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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 310

  • Convention citoyenne pour le Climat: « Macron passe du "sans filtre" aux cent filtres » !

    La politique climat de Macron peut sembler contradictoire. Côté obscur, il caviarde allègrement les propositions de la Convention citoyenne pour le Climat en rejetant tout ce qui aurait pu grignoter les dividendes et les intérêts de l’industrie chimique ou automobile, de l’agriculture industrielle, de la publicité, de l’immobilier… Côté lumière, il parade au sommet « Ambition climat », organisé par l’ONU, la France et la Grande-Bretagne, insistant sur la nécessité de se « donner une trajectoire et des moyens crédibles pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 ».

    Macron joue avec le climat

    L’inaction climatique est si voyante que le Conseil d’État a donné raison à la ville de Grande-Synthe et à « L’Affaire du siècle » contre l’État. Quant au « contrat moral » de reprendre les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, il passe du « sans filtre » aux « 100 filtres ». Dès juin, Macron avait remisé la taxe de 4% sur les dividendes et la limitation de la vitesse à 110 km/h sur autoroute. Puis ce fut le rejet du moratoire sur la 5G, de la limitation de la publicité pour les SUV et autres monstres hyper-polluants. Exit aussi la redevance sur les engrais azotés pourtant responsables des émissions de Nox, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2, l’obligation de rénovation thermique des bâtiments… La responsabilité est reportée sur les « citoyens-consommateurs » appelés à changer leurs « comportements individuels ». Et pour couronner le tout, Macron dégaine un référendum pour inscrire la défense du climat et la préservation de l’environnement dans la Constitution : une minable manœuvre politicienne d’autant plus misérable qu’elle concerne la menace la plus grave et la plus globale à laquelle l’humanité est confrontée.

    « Il faut que tout change pour que rien ne change »

    L’Accord de Paris posait l’objectif de limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C ou 2°C maximum, mais acceptait que les États s’engagent… à dépasser largement cette limite. Ce qu’ils ont fait ! La compilation des engagements des États conduisait à une augmentation entre 3 et 4°C, et ces engagements insuffisants ne sont même pas tenus. Le bouleversement climatique est à l’œuvre : l’année 2020 sera parmi les trois plus chaudes jamais enregistrées. Les catastrophes, dont les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique sont le principal moteur, ont doublé en vingt ans, tuant plus de 1,2 million de personnes dans le monde depuis 2000. Il est de plus en plus certain que le seuil de 1,5 °C d’augmentation de la température sera franchi dans les années 2030…

    Devant la catastrophe imminente, les gouvernants doivent relever leurs engagements, c’est la mission assignée à la COP26 à Glasgow initialement prévue en 2020 et repoussée à novembre 2021. Et c’est reparti pour les grandes déclarations : les USA débarrassés de Trump, les 27 pays de l’Union européenne et la Chine… tous d’accord pour la « neutralité carbone » en 2050 ! Mais cette neutralité – ou émissions nettes zéro – cache de lourdes menaces : nucléaire et autres fausses solutions dangereuses de capture-séquestration du CO2, géo-ingénierie (manipulation du climat), différents « mécanismes de compensation », véritable impérialisme vert, au détriment des pays et peuples du Sud global. En outre, le renvoi à 2050 des objectifs ouvre la possibilité d’un dépassement temporaire. Pari criminel ! Un basculement climatique  irréversible (fonte de la calotte glaciaire du Groenland ou désintégration de glaciers de l’Antarctique) risque fort de se produire entre 1,5 et 2°C.

    La neutralité carbone est un leurre dangereux. Entre l’urgence climatique et le productivisme capitaliste, il n’y a pas d’arrangement. La construction d’un mouvement populaire mondial est une urgence vitale : pour imposer la réduction des émissions dans les transports, le bâtiment, l’énergie, l’agriculture ; la réduction de la production matérielle et des transports, dans la justice sociale ; le refus du dépassement temporaire et des fausses solutions ; la justice climatique pour les peuples du Sud global. Différents réseaux proposent une grève mondiale pour le climat au moment de la COP26 en novembre 2021. Une perspective dont nous devons nous emparer !

    Commission nationale écologie

  • Les 8 de Nice sont libres, la procédure annulée pour vices de procédure !

    Les militants fêtent cette bonne nouvelle en musique avec HK.

    Il n'aura pas été possible de plaider sur le fond la légitimité de leur action mais les militants, qui risquaient 5 ans de prison, sont soulagés.

    Pour Raphaël Pradeau, porte parole d'Attac et témoin au procès, "cela confirme que ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu.
    Ces militants ne sont pas des délinquants, ils ont mené une action symbolique pour faire passer un message politique visant à dénoncer les pratiques sales de la Société Générale".

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  • L’Anticapitaliste l’émission n°17 : Crise sanitaire et sociale, même combat contre le capital !

    Avec

    Philippe Poutou (porte-parole du NPA)

    Jérôme Martin (membre fondateur de l’Observatoire de la Transparence dans les Politiques du Médicament)

    Frank Prouhet (médecin généraliste et membre de la commission santé du NPA)

    Sandrine Caristan (collectif anti-Sanofric)

    Djaffar Razkallah (élu CSE CGT TUI France)

  • Avec les sans-papiers...

    Les grandes villes bien sûr : Bayonne, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse… mais aussi Briançon, Foix, Dunkerque, Verdun, Royan, Privas, Tarbes, Lannion, Romans, Montauban, Figeac…

    Le vendredi 18 décembre, ce sont des manifestations dans plus de 50 villes sur tout le territoire, autour des mots d’ordre de l’Acte 4 du mouvement des sans-papiers : « Liberté, Égalité, Papiers ! »

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  • Avec les sans-papiers, faisons classe commune...

    Ces vendredi 18 et samedi 19 décembre, des manifestations ont lieu dans plus de 50 villes autour des mots dordre de lActe 4 du mouvement des sans-papiers : « Libertéégalité, papiers ! ». Quelque chose a commencé à changer grâce à la mobilisation extraordinaire de ce mouvement depuis le 30 mai dernier et la marche nationale des sans-papiers de septembre et octobre.

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  • Autoritaire, antisocial, raciste… Pas de cadeaux à ce pouvoir !

    Leur bilan de fin d’année est éloquent... Alors quils se montrent toujours incapable de proposer une politique cohérente pour résister à la pandémie de Covid-19, Macron, Castex, Darmanin et leurs amis poursuivent leur fuite en avant autoritaire et sécuritaire.

    Travail, famille et couvre-feu

    Comme on pouvait sy attendre, les courbes de contaminations au Covid-19 sont sans appel, bien loin du seuil des 5 000 cas diagnostiqués par jour, fixé comme objectif par Macron. Sans surprise, les mesures annoncées jeudi dernier sont dans la droite ligne des précédentes : travail, famille, répression ! Si, à partir de ce mardi 15 décembre, il est de nouveau possible de se déplacer partout sur le territoire sans attestation... nous serons sous le régime du couvre-feu entre 20 heures et 6 heures. Tous les établissements recevant du public (théâtres, cinémas, stades) restent fermés encore trois semaines. Avec pour seul cadeau la soirée du réveillon de Noël… Et pour le reste, cest sanction généralisée si on sort des clous !

    Le gouvernement garde donc le cap fixé par Macron dans son allocution d’il y a trois semaines, tout en révisant ses ambitions à la baisse… Ce qui ne l’empêche pourtant pas de se féliciter de sa politique ! Le nombre dhospitalisations peut bien être supérieur à celui du mois de mai, la politique de « traçage » avoir peu deffets et le nombre de travailleurEs pauvres augmenter, peu importe !

    Du contrôle social à la répression générale

    La méthode du pouvoir reste inchangée : contrôle des populations et répression renforcée. Au lieu de sappuyer sur la solidarité et lauto-organisation de la population, de conjuguer accompagnement bienveillant et mesures sanitaires et sociales cohérentes, lapproche punitive reste la règle. Gare aux amendes, et restez touTEs chez vous… sauf pour bosser !

    De cette approche répressive dune politique de santé publique au déploiement de toute la panoplie sécuritaire, il n’y a quune ligne, droite et tout à fait cohérente... Le gouvernement a beau avoir manœuvré en laissant la main aux parlementaires pour réécrire larticle 24 de la loi « sécurité globale », ce sont encore des dizaines de milliers de personnes qui étaient dans la rue samedi dernier pour exiger le retrait du projet, auquel se conjugue le refus de toutes les lois liberticides, dont le projet de loi sur le « séparatisme » qui stigmatise les musulmanEs

    Dès lors, comme lors des manifestations parisiennes de ces dernières semaines, il ne reste plus au pouvoir que le déploiement policier disproportionné, les provocations, les arrestations et les gardes à vue totalement arbitraires, pour tenter dempêcher que notre colère s’exprime collectivement dans la rue.

    « On répond quoi ? Résistance ! »

    À l’opposé des mesures inefficaces du gouvernement contre la pandémie, cest de lorganisation de la solidarité par la population elle-même, hors de toute logique du profit et contre toutes les mesures liberticides, dont nous avons besoin. Sans recrutements massifs dans les hôpitaux, sans embauches pour la recherche des cas contacts, sans développement dune politique de santé communautaire alliant professionnelEs de santé et population, sans mesures sociales (garanties de revenu, conditions d’hébergement dignes et acceptables par la personne et ses proches, soins gratuits), pas grand-chose nest possible pour combattre ce virus.

    Pour une politique de santé publique cohérente, contre les lois et mesures liberticides, il ny a pas de trêve dans la mobilisation. Dès ces prochains jours, à l’occasion de la journée internationale des migrantEs vendredi 18 décembre, nous serons au côté des sans-papiers pour exiger leur régularisation. Et en janvier sannoncent déjà des initiatives (grèves et manifestations) contre les licenciements et les suppressions de postes, pour le service public d’éducation ou contre la loi de sécurité globale. Pour la défense de nos droits, pour nos libertés, la mobilisation solidaire doit continuer.