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  • Solidarité avec Mathilde Panot et ses accompagnateurs ! Soutien à la mobilisation algérienne !

    Le NPA proteste contre l’interpellation à Bejaïa, mardi 1er octobre, de la députée Mathilde Panot et de ses accompagnateurs, stoppés à deux reprises lors de longs contrôles, transportés de force puis empêchés de sortir de leur hôtel à Alger. 

    La délégation conduite par Mathilde Panot a rencontré des députés du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), les responsables du PST (Parti socialiste des travailleurs), le MDS (Mouvement démocratique et social) et le réseau de luttes contre la répression, pour les libertés démocratiques et la libération des détenus d’opinion. En particulier, ils et elles ont discuté de la répression qui s’abat sur la mobilisation des AlgérienEs.

    Le pouvoir n’hésite donc pas à réprimer les militantEs qui, comme Mathilde Panot et ses accompagnateurs, viennent affirmer leur solidarité avec la mobilisation populaire. Sa mise en séjour surveillé l’empêche de mener les activités de solidarité qu’elle avait prévues. 

    Cette interpellation envoie en outre le message que le pouvoir est déterminé à durcir la répression contre le Hirak et veut le faire loin des regards. Ce qui ne peut que renforcer les enjeux de solidarité avec les manifestantEs algériens menacés.

    Le NPA demande le respect de la liberté de circuler de Mathilde Panot et de ses accompagnateurs et leur affirme toute sa solidarité.

    Montreuil, le 2 octobre 2019. 

  • Incendie de Rouen : « Les mesures sont faites par des laboratoires liés aux industriels ou à l’administration » !

    Entretien. L’incendie de l’usine Lubrizol, au cœur de l’agglomération rouennaise, bien que partiellement éclipsé par l’enfumage du décès et des obsèques de Supermenteur, suscite colère et mobilisation.
    Nous faisons le point ce mardi 1e octobre avec Gérald Lecorre, membre de l’union départementale CGT de Seine-Maritime et spécialiste des questions de santé et de sécurité au travail.

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  • Contre Zemmour et LCI : agissons en saisissant le CSA !

    Par Memorial 98, Collectif de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les négationnismes. Sites: http://memorial98.org et http://info-antiraciste.blogspot.fr .
    Un appel a été initié pour protester massivement auprès du CSA après la diffusion par la chaîne LCI en direct et en intégralité du discours haineux et raciste d’Eric Zemmour lors de la Convention de la droite le 28 septembre. Plusieurs milliers de saisines ont déjà été enregistrées.

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  • Une nouvelle grève des sans-papiers...

    Sur douze sites, des travailleur/ses sans-papier se sont mis en grève ce mardi 1er octobre, pour obtenir des régularisations. Ils/elles s’opposent à leurs conditions de travail, à la surexploitation qu’ils/elles subissent, à leur quasi absence de droits, alors qu’ils/elles cotisent à la Sécurité sociale et qu’ils/elles créent des richesses. Ils/elles demandent également leur régularisation. Ces dernières années, leurs mobilisations avaient connu des victoires importantes : bien préparées, déterminées, ces grèves ont obligé les gouvernements et les employeurs à la régularisation de centaines de travailleurs/ses sans-papiers. Ils et elles ont besoin de notre soutien, pour populariser leur lutte, remplir les caisses de grève, faire reculer un gouvernement qui tente de jouer à fond la carte du racisme.

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  • Lubrizol : Le capitalisme nuit gravement à la santé !

    Pendant que les hommages au « Supermenteur », coupable, entre autres, du raciste « le bruit et l’odeur » emboucanent les ondes, c’est du côté de Rouen que les effluves nauséabonds du capitalisme mettent en danger la vie des habitantEs de la région de Rouen.

    Tout va très bien, Madame la Ministre ?
    Selon la Préfecture de Seine-Maritime, « les productions végétales non récoltées », lait collecté issu d’élevages dont les vaches étaient au pâturage depuis jeudi, les œufs des élevages de plein air pondus, et le miel collecté depuis le 26 septembre ainsi que les poissons d’élevage produits dans la zone concernée, « ne doivent pas l’être (...) jusqu’à l’obtention de garanties sanitaires ».
    Depuis une semaine, la ministre de la Santé nous jure que, comme pour Tchernobyl, les habitantEs n’ont rien à craindre à la suite d’un incendie dont on ne connaît ni les origines ni les « carburants ». Tout juste un peu d’amiante, certes loin des 400 tonnes de plomb de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris partie en fumée...
    Lubrizol, qui appartient à la holding Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffett, a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros. Il est inacceptable que, dans un site classé « Seveso, seuil haut », un tel incendie puisse se développer. Le préfet a beau affirmer que « le site était en règle administrativement parlant », à l’évidence les obligations de sécurité que doit assurer l’employeur n’ont pas été remplies. Sinon l’incendie n’aurait jamais pris de telles proportions.

    Un « accident » prévisible...
    L’incendie de Lubrizol est un nouvel accident industriel, un accident qui a lieu dans une entreprise, c’est-à-dire un lieu organisé, dirigé et contrôlé pour la production capitaliste, en fonction de ses impératifs. C’est cette organisation qui est entièrement responsable lorsqu’un accident, qu’il soit industriel ou du travail, survient.
    De Tchernobyl à AZF en passant par Fukushima, toutes les grandes catastrophes prétendument inenvisageables ont révélé de graves manquements à la sécurité sans que les responsabilités soient clairement établies et les coupables réellement condamnés. Probable donc que la transparence annoncée par le Premier ministre, Édouard Philippe ne soit qu’un nouvel enfumage...

    Abattre un système qui pollue et qui tue
    Avec plus de 10 000 sites Seveso recensés dans l’Union européenne, dont 705 en « seuil de risque haut » pour la France, c’est bien tout un système industriel, économique, qui met en danger les populations. La nécessité des ces productions tout autant que les conditions dans lesquelles elles sont réalisées, échappent pour l’essentiel à tout contrôle des travailleurs/euses et des populations. Seule compte la logique du profit.
    Dans la même logique, les mobilisations pour la justice climatique, les questions de choix économiques, industriels, et de conditions de travail, se rejoignent. Ce système mortifère impose chaque jour d’avantage la convergence des mobilisations, et la riposte qui s’organise actuellement à Rouen - avec des rassemblements réussis - montre la voie.
    Il est urgent de faire reculer ces menaces contre notre santé qui détruisent aussi l’environnement. Urgent d’empêcher que des salariéEs, comme cette directrice d’école du 93, ne mette fin à leurs jours sous la pression de leurs conditions de travail. Urgent d’arrêter la stigmatisation et l’appauvrissement des chômeurs/euses. Urgent enfin de se mobiliser contre la destruction de nos systèmes de retraite et de toute la protection sociale.
    Plus que jamais, nos vies, notre santé, valent plus que leurs profits !

  • Les Gilets jaunes responsables du « trou de la Sécu » ?

    L'information distillée par les sources gouvernementale tourne en boucle à l'occasion de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Le « trou de la Sécu », qui devait être définitivement « comblé » se creusera à nouveau en 2019 (3,2 milliards d'euros) et 2020 (3,9 milliards d’euros). Le coupable est tout désigné : le mouvement des Gilets jaunes et les revendications qu'il a imposées au gouvernement. « Ces pelés, ces galeux d’où venait tout le mal »...

    Le prétendu « déficit » représente en réalité une somme dérisoire : 0,2 % du budget de la Sécurité sociale. Pour mémoire, le déficit du budget de l’État pour 2020 sera lui de 93,1 milliards d’euros sans que cela gêne qui que ce soit ! En réalité, le retour du « déficit » sert de justification au nouveau tour de vis imposé à la Sécurité sociale. Alors que la grève des urgences, les luttes en psychiatrie et dans les EHPAD font partout apparaître un manque dramatique de personnel dans les établissements hospitaliers, le gouvernement entend leur imposer de nouvelles restrictions. L'augmentation des budgets hospitaliers sera de 2,1 %, et celle des établissements médico-sociaux de 2,8 % alors qu'elles devraient être de plus de 4 % pour simplement maintenir les moyens existants. En conséquence, 4 milliards d’euros d'économies vont à nouveau être réalisés, en 2020, au détriment de la santé. 

    Quant à la branche retraites, les « déficits » annoncés préparent de nouvelles mesures, cela avant même que la « réforme systémique » annoncée par Macron n'entre en vigueur...

    Comme dans la fable de La Fontaine, les « pelés », les « galeux » servent de boucs émissaires : ce sont les Gilets jaunes qui ont imposé quelques mesures pour un peu desserrer la corde de l'austérité qui les étrangle, ce sont les retraitéEs qui ont l'audace d'exiger l'indexation de leurs pensions sur les prix et refusent la hausse de la CSG, pour ne pas encore voir leurs maigres ressources baisser !

    Le procédé est ancien mais commode pour innocenter les vrais responsables : les grandes fortunes de ce pays et ceux qui gouvernent dans leur intérêt. Car si la Sécu est malade, ce n'est pas de payer aux retraitéEs des pensions décentes ou de créer des emplois hospitaliers indispensables, c'est bien du refus de prendre l'argent là où il est... Cette année aura été celle du « double jackpot » pour le patronat puisqu'il a empoché « en même temps » 30 milliards d’euros d'exonérations supplémentaires de cotisations sociales et 30 milliards d’euros de CICE !

    Macron et son gouvernement ont également décidé que les mesures gagnées par les Gilets jaunes ne devaient coûter un sou ni aux employeurs, ni au budget de l’État (en principe dans l'obligation de compenser les baisses de cotisations sociales). Aussi, le recul sur la hausse de la CSG, les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires ou sur la prime de fin d'année seront à la charge de la Sécurité sociale. C'est bien le pouvoir politique qui a fait ce choix, c'est donc lui seul qui porte la responsabilité du « déficit » ! 

    Pour imposer d'autre choix, pour financer les retraites et la santé, c'est bien un autre partage des richesses qu’il faut, en ajustant les recettes de la Sécurité sociale aux besoins et non l’inverse.

    Montreuil, le 1er octobre 2019.

  • Incendie de Rouen : nous voulons savoir, et Lubrizol doit payer !

    Alors que l’usine Lubrizol de Rouen dégageait encore une immense colonne de fumée, le gouvernement et son préfet s’entêtaient à dire qu’il n’y a pas de risque toxique aigu. Or, le site stockait des produits toxiques et dangereux pour l'environnement. Le toit parti en fumée contenait de l’amiante, produit hautement cancérigène, tout comme la suie et les benzènes. 

    Alors que l’on interdit les récoltes, et de faire sortir le bétail, de consommer œufs et lait produits dans 112 communes, on voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas de risques pour la santé ! 

    Dimanche soir, la préfecture et l’inspection académique ont annoncé que tous les établissements scolaires pouvaient rouvrir ce matin car ils avaient été « nettoyés ». Ce matin, dans plusieurs établissements, des enseignantEs ont exercé leur droit de retrait et ils et elles ont bien raison ! Car ils n’ont eu aucune garantie sur la fiabilité des procédures de nettoyage.

    Le patron de Lubrizol s’est dit « très étonné » de l’incendie. Mais on peut remarquer que la zone qui a brûlé était confiée en sous-traitance à une entreprise de… nettoyage ! Est-ce normal que, pour des raisons de coûts, un secteur d'une entreprise Seveso haut seuil soit sous-traité ? Qui est responsable des produits qui se sont répandus dans l’atmosphère ? Qui a planifié le stockage des produits dangereux ? Qui a laissé un toit amianté, alors que la pose de toit fibro-ciment est interdite en France depuis 1996 ? La direction de l'entreprise est responsable. C'est elle qui a obligation de sécurité.

    Nous exigeons que les dirigeants de Lubrizol et le gouvernement livrent toutes les informations nécessaires pour établir la vérité sur la situation : les produits présents dans l’usine, ceux qui ont brûlé, des analyses complètes de l’air, de l’eau et des suies, le respect ou non des procédures de sécurité par Lubrizol et la préfecture. 

    Nous exigeons qu'une commission d'enquête indépendante de l'État et de ses services soit mise en place, et ait accès à toutes les données. 

    Nous exigeons un suivi amiante (et des autres produits) pour touTEs, notamment les pompiers en première ligne, victimes d'une surmortalité par cancer. 

    Nous exigeons que Lubrizol prenne en charge tous les dommages causés sur la santé et l’environnement. Et aucunE salariéE de Lubrizol ou des entreprises sous-traitantes ne doit pâtir de cette situation : maintien intégral de leur salaire !

    Nous luttons pour lever le voile sur les affaires des capitalistes, pour mettre fin aux secrets industriel et commercial, qui leur permettent de cacher, sous couvert de l’impératif de la concurrence, qu’ils sont les seuls responsables des dégâts écologiques. 

    Nous appelons à participer à la manifestation unitaire à Rouen, mardi 1er octobre à 18h, Palais de justice de Rouen, et au rassemblement devant le siège parisien de Lubrizol, à 18h à la Défense. 

    Rouen et Montreuil, le 30 septembre 2019. 

  • Mise en examen d’Assa Traoré : le harcèlement doit cesser ! Justice et vérité pour Adama !

    On l’a appris ce mardi : Assa Traoré va être mise en examen suite à une plainte pour diffamation déposée par les gendarmes responsables de la mort de son frère Adama, à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet 2016. En cause, des posts Facebook publiés par Assa dans lesquels elle demande la mise en examen de ces gendarmes, en citant leurs noms.

    Dans un invraisemblable et écœurant retournement de situation, c’est donc la sœur d'une victime de violences policières qui se retrouve mise en examen, alors que les gendarmes qui ont tué son frère n’ont jamais été inquiétés par la justice et qu’ils ont même été couverts par l’institution.

    L’acharnement judiciaire se poursuit contre la famille Traoré. Souvenons-nous que cinq frères d’Adama ont été, au cours des trois dernières années, condamnés, quatre d’entre eux incarcérés, et deux, Yacouba et Bagui, toujours en prison aujourd’hui.

    Ce que l’État et les institutions ne pardonnent pas à la famille Traoré, c’est de n’avoir jamais renoncé à lutter pour exiger justice et vérité pour Adama. Figure de ce combat contre les violences et l’impunité policières, Assa subit aujourd’hui une énième tentative d’intimidation.

    Nous savons qu’en dépit de ce nouvel épisode, Assa et le collectif Adama ne se laisseront pas intimider et poursuivront leur combat exemplaire. Le NPA leur apporte tout son soutien et exprime sa solidarité totale envers Assa, qui était encore, il y a quelques semaines, présente sur notre stand à la fête de l’Humanité.

    Le harcèlement de la famille Traoré doit cesser ! Ce ne sont pas les Traoré mais les gendarmes qui doivent être jugés ! Justice et vérité pour Adama !

    Montreuil, le 1er octobre 2019.