Macron a un besoin irrépressible de lâcher son mépris du peuple : les « gens qui ne sont rien », les « Gaulois réfractaires au changement » ou les « fainéants » auxquels il ne céderait pas. Maintenant arrive « Jojo avec son gilet jaune » auquel les médias accorderaient autant de place qu’aux ministres. À la limite (extrême) du racisme, il y a les déclarations récentes au sujet de Christophe Dettinger ramené avec mépris au rang de « gitan ». Jusqu’à ces dernières semaines, tout cela passait sans problème, de même que la progression du nombre de mutiléEs et de blesséEs par la police.
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Pour la justice sociale, pour dégager Macron, construisons la grève générale...
Au moment où nous écrivons, il est encore difficile de mesurer le retentissement de ce 5 février de grèves et manifestations, rendez-vous à l’échelle du pays et dans la rue, entre Gilets jaunes et salariéEs du public et du privé, ces derniers à l’appel de la CGT et de Solidaires.
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Répression : « Le grand débat avec un LBD sur la tempe »...
Tel était le texte, significatif, figurant sur la pancarte d’un manifestant Gilet jaune à Bordeaux. Cette semaine, un observateur clairement identifié de l’Observatoire des pratiques policières de la LDH de Toulouse a été touché par un tir au front. Louis Boyard, président du syndicat lycéen UNL, blessé sans doute par un tir de LBD au pied, va quant à lui porter plainte contre Castaner. Alors que personne n’est dupe du « grand débat », la répression se poursuit contre la colère qui s’exprime, sans faiblir, dans la rue.
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Après les élections de mi-mandat aux États-Unis : Trump entre espoirs et déboires...
La victoire de Trump en 2016 était-elle un accident électoral, ou un tournant durable dans la vie politique américaine ?
À cette question, les élections de mi-mandat de novembre 2018 ont répondu… un peu.
Et c’est leur résultat qui contraint aujourd’hui Trump à tenter l’épreuve de force du « shutdown » pour se relancer. -
Venezuela : Macron, l’ami des putschistes...
Emmanuel Macron l’a annoncé par voie de tweet lundi 4 février au matin : « Les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement. La France reconnaît Juan Guaidó comme "président en charge" pour mettre en œuvre un processus électoral. » Une déclaration qui fait suite à « l’ultimatum » que le président français avait lancé, quelques jours plus tôt, au côté de certains de ses « partenaires » européens, à Nicolás Maduro, le sommant d’organiser une nouvelle élection présidentielle.
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Comprendre le Brésil de Bolsanaro...
Le 28 octobre dernier le désastre annoncé a eu lieu : pour cette huitième élection depuis la fin de la dictature (1985), l’ex-capitaine Jair Bolsonaro gagnait les élections présidentielles et, par là même, l’exécutif du plus grand pays latino-américain et de la 7ème puissance économique mondiale (avec 209 millions d’habitants). Il raflait ainsi plus de 55% des suffrages (58 millions des voix valides), soit presque 10 millions de plus qu’au premier tour, suite à une campagne axée sur un discours ouvertement fascisant, marqué par les provocations racistes, misogynes et homophobes. Son « fonds de commerce » a été son hostilité envers le Parti des travailleurs (PT), centre-gauche au pouvoir de 2002 à 2016, tout en qualifiant de « terroristes » les militants des mouvements populaires, notamment les sans-terre, les sans-toits et les syndicalistes. Partisan de la libéralisation des armes, de la militarisation des favelas, admirateur de Trump et de Pinochet, il s’est construit une image de candidat antisystème et anticorruption, alors qu’il est parlementaire depuis 3 décennies... Sa campagne financée, sans aucun contrôle, par de grands groupes capitalistes, a aussi été celle des « fake news » et d’un usage massif des réseaux sociaux contre son adversaire du PT, Fernando Haddad. Les premiers noms du futur gouvernement qui prendra ses fonctions le premier janvier 2019 confirment une combinaison de néolibéralisme et d’autoritarisme répressif. Ce tournant est assurément le produit d’une grave crise démocratique et d’un usage politique de l’appareil judiciaire par un secteur de la caste politique, qui a signifié un « coup d’État parlementaire » contre Dilma Roussef (destituée en 2016), puis l’emprisonnement de Lula Da Silva pour corruption, sans preuves concrètes à ce jour, alors qu’il restait ultra-favori des sondages. Mais les racines du mal sont aussi bien plus profondes : elles ont à voir avec un modèle économique extractiviste et brutalement inégalitaire, avec un pays traversé par la violence et les héritages de la dictature, et aussi avec le désenchantement croissant face au bilan de 13 ans de gouvernements sociaux-libéraux du PT.
Pour en parler, nous avons posé quelques questions à l’économiste marxiste Mylène Gaulard1, enseignante-chercheure à l’Université Grenoble-Alpes et qui travaille depuis plusieurs années sur les modèles de développement de la Chine et du Brésil. Propos recueillis par Franck Gaudichaud.
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“Chasse aux manifestants” à Toulouse...
Lors d’une conférence de presse le 29 janvier, l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières (qui comprend la Ligue des Droits de l’Homme, Copernic et le Syndicat des Avocats de France) a fait un point sur ses observations depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Cet observatoire, dont des membres vêtus d’un gilet jaune et bleu, munis de casques, de masques à gaz et de caméras, accompagnent les manifestations, prépare un rapport mais a estimé qu’il y avait urgence à faire part de ses observations en lien avec les manifestations toulousaines de ces dernières semaines.
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La CGT Education donne rendez-vous après la manifestation du 05 février...
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Le 05 février 2019, en avant vers la grève générale...
mardi 5 février 2019
POUR REPONDRE A L’URGENCE SOCIALE
Grève Générale Interprofessionnelle
Manifestation 10h30 Place Garibaldi Nice -
Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social...
La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.
Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.
Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.