NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 314
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Non aux lois liberticides, non à la violence d'État...
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Nice, Marche des Libertés, samedi 5 décembre 2020 à 14h00...
Nice, Place Garibaldi, 14h00

samedi 5 décembre 2020
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Nice ou la république sécuritaire...
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L'Anticapitaliste, le journal : numéro 546...
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Retrait de la loi Sécurité globale! Dehors Darmanin et Lallement !
L’évolution de la situation politique n’est pas un processus linéaire. Elle est faite de basculements et d’accélérations. Les derniers jours nous le rappellent avec force. En effet, il y a quelques semaines de cela, dans la France de nouveau « confinée », le pouvoir instrumentalisait de façon indigne et islamophobe l’assassinat de Samuel Paty en désignant le mouvement ouvrier comme complice du terrorisme. Un mois plus tard, ce sont par centaines de milliers que jeunes et travailleurs descendent dans la rue contre le cours autoritaire du régime dans plus de 90 villes à travers le pays.
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L’obscurantisme autoritaire de la Loi « séparatisme »...
Le projet de loi « confortant les principes républicains » arrive le 9 décembre en conseil des ministres. Si les termes « lutte contre le séparatisme » ont disparu du texte, l’esprit demeure.
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Dissolution du CCIF : le cours autoritaire et raciste du pouvoir se poursuit...
Ce mercredi, le conseil des ministres a pris la décision de dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). La lecture du décret proposé par Gérald Darmanin — et adopté en conseil des ministres — confirme ce que le CCIF et ses divers soutiens répétaient depuis plusieurs semaines : il s’agit d’une dissolution à motivation politique, destinée à faire taire le CCIF et, à travers lui, celles et ceux qui se dressent face à la stigmatisation et aux discriminations contre les musulmanEs.
On apprend ainsi dans ledit décret, entre autres, que « comptabiliser au titre des "actes islamophobes" des mesures de police administrative, voire des décisions judiciaires, prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme » revient à « participer à la légitimation de ces actes [terroristes] ». En d’autres termes, dénoncer le caractère manifestement discriminatoire, vis-à-vis des MusulmanEs, de certaines mesures et pratiques « anti-terroristes », entre autres et notamment dans le cadre de l’état d’urgence instauré en novembre 2015, reviendrait à légitimer le terrorisme…
Ainsi, le ministre de l’Intérieur qui veut interdire la dénonciation des violences policières veut aussi interdire la dénonciation de l’islamophobie. Il s'agit bien des deux faces d'une même politique, dont l’objectif est de faire taire toute critique de leur « ordre républicain », en agitant la menace d’un « ennemi de l’intérieur » qui permet de tout justifier, des mesures racistes aux attaques liberticides, à l’heure où la faillite gouvernementale dans la gestion de la crise sanitaire lui fait redouter des explosions sociales.
En dissolvant une organisation dont le rôle est de combattre les violences et discriminations islamophobes, par un accompagnement des victimes et par la publication d’un rapport annuel dressant un état des lieux de l’islamophobie en France, le pouvoir franchit un cap supplémentaire dans sa politique autoritaire et liberticide. Il confirme en outre sa fuite en avant islamophobe, quelques jours avant la présentation en conseil des ministres du projet de loi « séparatisme ».
Le NPA condamne cette décision et assure les animateurEs et bénévoles de l’ex-CCIF (qui avait pris la décision de s’auto-dissoudre) de tout son soutien dans leur indispensable action contre l’islamophobie, et dans toute démarche qu’ils et elles entreprendraient pour contester la décision du conseil des ministres. À l’heure où la mobilisation grandit contre la politique autoritaire du pouvoir, c’est l’ensemble du mouvement social et du mouvement ouvrier qui devrait aujourd’hui se dresser contre cette décision : il en va de l’avenir du combat antiraciste et, plus globalement, de l’ensemble des luttes de notre camp social.
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Lois liberticides et violences policières : combattons l’autoritarisme en marche !
Du dégoût et de la révolte, voilà ce que nous avons touTEs ressenti devant les violences policières de ces dernières semaines. Les dernières images des exactions contre les migrantEs place de la République à Paris ou du tabassage du producteur de musique noir Michel Zecler, ont mis le feu au poudre, entraînant en particulier une large mobilisation samedi dernier dans tout le pays.
Le maintien de leur ordre à tout prix
Ce gouvernement veut accompagner la crise sociale, les nouveaux reculs qu’il veut nous faire avaler, les licenciements et les suppressions d’emploi, d’un ordre sécuritaire garantissant la bonne marche de la machine capitaliste à profits… Il entend faire taire toute contestation de sa politique, y compris en s’attaquant à la liberté de la presse, dont il aime pourtant se draper en période d’offensive islamophobe.
Depuis plusieurs semaines, sous la pression de l’extrême droite et des syndicats de police, Macron, Darmanin et leurs amis sont à l’offensive. D’abord avec la Loi de programmation de la recherche (LPR) et son article visant à pénaliser toute action revendicative dans les universités. Puis, à la faveur de l’immense émotion suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, avec une nouvelle loi raciste et islamophobe contre le « séparatisme ». Enfin, ils ont dégainé cette loi de « sécurité globale ». Tout cela dans le but d’accoucher d’une société basée sur une économie ultralibérale accompagnée d’un contrôle social sécuritaire.
La loi, Darmanin, Lallement… Et hop tout ça à la poubelle !
Mais après le mouvement international suite à la mort de George Floyd aux USA, les grandes mobilisations ici avant l’été contre l’impunité policière, ça ne passe pas ! Répondant à l’appel des journalistes, d’associations démocratiques ou de médias alternatifs, la mobilisation s’est amplifiée jusqu’à atteindre des centaines de milliers de personnes dans près d’une centaine de villes samedi dernier. Des manifestations massives, unitaires, jeunes, réunissant journalistes, habitantEs des quartiers populaires, militantEs syndicaux ou politiques... Au-delà de la loi de « sécurité globale », c’est bien un renforcement de l’État policier qui est massivement rejeté, et la politique de Macron — autoritaire sur sa forme et injuste sur son fond — qui est combattue.
Pour éteindre l’incendie, les représentants de la majorité annoncent une « réécriture » du seul article 24 de la loi, celui concernant la diffusion d’image des policiers (sans préciser d’ailleurs ce qu’ils souhaitent mettre à la place...). On est bien loin du compte : c’est toute la loi qui doit être abandonnée, et au vu de leurs responsabilités particulières dans la situation, le ministre de l'Intérieur Darmanin et le préfet Lallement doivent dégager aussi !
Étendre la lutte, construire les convergences
Pour transformer l’essai, la mobilisation doit continuer, et une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour ce samedi. Pour s’étendre, il faut s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années, se confrontant à la violence d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, le mouvement social… Des ponts sont à construire, en particulier entre le rejet de cette loi de sécurité globale et le projet de loi « confortant les principes républicains » (ex-loi « séparatisme ») qui reprend d’ailleurs les principales dispositions de l’article 24.
Dans la catastrophe sociale qui vient, les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher, et pour cela, le maintien de leur ordre est essentiel. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, et ce n’est qu’un début. Les convergences à construire doivent donc commencer dès ce samedi 5 décembre, en étant dans la rue contre la loi de sécurité globale et au côté des associations de chômeurEs et précaires qui vont aussi manifester dans tout le pays. Ce n’est qu’un début…
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Olivier Besancenot : «Il faut obtenir le retrait de la loi “sécurité globale”», sur BFM TV...
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Des centaines de milliers contre les politiques liberticides : continuons pour gagner...
1200 à Pau, 2000 à Chambéry, 6000 à Rennes, Tours et Montpellier, 5000 hier à Nantes hier, des milliers à Toulouse en manif spontanée, plus de 10 000 à Lyon, 100 à 150.000 à Paris, la mobilisation du jour était incroyable, comme un immense réveil après des mois de confinement politique.
Les jeunes étaient extrêmement nombreux dans les cortèges, des lycéens, des étudiants, des jeunes des quartiers populaires, révoltés contre les violences policières, le racisme et plus globalement par la situation que nous vivons actuellement. Il y avait également de très nombreux militants de diverses organisations, de toute la gauche, alors qu’à part la CGT, la FSU et Solidaires, il y avait très peu d’organisations représentées, à part bien sûr le NPA, très mobilisé partout. A Paris, son cortège a regroupé des centaines de personnes, dynamiques, criant, chantant. Il y avait également des centaines de journalistes et d’avocats, dont les convictions sont percutées par le projet de loi.
Le gouvernement fait face à une crise politique déclenchée par l’éclatement de contradictions : il s’est fait le champion de la « liberté d’expression » concernant l’assassinats de Samuel Paty, mais d’un autre côté a donné toutes libertés à la police pour réprimer, violenter, mutiler. La loi de « sécurité globale » vient parachever cette politique, en cohérence avec le racisme d’Etat et la loi « séparatisme ».
Mais les violences contre Michel Zecler, heureusement filmées, notamment, ont percé grand jour le rôle de la loi « sécurité globale » : renforcer l’impunité policière.
Construire ce mouvement pour gagner
La mobilisation du jour est fantastique, elle montre que des réactions sont possibles face à ce pouvoir. Dans les prochains jours, dans tous les quartiers, organisons-nous pour le faire reculer. Réunions unitaires, assemblées de quartiers, sur les lieux de travail ou d’études, manifestations locales devant les commissariats, les préfectures ou les mairies, nous devons accélérer la construction d’un mouvement de masse.
Empêcher le passage de cette loi doit être notre objectif. Et dénoncer les politiques liberticides et racistes qui se renforcent et ouvrent la voie à l’extrême-droite droite. Filmer les violences policières, c’est le moyen de nous protéger contre les violences policières, c’est un élément de base de notre auto-défense. Nous devons aussi exiger le désarmement de la police et la fin de toutes les mesures racistes, obtenir la régularisation des sans-papiers.
Dégager ce gouvernement
La seule réponse de ce pouvoir à la crise sanitaire, sociale et écologique que nous vivons aujourd’hui est la répression. Ils ont montré leur incapacité à y faire face autrement qu’en distribuant des milliards aux grandes entreprises, ils doivent dégager, à commencer par Darmanin, le ministre de l’intérieur, véritable fer de lance, dans la continuité de Castaner, des politiques liberticides.
L’heure est à la mobilisation générale contre ce gouvernement.
Antoine Larrache


