Par Gérard Lucas, publié par le Dauphiné.
Ils étaient une cinquantaine samedi soir à se retrouver autour du porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour débattre et trouver des solutions.
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Par Gérard Lucas, publié par le Dauphiné.
Ils étaient une cinquantaine samedi soir à se retrouver autour du porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour débattre et trouver des solutions.
Dans une tribune publiée en 28 langues et dans divers quotidiens européens (The Guardian, Die Welt, El Pais, Corriere della Serra…), Emmanuel Macron s’est posé en sauveur d’une Union européenne en crise, espérant donner le coup d’envoi symbolique d’une campagne qui s’annonce déjà, en France, marquée par le contexte de mobilisation sociale, autour notamment du mouvement des Gilets jaunes.
Le plan de fermeture de l’usine a donc été homologué par l’État le lundi 4 mars. Ford peut maintenant faire partir les salariéEs, entre préretraites pour les plus ancienEs et licenciements pour les autres.
Mais on ne baisse pas les bras et la bataille continue.
Retour sur la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, avec une mobilisation internationale qui s’amplifie.
Pour le 17e week-end consécutif, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées aux quatre coins de la France, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, contre les politiques de Macron.
Si les chiffres de la mobilisation sont indéniablement en baisse, la colère est toujours bien là, et nul doute que les manifestations prévues le 16 mars, à l’occasion de l’Acte 18, seront une nouvelle illustration de la persistance du mouvement.
Un acte 18 qui coïncidera non seulement avec la Marche contre le racisme et les violences policières, mais aussi avec une nouvelle Marche pour le climat, et qui précédera une journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.
Autant dire que Macron n’en a pas fini avec les mobilisations.
Au Canada, en Irlande, en Australie, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Italie, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suède… des dizaines de milliers de jeunes étudiantEs, lycéenEs, collégienEs quittent leurs salles de classe pour souligner l’urgence climatique.
Les gouvernants européens et américains, chauvins de l’Est et de l’Ouest, se rejoignent pour mener la même politique xénophobe et raciste. Des milliers de migrantEs meurent en Méditerranée, devenu un immense cimetière marin, Orban en Hongrie déclare que venir en aide aux réfugiéEs est un crime... Les murs frontaliers se construisent sur des milliers de kilomètres. La recette est partout la même : détourner le mécontentement des populations contre les migrantEs en les désignant comme responsables de tous les maux de la société. C’est la vieille tactique du bouc-émissaire, qui marche d’autant plus que les sociétés vont mal. Elle favorise le développement du racisme et du nationalisme, qui sont le fonds de commerce de l’extrême droite. Et l’on voit de façon inquiétante monter en Europe, en France, en Allemagne, Autriche, Hongrie, Italie des courants fascisants qui font du nationalisme, du repli sur les frontières, de la chasse aux migrantEs leurs principaux chevaux de bataille.
Pas une semaine ne se passe sans nouveaux témoignages et nouvelles images de violences policières commises, notamment, dans le cadre des manifestations des Gilets jaunes.
Mais la Macronie et ses soutiens, loin de vouloir freiner la machine répressive, semblent pris dans une irrésistible fuite en avant, où se mêlent déni, mauvaise foi et provocations.
Le Grand débat organisé par Macron touche à sa fin et manifestement le président des riches n’a pas l'intention de modifier sa politique contre les classes populaires.
Il n’a évidemment aucune solution à la crise politique, économique, écologique et sociale que nous vivons.
Ce ne sont pas les mesurettes proposées par son parti, la LREM, qui vont atténuer ses projets : casser les retraites, privatiser Aéroports de Paris, casser la formation des enseignant·e·s, supprimer des postes dans les services publics...
Ou encore laisser des entreprises qui font des profits, comme Ford, licencier des centaines de salarié·e·s.
Entre le lancement de la campagne européenne du parti macroniste par le président soi-même et les suites d’un Grand débat qui peine à passionner les foules, l’Acte 16 des Gilets jaunes a encore une fois fait la démonstration que le mouvement continue bel et bien…