Nice : Journée internationale des droits des migrant·es et de leurs familles...
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Le budget de la Sécurité sociale a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale, mardi 16 décembre.
Le gouvernement peut remercier le PS et les Verts qui lui ont permis de le faire passer sans recourir aux ordonnances ou au 49-3.
Le ralliement de la gauche sociale-libérale à la politique d’austérité du gouvernement marque la fin du Nouveau Front populaire (NFP). Cette gauche choisit de renforcer le camp de ceux qui attaquent les conquêtes sociales travailleurEs et les services publics, en premier lieu l’hôpital.
Ce que le PS présente comme des « victoires » – comme le décalage, d’un an seulement, de l’application de la contre-réforme des retraites – se paie au prix fort. Le parlement a voté le passage de l’âge de la retraite à 64 ans, alors que les gouvernements avaient jusqu’ici été contraints de l’imposer sans vote. La hausse de l’objectif des dépenses d’assurance maladie (Ondam) en 2026, d’environ 3 % au lieu de 2 %, qui a justifié le ralliement des Écologistes, signifie en réalité une baisse de 3,6 milliards d’euros des moyens alloués à l’hôpital public.
RetraitéEs, malades, travailleurEs paieront la note : taxe sur les complémentaires santé ; limitation à un mois des arrêts maladie ; coup de rabot sur les allocations familiales (jusqu’à -900 €/an pour les familles modestes) ; élargissement aux entreprises de plus de 250 salariéEs des exonérations sur les heures sup.
Et le budget de l’État va encore accentuer cette casse sociale, alors que les besoins sociaux et écologiques explosent. Lecornu sabre dans la santé, l’éducation, la culture, les services publics et les collectivités… tandis que riches et ultra-riches sont épargnés.
Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, publié cet été, sur les aides publiques aux entreprises donne le tournis. Comme le dit son rapporteur, le sénateur communiste Fabien Gay : « On parle de 211 milliards d’euros par an, qui ne sont ni évalués, ni conditionnalisés ».
Car, en plus des aides et subventions directes, il faut prendre en compte tous les avantages fiscaux et autres exonérations de cotisations sociales. Pire, les quelque 2 267dispositifs d’aides aux entreprises sont complètement opaques. Il n’y a aucune donnée disponible auprès du ministère de l’Économie.
Pendant ce temps, la liste des suppressions d'emplois pour maintenir le taux de profit des groupes capitalistes s’allonge : la CGT a recensé pas moins de 483 plans de licenciements entre septembre 2023 et décembre 2025, soit 300 000 emplois directs ou indirects supprimés en deux ans.
Automobile, sidérurgie, verrerie, papeterie, agroalimentaire, grande distribution, de nombreux secteurs industriels et de services sont concernés : Forges de Commentry dans l’Allier, ArcelorMittal à Dunkerque, Novasco à Hagondange, les sirops Teisseire en Isère… Un plan de licenciement est également en préparation à Auchan, retoqué pour le moment par la justice. Et la liquidation des usines Brandt près d’Orléans vient d’être décidée.
Les reconfigurations politiques, avec le ralliement d’un PS qui joue désormais les supplétifs du gouvernement, sont lourdes de dangers. Cette politique divise la gauche et notre camp social. Elle pave la voie au Rassemblement national.
Il est urgent que les forces sociales et politiques opposées aux politiques libérales, militaristes et racistes se rassemblent pour organiser ensemble et dans la rue la contre-offensive !
Le PS et les Écologistes ont offert à Lecornu un soutien décisif en permettant l’adoption d’un budget de régression sociale et de militarisation. Ce ralliement finit d’achever la séquence du Nouveau Front populaire. Il est urgent de rassembler les forces opposées au libéralisme, au militarisme et au racisme pour construire la riposte.
Le militant Lyes Touati, membre du Parti socialiste des travailleurs, a été arrêté hier à Aokas (Algérie) et placé en détention préventive. Nous ne connaissons pas les raisons de cette arrestation, ni les faits qui lui sont reprochés.
Cette arrestation fait suite à un harcèlement policier de longue date contre lui. Il a notamment été condamné à 6 mois de prison ferme et 10 000 dinars algériens d’amende pour avoir posté sur Facebook une citation de La Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Il est également régulièrement convoqué par la police sans raison sérieuse.
Régulièrement, en Algérie, des militant·es sont accusé·es d’atteinte à la sécurité du territoire ou de collusion avec l’étranger, dans un amalgame avec les actions du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qui vient, ce dimanche, d’autoproclamer l’indépendance de la Kabylie .
Il n’existe aucun lien entre le MAK, qui est par ailleurs soutenu par le pouvoir de l’État du Maroc et qui soutient Israël, et notre camarade Lyes Touati .
Le NPA-L’Anticapitaliste, dans la lignée de notre courant politique, la IVe internationale, qui a montré sa solidarité politique et concrète lors du combat pour l’indépendance de l’Algérie, revendique la libération immédiate de notre camarade et l’abandon des poursuites contre lui et tou·tes les détenu·es d’opinion.
Au moins seize personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine blessées dans une fusillade à Sydney, en Australie, ce dimanche 14 décembre 2025. Cette tuerie antisémite visait des Juifs et Juives lors du premier jour de la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi. Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux proches des victimes décédées et aux personnes blessées.
Cet attentat, dont les auteurs se revendiqueraient de l'organisation « État islamique » (Daesh), cherche à faire peser sur toute la diaspora juive une menace pour sa sécurité, sa liberté de culte, sa visibilité dans l'espace public.
L'antisémitisme, loin d'avoir disparu, continue de structurer profondément la société. Des idéologues racistes utilisent le contexte international pour l'alimenter encore, incitant aux violences.
Avec le génocide à Gaza, l'impunité d'Israël, la manière dont la lutte contre l'antisémitisme est dévoyée pour justifier ce génocide et l'islamophobie, nous sommes vraisemblablement dans une longue vague de complotisme antisémite et de violences antijuives à laquelle il faut répondre.
Contrairement à ce qu'affirment celles et ceux qui nient ou minimisent son importance, l'antisémitisme a des effets sur les Juifs et Juives, jusqu'à menacer leurs vies.
L'instrumentalisation abjecte de cet attentat par le gouvernement israélien, qui fait du soutien au peuple palestinien la cause de l'antisémitisme, doit être dénoncée. Il faut combattre résolument l'assimilation des personnes juives à l'État colonial israélien, voulue aussi bien par le sionisme que par les idéologues antisémites.
L'antisémitisme n'a rien à voir avec la solidarité envers le peuple palestinien ; il la dessert au contraire. Il faut refuser la mise en concurrence des différentes victimes du racisme, qui fait elle-même partie du système raciste. Nous rappelons que l'antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde.
Le NPA-l'Anticapitaliste est engagé dans le combat politique contre le système raciste dans son ensemble et donc contre toutes les formes de racisme – dont l'antisémitisme – et de colonialisme – dont le sionisme. Seule une réponse politique émancipatrice, solidaire et égalitaire, antiraciste et anticapitaliste, permettra d'en finir avec le complotisme et les violences racistes.
Depuis l'apparition du premier foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie fin juin 2025, 110 foyers ont été détectés en France, touchant 75 élevages dans neuf départements. Cette maladie virale affecte les animaux mais est sans danger pour la santé humaine.
En réponse à cette crise, la stratégie sanitaire du gouvernement a été dictée par la directive européenne 92/119/CEE de 1992, qui impose l’abattage systématique de l’ensemble du troupeau dès la confirmation d’un cas : plus de 3 000 animaux ont ainsi été tués « préventivement », auxquels s’ajoutent dernièrement 200 vaches en Ariège, malgré une forte mobilisation.
Le NPA-l'Anticapitaliste exprime son soutien à la Confédération paysanne contre l’abattage des animaux et la méthode employée par le gouvernement.
Les éleveurEs proposent des alternatives que le gouvernement refuse d'entendre.
Nous condamnons fermement la répression violente dont ont été victimes les agriculteurEs mobiliséEs. L'intervention des gendarmes, en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure et usant de grenades lacrymogènes, est disproportionnée. Ces méthodes autoritaires, désormais familières, révèlent aussi bien la répression de toute contestation légitime que le mépris du gouvernement pour le monde agricole.
Le NPA défend un modèle d’agriculture paysanne qui est combattu par certains syndicats agricoles : d’une part la FNSEA et les Jeunes agriculteurs qui se placent dans cette crise sur un terrain purement économique – Arnaud Rousseau affirme ainsi que « si la maladie n'est plus sous contrôle, nous serons mis sous cloche par l'Europe », révélant l’obsession de préserver les exportations d’animaux vivants. De même, la Coordination rurale, organisation d’extrême droite, qui ne cache pas sa vision raciste et identitaire de l’agriculture et du monde paysan, ne peut être une alliée dans aucune lutte.
Le NPA-l'Anticapitaliste exige le retrait immédiat de la stratégie d'abattage systématique imposée par le ministère de l'Agriculture. Cette politique est inefficace et illustre l'impasse d'une stratégie purement répressive. Des solutions existent pourtant et sont appliquées avec succès dans d'autres pays. Dans l’urgence de la situation, nous réclamons :
D'autres pays ont montré qu'une politique de vaccination peut contenir la maladie sans destruction massive des troupeaux. Le gouvernement doit s'en inspirer.
Cette crise doit également nous amener à débattre de la place des animaux dans un système où ils ne sont considérés que comme des objets de propriété.
Il n’y a pas eu de miracle. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre vient d’annoncer la liquidation judiciaire du Groupe Brandt et la destruction de plus de 650 emplois juste avant les fêtes.
Lors du placement en redressement judiciaire de l’entreprise à l’automne, la direction de Brandt se voulait rassurante.
Elle expliquait ainsi rechercher des partenaires pour répondre à un simple besoin de financement et aux échéances bancaires et affirmait que ce redressement judiciaire n'aurait pas de conséquences sur l'activité du groupe, ni sur les salariéEs.
Le discours a changé radicalement ces derniers jours.
Abandonnée la reprise par un autre groupe, la seule solution pour l’avenir de Brandt – selon le ministre de l’industrie, le président de la région, celui de la métropole, le maire et les cadres de l’entreprise – c’était la création d’une pseudo-SCOP, adossée au groupe privé Revive, avec obligation de licencier 300 à 400 salariéEs.
Sans surprise, ce plan n’a pas abouti, car il manquait encore 5 millions. Un simple saupoudrage de subventions ne pouvait évidemment pas suffire.
Puisque l’État et les collectivités se prétendaient prêts à appuyer financièrement et politiquement la constitution d’une coopérative, alors ils doivent prendre leur responsabilité.
Pour sauver les emplois, Brandt doit être réquisitionnée par la puissance publique et mise sous contrôle de ses salariéEs.
C’est par la mobilisation que nous saurons l’imposer !
Aucun licenciement, ni à Brandt ni ailleurs !