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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 179

  • Troupes françaises hors d’Afrique : en finir avec la Françafrique...

    L’initiative unitaire, lancée par Survie, « Pour un retrait rapide d’Afrique de l’armée française » (lire sur notre site l’appel au meeting parisien du 28 février 1 et la tribune « Armée française en Afrique : il est largement temps de partir »), constitue un soutien essentiel à la vague populaire qui balaie plusieurs pays africains contre la domination néocoloniale française.

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  • Le droit à l’IVG dans la Constitution : où en est-on ?

    Le Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident » appelle à un rassemblement devant le Sénat le 28 février 2024. C’est le jour où doit être à nouveau examinée l’inscription dans la Constitution du droit à l’avortement. Le cri d’alerte, « Halte à l’obstruction ! », vise les agissements de la droite et l’extrême droite.

    Rappelons que l’inscription du droit à l’avortement comme droit fondamental en Europe et dans le monde est porté par le mouvement féministe avec la volonté de consolider un acquis démocratique majeur pour les femmes : celui de disposer librement de son corps. 

    Après le récent appel de Macron à un « réarmement démographique » de la France, dans le contexte raciste, nationaliste et guerrier que l’on connaît, l’enjeu ne doit pas en être minimisé !

    « La liberté garantie » pour la femme d’interrompre une grossesse

    Pour la première fois, l’année dernière, la constitutionnalisation de l’avortement avait été votée au Sénat avec un amendement remplaçant « le droit d’avorter » par « la liberté d’avorter ». Ce faisant, il ne garantissait plus l’effectivité de ce droit, précédemment voté à l’Assemblée nationale sur proposition de Mathilde Panot. Ce faisant aussi, il n’en permettait plus son inscription, car il fallait que le texte soit voté à l’identique par les deux chambres pour que l’IVG rentre dans la Constitution. Macron s’était engagé le 8 mars dernier à intervenir.

    Cette fois le texte a été proposé par le gouvernement et voté encore largement à l’Assemblée nationale le 30 janvier 2024 en reprenant l’expression : « la liberté garantie » pour la femme d’interrompre une grossesse, en laissant de côté l’effectivité du droit. 

    La menace d’obstruction vient des LR, Larcher, le président du Sénat, jugeant non opportune l’inscription de l’IVG dans la Constitution et Retailleau annonçant que son groupe déposerait des amendements pour enlever le mot « garanti » et renforcer la clause de conscience des médecins. 

    Toutes ces petites manœuvres, alors qu’une majorité de la population est pour la constitutionnalisation de l’avortement, visent à laisser le champ libre à une extrême droite de plus en plus arrogante et de plus en plus organisée.

    Cela se passe alors que de nombreux CIVG ont fermé, que l’hôpital public ayant subi des coupes drastiques n’est plus en mesure de répondre aux besoins des femmes. Ainsi, elles sont encore plusieurs milliers par an obligées d’aller avorter à l’étranger. 

    Quatre médecins spécialisés pour qu’une sage-femme puisse faire une IVG

    Dans ce contexte est paru en décembre dernier le décret d’application de la loi donnant la ­possibilité aux sages-femmes de faire des IVG instrumentales. Cette loi avait été perçue comme une victoire par les professionnelles, ouvrant l’augmentation des possibilités d’IVG et d’un meilleur respect du choix des femmes quant à la méthode. 

    La colère fut à la mesure de la déception : le décret oblige à la présence sur le site de pas moins de quatre médecins spécialiséEs pour qu’unE sage-femme puisse pratiquer une IVG ! Non seulement ce surcroît de précautions paraît injustifié et aberrant à beaucoup de professionnelLEs, mais il risque de restreindre les possibilités d’avortements dans les établissements, ce qui est contraire à l’objectif de cette loi. Quant aux sages-femmes qui ont une autonomie dans leurs compétences professionnelles, les voilà replacéEs sous la ­hiérarchie des médecins ! 

    Double raison pour se mobiliser devant le Sénat le 28 février 2024 à partir de 16 h 30 !

    Commission nationale d’intervention féministe

  • La LFI rejette un accord avec le NPA pour les élections européennes...

    Les prochaines élections européennes doivent permettre d’exprimer une colère populaire contre le macronisme et contribuer à la riposte contre le danger du RN. C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs mois, le NPA propose qu’à cette occasion se regroupent dans une liste commune celles et ceux – courants politiques, personnalités, etc. – qui n’ont pas renoncé à lutter contre l’Europe actuelle, libérale et inégalitaire, autoritaire et raciste, pour défendre un programme porteur d’une telle ambition.

    Nous adressant à l’ensemble des forces de la gauche antilibérale ou anticapitaliste, nous avons rencontré à trois reprises une délégation de La France insoumise. Nous y avons discuté de la disponibilité du NPA et de la possibilité concrète de participation à une campagne commune autour de leur liste d’union populaire s’appuyant sur le programme de la Nupes. 

    A l’issue de ces rencontres, LFI vient de nous envoyer un courrier qui met fin à cette perspective. Enregistrant selon eux que “nos discussions ont fait émerger une série de désaccords”, LFI considère que ceux-ci leur “paraissent aujourd’hui trop importants pour garantir notre capacité commune à mener une campagne cohérente”. Nous le regrettons d’autant plus que les raisons exprimées dans le courrier de LFI ne nous semblent pas suffisantes pour justifier la fin de nos échanges.

    Le premier désaccord posé dans le courrier de LFI concerne l’Ukraine. Bien que nous nous accordions pour dénoncer ensemble l’agression russe de Poutine et demander le retrait des troupes russes d’Ukraine, la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne pose une difficulté. A cette demande, LFI répond d’ores et déjà par la négative. Nous pensons qu’une telle position de refus pourrait renforcer les courants les plus réactionnaires et leurs politiques qui visent à transformer l’Europe en forteresse assiégée. De plus, ce refus ne répond pas à la demande des courants progressistes ukrainiens qui cherchent des points d’appuis dans la guerre contre Poutine. Par ailleurs, on peut aussi penser que si une liste incluant l’ensemble des forces issue de la Nupes avait vu le jour (une bataille menée pendant plusieurs mois par LFI), la position d’une telle liste sur l'adhésion de l’Ukraine à l’UE n’aurait de toute façon pas pu être celle que LFI pose aujourd’hui comme condition pour une campagne commune. Un double standard donc.

    Plus globalement, LFI nous reproche de vouloir “reconstruire une gauche radicale autour de LFI et du NPA”. Quoi qu’en dit LFI, nous n’avons jamais pensé qu’une campagne européenne commune devait se résumer à un tête-à-tête entre nos deux organisations. Par contre, pour la même raison politique qui avait conduit le NPA à ne pas participer à la Nupes en mai-juin 2022, nous continuons à penser qu’il existe à gauche deux orientations contradictoires, entre des forces qui gèrent le système et une gauche de combat qui défend une rupture avec celui-ci. L’instabilité puis l’éclatement de la Nupes en ont été une des expressions, et pour le NPA, l’enjeu des prochaines élections européennes devrait être de permettre l’expression la plus large de cette gauche de rupture, qui fort heureusement dépasse les périmètres respectifs de nos organisations. 

    Face à la montée dramatique de l’extrême-droite, une liste regroupant la gauche de combat aurait permis d’entraîner dans cette lutte l’ensemble du mouvement social. En ne prenant pas ses responsabilités, LFI n’est pas à la hauteur des urgences de la situation. Pour sa part, le NPA continuera sa politique unitaire afin de pouvoir regrouper, dans la rue comme dans les urnes, toutes les forces de gauche qui sont prêtes à porter une rupture avec le néo-libéralisme et l’extrême-droite.

    Montreuil le jeudi 22 février 2024

  • BDS, exprimer notre solidarité au peuple palestinien !

    Samedi 17 février, et alors que les PalestinienNEs de la bande de Gaza continuent de subir les bombardements répétés, la famine et les exactions, le soutien s’est exprimé un peu partout en France par des actions visibles de la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions).

    La journée d’action contre Carrefour a été un succès et a permis de faire entendre la voix des soutiens à la lutte du peuple palestinien. Dans de nombreuses villes, de Limoges à Rennes (voir article sur le site), l’accueil fut très bon, du côté des clientEs comme des employéEs.

    Ainsi, à Montpellier, une centaine de personnes ont « occupé » pendant une heure le Carrefour Grand Sud de Lattes en périphérie de Montpellier. À Quimper, une vingtaine de personnes du collectif pour un cessez-le-feu immédiat et une paix juste et durable ont déambulé dans les travées du Carrefour en diffusant un tract remettant en cause la collaboration de Carrefour France avec l’apartheid, la politique de colonisation de l’État d’Israël contre le peuple palestinien et les massacres à Gaza. Elles ont aussi distribué l’adresse au PDG de Carrefour, ce qui a fait dire au camarades qu’il s’agissait d’« une belle matinée de soutien concret au peuple palestinien ». À Lyon, un drapeau palestinien géant a été déployé et des tracts ont été jetés du haut du centre commercial. À Paris, une centaine de personnes ont obligé Carrefour Market dans le 13e arrondissement à baisser ses grilles. Au rythme de la Fanfare invisible, les forces de répression ont dû lever la nasse. Des militantEs auront quand même eu le temps d’envahir le magasin afin de sensibiliser la clientèle à la complicité de Carrefour dans le génocide à Gaza.

    Ces actions, comme les manifestations qui se sont également tenues samedi à Angers, à Bayonne, à Orléans, à Épinal, Besançon et dans bien d’autres villes, doivent se poursuivre et s’amplifier. La journée de mobilisation du 17 février est en ce sens une étape importante pour faire connaître la situation du peuple palestinien et faire entendre une voix contre les impérialismes et contre l’occupation.

    Clémentine Berthe

  • Avec Attal, les paysanNes sont loin du compte !

    Le salon de l’agriculture approche. Le gouvernement a besoin de calmer la colère des agriculteurEs, de les voir remballer tracteurs, lisiers et banderoles. Il a donc lâché des mesures axées sur les « normes », dénoncées par la FNSEA, la Coordination rurale et les Jeunes agriculteurs comme principales responsables de la crise.

    Ainsi, Attal a abondé dans le sens des demandes de diminution du nombre et des exigences des normes. Foin de la loi Egalim ! Haro sur le plan Écophyto ! L’engagement pris pour réduire l’usage des pesticides de 50 % d’ici 2030 a été mis en pause.

    Tant pis, même si cette carotte ne réglera pas le problème du revenu des paysanNEs, un des sujets qui ont déclenché la colère et amorcé la révolte.

    La reculade du gouvernement sur les pesticides a provoqué la colère des ONG. En cause, le remplacement de l’indice NODU (nombre de doses unités) qui ne sera plus le principal indicateur, par l’HRI-1 (indicateur de risque harmonisé, rien que le nom !) fondé sur les quantités de pesticides déversés à l’hectare, minimisant leur toxicité. Par exemple, la levure chimique, pesticide autorisé en bio, comptera davantage qu’un pesticide puissant et toxique mais en moindre volume. L’ONG Générations futures a montré que l’HRI-1 fera passer le plan Écophyto pour une vraie réussite, alors qu’on est loin de l’objectif fixé. Ainsi, de 2011 à 2021, avec le NODU, on a une augmentation de 3 % des pesticides, avec l’HRI-1 on a une baisse de 32 % ! Un enfumage de plus !

    Dans le secteur agricole comme ailleurs, aucune solution économique et sociale compatible avec la lutte contre le réchauffement climatique ne peut émerger d’un système vérolé par la concurrence, la recherche de profits croissants, l’exploitation des ressources et des travailleurEs.

    Pendant ce temps, les exigences immédiates en matière de prix et de revenus pour permettre aux paysanNEs de vivre correctement de leur travail, comme le réclame justement la Confédération paysanne, attendent toujours.

    Commission nationale écologie