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Actualités nationales... - Page 177

  • Les luttes des sans-papiers jalonnent l’histoire du mouvement ouvrier...

    1972. Vers la mise en place d’un contrôle strict de l’immigration

    La publication des circulaires Marcellin-Fontanet en janvier et février 1972 marque un changement de cap dans la politique d’immigration. Sous l’effet de la crise économique les lois se durcissent pour les migrantEs et 83 % d’immigréEs tombent dans l’illégalité. Après six mois de luttes, de mobilisation et de grèves de la faim, le gouvernement recule en 1973 et doit régulariser 40 000 étrangerEs.

    Sous la présidence de Giscard, en 1974, les conditions d’entrée et de séjour des étrangerEs se durcissent : la fabrique de « sans-papiers » se perfectionne. 

    1980. Le gouvernement contraint de rouvrir les guichets de régularisation

    La grève de la faim est l’un des principaux mode d’action des immigréEs pour revendiquer des conditions de vie et de travail dignes. Mais ils mènent aussi des grèves dans les usines où ils sont sous payés. La « grève des loyers » Sonacotra fera date. Suivie par près de 3 000 résidents dans plus d’une centaine de foyers en France, elle durera quatre ans.

    Le 11 février, 17 travailleurs turcs débutent une grève de la faim pour « des cartes de séjour et de travail pour être des travailleurs comme les autres ». Après un mois de grève de la faim, ils obtiennent leur régularisation. 

    1981-1982. La gauche sous la pression des grèves pour la régularisation

    Une autre vague de régularisation, beaucoup plus importante, suivra mai 1981. Elle bénéficie à 131 000 personnes sur 149 000 demandes. Les mesures d’apaisement prises par Mitterrand dès son élection créent incontestablement un espoir dans la population immigrée. Mais la politique du contrôle des flux migratoires n’est pas remise en cause. La régularisation définie par le gouvernement dans sa circulaire du 11 août 1981 est soumise à certaines conditions qui apparaissent rapidement comme tout à fait arbitraires.

    Une première lutte éclate à Paris et à Montrouge chez les travailleurs égyptiens distributeurs de prospectus menacés de licenciement. Le 27 mars 1982, quarante marchands ambulants entament une grève de la faim dans le 12e arrondissement de Paris pour obtenir une carte de commerçant et la fin des contrôles sur les marchés. Le 19 octobre 1982, vingt travailleurs maliens et sénégalais, organisés dans l’ASTI 15e, travaillant en intérim ou chômeurs, laissés pour compte de la régularisation, entament une grève de la faim à l’église Saint-Hippolyte dans le 13e arrondissement à Paris. Ils obtiennent leur régularisation.

    1996. Le printemps des luttes des sans-papiers

    Avec la droite revenue au pouvoir et le durcissement des lois sur le séjour des étrangers, de nombreux travailleurEs migrants se lancent dans la lutte avec l’occupation de l’église Saint-Ambroise, suivie par celle de l’église Saint-Hippolyte et enfin par celle de l’église Saint-Bernard dans le 18e arrondissement qui restera le lieu symbole de la lutte pour la régularisation. Occupée pendant près de deux mois par 300 sans-papiers soutenus par de nombreuses personnalités. Le 23 août 1996, l’assaut est mené par les gendarmes mobiles dans l’église Saint-Bernard évacuée avec violence. Le mouvement des sans-papiers, où se mélangent les origines, se structure, s’auto-organise à cette époque.

    En juin 1997 le gouvernement Jospin ouvre une régularisation sur critères : sur 135 000 demandes, plus de 80 000 seront satisfaites. Des parrainages républicains, des occupations et des grèves de la faim de sans-papiers se multiplieront en 1998.

    2006-2010. « On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! »  

    En 2006, une série de grèves pionnières éclatent (blanchisserie Modeluxe dans l’Essonne, restaurant La Grande Armée, à Paris…).  Puis, plusieurs centaines de salariéEs sans-papiers soutenus par la CGT, la CFDT et plusieurs associations, lancent au printemps 2008 principalement dans la région parisienne une série de grèves reprenant la revendication centrale de la régularisation en l’associant au mode d’action traditionnel du mouvement ouvrier, la grève du travail. Près de 2 000 travailleurs sans-papiers entrent en grève au cours du second trimestre 2008. Il faut ajouter les dossiers déposés de1 500 salariés isolés. Il y a de nombreuses occupations : restaurants, sièges sociaux, ou encore lieux symboliques comme la Maison de la propreté, à Villejuif, siège de la fédération des employeurs du nettoyage. Des femmes sans-papiers qui travaillent, pour la plupart, chez des particuliers et au noir entrent aussi en lutte. L’opinion publique apprend alors que de nombreux sans-papiers occupent des emplois salariés dans des entreprises ayant pignon sur rue.  

    Ces luttes extrêmement courageuses, à plus d’un titre exemplaires, arrachent des régularisations et obligent les autorités à légiférer sur la régularisation au titre du travail.

    Les années 2000. Restrictions successives, expulsions massives

    Entre les lois Sarkozy en 2003 et 2006, les lois Besson-Hortefeux-Guéant en 2011, Cazeneuve en 2016 ou Collomb en 2018, la situation ne fait que se dégrader. Seul recul : les mouvements impulsés par RESF dans les établissements scolaires obtiennent de Sarkozy une circulaire de régularisation pour les parents d’enfants scolarisés et les lycéenEs à l’appréciation des préfets.

    Le tournant du 18 décembre 2018

    Face à la politique répressive ignoble des gouvernants, il est apparu de plus en plus clairement que l’action humanitaire, bien que nécessaire, ne suffisait plus. Il fallait s’unir, se coordonner afin d’impulser un mouvement national fort. 

    Le 18 décembre 2018, la Marche des Solidarités et la Confédération CGT ont appelé à la journée internationale des migrantEs. Cette fois l’unité entre syndicats, collectifs de sans-papiers et associations est au rendez-vous. Ensuite, la Marche des solidarités a initié les manifestations de sortie du confinement en mai qui furent une vraie bonne surprise, celles de juin et aujourd’hui les marches dans tout le pays qui vont converger à Paris le 17 octobre.

    Dominique Pierre

  • Sans-papiers, migrantEs : les revendications du NPA...

    Des revendications émanant des mouvements de résistance soutenues par le NPA.

    - Des moyens pour un accueil digne et non pour la répression ;

    - La régularisation de toutes et tous les sans-papiers ;

    - La fin des expulsions ;

    - La fermeture des centres de rétention administrative (CRA) ;

    - La citoyenneté de résidence dès que quelqu’un arrive sur le territoire, c’est-à-dire l’égalité des droits : droit à la scolarisation, droit à la santé, droit à des revenus, un toit pour toutes et tous, droit de vote des étrangerEs résidant en France à toutes les élections ;

    - Abrogation du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), de la loi asile-immigration du gouvernement Macron et de toutes les lois limitant l’octroi du droit d’asile et l’accès à la régularisation ;

    - Prise en charge des mineurEs non accompagnéEs (MNA) par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), comme le prévoit la loi ;

    - Abolition de Frontex ; 

    - Création d’un instrument de sauvetage et d’aide humanitaire international ;

    - La liberté de circulation et d’installation.

  • Assassinats de Nice : face à l’horreur, refuser les logiques guerrières...

    Le NPA condamne les assassinats qui ont eu lieu à Nice et exprime sa solidarité avec les victimes, leurs familles et leurs proches. Au vu des informations disponibles, il semble que ces assassinats aient été commis au nom des mortifères idées jihadistes.

    Cet événement tragique montrent la totale inefficacité de la politique du gouvernement et des mesures répressives, du plan Vigipirate aux restrictions continues des libertés. Au contraire, les discours islamophobes du pouvoir et ses provocations incessantes s'inscrivent dans une logique guerrière qui ne peut que renforcer les fractures déjà existantes et ainsi donner du grain à moudre aux fanatiques de tout bord, vers de nouvelles catastrophes. 

    Il s'agit selon le pouvoir d'une guerre intérieure, mais elle a les mêmes logiques que les guerres classiques : le gouvernement nous appelle à faire corps derrière lui, à accepter sa politique antisociale et guerrière, xénophobe, islamophobe, en s'appuyant sur l'émotion provoquée par ces attaques. Marine Le Pen pousse cette logique au maximum en demandant des mesures de guerre, sans doute de nouvelles restrictions des libertés.

    À l'opposé de ces politiques, nous exigeons, au plus vite, des garanties pour l'égalité la plus totale au sein du pays, la fin de la stigmatisation et des discriminations contre les étrangerEs, le refus des discours et actions islamophobes, et des mesures de justice et d’égalité sociales.

    Nous réaffirmons notre combat contre les idées réactionnaires et mortifères qui arment les assassins et nourrissent les divisions. Nous appelons l'ensemble des organisations progressistes à refuser les discours d'amalgames et les mesures répressives, et à favoriser les expressions et manifestations de solidarité entre les différents secteurs de la population, quels que soient leur lieu d’habitation, leur origine nationale, leurs convictions religieuses. On pense ici en particulier aux marches et autres initiatives contre le racisme et pour l'égalité, qui sont les meilleures garanties pour défendre une société égalitaire et solidaire, face à tous les promoteurs de la guerre civile.

  • Horreur à Conflans-Sainte-Honorine : colères, solidarités, et refus des amalgames...

    Le NPA a reçu avec effroi, vendredi 16 octobre, la nouvelle de l'assassinat par décapitation de Samuel Paty, enseignant d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine. Toutes nos pensées se sont immédiatement tournées vers sa famille, ses amiEs, ses élèves et ses collègues, et plus largement vers l'ensemble des personnels de l'éducation, évidemment ébranlés par ce crime atroce.

    Un assassinat insupportable

    Samuel Paty a été tué en raison de son métier et de ses choix. Ce crime horrible est un indice supplémentaire d’une société qui se désagrège. Ce monde toujours plus violent ,fait de guerres, d’oppressions, d’inégalités, de misère, constitue un terreau toujours plus favorable aux idées les plus réactionnaires et mortifères, à l’instar de l’idéologie jihadiste, porteuse d’un projet de société auquel nous sommes tout aussi opposés que nous le sommes à celui des extrêmes droites occidentales.

    Le NPA condamne évidemment cet acte ignoble et insiste sur le fait que, quelles que soient les conclusions de l'enquête, rien ne peut justifier un tel assassinat. C’est pourquoi nous nous sommes joints, et continuerons de nous joindre, aux initiatives permettant d’exprimer deuil, colère et solidarités suite à ce drame, tout en refusant toute logique d’union nationale avec les faux-amis des enseignantEs et les tenants d’une fuite en avant répressive et d’une stigmatisation accrue des musulmanEs...

    L’offensive islamophobe du pouvoir

    Un discours de haine et de division s’est immédiatement imposé dans l’espace public, propulsé aussi bien par la droite extrême et l’extrême droite que par le gouvernement Macron-Castex. Ce dernier prétend ne pas vouloir faire d’amalgames... mais assimile l’acte d’un fanatique avec des organisations religieuses, voire avec toute une religion, ou avec des associations comme le CCIF, dont l’activité consiste à défendre juridiquement les musulmanEs contre les discriminations qu’ils et elles subissent...

    Surenchère autoritaire et répressive, couvre-feux, violences policières et racistes, interdiction des manifestations… Ce n’est pas un hasard si de telles attaques se multiplient dans cette période d’une crise économique, sociale, écologique et sanitaire sans précédent. Alors que le chômage et la précarité se développent partout, ceux qui nous gouvernent cherchent à imposer lidée dune menace venue de l’intérieur, à se dédouaner de leurs propres responsabilités et à nous affaiblir. Le racisme, en particulier l’islamophobie, est un outil pour obliger une partie de la population à rester docile face à leurs politiques.

    Contre leur union nationale, pour une autre société

    Notre réponse à une société de plus en plus violente et injuste, où la misère sociale se développe, se trouve dans la reconstruction de solidarités de notre camp social, des classes populaires, contre ceux d’en haut. C’est ce qu’a fait la Marche nationale des solidarités, avec la mobilisation en défense des sans-papiers, une réponse pour construire une émancipation collective. Les mobilisations à construire contre le racisme, contre les licenciements, pour le partage du temps de travail sans perte de salaire ou contre les mesures liberticides comme le couvre-feu, sont d’une urgence absolue.

    Alors que le capitalisme nous emmène dans le mur, nous en appelons à toutes les organisations de gauche, du mouvement social, à refuser l’union nationale avec ceux qui nous gouvernent pour mettre de toute urgence sur le devant de la scène nos revendications sociales, pour l’égalité dans une société où chacunE pourra vivre librement et dignement.

  • Après le drame de Conflans-Sainte-Honorine : colère, solidarités, refus des amalgames...

    Le NPA a reçu avec effroi la nouvelle de l'assassinat par décapitation d'un enseignant de collège à Conflans-Sainte-Honorine, ce vendredi 16 octobre. Toutes nos pensées vont à sa famille, ses amiEs, ses élèves et ses collègues, et plus largement à l'ensemble des personnels de l'éducation, évidemment ébranlés par ce crime atroce. 
    Le NPA condamne cet acte ignoble. Quelles que soient les conclusions de l'enquête, rien ne peut justifier un tel assassinat. Nous rappelons notre attachement indéfectible à la liberté d'expression et à la liberté pédagogique des enseignantEs. 

    Depuis le drame, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer jouent la surenchère, multipliant les déclarations d’amour aux enseignantEs, pour lesquels ils n’ont que mépris le reste du temps, et vantant le rôle essentiel de l’école, qu’ils n’ont cessé de détruire ces dernières années. 
    Difficile, en outre, de ne pas s’indigner de l’hypocrisie d’un Blanquer défendant la liberté d’expression des enseignantEs lorsque l’on sait à quel point la chasse aux récalcitrants est organisée dans l’Éducation nationale, à l’image des quatre enseignantEs de Melle sanctionnés pour s’être mobilisés contre la réforme du bac. 

    Le gouvernement participe, de surcroît, à la surenchère islamophobe, établissant un lien entre la tragédie de Conflans-Sainte-Honorine et son projet de loi sur le « séparatisme », dont la logique est de renforcer encore un peu plus l’amalgame entre musulmanEs, intégristes et terroristes. 
    Loin d’aller à l’encontre du déchaînement de haine islamophobe auquel nous assistons depuis hier soir, le pouvoir y contribue, renforçant les fractures sur lesquelles prospèrent les fauteurs de haine, les idéologies mortifères et les fanatismes religieux, ennemis des travailleurEs et des peuples. 

    Notre solidarité est totale avec les proches, les amiEs et les collègues de Samuel Paty, et plus généralement avec l’ensemble du corps enseignant, éprouvé par cet assassinat. Le NPA se joindra aux initiatives permettant d’exprimer deuil, colère et solidarités suite à ce drame, tout en refusant toute logique d’union nationale avec les faux-amis des enseignantEs et les tenants d’une fuite en avant répressive et d’une stigmatisation accrue des musulmanEs. 

  • 17 octobre : malgré les intimidations préfectorales, nous manifesterons avec les sans-papiers et pour l’urgence sociale !

    ans un arrêté rendu public jeudi 15 octobre, la préfecture de police de Paris fait savoir qu’elle a décidé d’interdire la Marche nationale des sans-papiers, qui doit s’élancer de la place de la République samedi 17 octobre à 14h pour marcher vers l’ouest parisien, en direction de l’Élysée. Principal prétexte avancé : les risques de « troubles à l’ordre public » et de « débordements ».

    Depuis le 19 septembre, des sans-papiers et leurs soutiens marchent, depuis les quatre coins du pays, en direction de Paris, avec pour objectif de converger pour la grande marche du 17 octobre. Ils et elles demandent la régularisation de touTes les sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et le droit à un logement pour touTEs.

    Dans un communiqué publié hier soir, l’organisation de la Marche s’adresse aux autorités pour leur demander « [d’]ouvrir de manière urgente les négociations et garantir que la manifestation du 17 octobre se tienne dans de bonnes conditions et dans le respect des revendications portées par le mouvement des sans-papiers et les 280 organisations qui les soutiennent. »

    Le NPA partage les préoccupations des organisateurEs et exige que la manifestation puisse se tenir librement. À l’heure où le gouvernement, incapable de juguler la crise sanitaire et la crise sociale qui l’accompagne, s’enfonce dans une politique de plus en plus liberticide et autoritaire, nous revendiquons le droit de pouvoir… revendiquer !

    Nous serons présents demain au point de départ de la Marche et viendrons en appui aux décisions de ses organisateurs pour qu’elle puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Demain sera également l’occasion de revendiquer des mesures face aux urgences sociales, avec une manifestation organisée par des secteurs de la CGT, en lien avec la marche des sans-papiers. 

  • Non au couvre-feu, des moyens pour la santé !

    La mesure était sortie dans les médias comme un ballon dessai, et Macron vient de le confirmer. Incapable de répondre à l’épidémie depuis son arrivée en France, le pouvoir na aujourdhui comme unique réponse à proposer que le couvre-feu de 21h à 6h dans les zones géographiques à risque, soit l’Île-de-France et huit métropoles. Une nouvelle mesure de restriction des libertés individuelles au nom de la lutte contre le Covid-19, alors que cette deuxième vague na rien dune fatalité. Le sens fondamental de cette nouvelle mesure, Macron ne s’en est même pas caché, c’est que « la vie économique », c’est-à-dire la machine capitaliste à faire travailler la majorité pour le profit de quelques-uns, ne peut pas s’arrêter, ne doit pas s’arrêter, coûte que coûte...

    Dans quelques jours, nous aurons donc le droit de porter à peu près partout des masques que nous aurons dû nous-même acheter, de nous entasser dans les transports en commun et au travail, au détriment de la distanciation physique… mais par contre il sera impossible d’avoir un minimum de vie sociale, familiale, amicale, de distraction, en dehors de son boulot !

    Depuis des mois, Macron et ses amis nont rien fait pour éviter ce rebond de l’épidémie. Sans aucune organisation, la politique de dépistage s'est effondrée, permettant juste aux labos privés de « faire du chiffre » mais pas de briser les chaînes de contagion. Et les hôpitaux n'ont ni recruté ni formé les personnels pour faire face à l'épidémie. Il ny a eu aucun plan douverture de lits, comme le demandent pourtant les hospitalierEs et leurs syndicats qui se mobilisent à nouveau demain et pour lesquels Macron n’a visiblement rien à proposer. À l’évidence, le traitement sanitaire de cette épidémie, qui passe par le développement de notre système de santé, de ses établissements, n’est pas le soucis de ce gouvernement.

    Le pouvoir croit-il vraiment que nous allons accepter ces mesures improvisées et incohérentes, et ces attaques contre nos droits sociaux et nos libertés alors qu’aucune politique publique sanitaire n’est réellement mise en œuvre ? C’est l’inverse de ce que fait le gouvernement qu’il faut défendre. Le NPA construira et soutiendra toutes les mobilisations portant des mesures d’urgence sanitaire et sociale : la gratuité des protections (masques), la réquisition des laboratoires d’analyse médicale pour organiser la politique de dépistage, louverture massive de lits et lembauche de 120 000 personnels soignants à l’hôpital sur postes statutaires, avec des revalorisations salariales de 300 euros pour touTEs. Des mesures qu’il faudra leur arracher, par la lutte, jour et nuit s’il le faut.

    Le NPA va prendre au plus vite contact avec l’ensemble des organisations progressistes pour construire une riposte collective aux plans que nous réserve Macron pour les mois qui viennent.

  • Marche des sans-Papiers : Nous voulons marcher vers l’Elysée !

    Le Préfet de police de Paris a notifié ce mardi 13 octobre un arrêté pour interdire ce samedi 17 octobre le parcours de manifestation nationale des Sans-papiers de la place de la République à la Concorde déposé depuis des semaines !

    La coordination nationale de la Marche des Sans-Papiers est indignée par l’insupportable mépris du président Macron envers le mouvement des Sans-Papiers qui l’a déjà interpellé, sans réponse, lors des manifestations du 30 mai, puis le 20 juin.

    En septembre les collectifs de Sans-Papiers et 280 organisations (voir ci-dessous) ont informé le ministère de l’intérieur de la « Marche vers l’Elysée » aboutissant à une manifestation le 17 octobre. Une lettre a été envoyée au président de la République. Sans la moindre réponse.

    Aujourd’hui, alors que plusieurs marches de sans-papiers, ayant parcouru à pied des centaines de kilomètres, arrivent dans la région parisienne, la seule réponse du pouvoir, par l’intermédiaire du préfet de police de Paris, est l’interdiction de marcher jusqu’à « proximité » de la présidence de la République.

    La coordination nationale est scandalisée par ce véritable coup de force autoritaire qui remet en cause le droit à manifester. L’arrêté explique que du fait de la proximité avec « la présidence de la République, la place de la Concorde n’est pas un lieu approprié pour accueillir des manifestations revendicatives ». Alors qu’il y a déjà eu de nombreux rassemblements et manifestations autorisés sur cette place.

    La coordination nationale prend acte que les parcours des cortèges qui partiront à 10H00 de Porte de Paris (11H00 à Porte de La Chapelle), de Porte de Montreuil et de Porte d’Italie pour converger Place de la République ne sont pas interdits.

    La coordination nationale demande :

    - que les marcheurs et les marcheuses et tou-tes les manifestant-es puissent manifester de la place de la République vers l’Elysée et qu’une délégation soit reçue par le président Macron.

    - que toutes les organisations signataires et solidaires appuient cette demande par tous les moyens à leur disposition et rejoignent massivement, avec les habitant-es de nos villes, de nos quartiers et de nos villages, les sans-papiers ce 17 octobre dès 10h.

    Nous convergerons ce samedi 17 octobre pour manifester à partir de la place de la République parce que c’est notre droit.
    Nous manifesterons pour l’égalité de toutes et tous, en souvenir des centaines d’Algériennes et d’Algériens tués un 17 octobre 1961 alors qu’ils et elles marchaient pour la liberté et en mémoire de nos frères et sœurs qui meurent chaque année par milliers sur les routes de la migration.

    Pour la régularisation des Sans-Papiers, un logement pour toutes et tous et la fermeture des Centres de rétention. Pour notre humanité à toutes et tous.

    - Une conférence de presse se tiendra jeudi 16 octobre à  11H00 au siège de la Fasti. Ouverte aux journalistes elle sera retransmise via la page Facebook de la Marche des Solidarités.

    - Nous rappelons les rendez-vous d'entrée de la Marche en trois cortèges dans Paris le samedi 17 octobre :

    10H00 : Porte de Paris (11H00 Porte de La Chapelle) (Passage par Barbès puis Boulevard Magenta)

    10H00 : Porte de Montreuil (Passage par Belleville puis Rue du Faubourg du Temple)

    10H00 : Porte d'Italie (Passage par avenue d'Italie, Austerlitz, Bastille)

    Liste des signataires (mercredi 15 octobre)

    CASP, CISPM, CSP 13, CSP 59, CSP 75, CSP 92, CSP 93, CSP 95, CSP Alsace, CSP Kabyle, CSP Montreuil, CSP Paris 20, CSP Rouen, Collectif des Immigrants en France, Collectif Pour l’Avenir des Foyers, Collectif Schaeffer d’Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant !!, Ensemble Pour Notre Régularisation Sans Exceptions, Syndicat des Travailleurs Sans-Papiers de Rennes, La Marche des Solidarités et les Etats Généraux des Migrations, 20ème Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, 2MSG, ACCEPTESS-T, Accueil Demandeurs d’Asile Grenoble, Accueil Réfugiés Vals du Dauphiné, ACORT, ADTF, AEResP28, Ah Bienvenue Clandestins !, Allamma internationale, Alternatiba ANV Rhône, Alternatiba Rouen, AMDH Paris-IDF, AMDH Nord/France, AMF, Amicale CNL de Hautepierre à Strasbourg, Amoureux au Ban Public Lyon, ARDHIS, Assemblée antiraciste du 20ème, Assemblée locale des EGM de Cahors, ASIAD, ASIL Accueil 88, ASMA, ASMIE – Solidarité mineurs isolés, ASTI d’Elbeuf, ASTI de Montélimar, ASTI de Petit-Quevilly, ASTI de Romans sur Isère, ASTI de Valence, Association Talawassi, ATMF, ATTAC France, ATTAC 45, ATTAC Flandre, ATTAC Moselle, ATTAC Rennes, ATTAC Romans, ATTAC Strasbourg, Autremonde, Ballon Rouge (Aubagne), Bangladesh Community in France, BDS 57, BDS France Marseille, BDS France Montpellier, CADM 70, CAPJPO-Europalestine, CDDLE de Besançon, CEDETIM, Cercle 49, CGT, CGT AHS Franche-Comté, Chaîne Humaine contre les haines, Chemins Pluriels, CISEM, CIVCR, CNT, CNT 57, CNT-FTE, CNT SO, CNT-STE 80, CSRA, Collectif 343 racis.ée.s, Collectif Antifasciste Picardie, Collectif Casse-rôles, Collectif Chabatz d'entrar de la Haute-Vienne, Collectif des écoles de Marseille, Collectif des Sorins de Montreuil, Collectif de soutien aux réfugiés en Ariège, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es , Collectif du 5 novembre – Noailles en colère, Collectif Faty Koumba, Collectif Immigrés du Montargois, Collectif Intersquats Exilé.e.s Lyon et Environs, Collectif Justice et Libertés du Bas-Rhin, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Comminges (31), Collectif Réfugiés du Vaucluse, Collectif Sénonais de Soutien aux Migrants, Collectif Solmiré (Solidarité Migrants-Réfugiés) de Besançon, Collectif Solidarité Migrants 01, Collectif Solidarité Migrants Pays Basque et Sud Landes ETORKINEKIN, Collectif Solidarité Migrants Wilson, Collectif Toulouse Anti CRA, Collège sans Frontières Maurice Sève, Comité Adama, Comité de lutte contre la misère, Comité de Soutien aux Sans-papiers Haïtiens, Comité de Vigilance sur le Droit des Etrangers de Montbéliard, Comité Génération.s Immigration, Comité Lunévillois du Mouvement de la Paix, Confluences, CRI, CRID, CRLDHT, DAL, Décoloniser les arts, Des Lits Solidaire du Havre, DIEL, DNSI 67, DNSI 86, EELV, EELV Paris 18, Emancipation Lyon-69, Emancipation tendance intersyndicale, Ensemble !, ETM 31.46, EVTC, Extinction Rébellion Ardèche, Extinction Rébellion Montreuil, Extinction Rébellion PEPPS, FA, FASTI, Faux-Solidaires, FETAF, Fédération SUD Education, Femmes solidaires, FI Krutenau- Esplanade Insoumise (Strasbourg), Filles et Fils de la République, FS 57, FSU, FSU 57, FTCR, Fondation Frantz Fanon, FUIQP, GAS, Genepi, GISTI, Habitat&Citoyenneté, ICARE 05, Identité Plurielle, INDECOSA-CGT 67, Jarez Solidarités, J'En Suis J'Y Reste, Jeune Garde Paris, KOLONE, La Boîte Sans Projet, La Cimade, La Cimade Figeac, La Cimade Yonne, La Mule Du Pape, La Révolution Est En Marche, L’Autre Cantine Nantes, LDH 70, LDH Amiens, LDH Istres Ouest-Provence, LDH Mâcon, LDH Montpellier, LDH PACA, L’Effet Papillon, Le Mouvement de la Paix, Le paria, Les Voisins Solidaires de Versailles, LFI 35, LIFPL, Mama Road, MAN, MAN 57, MAN 71, MAN IdF, Médecins du Monde-France, MDP, Modus Operandi (Grenoble), Montreuil Rebelle, Mouvement Utopia, MRAP, MRAP Centre Ardèche, MRAP Limoges-Haute-Vienne, MRAP Montpellier, MRAP Tarbes, MRAP Strasbourg, Nayan France Association of Child éducation Bangladesh, Nogozon, Nouvelle Jungle Lille, NPA, OCML-VP, Organisation de Femmes Egalité, Paris d’Exil, PCOF,Parti des travailleurs (Tunisie) section France, Pas Sans Nous, PCF 06, PEPS, PG, PG 06, PIR, Planning Familial 33, Queer Education, RASH Tolosa, Ras L’Front Strasbourg, Réfugiés Bienvenue Nîmes, REMCC, RESF 13, RESF 36, RESF 51, RESF 57, RESF 61, RESF 63, RESF 69, RESF 82, RESF Bassin minier 71, RESF Castres, RESF Somme, RESF Tournon 07, Réseau Féministe « Ruptures », RSM 89, RUSF 51, Sang pour Sans, Section CGT de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Section syndicale CGT Société de Restauration du Musée du Louvre, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires 13, Solidaires 35, Solidaires Alsace, Solidaires en Beaujolais, Solidarité et Langage (Valence), Solidarité Migrants Collectif 06, Solidarité Migrants du Haut Nivernais, SOS-Racisme, Sous le même ciel, SUD Culture Solidaires, SUD Education 35, SUD Education 91, SUD Education 92, SUD Education 93, SUD Santé Social 57, Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille, Terre d’Ancrages, Tous Migrants, Turbulences Marne-la-Vallée, UCL, UCL Amiens, UD CGT 67, Une Ecole, un Toit, des Papiers - Pays dacquois (40), UJFP, UJFP Lyon, Union syndicale Solidaires, United Migrants, Un Toit C’est Tout, Un Toit c’est Un Droit, UTAC, Utopia 56, VISA, Voies Libres Drôme, ZSP18

  • Les "Héros" sont fatiguéEs et en colère !

    Les "Héros" sont fatiguéEs et en colère !

    Imposons que la santé et l'hôpital soient réellement des priorités !

    C'était malheureusement prévisible et prévu, la 2ème vague de l'épidémie de COVID est là. Elle déferle aujourd'hui, inexorablement sur un système hospitalier et ses personnels encore plus fragilisés par les mois qu'il vient de vivre.

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  • L’enseignement supérieur et la recherche se mobilisent le 13 octobre...

    Alors que la situation, en cette rentrée, est catastrophique dans les universités, et que les conditions de recherche dans les labos se détériorent, la ministre Frédérique Vidal profite de ce choc pour faire passer son projet de loi de programmation de la recherche (LPR). 

    Tandis que le projet de loi de destruction de la recherche a été voté par l’Assemblée et qu’il doit passer par le Sénat durant la seconde moitié du mois d’octobre, le manque de moyens dans les universités se fait de plus en plus criant à mesure que la crise sanitaire s’accentue. Cela fait en partie disparaitre la LPR des discussions pour laisser plus de place aux discussions sur le « démerdentiel », au vu de l’abandon de Vidal concernant les conditions de travail et d’études.

    Un projet massivement rejeté

    Tout le monde se rend bien compte que le gouvernement – qui n’a rien fait pour nous, enseignantEs et chercheurEs – fait passer en force une loi qui va précariser les collègues et ouvrir la porte à la privatisation. Si, pour le moment la combativité des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) n’est pas encore au rendez-vous, ce projet de loi reste toujours majoritairement rejeté par l’ensemble de la communauté universitaire. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en a rajouté une couche le 22 septembre, dans un avis critiquant le projet du gouvernement1. Mais il apparait que le gouvernement et les députés n’écoutent rien ni personne. Face à ce mépris, les personnels les l’ESR continuent de se mobiliser, comme l’a montré la relative réussite du rassemblement devant l’Assemblée nationale le 21 septembre.

    Défendre le service public

    Le projet de casse du statut de fonctionnaire dans l’ESR est le même que celui prévu dans le reste de la fonction publique, avec l’utilisation de CDD ou de « CDI de projet » pour passer outre les postes de titulaires. Il ne pas faut pas oublier, en outre, qu’il est prévu que la majeure partie du financement de cette loi soit prise sur les économies faites par l’État dans la réforme des retraites. Ce qui nous indique que cette dernière réforme n’est pas encore enterrée… La LPR est un projet de loi qui rappelle à la communauté universitaire qu’elle n’est pas extérieure au reste du monde du travail, particulièrement dans la fonction publique.

    C’est pour toutes ces raisons que l’intersyndicale de l’ESR et le collectif « Facs et labos en luttes » appellent à une journée de mobilisation le mardi 13 octobre. Une journée de mobilisation durant laquelle nous devons lier le combat contre la LPR avec les difficiles conditions de rentrée qui impactent nos collègues, une journée pour défendre notre vision du service public de la recherche et de l’enseignement. Une journée qui en appellera d’autres.

    Valentin Pantin