Pour cause d’austérité et d’impréparation, enfermé dans ses mensonges sur l’inutilité des masques et des tests, le gouvernement a dû imposer un confinement général pour casser la première vague de Covid-19. Nous l’avons payé au prix fort, avec plus de 30 000 morts, le développement des violences conjugales, des troubles psycho-affectifs, des inégalités sociales, notamment face à l’école, sans parler de la crise économique.
Actualités nationales... - Page 180
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Le gouvernement a toujours un temps de retard sur le virus...
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Rentrée sociale : imposons nos urgences sanitaires, économiques et antiracistes !
Pour organiser une rentrée « presque normale », c’est-à-dire les enfants à l’école, les parents au boulot, les privéEs d’emploi contraints d’accepter ce qu’on leur propose, la seule mesure sanitaire prise par le gouvernement est d’imposer les masques à peu près partout...
Notre santé, pas leurs profits !
Masques obligatoires, mais payants, même pour les enfants à l’école, tout en brandissant la double menace des amendes et de la possibilité de confinements partiels... La politique de santé publique de ce gouvernement, c’est de faire retomber la responsabilité intégrale sur chaque personne individuellement. Si le masque est obligatoire, il doit être gratuit et adapté aux besoins des activités sociales. La gratuité, ce n’est pas seulement que les entreprises ou les employeurs publics équipent leurs salariéEs. Nous sommes toutes et tous également des usagerEs. La protection sanitaire doit être un droit et non un coût.
Cette crise nous a durement rappelé l’importance de défendre nos services publics, gratuits et accessibles à toutes. Cela passe notamment, comme le réclame le personnel hospitalier mobilisés en première ligne de cette épidémie, par des embauches massives de personnels dans tous les services publics (santé, éducation, transports collectifs, production et distribution de l’énergie…). Au lieu de ça, le gouvernement déverse des milliards pour aider des entreprises prétendument en difficulté et pour financer le chômage partiel et les licenciements. C’est tout le sens du prétendu « plan de relance » présenté cette semaine par le gouvernement.
Interdire les licenciements, c’est aussi former et embaucher dans les services publics les salariéEs que leurs employeurs veulent mettre au chômage. C’est imposer la diminution du temps de travail pour partager le travail entre toutes et tous. Cela passe par la discussion sur les productions de biens et de services utiles à la population, contre celles qui ne servent qu’à produire des profits et mettent en danger la santé de la planète et des être humains.
Enfin, assurer notre protection sanitaire et économique, c’est aussi combattre toutes les inégalités qui se maintiennent par des rapports d’oppressions. Les mobilisations des migrantEs, mais aussi celles de la jeunesse contre le racisme et les violences policières, ont mis en évidence le racisme d’État.
Déconfinons nos colères !
Face à la crise sanitaire et la crise économique, les plus fragiles paient le prix le plus fort. Les premierEs touchéEs par la pandémie sont les habitantEs des quartiers populaires, les premierEs licenciéEs sont les salariéEs en contrats précaires, à temps partiel, voir non déclarés. A cela s’ajoute la violence et la répression de ce gouvernement autoritaire qui tape d’abord dans les milieux populaires et sur celles et ceux qui relèvent la tête. Enfin, pour joindre le geste à la parole, ils accompagne cette violence d’un discours culpabilisateur et accusateur issu de l’extrême droite : « l’ensauvagement » repris sans complexe par Darmanin, Castex et Cie.
La meilleure réponse aux attaques ignobles de journaux d’extrême droite comme Valeurs actuelles ou le déferlement de haine sur les réseaux sociaux pouvant aller jusqu’aux menaces de mort, c’est le développement et l’alliance de tous nos combats. Soyons prêts à lutter touTEs ensemble en cette rentrée : dans la rue le samedi 12 septembre avec les Gilets jaunes, et en grève le jeudi 17 septembre comme premier rendez-vous de lutte contre la politique du gouvernement Macron-Castex. Il faudra également être massivement dans la rue le 17 octobre pour la régularisation des sans-papiers, et la liberté de circulation alors que chaque jour des centaines de migrantEs mettent leur vie en jeu en Méditerranée ou dans la Manche.
En cette rentrée, le port du masque est nécessaire mais cela ne nous fera pas taire !
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Nos vies valent plus que leurs profits : gratuité des masques pour tou.te.s !
En quelques mois, le gouvernement a retourné sa veste : lui qui nous présentait les masques comme inutiles, voire « dangereux » si on écoutait Sibeth Ndiaye, oblige maintenant à les porter sous peine d’une amende de 135 euros, avec la possibilité de 3750 euros d’amende et 6 mois de prison en cas de « récidive » ! Une manœuvre bureaucratique qui nous rappelle les amendes distribuées à tour de bras durant le confinement…
Toutes ces mesures de protection sanitaire (tests, masques, gel…), parce qu’elles sont indispensables, doivent être accessibles librement et gratuitement pour touTEs. En effet, la majorité de la population ne peut supporter financièrement un budget aussi conséquent, particulièrement depuis le début de la crise sociale entrainée par l’épidémie.
Une bande d’irresponsables
La dernière prise de parole de Macron sur le sujet est à l’image de la « précision scientifique » de la gestion de la crise sanitaire depuis le début. Interrogé sur l’évolution et le regain de l’épidémie de Covid-19, il a indiqué : « Nous avons des signes que ça repart quand même un peu ». Mais reconnaitre l’ampleur de la crise, cela aurait voulu dire pour lui admettre la responsabilité de son gouvernement dans la pénurie de masques, de tests, de matériel médical et surtout la nécessité de refinancer le système de santé public. Or malgré les malades et les morts, et malgré la mobilisation et la colère des soignantEs, le pouvoir est décidé à ne pas changer de cap ! Les millions déboursés iront aux grandes entreprises, plutôt que pour les services publics…
Des économies de bouts de chandelles
Les salaires et les embauches stagnent toujours chez les hospitalierEs qui ne voient pas la fin de cette crise sanitaire... Plutôt que du matériel, des augmentations et du personnel, Macron leur a offert un « défilé militaire de remerciement » le 14 juillet, qui leur sera probablement aussi utile que les médailles de pacotille qu’il leur a distribuées. Alors que tous les scientifiques pointent une remontée inquiétante du nombre de contamination et le début de la fameuse « deuxième vague ».
Dans l’Éducation, et malgré les derniers chiffres alarmants d’augmentation des contaminations dans les établissements scolaires, Macron et Blanquer annoncent qu’ils prévoient une rentrée « dans des conditions quasi-normales ». La circulaire de rentrée, envoyée au dernier moment, ne comprend d’ailleurs rien d’autre qu’un rappel des gestes barrières et un port du masque moins strict que celui que le gouvernement vient d’imposer dans les lieux publics clos… Une politique soit inconsciente, soit criminelle, qu’il décline par ailleurs dans l’ensemble de la Fonction publique et qu’il accompagne également dans le privé.
Face à cette crise : ne comptons que sur nous-mêmes !
En réalité rien de neuf, nous n’avons rien de plus à attendre de ce gouvernement que du précédent. Face à une situation de crise sanitaire et sociale qui dure et qui se trouve encore précipitée par la politique de casse des services publics conduite par ce gouvernement, comme par les précédents, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes et sur la force et la solidarité de notre classe. Exigeons la gratuité des protections sanitaires : masques, tests, gel, etc. Exigeons ce que revendiquent les hospitalierEs et les soignantEs depuis bien avant le début de cette crise : des embauches, des augmentations de salaires, du matériel…
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Nos vies valent plus que leurs profits : gratuité des masques pour tou.te.s !
En quelques mois, le gouvernement a retourné sa veste : lui qui nous présentait les masques comme inutiles, voire « dangereux » si on écoutait Sibeth Ndiaye, oblige maintenant à les porter sous peine d’une amende de 135 euros, avec la possibilité de 3750 euros d’amende et 6 mois de prison en cas de « récidive » ! Une manœuvre bureaucratique qui nous rappelle les amendes distribuées à tour de bras durant le confinement…
Toutes ces mesures de protection sanitaire (tests, masques, gel…), parce qu’elles sont indispensables, doivent être accessibles librement et gratuitement pour touTEs. En effet, la majorité de la population ne peut supporter financièrement un budget aussi conséquent, particulièrement depuis le début de la crise sociale entrainée par l’épidémie.
Une bande d’irresponsables
La dernière prise de parole de Macron sur le sujet est à l’image de la « précision scientifique » de la gestion de la crise sanitaire depuis le début. Interrogé sur l’évolution et le regain de l’épidémie de Covid-19, il a indiqué : « Nous avons des signes que ça repart quand même un peu ». Mais reconnaitre l’ampleur de la crise, cela aurait voulu dire pour lui admettre la responsabilité de son gouvernement dans la pénurie de masques, de tests, de matériel médical et surtout la nécessité de refinancer le système de santé public. Or malgré les malades et les morts, et malgré la mobilisation et la colère des soignantEs, le pouvoir est décidé à ne pas changer de cap ! Les millions déboursés iront aux grandes entreprises, plutôt que pour les services publics…
Des économies de bouts de chandelles
Les salaires et les embauches stagnent toujours chez les hospitalierEs qui ne voient pas la fin de cette crise sanitaire... Plutôt que du matériel, des augmentations et du personnel, Macron leur a offert un « défilé militaire de remerciement » le 14 juillet, qui leur sera probablement aussi utile que les médailles de pacotille qu’il leur a distribuées. Alors que tous les scientifiques pointent une remontée inquiétante du nombre de contamination et le début de la fameuse « deuxième vague ».
Dans l’Éducation, et malgré les derniers chiffres alarmants d’augmentation des contaminations dans les établissements scolaires, Macron et Blanquer annoncent qu’ils prévoient une rentrée « dans des conditions quasi-normales ». La circulaire de rentrée, envoyée au dernier moment, ne comprend d’ailleurs rien d’autre qu’un rappel des gestes barrières et un port du masque moins strict que celui que le gouvernement vient d’imposer dans les lieux publics clos… Une politique soit inconsciente, soit criminelle, qu’il décline par ailleurs dans l’ensemble de la Fonction publique et qu’il accompagne également dans le privé.
Face à cette crise : ne comptons que sur nous-mêmes !
En réalité rien de neuf, nous n’avons rien de plus à attendre de ce gouvernement que du précédent. Face à une situation de crise sanitaire et sociale qui dure et qui se trouve encore précipitée par la politique de casse des services publics conduite par ce gouvernement, comme par les précédents, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes et sur la force et la solidarité de notre classe. Exigeons la gratuité des protections sanitaires : masques, tests, gel, etc. Exigeons ce que revendiquent les hospitalierEs et les soignantEs depuis bien avant le début de cette crise : des embauches, des augmentations de salaires, du matériel…
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Annonces de Veran sur l’hôpital : derrière la com’ le vide...
Olivier Veran, le Ministre de la santé vient de dévoiler la deuxième série de mesures censées répondre à la crise du système hospitalier, révélée aux yeux de tous par l’épidémie de COVID 19. Trente trois mesures, 4000 lits ouverts « à la demande », 2,1 milliards (en 5 ans) pour rénover les EHPAD, 2,5 milliards (en 5 ans) pour des « projets hospitaliers prioritaires », 1,4 milliards (en 3 ans) pour combler le « retard numérique en santé ». L’avalanche des chiffres, après les 8,2 milliards pour revaloriser les salaires des personnels, veut créer l’impression que « nous avons voulu changer de braquet et accélérer dans tous les domaines la transformation de notre système de santé ». Mais, si le gouvernement « accélère », c’est pour poursuivre dans la même direction, celle qui mène droit dans le mur.
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Le combat Adama est notre combat à touTEs !
La marche à Beaumont-sur-Oise, samedi 18 juillet, quatre ans après la mort d’Adama, a été un succès de mobilisation, même d’après les chiffres de la police (1500 en 2019, 2700 en 2020).
Nous aurions plutôt dit que 5000 manifestantEs sont venus rendre hommage à Adama et exiger, pour lui comme pour toutes les victimes de violences policières dont les familles étaient présentes, justice et vérité. -
La menace d’une deuxième vague de coronavirus se précise...
Tous les clignotants sont repartis au rouge concernant la circulation du Covid-19.
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Dans la santé, un « train » de mesures qui peut en cacher un deuxième… en pire !
Arrivé au gouvernement après un mois de pseudo concertation dans la Santé, Jean Castex, Premier ministre du gouvernement Macron, vient abonder l'enveloppe du plan Ségur d'1,1 milliard d’euros supplémentaires, soit un total de 7,5 milliards d'euros. Cette somme aura des contreparties…
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Ils ne veulent pas « changer de cap ». Retrouvons le chemin des mobilisations...
Rien de nouveau sous le soleil. Avant même le discours de politique générale du Premier ministre, qui ne sera que le décalque de celui du président, l’interview-fleuve de Macron a confirmé ce que nous savions déjà du président et de sa vision du monde : mépris, arrogance, émotions feintes, mais aucun changement de cap, bien au contraire. À l’occasion de ce 14 Juillet, Macron a ainsi rappelé les piliers de sa politique : ne rien exiger des plus riches, faire payer la crise aux plus pauvres, valoriser l’« excellence » individuelle au détriment de toute forme de solidarité collective.
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Nouveau gouvernement pour une même politique. Nous refusons toujours de payer leurs crises !
La nomination de Jean Castex comme Premier ministre avait annoncé la couleur. Ce proche de Sarkozy est connu pour avoir mis en place la T2A, la tarification à l’activité dans les hôpitaux visant à faire fonctionner ceux-ci comme de véritables entreprises... Anciens comme nouveaux, les ministres de ce gouvernement ne font que le confirmer : Macron veut creuser le sillon d’une politique toujours plus antisociale.
Associations de malfaiteurs
Ainsi le maintien d’un certain nombre de ministres – pourtant fort contestés – marque l’affirmation d’une continuité contre notre camp social. C’est le cas de Le Maire qui reste à l’Économie, le ministre des milliards distribués à fonds perdu à des entreprises qui suppriment des emplois, sans s’opposer aux fermetures d’usine. C’est aussi Blanquer dans l’Éducation nationale : de la loi qui porte son nom à la prétendue « continuité pédagogique », avec son mépris des élèves et des personnels, l’autoritaire Blanquer aurait bien mérité de dégager pour l’ensemble de son œuvre…
Accusé de viol (avec une enquête en cours), l’arrivée du sarkozyste Darmanin au ministère de l’Intérieur est une provocation, mais c’est surtout un gage donné aux syndicats de police les plus réactionnaires. L’arrivée surprise de Dupond-Moretti, avocat des prétendues causes perdues mais surtout de ceux qui se croient intouchables (Balkany, Cahuzac, Tron…), confirme la volonté de s’adresser à la droite populiste. Enfin, la nomination de Barbara Pompili, chantre du capitalisme vert et de l’écologie de marché, n'est qu'une opération de com’ au lendemain de la Convention citoyenne sur le climat et de la poussée d’EÉLV dans les urnes. Cela sans parler des nominations d’Amélie de Montchalin, ex-cadre d’Axa, à la fonction publique ou de l’animatrice télé Roselyne Bachelot...
La régression sociale au programme
Pour tout ce petit monde, la feuille de route est claire. À lui seul, le retour au premier plan de la réforme des retraites annoncées par Macron lui-même (avec l’allongement possible de la durée de cotisation) est une profession de foi que l’on ne connaît que trop, après les semaines d’affrontement social et de grève reconductible dans les transports en décembre et janvier derniers. Avec en plus la petite touche personnelle présidentielle, son mépris social toujours plus grand : il faudrait « mettre fin à cette maladie française qu’est la préférence au chômage »… Cela au moment même où les effets de la crise économique engendrent une succession de plans sociaux et d’annonces de licenciements ou de suppression de postes, en particulier dans l’industrie automobile ou aéronautique.
Nous ne nous laisserons pas faire !
Avec le choc économique qui vient, pour résister à une crise du capitalisme dont on a vu les multiples effets ces dernières années (crise sanitaire, environnementale, économique, démocratique…), celles et ceux d’en bas doivent prendre leurs affaires en main, d’abord en organisant les résistances.
Cela commence le mardi 14 juillet, où les salariéEs, en particulier les personnels hospitaliers, se retrouveront dans la rue pour porter leurs revendications et donner un premier avertissement à Macron et ses amis capitalistes. Dans le contexte des mobilisations internationales de ces dernières semaines contre le racisme et les violences policières, la manifestation de Beaumont-sur-Oise (95) afin d’obtenir la vérité et la justice sur la mort d’Adama Traoré, est aussi un rendez-vous important. Deux dates qui doivent être les premiers jalons d’un été que l’on espère chaud, et qui annoncent une rentrée où les luttes contre ce pouvoir et les capitalistes qu’il sert devront se conjuguer avec la construction d’une alternative à un système toujours plus mortifère.