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Actualités nationales... - Page 176

  • Service minimum pour la santé des travailleurEs de la RATP...

    Si les travailleurEs des transports publics étaient en première ligne durant la première vague du Covid, ils et elles le sont encore plus durant la seconde. Contrairement à mars dernier, le confinement ne concerne pas une majorité des salariéEs du pays qui continuent d’aller au boulot, auxquels s’ajoutent les quatre millions d’élèves qui prennent quotidiennement les transports en commun pour se rendre à leurs établissements scolaires.

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  • Répression à tous les étages dans l’Éducation nationale : la coupe est pleine !

    Parce que c’est son projet d’extirper tout esprit critique de l’Éducation nationale pour mieux la dépecer et la réduire à la seule fonction qui lui importe de formation aux stricts besoins de l’économie de marché, Blanquer a sorti les matraques pour la rentrée.

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  • L’inquiétude et la colère dans l’Éducation nationale...

    Après le naufrage de l’hommage à Samuel Paty, dont les modalités ont été modifiées par le ministère à la dernière minute, suscitant une explosion de colère légitime chez les enseignantEs, c’est sur la question sanitaire que le ministère s’est illustré toute la semaine passée. De nouveau, de façon désastreuse.

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  • Ni désarmé-e-s, ni résigné-e-s !

    La semaine dernière, la rentrée scolaire qui sannonçait très dure a été marquée dans de nombreux endroits par des débrayages combinés à des droits de retraits et des mouvements de grève spontanés. Ce qui a été confirmé par la journée nationale de grève dans les écoles, collèges et lycées ce mardi 10 novembre. En plus de limpréparation orchestrée par le gouvernement depuis le début de l’épidémie, dans une période déjà éprouvante pour elles et eux après l’assassinat de leur collègue Samuel Paty, les personnels de l’éducation ont dû en plus faire face au mépris de leur ministre.

    Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire

    Les lycéenEs, qui ont elles et eux aussi décidé de reprendre la main face à l’incurie de lorganisation dans leurs établissements scolaires, ont à leur tour fait l’expérience douloureuse de la violence de ce gouvernement. Les images de jeunes chargés, tabassés et gazés alors quils et elles réclament des protocoles sanitaires décents, ont choqué bien au-delà de leurs parents et du corps enseignantUne chose est sure : ils et elles ont raison ! Leur irruption dans la rue, devant les lycées, pour exiger aux côtés de leurs professeurEs des conditions d’études sans risques sanitaires, a surpris et secoué tout le monde. Cette mobilisation lycéenne, imprévisible et explosive, nest certainement pas étrangère au premier recul du ministre jeudi dernier.

    Mais, ironie de lagenda ministériel ou funeste mise en garde, le jour même où Blanquer annonce qu’il cède sur lorganisation des classes en demi-groupe et sur labandon dune partie du « bac Blanquer », le ministère annonçait la tombée de lourdes sanctions contre les « 4 de Melle », ces enseignantEs qui navaient fait que se mobiliser contre cette réforme des E3C. Espérons que la mobilisation dans l’éducation puisse continuer à s’élargir et se faire entendre au-delà sur la question des conditions sanitaires mais également sur les conditions d’études et de travail, sur les moyens et les embauches dont tous les services publics sont dépouillés par ce gouvernement et les précédents.

    S’organiser, résister, décider touTEs ensemble !

    Dans les autres services publics, à commencer par la santé, des salariéEs tentent de sorganiser et de se faire entendre, malgré la tension totale dans laquelle sont plongés les hôpitaux à l’épreuve de cette seconde vague de contamination. Samedi dernier, le succès de la manifestation intersyndicale et interprofessionnelle lancé autour de la mobilisation du CHU à Toulouse a montré quil est possible de s’organiser, de se rassembler, de résister ! Dans cette période d’offensive raciste et réactionnaire, il est dautant plus essentiel davancer vers le touTEs ensemble pour lutter et défendre nos droits.

    Ce qui se passe dans les établissements scolaires est à l’image de la situation dans une large partie du monde du travail. Les lycéenEs et les personnels de l’éducation posent des questions fondamentales dans cette période : comment préserver au mieux la santé de touTEs, personnel et usagerEs ? Comment faire passer nos vies avant leurs profits ?

    Cette mobilisation nous rappelle aussi que ce sont celles et ceux qui font tourner la société, qui travaillent, qui sont les mieux placés pour savoir quels sont les besoins, les moyens, mais aussi quelles sont les priorités dans une période d’épidémie aussi importante. Dans le privé comme dans le public, dans les mobilisations à venir, à tous les niveaux de la société, dans lorganisation des solidarités les plus locales, c’est bien à nous de décider !

  • Leur austérité à l’hôpital, nos morts...

    17 450 nouvelles hospitalisations Covid au cours de la semaine écoulée, en hausse de 62% par rapport à la semaine précédente, dont 2605 entrées en réanimation. La deuxième vague est brutale, massive sur tout le territoire. Plus brutale que la première, si l'on tient compte du fait qu'aujourd'hui, masques, distanciation et couvre-feu sont la norme, ce qui n'était pas le cas au printemps.

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  • Jeunes migrantEs en danger...

    Les mineurEs isolés étrangers ou MNA (mineurEs non accompagnés) ne sont pas des sans-papiers. L’État ne peut pas exiger un titre de séjour d’un mineurE, et ne peut pas l’expulser. En revanche, d’après la loi, il a le devoir de les prendre en charge. Mais c’est loin d’être le cas.

    Le nombre de jeunes isoléEs en danger augmente. En 2017, 25 000 jeunes étrangerEs ont été accueillis et hébergés par l’Aide sociale à enfance (ASE). Ils et elles représentent moins de 15 % des enfants pris en charge par l’ASE, ce qui n’est pas un nombre énorme et, de toute façon, là n’est pas la question : il y a obligation d’accueil pour des raisons simplement humanitaires et légales. Les départements invoquent de leur côté un manque de moyens pour les accueillir. La cause de ces dysfonctionnements sont les pouvoirs publics qui, en soupçonnant ces jeunes de frauder et en refusant de les prendre en charge, ont créé des situations dramatiques de jeunes abandonnéEs.

    Qui sont ces jeunes ? Quelles sont les raisons de leur départ ?

    Les causes n’en sont pas toujours connues. CertainEs fuient  la guerre, la misère, la mort de leurs parents. Ils et elles ont traversé la mer, emprunté des routes violentes et dangereuses… Après avoir vécu un exil terrible, ces enfants se retrouvent en France à errer dans la rue et, dès leur arrivée, commence un parcours du combattant. 

    Pour commencer, le fichage. Avec la loi asile-immigration du gouvernement Macron, c’est désormais au commissariat ou à la préfecture, et non aux services de la protection de l’enfance, que les jeunes en quête de protection devront s’adresser en premier. Leurs empreintes y seront enregistrées, tout comme leur photo et des informations personnelles comme leur numéro de téléphone. Un refus de communiquer ces informations pourra être transmis au Conseil départemental et alimenter une suspicion de majorité. 

    Quand le ou la jeune se présente à l’ASE, systématiquement sa minorité est contestée suite à une évaluation. Trop fréquemment ce sont des entretiens menés à charge et à la va-vite par une ou deux personnes non formées qui s’appuient sur des impressions subjectives plutôt que sur l’acte de naissance. Les documents d’état civil sont presque systématiquement considérés comme faux. Les évaluations peuvent se fonder sur des tests osseux (reconnus légaux par le Conseil d’État), dont on sait pourtant la faible fiabilité scientifique. L’adolescentE peut contester la non-reconnaissance de minorité devant un juge pour enfant. Mais dès l’instant où il/elle n’est pas reconnu mineurE, c’est la rue, sans rien. S’il ou elle continue de se déclarer mineurE, le 115, qui est un hébergement d’urgence pour les adultes ou les familles, refusera la prise en charge. S’il ou elle se déclare majeurE, l’administration l’utilisera comme « preuve » supplémentaire.  

    Quand la minorité est reconnue, il ou elle est pris en charge par l’ASE, mais dans des conditions plus difficiles réservées aux étrangerEs : dans des hôtels, le plus souvent mal accompagnés par les services sociaux, pour faire leurs démarches, trouver un apprentissage, être scolarisés, se débrouiller sans un sou, avoir un suivi médical…  

    Puis quand ils et elles deviennent majeurEs, l’ASE arrête immédiatement leur prise en charge, et c’est à nouveau la rue. Ils et elles ont un an pour obtenir un titre de séjour… Passé ce délai, sans régularisation, ils et elles se retrouvent « sans papiers ».

    Dominique Pierre