Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualités nationales... - Page 212

  • Droit de retrait : en toute légitimité...

    Édouard Philippe, Muriel Pénicaud, Jean-Baptiste Djebbari… la semaine dernière, les ministres ont défilé pour monter au créneau contre l’utilisation massive par les cheminotEs de leur droit de retrait et dénoncer une « grève illicite » à grand renfort de mauvais arguments juridiques.
    L’exercice a atteint son apothéose avec la citation tronquée par Pénicaud, sur la matinale de France Inter, de l’article du Code du travail concernant le droit de retrait.

    Lire la suite

  • 5 décembre : quelles stratégies des organisations syndicales ?

    À cinq semaines du 5 décembre, il est encore difficile de prévoir quelle sera l’ampleur de la mobilisation et surtout quels en seront les lendemains. La significative multiplication des appels à une grève reconductible ne constitue pas en effet, à cette étape, une garantie en matière d’ampleur de la mobilisation, que ce soit dans les grèves ou dans les manifestations.

    Lire la suite

  • CNews, Zemmour et nous...

    Chaque soir, depuis désormais plus de deux semaines, Éric Zemmour répand sa haine sur CNews dans une pseudo-émission de débat (« Face à l’info ») taillée sur mesure. Un choix éditorial qui n’est pas sans conséquence.

    « La politique de Vichy n’avait pas comme conséquence l’extermination et les camps nazis » ; « On assume ses choix : soit on couche avec l’autre sexe et on fait des enfants, soit on ne couche pas avec l’autre sexe et on n’a pas d’enfants » ; « [Bachar al-Assad] n’a pas gazé son peuple, il a gazé des gens qui étaient ses adversaires » ; « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Moi je suis aujourd’hui du côté du général Bugeaud, c’est ça être Français ! » ; « L’Algérie, avant la France, c’est un cloaque. Après des siècles de colonisation ottomane, c’est la misère, les maladies. C’est la France qui va cultiver ce pays, le développer. Aujourd’hui, ils vivent du pétrole que la France a découvert »… 

    Lire la suite

  • Contre le crime industriel de Lubrizol ! Liberté de manifester !

    Hier soir, mercredi 30 octobre, Emmanuel Macron était de sortie à Rouen. Plus d'un mois après l'incendie de l'usine Lubrizol classée Seveso-niveau haut, le président de la République s'est « osé » à ce déplacement, après avoir fait défiler un à un ses garde-chiourmes, de Philippe à Buzin, pour assurer tout le monde que les odeurs provoquées par l'incendie étaient « gênantes » mais « pas nocives » ou encore que « les produits peuvent être irritants sur le moment ».

    Forts du rapport de ces « experts », il aurait donc fallu conclure que la quantité totale de produits brûlés qui s’élève à 9505 tonnes, dont 5253 tonnes de produits chimiques sur le site de Lubrizol et 4252 tonnes de produits sur le site de Normandie Logistique (parmi lesquels 1691 tonnes de produits Lubrizol) ainsi que le panache de fumée noire de 22 kilomètres étaient polluants... mais pas trop !

    C'est pour dénoncer ce mensonge d'État, cette catastrophe sanitaire, sociale et industrielle, que plusieurs dizaines de personnes ont manifesté hier soir à l'occasion de la venue de Macron pour avoir la vérité sur Lubrizol dont la non sécurisation des lieux avait déjà été pointée.

    Mais la vérité n'est pas dans l'agenda présidentiel: non seulement le déploiement policier était énorme et à l'image de la colère que soulève de plus en plus chaque déplacement de Macron mais surtout, les manifestantEs ont été nassés un peu plus de deux heures, l'un d'eux a même été arrêté. Aucune explication, aucun interlocuteur du côté de la police et un face-à-face avec des forces « de l'ordre » sans matricule. D'ores et déjà des structures syndicales comptent porter plainte. Mais surtout, que Macron le sache : les vies brisées, la santé en danger, ça suffit ! Il est plus que temps d'en finir avec les patrons pollueurs et voyous et les gouvernements à leur solde !

    Rouen et Montreuil, le 31 octobre 2019. 

  • Communiqué du NPA Montreuil : 200 travailleurs immigrés jetés à la rue...

    Le NPA Montreuil s'insurge après l'expulsion de 200 (ou 100 selon certaines sources) travailleurs des locaux de l'Afpa.
    La préfecture fait dans le cynisme le plus total, car c'est à deux jours de la trêve hivernale qu'elle a décidé de jeter ces travailleurs à la rue, sans aucun relogement, dans le froid de l'hiver qui s'installe.

    Pourtant, c'est dans 5 ans que doivent être inaugurés sur ce site ex-Afpa, le nouveau tribunal administratif de Montreuil et la Cour nationale du droit d'asile. Il n'y avait donc aucune urgence sauf celle de coller aux discours racistes et anti-immigrés qui sévissent en France et que relaie le gouvernement.

    Le maire, Patrice Bessac, avait réquisitionné ces bâtiments, il y a 13 mois. Et dans les heures qui ont suivi, le préfet a tout essayé pour le faire fermer. Après avoir relogé dans un nouveau foyer les travailleurs « légaux », il ne restait plus dans les bâtiments de l'Afpa que ceux qui n'avaient pas de bail dans l'ancien foyer Bara.

    N' y a-t-il pas à Montreuil des bâtiments vides à réquisitionner, dans le parc public ou privé, et qui pourraient accueillir temporairement les expulsés de l'Afpa ? Bien sûr qu'il y en a ! Mais la préfecture fait le choix inhumain de pourrir un peu plus l'existence de 200 travailleurs qui ont fui des pays en guerre ou plongés dans la misère, le plus souvent à cause des gouvernements français.

    Le NPA exige la réouverture de l'afpa ou à défaut la réquisition de bâtiments inoccupés appartenant à l'Etat ou à des bailleurs privés. Nous refusons de vivre dans une société où des bâtiments restent vides alors que des êtres humains dorment dehors.

    Le NPA Montreuil appelle toutes les personnes disponibles à se rendre devant les locaux de l'Afpa pour soutenir les expulsés.

  • Attentat islamophobe à Bayonne : un criminel, des responsables...

    Un homme de 84 ans a tenté d’incendier la mosquée de Bayonne et tiré sur les deux hommes qui essaient de l’en empêcher, les blessant grièvement.
    Une « attaque odieuse » (Macron), des « faits […] qui émeuvent et indignent » (Castaner)…
    Les périphrases gouvernementales se multiplient pour ne pas prononcer le mot qui qualifie ce qui a été commis : attentat.
    Et aussi pour se dégager immédiatement de toute forme de responsabilité.

    Lire la suite

  • Les « travaux » de Jupiter Macron, et comment y riposter...

    Hercule avait accompli douze travaux, Jupiter-Macron se contentera de trois d’ici la fin de son quinquennat. Il les a présentés lors d’une interview le 28 octobre sur RTL.

    Outre la poursuite de sa croisade islamophobe au nom de la « laïcité », censée lui attirer le soutien de l’électorat populaire de Marine Le Pen, Jupiter entend s’attaquer à deux chantiers : répondre à la crise du système de santé, et mener à bien la réforme des retraites.

    Un an après le début du mouvement des Gilets Jaunes, l’exécutif sent monter la colère sociale dans le pays, avec les mobilisations des urgences, des services hospitaliers et des EHPAD, des cheminots, des enseignants, des salariéEs du secteur privé qui luttent contre les fermetures d’usine et les plans de licenciements, des jeunes qui lui renvoient son inaction face à la crise écologique.

    L’annonce d’une mobilisation interprofessionelle le 5 décembre, avec des préavis de grève reconductible dans plusieurs secteurs, provoquent une fébrilité de l’exécutif et contraignent le président des riches à tenter de déminer le terrain.

    Un nouveau plan pour la santé ?

    Il y a un an, Macron en personne lançait son plan « ma santé 2022 » censé répondre à la crise du système de santé. Il doit aujourd’hui faire face à une situation qui s’est encore dégradée, avec la grève des urgences et de nombreux services hospitaliers qui vont se mobiliser le 17 octobre, à la colère des gilets jaunes et des comités de défense des hôpitaux, qui refusent la disparition programmée des services de proximité. Il est contraint d’annoncer : « il va falloir qu’on remette des moyens ».

    Mais comment le pourrait-il alors que demain, le Parlement va entériner la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 qui impose une nouvelle ponction de près d’un milliard d’€ à l’hôpital public : Les quelques gestes qui seront faits pour les uns, se feront sur le dos des autres. Les fermetures de lits, de services, d’établissements de proximité continueront. 

    Le même budget prévoit la création de 5000 postes en EHPAD, quand il en faudrait 200 000 pour atteindre la norme jugée indispensable de 1 salarié pour 1 résident ! A ce rythme 40 ans seront nécessaires pour y parvenir ! 

    Quant au deuxième chantier Jupitérien, celui des retraites, Macron tente de déminer le terrain en assurant aux salariéEs d’aujourd’hui qu’ils ne seront pas concernéEs et que seuls les générations qui vont entrer sur le marché du travail les subiront. Une manière d’avouer à mi mots que cette contre-réforme sera un nouveau recul social. Comment là encore peut-il en être autrement, alors que cette réforme impose une « règle d’or » : maintenir fixe le niveau des dépenses de retraites, alors que le nombre de retraitéEs augmente ? 

    Aussi, après avoir manié la carotte, Macron annonce-t-il le gros bâton pour celles et ceux qui ne croiront pas son numéro d’illusionniste. S’il veut bien "donner du temps à la transition" , il fera tout « éviter les blocages » et n’aura« aucune forme de faiblesse ou de complaisance » « quitte à se rendre impopulaire » (rassurons-le sur ce point, le travail est déjà fait).

    Il situe ainsi clairement le niveau de l’affrontement qui se prépare et la nécessité de bloquer par la grève et les mobilisations pour le faire céder.

  • Antonin Bernanos : « Une volonté de cibler des personnes, de faire des exemples, pour faire peur aux gens qui luttent »...

    Incarcéré depuis le 18 avril suite à une plainte de militants fascistes, Antonin Bernanos est sorti de prison le vendredi 25 octobre, sous contrôle judiciaire, après une décision du juge des libertés et de la détention. Mais le parquet a fait appel et une audience est prévue le mardi 29 octobre au matin, au terme de laquelle Antonin pourrait malheureusement être remis en prison. 

    Un rassemblement est organisé mardi à partir de 8h au Palais de Justice (métro Cité), auquel le NPA appelle à participer pour faire entendre le soutien à Antonin (https://www.facebook.com/events/2752644704796117/), de même qu’il appelle à participer à l’indispensable solidarité financière avec Antonin et les autres militantEs antifascistes inculpés (https://www.lepotcommun.fr/pot/mz9rjmn6). 

    Nous nous sommes entretenus ce dimanche avec Antonin pour faire le point sur « l’affaire » et ses implications politiques, mais aussi pour discuter de l’État, de la police, de la gouvernance autoritaire de Macron, du danger de l’extrême droite et… de la prison.

    Lire la suite

  • Les propositions du NPA pour la Sécu, des ingrédients d’un projet de société...

    Au sortir de la guerre dans une période de fortes pénuries, l’ordonnance du 4 octobre 1945 posait les fondements de la Sécurité sociale : « protéger les travailleurs et leurs familles contre les aléas de la vie ».
    Elle avait pour objectif de couvrir à terme « des risques de toutes natures ». Elle énonçait un principe fondamental : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », un principe incompatible avec la logique du capitalisme où domine la règle du profit.
    L’application de ce principe a permis la solidarité entre bien portants et malades, entre les salariéEs et les retraitéEs, avec les familles nombreuses, et plus tard dans le cadre de l’Unédic entre salariéEs et privéEs d’emplois. Les créateurs de la Sécurité sociale voulaient la démocratie sociale.
    L’outil de cette solidarité était la cotisation sociale, prélevée sur la richesse produite et donc amputant le profit patronal.
    Un peu plus de deux ans après, on pouvait déjà lire dans le Monde que « la Sécurité sociale est devenue pour l’économie une charge considérable1 », un refrain continuellement répété.
    Les bienfaits de la Sécu ont été nombreux pour la santé et l’espérance de vie, pour l’aide apportée aux familles, pour les retraitéEs…
    Mais la bourgeoisie, ne voulant pas accepter la Sécu, a multiplié les attaques depuis plus de cinquante ans en s’attaquant aux fondements de la Sécu, notamment à son financement.
    Il est donc nécessaire de reconquérir la Sécu, de la développer en tenant compte des besoins sociaux  actuels.
    Les principes édictés en 1945 restent d’actualité et doivent être adaptés à une société où la richesse produite est infiniment plus importante que dans l’immédiat après-guerre. 

    Lire la suite

  • PLFSS 2020 : la liquidation de la Sécu est « en marche »...

    Les députés viennent d'achever l’examen et le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020, il sera ensuite débattu au Sénat.
    Malgré les états d’âme d’une partie de sa majorité qui, en commission, avait contribué au rejet du texte, le gouvernement a réussi à le faire adopter sans modification significative.
    Il confirme ainsi la détermination du pouvoir à ne rien lâcher sur sa politique d'austérité à préparer le big bang de la Sécurité sociale voulu par Macron.

    Lire la suite