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Actualités nationales... - Page 60

  • Emploi : Face à la catastrophe annoncée, mobilisation !

    Encore plus prévisible que les catastrophes liées au dérèglement climatique, la vague de suppressions d’emplois prend une tournure dramatique cet automne. Masqué après le Covid et le « quoi qu’il en coûte » puis par les Jeux olympiques, le ralentissement économique a des conséquences qui s’aggravent chaque jour.

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  • L’interdiction des licenciements, c’est urgent !

    ’interdiction des licenciements, c’est urgent !

    Michelin, Auchan, Airbus, Vencorex… Depuis quelques semaines les annonces de plans de licenciements se succèdent. Les patrons veulent nous faire croire que ces plans sont inévitables, que ce n’est pas leur faute. En réalité, ces suppressions d’emplois visent à rétablir leurs marges de profits face à la concurrence internationale. Plus de fric pour les patrons et les actionnaires, le chômage et la misère pour les travailleurs et travailleuses, ça ne doit plus durer !

    De Michelin à Valeo, en passant par Vencorex, les salariéEs sont mobiliséEs !

    Le secteur de l’automobile est particulièrement touché et les salariéEs de MA France, de Dumarey-Powerglide à Strasbourg, ou encore de Valeo sont en première ligne. Michelin a annoncé la suppression de 1 250 postes à Vannes et Cholet, où une grève puissante vient d’éclater.

    La chimie et la grande distribution sont également concernées. Auchan vient d’annoncer la suppression de 2300 emplois, à Airbus 2500 postes sont menacés, et tant d’autres comme à Walor, Milee, ExxonMobil… En octobre, la CGT recensait 180 plans de licenciements en un an.

    Les salariéEs de la centrale de Cordemais, près de Nantes sont également mobiliséEs ainsi que celles et ceux de Vencorex ou de Valeo en Isère.

    Gouvernement et patronat, même combat !

    Ces entreprises ont bénéficié de cadeaux fiscaux et d’aides en tout genre. Pendant des années, elles se sont gavées d’argent public et licencient aujourd’hui sans état d’âme. Devant ce scandale, Barnier fait semblant de s’énerver mais personne n’est dupe. Son gouvernement va accompagner la casse sociale.

    Dans le secteur public, 4000 postes vont être supprimés dans l’Éducation nationale, et la Cour des Comptes préconise une diminution de 100 000 emplois dans la fonction publique territoriale, alors que partout, dans l’éducation, la santé… les besoins immenses ne sont pas pris en compte. C’est la destruction des services publics qui est en route, c’est-à-dire des outils de la solidarité qui existaient encore en France. Gouvernement et patronat sont d’accord pour faire rentrer dans une logique du profit ce qui y échappait encore.

    TouTEs ensemble contre le gouvernement et les patrons !

    Pour mettre un coup d’arrêt à la destruction de nos emplois, de nos vies et de la planète, il est urgent de nous rassembler, de faire converger les mobilisations qui existent déjà, et qu’elles se développent partout. L’ensemble des organisations qui se sont engagées pour faire barrage au RN en juin dernier doit se retrouver pour faire face à cette vague de licenciements et de suppressions d’emplois. Il nous faut avancer des réponses politiques unitaires face à l’urgence sociale et écologique, pour que les salariéEs reprennent la main face à aux attaques du patronat et du gouvernement.

    Interdire les licenciements, en finir avec le capitalisme !

    Il est urgent d’imposer l’interdiction des licenciements et la reconversion des emplois pour produire ici sans polluer, pour que les salariéEs décident avec la population ce dont elle a besoin et comment le produire. La propriété privée des moyens de production, qui ne sert que les intérêts égoïstes d’une minorité, est la principale responsable de la catastrophe sociale et écologique en cours … Il est temps d’y mettre fin, parce que nos vies valent plus que leurs profits !

  • Victoire pour Nordine et Merryl !

    Le 7 novembre, à la suite d’un long combat judiciaire, les deux policiers qui avaient tiré à six reprises sur Nordine et Merryl en 2021 ont été condamnés à quatre ans de prison avec sursis avec interdiction d’exercer.

    Cette décision est une victoire : les policiers ont été reconnus coupables, là où la norme est l’absence de condamnations dans les affaires de violences policières. Les juges ont rejeté la légitime défense et ont déclaré les policiers coupables de violences volontaires. Ils ne seront plus jamais policiers.

    C’est aussi la première fois qu’une décision de justice vient restreindre l’application de l’article L 435-1 du code de la sécurité intérieure, véritable permis de tuer pour les policiers lors de refus d’obtempérer allégués et qui vise de manière disproportionnée les personnes racisées. Cette décision devrait ouvrir la voie à de prochaines condamnations de policiers qui tuent ou blessent avec leurs armes de services, notamment pour le meurtre de Nahel.

    Reste que quatre ans de prison avec sursis, ce n’est rien comparé aux séquelles et aux traumatismes des victimes, Nordine et Merryl, enceinte au moment des faits et qui a perdu son enfant en raison de ses blessures. La reconnaissance de la culpabilité et de la responsabilité doit maintenant donner lieu à des réparations financières pour les victimes.

    Surtout, Nordine, lui, a été condamné à deux ans de prison ferme pour refus d’obtempérer dans ce dossier. Il est toujours en détention. Sans les vidéos des témoins qui ont filmé la scène, les policiers n’auraient jamais été inquiétés.

    Le NPA-l’Anticapitaliste demande la libération immédiate de Nordine et l’abrogation de l’article L.435-1 et toutes les lois sécuritaires qui permettent à la police de mutiler et tuer en toute impunité.

    Le NPA-l’Anticapitaliste continuera, aux côtés des victimes de violences policières et de leurs familles, d’exiger la fin de l’impunité judiciaire pour les policiers. Désarmons la police !

  • Pourquoi la guerre d’indépendance algérienne ?

    La question de savoir pourquoi la décolonisation de l’Algérie est passée par une guerre a trouvé des réponses qui ont varié dans le temps, sous la plume des historiens et historiennes. La question, à vrai dire, n’est pas de savoir pourquoi l’Algérie est devenue indépendante. Cette indépendance peut être interprétée comme faisant logiquement partie de la grande vague mondiale des décolonisations postérieure à 1945, résultant des évolutions globales dans cette période.

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  • Islamophobie et résistance à l’occupation israélienne...

    « Qui sont les Palestiniens ? Je ne connais personne de ce nom. Ils n’existent pas ». Dans cette déclaration de Golda Meïr en 1969 se trouve l’essence de ce qui permettra, cinquante ans plus tard, le génocide des Palestinien·nes de Gaza. Malgré sa médiatisation en direct par ses victimes et un mouvement de solidarité organisé dans de nombreux pays, il se poursuit irrémédiablement depuis un an.

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  • Mettre le feu aux mosquées : l’actualité de l’islamophobie française ?

    Mardi 29 octobre, un incendie criminel est déclenché au moment du « fajr » (« prière de l’aube ») à la mosquée Assouna d’Amiens ; Jeudi 31 octobre un incendie est déclenché sur le parking attenant au chantier de la grande mosquée en construction de Strasbourg.

    Ces deux attaques en une semaine ne sont pas seulement des faits divers : elles manifestent l’hostilité croissante à l’encontre des personnes musulmanes et le climat délétère de la société civile. Les attaques contre les personnes musulmanes sont quotidiennes en France : de l’incivilité à l’agression, les effets du racisme sont concrets et ses manifestations violentes sont en augmentation.

    Les personnes musulmanes sont constamment constituées en minorités altérisées, opposées à la République et sont la cible privilégiée des attaques des nationalistes. A l’école, au travail, dans l’espace public, elles subissent une oppression constante.

    L’oppression des musulmanEs vise plus loin que leur seule existence sociale et s’attaque jusqu’à leur liberté de conscience et de culte à travers l’ingérence de l’État français dans le culte musulman (fermetures de mosquées, expulsions d’imams) et les législations islamophobes qui proscrivent des pratiques religieuses communes en les disqualifiant comme « radicalisées » ou « islamistes ».

    La laïcité ne peut pas continuer à tirer sa légitimation de la discrimination des musulmanEs : la répression constante de la visibilité de l’islam et des personnes musulmanEs en France est intolérable et constitue un séparatisme d’État qui isole les personnes musulmanEs et perçues comme telles et légitime le racisme. Une telle hostilité ne peut qu’encourager les fractions les plus racistes de la population dans un contexte où la parole raciste et islamophobe est légitimée par la politique du gouvernement Barnier et son ministre de l’Intérieur Retailleau.

    Le NPA-l’Anticapitaliste réaffirme sa solidarité avec l’ensemble des personnes musulmanEs face à l’oppression qu’iels subissent. Nous demandons l’abrogation de l’ensemble des lois islamophobes, depuis la loi de 2004 jusqu’à la loi dite « sur le séparatisme », ainsi que la protection des musulmanEs et de leurs lieux de culte, devant les menaces fréquentes qu’iels subissent, à un niveau comparable à celui qui est déployé pour sécuriser tous les autres lieux de cultes du pays.

    Le NPA-l’Anticapitaliste est conscient de l’urgence antiraciste et engage toutes les forces politiques soucieuses de lutter contre l’islamophobie et le racisme à concrétiser cette priorité politique.

    Le NPA-l’Anticapitaliste est déterminé à dénoncer l’islamophobie et lutter concrètement contre elle, avec les musulmanEs et leurs organisations cultuelles, associatives, politiques.

  • L’interdiction des licenciements, c’est urgent !

    Michelin, Auchan, Airbus, Vencorex… les plans de licenciements s’intensifient. Depuis quelques semaines, le secteur automobile en Europe se mobilise contre ce que les patrons et les actionnaires veulent présenter comme inéluctable : les suppressions d’emplois pour rétablir les marges face à la concurrence internationale. Avec toujours la même logique destructrice : les travailleurEs servent de variables d’ajustement. En France, ce sont notamment les salariéEs de MA France, de Dumarey-Powerlidge à Strasbourg, ou encore de Valeo qui sont en première ligne.

    D’autres secteurs sont également touchés : la chimie, la grande distribution,… Les salariéEs de la centrale de Cordemais, près de Nantes sont mobiliséEs ainsi que celles et ceux de Vencorex en Isère. Auchan vient d’annoncer la suppression de 2300 emplois et Michelin, de 1250 postes à Vannes et Cholet, où une grève puissante vient d’éclater.

    A ces plans de licenciements s’ajoutent Airbus et ses 2500 postes menacés, et tant d’autres comme Walor, Milee, ExxonMobil… Au 18 octobre 2024, la CGT recensait 180 plans de licenciements en un an[1].

    Ces entreprises ont pu bénéficier par le passé de cadeaux fiscaux et d’aides en tout genre. Pendant des années, elles se sont accaparées de l’argent public et licencient à tour de bras aujourd’hui. C’est inacceptable. Michel Barnier peut bien montrer du doigt les directions de Michelin et d’Auchan, personne n’est dupe. Son gouvernement va accompagner la casse sociale.

    Le secteur public non plus n’est pas épargné, comme dans l’Education Nationale où 4000 postes seront supprimés. La Cour des Comptes préconise quant à elle la suppression de 100 000 postes dans la Fonction Publique Territoriale.

    Pour que cesse la destruction capitaliste des emplois, des vies et du vivant, il est vital que ces luttes convergent. La propriété privée des moyens de production, qui ne sert que les intérêts particuliers d’une minorité, est la principale responsable de la catastrophe sociale et écologique en cours … Il est temps d’y mettre fin. Ce serait faire œuvre de salubrité publique au bénéfice de la majorité, celles et ceux qui produisent les richesses.

    Dans l’immédiat, il devient urgent d’imposer l’interdiction des licenciements et la reconversion des emplois pour produire ici sans polluer, pour que les salariéEs décident avec la population ce dont elle a besoin et comment le produire.

    Il est tout aussi urgent que l’ensemble de la gauche sociale et politique, dans le Nouveau Front Populaire et en dehors, que toutes les équipes syndicales concernées se regroupent pour organiser une manifestation centrale à Paris contre les licenciements, contre les suppressions de postes, et contre le gouvernement Macron-Barnier.

    [1] CGT. 180 plans de licenciements en un an.

  • Agences de l’eau : le (pas si) discret braquage de l’État !

    Dans un amendement au projet de budget, déposé par le gouvernement, celui-ci annonce vouloir « opérer un prélèvement exceptionnel de 130 millions d’euros sur la trésorerie des Agences de l’eau, reversé au budget général de l’État ».

    Les agences de l’eau ont consacré de 2019 à 2024 plus de 40 % de leurs aides aux actions en faveur de l’adaptation au changement climatique, et se sont dotées de plans d’adaptation. Il s’agit notamment d’interventions auprès de l’agriculture, de la conversion à l’agriculture biologique et aux pratiques agricoles peu consommatrices de pesticides.

    Les agences de l’eau sont des organismes destinés à « aider les collectivités, les industriels, les agriculteurs, les associations de pêche et de protection de la nature dans le financement, l’accompagnement et la valorisation de leurs projets et initiatives pour agir sur la santé, le cadre de vie, la préservation de la ressource en eau et la biodiversité ». Sur la page d’accueil des agences de l’eau, on peut lire : « Une mission commune pour l’eau, la biodiversité, le littoral ».

    Rendez l’argent !

    Les agences de l’eau sont financées, à hauteur de 85 %, par quatre redevances que nous versons toutes et tous, prélevées directement sur notre facture d’eau. C’est notre argent ! L’État n’en a cure et se sert de deux manières. En effet, outre le prélèvement cité plus haut, il a fixé un plafond à la collecte des redevances : au delà de 2,3 milliards d’euros, le surplus va directement ans sa poche ! On appelle ça le « plafond mordant » ! Ce plafond devait passer à 2,5 milliards en 2025, mais il semblerait que cette promesse ait été « oubliée »...

    L’eau n'est pas une variable d’ajustement

    Le « hold up » sur les agences de l’eau, comme cette mesure est qualifiée par la très gauchiste revue Maire-Info, risque d’avoir un effet direct sur le financement des programmes soutenus par les agences : alors qu’elles sont censées disposer de 460 à 550 millions, selon l’État, elles devront faire face à leurs engagements avec 200 millions, soit un mois de trésorerie. Ce qui peut amener une agence à ne pas pouvoir verser l’aide au moment où la collectivité en aura besoin. Elle sera alors contrainte d’emprunter ou retarder le paiement des entreprises.

    Au moment où se tient la COP16 Biodiversité, qui pose les questions de son financement, au moment où des événements climatiques extrêmes surviennent en France et, surtout, de façon dramatique en Espagne, le gouvernement Barnier affiche une fois encore son cynisme à courte vue en faisant du budget des agences de l’eau une banale et minable variable d’ajustement budgétaire !

    Commission nationale écologie