à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent contre ce projet inique, que l’on a assisté.

    Amplifier la mobilisation

    Face à cette déclaration de guerre et aux manœuvres du pouvoir, qui tente de diviser les salariéEs en mettant en concurrence les générations, les différents régimes, le public et le privé, la riposte doit être unitaire, massive et déterminée. Il s’agit de massifier le mouvement de grève reconductible et de l’étendre à toujours plus de secteurs, en s’appuyant sur les journées de mobilisation appelés par les organisations syndicales. Les appels au 12 et au 17 décembre ne doivent pas se résumer à des « journées saute-mouton », tactique qui n’a pas fonctionné ces dernières années : elles doivent permettre aux secteurs difficiles à mobiliser, en particulier dans le privé, de rejoindre le mouvement quotidien indispensable à la victoire.

    Le pouvoir a fait le choix de l’épreuve de force en affichant, une fois de plus, son mépris du monde du travail. Le niveau du rapport de forces à construire face à lui est celui d’une grève de masse, qui regroupe tous les secteurs du monde du travail, vers un blocage du pays. Faire reculer le gouvernement sur la réforme des retraites, ce serait remporter une victoire sur les politiques de régression sociale, et ouvrir la possibilité d’une contre-offensive des classes populaires pour construire une autre société. Tout est possible.

  • Pour nos retraites, pour dégager Macron, construisons la grève générale...

    Depuis des décennies nous sommes confrontés à la destruction progressive de nos droits sociaux acquis par les luttes. Le projet de contre-réforme des retraites Macron-Delevoye s’inscrit dans cette même logique. Loin de l’universalisme annoncé, il participe d’un plan global de destruction des systèmes de solidarité qui érige en modèle le chacun pour soi et l’égalité... dans la misère !

    Mépriser, diviser, menacer

    Le gouvernement méprise celles et ceux qui se mobilisent car ils seraient, selon Macron, ignorant du contenu de la réforme. Mais le projet est connu et les contre-réformes du quinquennat, contre le Code du travail ou les chômeurEs, ont des logiques identiques : garantir les profits des capitalistes.

    Signe de sa fragilisation après le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, les mobilisations dans la santé, la jeunesse, contre les féminicides ou pour la justice climatique, le gouvernement fait feu de tout bois pour éteindre la contestation. Il tente de diviser les salariéEs en prétendant que celles et ceux de la RATP, de la SNCF, seraient privilégiés alors qu’ils ne font que défendre leurs droits. Les régimes spéciaux compensent la dureté du travail dans certains secteurs et leur disparition pousserait à un nivellement généralisé vers le bas.

    Enfin, la mise en garde de Macron concernant les violences est un signal clair que le pouvoir menace d’utiliser les forces de répression pour dissuader de participer aux manifestations, comme avec les Gilets jaunes.

    Ni amendable ni négociable, retrait total du projet !

    Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, c’est partir d’un salaire de référence plus bas, donc avoir une retraite plus faible, avec aussi une valeur du point variable qui pourra donc évoluer à la baisse... Les pensions mensuelles baisseront de plusieurs centaines d’euros. Il faudra donc choisir entre s’épuiser au travail ou vivre dans la misère.

    Nous devons aussi nous battre pour imposer de nouveaux droits : le retour à la retraite à 60 ans pleine et entière pour touTEs, 55 ans pour les métiers pénibles, un minimum retraite au niveau des minimas sociaux fixés à 1800 euros net, l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes.

    Pour maintenir un système par répartition, il faut augmenter les salaires et répartir le travail : aucun revenu inférieur à 1800 euros net, avec un temps de travail ramené à 32 heures sans perte de salaire. C’est possible en imposant une autre répartition des richesses et l’augmentation des cotisations patronales. Il n’y a aucun problème de financement... pour qui veut faire payer les capitalistes !

    Préparons l’affrontement général

    Pour construire le rapport de force qui permettra de gagner, une seule journée de grève ne suffit pas. Ce jeudi 5 décembre marque le début du mouvement de grève reconductible dans plusieurs entreprises et services publics, comme la SNCF ou la RATP et quelques autres, mais pour gagner, quel que soit notre secteur, public ou privé, nous devons nous poser dès maintenant la question de partir en grève reconductible.

    Cette journée peutconstituer une première étape, mais il faut donner des perspectives d’actions durables. Grèves, blocages, manifestations... nous devons coordonner nos actions, organiser des AG sur nos lieux de travail et d’étude ou à l’échelle de zones d’activités professionnelles. Travailleurs/ses, syndiqués ou non, Gilets jaunes, habitantEs des quartiers, chômeurEs, étudiantEs... une convergence des colères est possible : construire un mouvement d’ensemble - avec une grève générale jusqu’au retrait de la réforme - pour en finir avec Macron et son monde.