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Actualités nationales... - Page 172

  • Israël assassin, Macron complice !

    Alors que l’agression israélienne se poursuit, l’urgence est au développement de la solidarité avec les PalestinienEs en lutte pour leurs droits nationaux et démocratiques.

    À l’heure où ces lignes sont écrites, plus de 220 PalestinienEs ont été assassinés dans les bombardements sur Gaza, menés au prétexte des tirs de roquettes des organisations armées palestiniennes. Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 mai, pas moins de 42 personnes ont été tuées dans un bombardement massif rue Wehda, dans la ville de Gaza : 16 hommes, 16 femmes et 10 enfants. L’armée israélienne affirme avoir visé une « installation militaire souterraine » et évoque, avec morgue, « des pertes civiles involontaires ».

    Palestine agressée, Palestine révoltée

    En Cisjordanie, au cours de la journée du 15 mai, au moins 11 PalestinienEs ont été tués lors de manifestations, l’armée ayant ouvert le feu à balles réelles. À l’intérieur d’Israël, les expéditions « punitives » menées par les groupes de colons d’extrême droite se succèdent, avec une multiplication des ratonnades, qui suscitent indignation et colère chez les PalestinienEs d’Israël, certains d’entre eux s’en prenant à leur tour à des commerces ou à des habitantEs juifs. À Jérusalem, d’où la vague de colère — et de répression — est partie fin avril, la mobilisation se poursuit contre les expulsions, avec rassemblements et manifestations quasiment tous les jours.

    Depuis plus d’une semaine, l’ensemble des secteurs de la population palestinienne se mobilisent : à Gaza, en Israël, à Jérusalem, en Cisjordanie. Et l’on a même vu des manifestations aux frontières d’Israël, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Un cinglant avertissement adressé à la puissance coloniale qui n’a eu de cesse, au cours des dernières décennies, de fragmenter la population palestinienne : la révolte à laquelle nous assistons, si elle n’est évidemment pas l’affirmation d’une unité politique soudainement retrouvée, n’en demeure pas moins l’expression de la conscience d’une communauté de destin entre les différents secteurs palestiniens, à l’image de cet appel à la grève générale lancé par des collectifs de jeunes et qui a été largement repris et suivi dans toute la Palestine historique ce mardi 18 mai.

    Amplifier la solidarité

    Joe Biden répète « [qu’]Israël a le droit de se défendre »... comme si l’on n’assistait pas à une énième agression israélienne ! Macron qui dénonce la « spirale de la violence » et appelle « au cessez-le-feu et au dialogue ». Autant de déclarations qui ignorent superbement une vérité pourtant évidente : l’occupation, la colonisation, la répression quotidienne sont des violences, et tout « appel au calme » n’incluant pas l’exigence de la fin de ces violences et la satisfaction des droits nationaux et démocratiques des PalestinienEs est en réalité un appel à ce que ces dernierEs cessent de lutter contre l’oppression coloniale.

    Macron confirme qu’il s’inscrit dans la continuité de Sarkozy et de Hollande dans une politique d’alliance avec Israël, qui va jusqu’à la criminalisation de la solidarité avec les PalestinienEs, avec le week-end dernier l’interdiction, à la demande de Darmanin, de la manifestation parisienne.

    Cette interdiction a été un échec, puisque nous étions des milliers dans les rues de Paris, dispersés mais déterminés, malgré le dispositif policier démesuré. Et nous étions des dizaines de milliers dans toute la France, militantEs syndicaux, politiques et associatifs, avec aussi une forte présence de la jeunesse, notamment des quartiers populaires.

    Les PalestinienEs ne peuvent compter que sur leurs propres forces et sur la solidarité internationale : à nous de la construire ! Arrêt immédiat de l’agression israélienne ! Soutien aux droits nationaux et démocratiques des PalestinienEs ! Halte aux complicités de la France !

  • Il y a 40 ans, l’élection de François Mitterrand...

    Mitterrand, politicien au lourd passé, avait réussi à s’imposer comme un « homme providentiel ». Son intelligence a été de comprendre que le PS (dont il avait pris le contrôle) ne pouvait se reconstruire, face au PC, que sur un discours « gauche » et unitaire. Il a aussi pris appui sur la gauche du parti pour barrer la route à Michel Rocard.

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    Arrivé au pouvoir, il s’est immédiatement coulé dans la monarchie présidentielle de la 5e République et a donné des gages aux États-Unis et à l’Europe capitaliste. Tout en prenant dans un premier temps des mesures conformes au moins en partie au programme sur lequel il avait gagné les élections, il a nommé au poste essentiel de ministre de l’Économie et des Finances Jacques Delors (qui en fait était opposé à l’essentiel de ce programme) et marginalisé les ministres communistes.

    Le PCF (à l’époque hégémonique dans la CGT) s’est montré après mai 1981 totalement opportuniste et suiviste par rapport à Mitterrand et a contribué à désarmer les travailleurEs et tous ceux qui commençaient à renâcler. La force du système présidentiel, la satisfaction des dignitaires du PS de pouvoir enfin accéder au pouvoir et la politique du PCF ont permis à Mitterrand d’impulser à partir de mars 1983 une trahison ouverte des espoirs de 1981 sans que l’extrême gauche puisse faire beaucoup plus que de la dénoncer.

    On comprend mal pourquoi certains, notamment Jean-Luc Mélenchon, ne cessent de tresser les louanges de celui qui, durant ses deux mandats, a largement impulsé le tournant de la social-démocratie vers le néolibéralisme.

  • Le climat vaut plus que leurs profits !

    Ce dimanche 9 mai ont lieu, juste après le vote de la loi Climat à l’Assemblée nationale, de nouvelles manifestations dans tout le pays. Rien à attendre de ce gouvernement, c’est la mobilisation qui peut imposer une vraie transition écologique pour sauver le climat, et pas le capitalisme !

    Changer de système, ça urge !

    Selon le GIEC, se donner 50 % de chance de maintenir le réchauffement sous les 1,5 °C, sans géo-ingénierie, exige une baisse des émissions nettes dans le monde de 58 % en 2030 par rapport à 2010, donc vu leurs responsabilités historiques, une réduction minimale de 65 % dans l’ Union européenne et d’environ 70 % aux USA. Pour y arriver, si nous voulons continuer à vivre sur Terre, il faut sortir du système capitaliste qui impose des modes de production et de consommation toxiques pour le climat, la biodiversité et nos vies.

    L'inaction criminelle des États

    Ils savent le gouffre qui sépare l’objectif fixé lors de la COP21 en 2015 à Paris de « maintenir le réchauffement bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle » et leurs engagements qui conduisaient à un réchauffement de 3,3°C d’ici 2100.

    L’Union européenne vise maintenant, pour 2030, une réduction nette « d’au moins » 55 %, alors que, d'après le GIEC, il faudrait réduire de 65 %. Bolsonaro parle de neutralité carbone du Brésil en 2050 et d'« éliminer la déforestation illégale d’ici 2030 », alors même qu’il poursuit la destruction de l’Amazonie et les persécutions contre les peuples autochtones !

    Ne leur faisons pas confiance

    « Nous ne sommes pas dupes », un collectif de jeunes engagés pour le climat, dénonce Macron : « Voir le gouvernement et la majorité se féliciter de cette loi climat représente pour nous le comble de l’indécence. Si l'auto-congratulation permettait de réduire les émissions de gaz à effet de serre, nul doute que ce gouvernement nous aurait déjà libérés de la crise climatique »...

    La « relance verte », l’attribution d’un prix au CO2, les fausses solutions technologiques, la création permanente de nouveaux besoins artificiels, nous éloignent toujours plus de la société de sobriété si nécessaire, de la décroissance des productions matérielles et des transports pourtant si urgente !

    Stop ou encore ?

    Soit le capital continue d'imposer sa loi, son rythme, ses crises, ses mutations et le pire adviendra, soit nous imposons nos exigences de changement en donnant un débouché politique aux mobilisations internationales.

    Toujours plus de productions pour toujours plus de profits pour les patrons et les actionnaires, ça suffit ! Il faut définir démocratiquement les biens et services socialement utiles en tenant compte d’un impact supportable. Nous devons décréter la fin des marchés financiers, de la bourse, imposer une baisse massive du temps de travail, et décider l’extension du domaine de la gratuité. C’est ce que nous appelons l’écosocialisme. Cette bataille pour l’écosocialisme est une bataille internationaliste.

  • Face à l’offensive réactionnaire, construire une alternative anticapitaliste !

    Depuis plusieurs mois, les offensives réactionnaires se multiplient, installant un climat nauséabond. Mais face aux attaques répétées du gouvernement, du patronat et de l'extrême droite contre notre camp social, le succès de la mobilisation du 1er mai ouvre des perspectives pour construire un « toutEs ensemble » et imposer des mesures anticapitalistes.

    Un climat nauséabond et dangereux

    Loi sécurité globale, loi « séparatisme », réforme de l'assurance chômage… Dans cette dérive autoritaire, antisociale et démagogique, une nouvelle loi « antiterrorisme et renseignement » se prépare, venant renforcer un arsenal sécuritaire déjà bien fourni. Des mesures dites exceptionnelles qui s'intègrent progressivement dans le droit commun, dans la logique de l’état d'urgence permanent.

    C'est ce climat raciste, sécuritaire et autoritaire qui permet à l'extrême droite de se lâcher et d'occuper le terrain. La « tribune des militaires » publiée par Valeurs actuelles n'est pas anecdotique. Dans un contexte où la bourgeoisie a plus que jamais besoin de mater les résistances pour faire tourner la machine à profits, l'armée rappelle qu'elle peut être un recours. Le RN, même ripoliné, n'a quant à lui en rien rompu avec le fascisme et sa haine de la démocratie. Il montre une nouvelle fois qu'il n'est ni anti-système ni du côté des travailleurEs en soutenant une tribune dont il pourrait en réalité être l'un des instigateurs. Quant au plan pour les jeunes présenté par Marine Le Pen, il prévoit exonérations d’impôts pour les sociétés et leurs revenus pendant cinq ans et dotations de fonds propres égales à l’apport. C'est l'autre pendant de la politique du RN, à savoir sa logique ultralibérale et inégalitaire.

    Imposer une rupture anticapitaliste !

    Samedi dernier, la journée internationale des travailleurEs a montré une remobilisation de notre camp social. Plus de 150 000 travailleurEs ont manifesté contre les mesures liberticides, la destruction économique et écologique, la gabegie sanitaire, pour que le monde d'après ne ressemble pas au monde d'avant-hier.

    Ne pas sombrer dans la barbarie d'un capitalisme pourrissant passe par des mesures radicales d'urgence sociale, écologique et démocratique. Il faut imposer une protection du monde du travail par l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre touTEs. Il faut mettre fin à l'imposture écologique de la bourgeoisie. Le capitalisme est incompatible avec la décroissance nécessaire de la production matérielle et des transports, et la loi « Climat et résilience » vidée de tout contenu réellement écologique en est le meilleur exemple. Cela implique non pas un changement institutionnel mais une rupture avec l'organisation capitaliste, qui passe par l'expropriation des intérêts privés. Ce sont les travailleurEs qui doivent décider démocratiquement de la production des biens et des services nécessaires pour répondre aux besoins du plus grand nombre, et pas pour le profit d'une minorité.

    Déconfiner nos luttes, se mobiliser !

    Le 1er mai peut constituer le début d'un déconfinement massif des colères pour construire un front des résistances du monde du travail. Les occupations des lieux culturels contre la réforme de l'assurance chômage montrent la voie. Plusieurs échéances sont dans le paysage, à commencer par la mobilisation sur le climat ce dimanche 9 mai. Une occasion importante de dire qu'écologie et capitalisme sont incompatibles.

    Le samedi 12 juin, les travailleurEs en lutte de TUI appellent à une nouvelle manifestation sur l'emploi, dans l’objectif de regrouper et mettre en lumière la flambée des licenciements et des suppressions de postes. Ces échéances, et les autres qui ne manqueront pas de s’inviter dans les semaines qui viennent, sont des points d'appui pour construire une révolte globale et massive contre le système capitaliste.

  • Un 1er mai contre Macron et son monde capitaliste: construisons la vague sociale !

    Depuis un an, le pouvoir repousse les frontières d’une gestion sanitairement inefficace, politiquement autoritaire et économiquement libérale de l’épidémie de Covid-19. Malgré l’incompétence, la désinvolture, le ridicule et les contradictions, cette gestion se résout dans une politique qui a sa cohérence et qui est tout à fait ravageuse pour notre camp social. Car même délégitimé et détesté comme jamais, le macronisme reste au service exclusif des ultra-riches.

    Le pouvoir macroniste ne recule devant rien : mensonges, mépris, culpabilisation, provocations... Et plus encore, il surenchérit et profite de la sidération. C’est la stratégie du choc. Le « quoi qu’il en coûte » lancé pour justifier sa politique face aux crises est une réalité. Mais de quel coût parle-t-on ? De quels moyens employés ? Et au profit de qui ? Nous savons bien qui paye déjà, et qui paiera au centuple l’addition de ces crises – écologiques, sanitaires, économiques – mondiales : la grande majorité de la population, le prolétariat notre classe, et en son sein les plus attaquéEs (les précaires, chômeurEs, femmes, personnes racisées, LGBTI...).

    Le macronisme à l’offensive

    Pour prévenir les mobilisations qui ne vont pas manquer d’éclater en réponse à l’ensemble de son œuvre, le pouvoir s’arme aujourd’hui jusqu’aux dents, tente d’unir celles et ceux qui devraient être divisés et de diviser celles et ceux qui devraient être unis. Pour cela, il mène ces derniers mois une incroyable offensive sécuritaire et raciste : multiplication des lois (« sécurité globale », « séparatismes »…), campagnes d’opinion réactionnaires (« islamo-gauchisme »).

    N’en doutons pas, cette offensive ira crescendo jusqu’à l’élection présidentielle du printemps 2022, sur fond d’offensive patronale contre le monde du travail (licenciements et suppressions de postes, réforme de l’assurance chômage). Macron veut se poser en barrage vis-à-vis du RN de Marine Le Pen mais toute sa politique la nourrit. En 2022, le président restera le candidat naturel de la bourgeoisie qui a besoin d’une droite extrême fiable, issue des grandes écoles et des débris des vieux partis de gouvernement, organiquement liée à l’État, à la bureaucratie de l’Union européenne et aux grandes entreprises du CAC 40. Marine Le Pen veut être, elle, la candidate d’une extrême droite « populaire » et moins policée, plus dangereuse encore car apte à gagner le pouvoir afin de satisfaire cette bourgeoisie résolue à écraser toute contestation et vie démocratiques.

    Manifester et lutter pour rompre avec le capitalisme

    Pour riposter à ces dangers, nous n’attendrons pas 2022, les luttes doivent converger dès aujourd’hui ! Car en France comme ailleurs dans le monde, même au plus fort des restrictions sanitaires, jamais nos luttes et encore moins nos colères n’ont disparu. Grèves dans les entreprises et les services publics, luttes antiracistes, écologiques, féministes, LGBTI : tous les fronts de luttes sont restés animés. À l’échelle de la planète, au Liban, en Algérie, à Hong Kong, au Soudan, au Chili… des mouvements de masse se sont déployés.

    Après un 1er Mai 2020 confiné, ce 1er Mai 2021, journée internationale des travailleurEs, est une journée de contestation. Toutes et tous, manifestons contre leur monde d’avant et contre le pire qu’ils nous préparent dès aujourd’hui : contre la réforme de l’assurance chômage, les lois racistes et liberticides, les violences policières, les licenciements et la destruction des services publics, les impérialismes et la catastrophe climatique.

    Toutes et tous, manifestons pour une autre politique sanitaire face au Covid, pour imposer des mesures répondant aux besoins vitaux du monde du travail, pour la solidarité de notre camp social par delà les frontières, pour notre « monde d’après », écosocialiste, débarrassé de l’exploitation et de toutes les oppressions, où les besoins sociaux seront déterminés de manière démocratique et écologique.

    Contre l’offensive capitaliste, plus que jamais : « On est là » !

  • Contre Macron et son monde capitaliste, vite une 4e vague sociale !

    Depuis un an, le pouvoir repousse les frontières d'une gestion sanitairement inefficace, politiquement autoritaire et économiquement libérale de l'épidémie de Covid-19. Malgré l'incompétence, la désinvolture, le ridicule et les contradictions, cette gestion se résout dans une politique qui a sa cohérence et qui est tout à fait ravageuse pour notre camp social. Car même délégitimé et détesté comme jamais, le macronisme reste au service exclusif des ultra-riches !

    Le macronisme à l’offensive

    Le pouvoir macroniste ne recule devant rien : mensonges, mépris, culpabilisation, provocations... Et plus encore, il surenchérit et profite de la sidération. C'est la stratégie du choc. Le « quoi qu'il en coûte » lancé pour justifier sa politique face aux crises est une réalité. Mais de quel coût parle-t-on ? De quels moyens employés ? Et au profit de qui ? Nous savons bien qui paye déjà, et qui paiera au centuple l'addition de ces crises — écologiques, sanitaires, économiques — mondiales : la grande majorité de la population, le prolétariat notre classe, et en son sein les plus attaquéEs (les précaires, chômeurEs, femmes, personnes racisées, LGBTI...).

    Pour prévenir les mobilisations qui ne vont pas manquer d'éclater en réponse à l’ensemble de son œuvre, le pouvoir s'arme aujourd’hui jusqu'aux dents, tente d'unir ceux qui devraient être divisés et de diviser ceux qui devraient être unis. Pour cela, il mène ces derniers mois une incroyable offensive sécuritaire et raciste : multiplication des lois (sécurité globale, « séparatismes »…), campagne d’opinion réactionnaire (« islamogauchisme »)...

    N’en doutons pas, cette offensive ira crescendo jusqu'à l'élection présidentielle du printemps 2022, sur fond d’offensive patronale contre le monde du travail (licenciements et suppressions de postes, réforme de l’assurance chômage). Macron veut se poser en barrage vis-à-vis du RN de Marine Le Pen mais toute sa politique la nourrit. En 2022, le président restera le candidat naturel de la bourgeoisie qui a besoin d'une droite extrême fiable, issue des grandes écoles et des débris des vieux partis de gouvernement, organiquement liée à l’État, à la bureaucratie de l'Union européenne et aux grandes entreprises du CAC 40. Marine le Pen veut être, elle, la candidate d'une extrême droite « populaire » et moins policée, plus dangereuse encore car apte à gagner le pouvoir afin de satisfaire cette bourgeoisie résolue à écraser toute contestation et vie démocratiques.

    Manifester et lutter pour rompre avec le capitalisme

    Pour riposter à ces dangers, nous n’attendrons pas 2022, les luttes doivent converger dès aujourd’hui ! Car en France comme ailleurs dans le monde, même au plus fort des restrictions sanitaires, jamais nos luttes et encore moins nos colères n'ont disparu. Grèves dans les entreprises et les services publics, luttes antiracistes, écologiques, féministes, LGBTI : tous les fronts de luttes sont restés animés. À l’échelle de la planète, au Liban, en Algérie, à Hong-Kong, au Soudan, au Chili… des mouvements de masse se sont déployés.

    Après un 1er mai 2020 confiné, ce 1er mai 2021, journée internationale des travailleurEs, est une journée de contestation. Toutes et tous, manifestons contre leur monde d'avant : contre la réforme de l'assurance chômage, les lois racistes et liberticides, les violences policières, les licenciements et la destruction des services publics, les impérialismes et la catastrophe climatique.

    Toutes et tous, manifestons pour une autre politique sanitaire face au Covid-19, pour imposer des mesures répondant aux besoins vitaux du monde du travail, pour la solidarité de notre camp social par-delà les frontières, pour notre « monde d'après », écosocialiste, débarrassé de l'exploitation et de toutes les oppressions, où les besoins sociaux seront déterminés de manière démocratique et écologique.

    Contre l’offensive capitaliste, plus que jamais : « On est là » !

  • Ras-le-bol de ces guignols ! A l'Hôpital, pas de moyens pour faire face à la "3ème vague"... et ils préparent déjà la 4ème !

    Ras-le-bol de ces guignols ! 

    A l'Hôpital, pas de moyens pour faire face à la "3ème vague"... et ils préparent déjà la 4ème !

    Alors que le chiffre macabre de 100 000 morts du Covid en France est officiellement franchi, Macron, Castex, Veran, Blanquer se succèdent derrière les micros pour expliquer que l'épidémie est "sous contrôle", et annoncer le "bout du tunnel". La réalité est pourtant toute autre.

    A l'hôpital la situation est critique et va le rester. Le nombre de patients en réanimation reste au même niveau très élevé (au dessus des 5000) et ne baisse pas. La tension dans l'ensemble des services hospitaliers est insupportable. Faute de personnel les lits "Covid" supplémentaires ouverts, le sont en ponctionnant du personnel dans les autres services, au détriment des autres patients qui voient leurs soins différés. L’absentéisme explose. Selon une enquête d’octobre 2020, 57 % des infirmierEs ayant répondu déclarent être en situation d’épuisement professionne, un doublement par rapport à avant la crise sanitaire. 43 % ne savent pas s’ils et elles seront infirmierEs dans cinq ans.

    Le nouveau déconfinement, annoncé pour Mai, prépare davantage une "quatrième vague" ou le maintien d'un "plateau" très élevé plutôt qu'une sortie de crise. Le nombre de nouveaux cas détectés chaque jour reste supérieur à 30 000. Les 5000 cas fixés à l'automne par Macron comme "objectif" pour le second déconfinement ne sont qu'un lointain souvenir.

    Pourtant

    - Les classes reprennent dans les mêmes conditions qu'avant les vacances, sans tenir compte des demandes des enseignants, des élèves et de leurs parents.

    - La protection au travail reste insuffisante, et le travail et les transports pour s'y rendre restent la première source de contamination.

    - La politique de tests et d'isolement est toujours aussi inefficace, faute de moyens humains.

    - La vaccination, faute de décisions politiques fortes est à la traîne, en l'absence de remise en cause des brevets et de réquisition des capacités de production des laboratoires. Ainsi pas un flacon de vaccin n'est encore sorti des usines Sanofi, en attendant un hypothétique vaccin dans un an !

    À l'Hôpital, les promesses du pouvoir ne valent pas mieux.

    Le "Ségur de la santé" confirme qu'il n'était qu'une duperie.

    La première revendication,la formation et le recrutement massif de personnel statutaire n'a pas eu un début d'application. Quant aux salaires, malgré les "avancées" nous sommes loin du compte.

    Alors, malgré les déceptions et la fatigue, pas d’autres voies que de reprendre le chemin de la lutte et de se mobiliser tous ensemble, salariéEs, usagerEs, syndiquéEs, non syndiquéEs, collectifs, syndicats, dans l’unité, afin d'imposer les recrutements, les salaires, les conditions de travail indispensables à l'hôpital public.

     

    Le Ségur : une avancée vraiment ?

    Dans le cadre du « Ségur de la santé», le gouvernement vient d’annoncer un certain nombre de revalorisations des grilles salariales à compter du mois d’octobre prochain pour plus de 500 000 soignantEs paramédicaux, fonctionnaires de la fonction publique hospitalière.

    Encore une fois, le gouvernement joue la division. Les nouvelles grilles de salaire ne concernent pas tous les métiers de l’hôpital. Elles ne s’appliquent qu’aux professionnelEs titulaires. Les contractuel.e.s sont exclus de ces augmentations, alors qu’ils et elles représentaient en moyenne 28 % des effectifs de la fonction publique hospitalières en 2016. Les agentEs de service hospitalier (ASH), assistantes sociales, personnels administratifs, ouvrierEs, etc., sont exclus de ces augmentations alors qu’ils et elles sont partie prenante du soin.

    Endiguer les départs

    Il s’agit de la seconde étape des accords signés l’été dernier entre certains syndicats et le gouvernement. Cette revalorisation complète l’augmentation de 183 euros net intervenue en 2020, qui divisait déjà les personnels. Ces augmentations ne s’avèrent importantes qu’après seulement 20 ans de carrière, une situation devenue exceptionnelle. À titre d’exemple, en fin de carrière, cela équivaudra à 650 euros d’augmentation pour une aide-soignante. Après 20 ans de carrière cela fera 335 euros d’augmentation. Une infirmière en fin de carrière aura 536 euros d’augmentation. Après 20 ans de carrière cela lui fera 461 euros de plus.

    Certaines catégories d’agentEs médico-sociaux percevront enfin les 183 euros d’augmentation à compter de juin (avec un an de retard). Là encore, tous les métiers ne seront pas concernés.

    Ces augmentations inégalitaires ont plusieurs objectifs. Elles sont d’abord destinées à endiguer la fuite des paramédicaux. En effet, l’urgence reste le manque de personnel. Les démissions se multiplient ; 12 000 départs d’infirmières et d’aides-soignantes entre janvier et septembre 2020. À tel point que les directions bloquent les autorisations de démissions et les mises à disposition.

    Elles visent également à combler la différence de salaire entre les infirmierEs françaises et leurs collègues européennes. Les infirmierEs hospitaliers français perçoivent une rémunération inférieure de 5 % au salaire moyen en France. En Allemagne, unE infirmierE gagne 13 % de plus que le salaire moyen, en Espagne 28 % de plus. Au Mexique, la rémunération est presque le double du salaire moyen…

    Ces augmentations salariales, issues des mobilisations massives du printemps dernier, sont les bienvenues. Mais, telles quelles sont conçues, le gouvernement tente d’éviter des conflits massifs à la sortie de la crise sanitaire en divisant les personnels des hôpitaux, du médico-social et du social.

    Néanmoins se mobiliser !

    Ce ne sont pas les raisons qui manquent, en six mois, il n’a pas été créé un seul lit de réanimation. Pire, de nombreux lits ont été fermés depuis mars 2020 et de nombreuses fermetures de lits sont toujours prévues et actées par le gouvernement, les tutelles et les directions. L’autre volet du « Ségur » maintient sans état d’âme la marchandisation de la santé avec, notamment, l’amplification des hôtels hospitaliers, la coopération public/privé, la mise en place de lits transitoires pour faire face aux pics d’activité… Mais rien sur l’arrêt des fermetures de lits !

    Pas d'autre issue que reprendre la lutte tous ensemble, notamment le 29 mai dans le cadre de la mobilisation internationale des professionnels et usagers de la santé pour dire « stop à l'austérité et aux normes budgétaires européennes » !

  • Face à la pandémie, les petits soldats de Macron déroulent sa stratégie...

    Une conférence de presse de plus, dans laquelle tout était prévisible, puisque Macron l’avait déjà annoncé. Castex, Véran, Blanquer et Darmanin se sont donc succédés pour décliner sur l’air de « tout est sous contrôle » des mesures qui méprisent allègrement tous les problèmes posés par les salariéEs supposés les mettre en œuvre. 

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