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  • Censurer ce gouvernement et son budget antisocial !

    Le gouvernement Bayrou recourt, comme ses prédécesseurs, à l’article 49.3 tout à fait antidémocratique pour faire passer son budget antisocial, pire que celui du gouvernement Barnier. Il mérite le même sort : être censuré ! 

    Ce budget 2025 taille dans les dépenses publiques : 24 milliards d’euros en moins par rapport au financement de 2024 (– 21,5 milliards dans le projet de finances de Barnier) ; 2 milliards d’euros en moins pour les collectivités locales, 8 milliards d’euros en moins dans le budget de la sécurité sociale. Parmi les missions les plus visées : « écologie, développement et mobilités durables », l’enseignement supérieur et la recherche (lire page 5), la « solidarité, insertion et égalité des chances », l’enseignement scolaire ou l’agriculture. Et le Sénat a exigé la suppression supplémentaire de 1,4 milliard dédié au logement, à l’éducation et au sport.

    Les recettes fiscales sont bien moindres avec 8 milliards provenant de la surtaxe de l’impôt sur les bénéfices des entreprises réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffres d’affaires. Pas touche aux aides publiques pour les entreprises. D’après une étude commandée par la CGT 1, leur montant total était de 203,2 milliards d’euros (7,2 % du PIB) en 2023, soit le quart du budget de l’État. Ce ne sont pas les quelques miettes lâchées lors des négociations avec des dirigeants du PS qui changent les choses !

    Censurer sa politique raciste, anti-migrantEs !

    Bayrou emboîtant le pas à la propagande raciste a parlé de ­« ­submersion » à propos de Mayotte. 

    La nomination de Retailleau au ministère de l’Intérieur était un gage donné au RN pour qu’il ne vote pas la censure. Dans la continuité de Darmanin, il poursuit une opération de grande envergure pour polariser les mécontentements contre les refugiéEs. Tous les moyens sont bons : faire passer les migrantEs pour des criminels, organiser comme à Bordeaux des descentes de police dans les quartiers pour trouver les étrangerEs en ­situation irrégulière. Des policiers sur ordre préfectoral bafouent la loi en allant chercher une élève dans un établissement scolaire ! La circulaire Retailleau abroge la circulaire Valls de 2012 et donne aux préfets des consignes fermes de non-régularisation des ­personnes ­étrangères vivant en France sans titre de séjour. Il veut empêcher la régularisation au titre de l’admission exceptionnelle au séjour pour raison familiale. Ce sont les femmes qui s’occupent en majorité des enfants qui paieront le prix fort. Cette circulaire augmente la durée de séjour nécessaire à 7 ans (au lieu de 5 ans ­précédemment, voire 3 ans au titre du travail). Elle rend quasi-impossible la régularisation d’une personne ayant subi une OQTF (obligation de quitter le territoire français). Elle impose des critères de maîtrise du français et de « respect des valeurs républicaines » qui permettent un total arbitraire de la part des préfectures. Alors même que la liste des métiers en tension, restrictive et ­é­tablie selon les seuls critères du patronat, n’est toujours pas actualisée, cette circulaire ferme la porte à toute possibilité de régularisation aux travailleuses et travailleurs sans-papiers qui font tourner des secteurs de l’économie du pays, comme le nettoyage, la restauration, le BTP, l’aide à la personne et bien d’autres. La conséquence sera de plonger dans la clandestinité forcée et le dénuement le plus total des centaines de réfugiéEs sans papiers, sans droits, sans revenus, sans toit... Et ce, alors même qu’ en 2024 le nombre de régularisations a déjà chuté de 10 % tandis que le nombre de personnes expulsées (21 601) a augmenté de 26,7 %.

    Riposter sur tous les fronts !

    Il n’y a rien à attendre d’un nouveau gouvernement de droite acceptable par Macron, qui refuse obstinément l’option NFP pourtant arrivée en tête des élections. Quelle que soit la suite, nouvelles élections ou autre, la crise politique va continuer tant le système institutionnel, social, économique est en bout de course. 

    Sur le plan social, écologique, féministe, antiraciste, il est urgent d’engager la contre-­offensive. Les résistances existent mais elles doivent s’amplifier. Un projet de changement profond de société doit émerger, par et pour les travailleurEs, les oppriméEs et les exploitéEs et préparer une véritable alternative politique et sociale.

    Julie Piedra

    • 1. Mémo Éco n° 130, janvier 2024
  • Pas d’avancées sans mobilisations ! Toutes et tous ensemble, nous pouvons faire reculer le chaos raciste et austéritaire...

    Pas d’avancées sans mobilisations !

    Toutes et tous ensemble, nous pouvons faire reculer le chaos raciste et austéritaire

     

    Issu d’un groupe parlementaire représentant 6 % de l’Assemblée nationale et réellement soutenu par une minorité présidentielle qui n’en pèse que 29 %, le Premier ministre François Bayrou n’a pas pu éviter le recours, lundi 3 février, au tristement célèbre article 49.3 pour imposer les budgets 2025 de l’État et de la Sécurité sociale. 

    Ces deux budgets austéritaires, encore aggravés par rapport au projet avorté de l’éphémère gouvernement Barnier, ne déplaisent pourtant à personne en dehors des députés LFI, écologistes et communistes. Ces derniers ont déposé deux motions de censure qui seront soumises au vote mercredi 5 février.

    Face au risque du chaos…

    Le RN, malgré sa démagogie sociale, n’a pas d’autre politique que le néolibéralisme et ne votera certainement pas ces motions de censure. La responsabilité de l’instabilité politique est cette fois trop lourde à porter pour lui. Elle entraverait sa tranquille cueillette du pouvoir. 

    Les Républicains, qui font mine de trouver la copie trop timorée, s’accommodent du budget, en attendant un big bang libertarien que l’accession de Trump au pouvoir rend tangible, et poursuivent leur politique raciste. 

    Quant au PS, déjà converti au néolibéralisme depuis des décennies et trop pressé de revenir gérer les affaires de la bourgeoisie, il se gargarise des quelques miettes concédées et joue la carte de la « responsabilité » et du « moindre mal » face au « risque de chaos ». Ainsi, par une quasi-unanimité de 59 voix contre 4, son bureau national a voté la non-censure. Par conviction ou sous la pression de leur base locale, une petite partie des 66 députés socialistes pourrait de nouveau voter la censure. Dans tous les cas, le gouvernement a peu de chances de sauter et les budgets d’austérité et de casse sociale vont passer. Le chaos, ce sont ces budgets !

    Faire l’unité contre le budget antisocial et raciste

    L’unité de notre camp social est une absolue nécessité, comme elle l’a été face au danger de l’extrême droite à l’été 2024. Le Nouveau front populaire, alors machine unitaire électorale, a permis de rassembler à la base les forces d’un front de la gauche sociale et politique. 

    Aujourd’hui, les maquignonnages parlementaires ne nous permettent pas de gagner et de créer le rapport de forces. Demain, ce sera pareil. Il est donc urgent que notre unité se fasse dans la rue, dans les quartiers et les entreprises du privé comme dans les services publics contre l’extrême droite, les politiques racistes et d’austérité qui se succèdent sans fin.  

    Déjà, des luttes et la résistance s’organisent dans les collectivités locales, dans l’enseignement supérieur et la recherche, auprès des sans-papiers. L’espoir ne peut venir que de nos mobilisations pour imposer le programme du NFP, créer une confrontation avec les capitalistes, changer les institutions pourries de la Ve République par un processus constituant, dans la perspective d’une transformation révolutionnaire de la société.

  • IA : l’État français offre un boulevard à la surveillance de masse...

    Reconnaissance faciale en temps réel, fichage des orientations politiques, sexuelles et religieuses, recherche de signaux contestataires (keffieh, badges, tatouages, etc.). Depuis des mois, le gouvernement mène une campagne acharnée pour faire de l’Union européenne le fleuron de la surveillance de masse par intelligence artificielle (IA).

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  • On construit l’Alternative...

    Nous sommes des millions à nous mobiliser au quotidien, dans les quartiers, dans les entreprises, pour la justice sociale et environnementale, contre tous les racismes, pour les droits des femmes et des LGBTQI+, pour le climat, contre les guerres et les impérialismes, contre ce pouvoir autoritaire. Nos forces sont dispersées – nous voulons contribuer à les réunir.

    Soutenu à ce jour au niveau national par Égalités, Ensemble, le NPA-L’Anticapitaliste et PEPS, et porté par des militant·es de ces organisations et d’autres mouvements sociaux et politiques, On construit l’Alternative est un processus, initié en 2023 par l’appel de 500 militant·es engagé·es dans ces combats, qui propose de nous rassembler dans une grande organisation politique démocratique, révolutionnaire et unitaire, pour en finir avec ce système d’exploitation capitaliste, de domination et d’oppression, et construire un avenir désirable, une société radicalement différente, basée sur le respect de la nature, de la justice, de la démocratie et de toutes les égalités.

    Ce Manifeste s’adresse à toutes celles et ceux qui partagent ces constats et envies, se posent les mêmes questions, veulent construire une alternative collective et démocratique.. Il est une invitation à s’organiser, à discuter ce projet dans nos organisations, partis, mouvements syndicats, associations, assemblées et collectifs.

    En savoir plus :
    https://www.forumalternative.org/manifeste/