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Actualités nationales... - Page 216

  • Faisons-les battre en retraite !

    Grève de la RATP, luttes aux urgences et dans l’éducation, manifestations pour la justice sociale et climatique, 24 septembre contre la contre-réforme des retraites… Le mois de septembre est résolument placé sous le signe des mobilisations, avec un climat social agité et des volontés de convergences manifestes. Mais Macron et les siens, tout en prétendant renouer avec le prétendu « dialogue social », qui ne fait plus illusion pour personne, n’ont pas l’intention de changer de cap. Signe que les mobilisations doivent monter en puissance et converger pour qu’un véritable coup d’arrêt soit mis aux politiques ultra-libérales du gouvernement.

    La journée de grève et de manifestations du 24 septembre est une étape dans un combat qui s’annonce tout aussi long et difficile qu’essentiel. Le projet de contre-réforme des retraites porté par le gouvernement est à bien des égards la quintessence de ses politiques, dont les ressorts essentiels sont la casse des droits sociaux, la destruction des systèmes de solidarité collective, la vente à la découpe de secteurs jusqu’alors – à peu près – préservés des logiques marchandes, et le renforcement des mécanismes d’inégale distribution des richesses.  

    Travailler plus pour gagner moins ?

    En modifiant les paramètres de calcul des pensions et des durées de cotisation, Macron vise une refonte globale du système de retraite, dont la finalité constituera une véritable saignée des pensions qui seraient amputées de 15 à 35 %.

    Sous l’apparence d’un traitement égal, juste et universel, le nouveau système serait avant tout un nivellement par le bas généralisé. Actuellement seuls les meilleurs salaires sont pris en compte pour le calcul de la retraite. Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, c’est calculer à partir d’un salaire de référence inévitablement plus bas, donc avoir une retraite automatiquement plus faible, plus particulièrement pour les femmes, les précaires… Compte tenu de l’allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme, il faudra travailler plus pour gagner moins !

    Plus largement cette contre-réforme va entériner un changement systémique car la baisse massive des pensions va progressivement ouvrir la voie à la capitalisation… pour celles et ceux qui en auront les moyens.

    Du côté des jeunes et des salariéEs, tout le monde serait perdant si la réforme était adoptée, avec une baisse générale des pensions et un appauvrissement inévitable pour la quasi-totalité de la population. Ainsi, si cette contre-réforme ne résume pas à elle seule la politique du gouvernement, elle constitue le principal volet de l’acte II du quinquennat et devrait être à l’esprit de toutes celles et tous ceux qui se sont battus et se battent contre les politiques antisociales de Macron. Car même si le gouvernement annonce un calendrier « étendu » d’ici le vote de la réforme, c’est dès aujourd’hui qu’il faut organiser la riposte, en s’appuyant sur les résistances et les mobilisations en cours, en les développant, en favorisant les regroupements et en se fixant des échéances communes.

    Unité pour construire un mouvement d’ensemble

    Une seule journée d’action ne suffira pas pour faire plier le gouvernement et imposer le retrait du projet de réforme des retraites. Face au calendrier d’enfumage de Macron, il faut imposer un autre agenda social tirant les leçons des défaites antérieures. La journée du 24 septembre (à l’appel de la CGT et de Solidaires) est un point de départ, mais il s’agit de se donner des perspectives d’action durable, avec l’objectif de gagner. Le succès de la grève à la RATP est un premier encouragement, et les manifestations pour la justice climatique, tout comme celles des Gilets jaunes qui n’ont pas dit leur dernier mot, montrent que la combativité est bien présente et que Macron, même s’il joue les arrogants, n’est pas au bout de ses peines.

    SalariéEs du public ou du privé, nous sommes touTEs attaquéEs, nous ne pouvons agir en ordre dispersé. Il est urgent d’opposer une résistance unitaire – syndicale, politique, associative – de toutes celles et ceux qui veulent mettre en échec le recul social sans précédent que constitue la contre-réforme des retraites. Un combat qui n’est pas concurrent, bien au contraire, des luttes sectorielles qui existent aujourd’hui et qui continuent de se développer, pas plus qu’il ne serait rival du combat pour la justice climatique. Comme l’ont montré les dynamiques de convergence du samedi 21 septembre, où se sont retrouvés côte à côte des salariéEs des urgences, des jeunes – et des moins jeunes – pour le climat, des Gilets jaunes, des militantEs politiques et syndicaux, etc., la conscience de la nécessité de se retrouver dans des mobilisations communes, sans nier les spécifiés de chaque lutte, est de plus en plus présente. Reste à la convertir initiatives communes, locales, régionales et nationales, et en journées de mobilisation et de grève de masse, unitaires, dont l’objectif ne serait pas de faire acte de présence lors de journées « témoignages » mais bien de bloquer le pays et son économie, seul moyen de faire trembler le pouvoir, de le faire reculer et, au-delà, d’en finir avec Macron et son monde barbare.

  • Fin de grève victorieuse à la SAM -Jinjiang dans le bassin de Decazeville...

    Publié par NPA Auto Critique.
    La grève de l’usine Jinjiang SAM à Decazeville s’est achevée jeudi 26 septembre.
    Les revendications immédiates des grévistes ont été satisfaites : retrait du projet de suppression de 150 à 200 emplois, indemnisation à 100 % du chômage partiel, paiement des jours de grève.

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  • Nous ne commenterons pas la disparition de Jacques Chirac...

    Jacques Chirac est mort. Nous comprenons bien évidemment la douleur, sincère, de ses proches et de sa famille en deuil.

    Mais la profusion des déclarations, communiqués et reportages apologétiques, qui peignent l’ancien Président de la république en champion de la lutte contre la pauvreté, de l’amitié entre les peuples et de la défense des « valeurs de la république », a quant à elle de quoi donner la nausée.

    « Ce n’est pas le moment de faire de la politique, il faut respecter le temps du deuil », disent-ils toutefois, comme si cette déferlante pro-Chirac n’était pas elle-même très politique. Nous avons cependant compris le message et, en vertu de cette étrange trêve, nous mettrons de côté notre appréciation de la vie et de l’œuvre de Jacques Chirac.

    Nous n’évoquerons donc pas les affaires (emplois fictifs, marchés publics, HLM, faux électeurs, frais de bouche, voyages, etc.), symptomatiques d’une « certaine idée de la politique ».

    Nous ne reviendrons pas non plus sur la reprise des essais nucléaires en 1995, aberration écologique, fuite en avant militariste et symbole d’une attitude néocoloniale à l’égard de la Polynésie.

    À ce dernier propos, nous ne parlerons pas du massacre de la grotte d’Ouvéa, en mai 1988, au cours duquel 19 indépendantistes kanaks furent tués lors d’un sanglant assaut ordonné par Jacques Chirac, alors Premier ministre.

    Ce n’est pas non plus le moment de se souvenir des déclarations de Chirac, le 19 juin 1991, sur « le bruit et l’odeur » des étrangers, illustration précoce de la reprise par la droite dite « républicaine » des thématiques les plus nauséabondes du Front national.

    Nous ne mentionnerons pas davantage la participation active de Jacques Chirac à l’entretien des réseaux de la Françafrique, illustrée notamment par ses belles amitiés avec les dictateurs Omar Bongo, Blaise Compaoré ou Denis Sassou Nguesso.

    Nous ne reviendrons pas plus sur ses politiques favorables aux ultra-riches (privatisations de 65 groupes industriels et financiers et suppression de l’ISF en 1986…) et destructrices pour les salariéEs (suppression de l’autorisation administrative de licenciement en 1986, plan Juppé de 1995, réforme des retraites en 2003…).

    Nous ne parlerons pas, enfin, de ses ministres de l’Intérieur, Charles Pasqua, Jean-Louis Debré, Nicolas Sarkozy, de leurs politiques répressives et racistes, du sort réservé aux sans-papiers de Saint-Bernard en 1996 ou de l’assassinat de Malik Oussekine en 1986.

    Bref, Jacques Chirac est mort et nous ferons preuve, comme tous ceux qui s’expriment en boucle sur les chaînes d’information et les réseaux sociaux depuis ce midi, de retenue.

    Montreuil, le 26 septembre 2019.

  • 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement...

    Le Collectif « Avortement Europe, les femmes décident » appelle à des manifestations partout en France le 28 septembre. À Paris, un rassemblement « pique-nique » est prévu à midi devant l’hôpital Tenon (4, rue de la Chine, Paris 20e) en soutien aux dix années de lutte du collectif unitaire qui a obtenu la réouverture du centre IVG de l’hôpital et qui, aujourd’hui, veille à son bon fonctionnement. Il sera suivi d’un départ en manifestation à 14 heures, sur un parcours permettant de faire le lien avec plusieurs hôpitaux parisiens en lutte.

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  • Plan « antidrogue » : 55 mesures qui ne changeront rien...

    Le 17 septembre, le gouvernement a présenté à Marseille, ville particulièrement touchée par les règlements de comptes liés au trafic, son « Plan national de lutte contre les stupéfiants ».
    Dès l’intitulé on peut se douter qu’il y est assez peu question de prévention mais uniquement de répression, comme si la consommation de produits psychoactifs ne répondait pas à une demande sociale, dans une société qui va mal.

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  • Quand l'Education Nationale tue...

    Samedi 21 septembre, Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Pantin, s’est suicidée dans le hall de son école. Le NPA exprime tout son soutien à sa famille et à ses collègues.

    Se suicider sur son lieu de travail n’est pas un acte anodin, et les lettres qui ont été envoyées pour expliquer ce geste expriment clairement la difficulté d’assumer une charge de travail qui augmente, les demandes excessives de la hiérarchie, un environnement social dégradé. Christine Renon ne raconte rien d’autre qu’un quotidien devenu difficile à affronter, qu’une charge mentale devenue inassumable.

    C’est un tragique signal d'alarme qui a été tiré. Dans l’Éducation nationale, mais aussi à La Poste, aux Finances publiques et à la SNCF, où les suicides se sont multipliés, les ministres remettent en cause les missions de service public et les salariéEs perdent le sens de leur travail. Cette perte de sens est accentuée lorsque les hiérarchies, des ministres aux rectorats, ne cessent de faire pression sur les salariéEs, de mettre en place des organisations du travail insupportables.

    Nous invitons tous les personnels de l’éducation nationale et les habitants de Pantin à se joindre à l’hommage organisé en mémoire de Christine Renon, et à demander des comptes à l’Éducation nationale, jeudi 26 septembre 2019 à 18 heures devant l’école Méhul, 30 rue Méhul à Pantin.

    Montreuil, le 25 septembre 2019.

  • Mardi 24 septembre : pour les retraites, un tour de chauffe sous l’eau !

    La journée de mobilisation contre la réforme des retraites du 24 septembre s’inscrivait dans un calendrier très étalé mis en place par les différentes organisations syndicales.
    Alors que l’on pouvait penser que cet éparpillement serait démobilisateur, ces journées ont été utilisées par beaucoup comme une première répétition.

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  • Le niveau des mers monte, la colère aussi !

    Les mobilisations pour le climat ont repris de plus belle. Le dérèglement climatique s’accélère, l’inaction continue, et des marcheurs et marcheuses ont arpenté les rues, vendredi 20 et samedi 21, pour rappeler aux gouvernants leurs responsabilités, dénoncé leur inaction totale, affirmer la volonté de « sauver le climat, pas le système ».

    Plus de 5 000 actions recensées, plus de 4 millions de manifestantEs dans le monde.

    Marches mais aussi, grèves, débats et recherches de voies alternatives. 

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  • Retraites : le 24 septembre et après, s’unir et continuer !

    Après le grand laminage du code du travail, la contre-réforme des retraites, principal volet de l'acte II du quinquennat, amplifie les attaques contre la protection sociale. Grand blabla, pseudo dialogue social comme mode de diversion organisé, la méthode change mais l'objectif reste le même : imposer une régression sociale majeure à l'ensemble du salariat en détruisant le système par répartition.

    Travailler plus pour gagner moins ?

    En modifiant les paramètres de calcul des pensions et des durées de cotisation, Macron vise une refonte globale du système de retraite, dont la finalité constituera une véritable saignée des pensions qui seraient amputées de 15 à 35 %.

    Sous l'apparence d'un traitement égal, juste et universel, le nouveau système serait avant tout un grand nivellement par le bas généralisé. Actuellement seuls les meilleurs salaires sont pris en compte pour le calcul de la retraite. Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, c'est calculer à partir d'un salaire de référence inévitablement plus bas, donc avoir une retraite automatiquement plus faible, plus particulièrement pour les femmes, les précaires… Compte-tenu de l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme, il faudra travailler plus pour gagner moins !

    Plus largement cette contre-réforme va entériner un changement systémique car la baisse massive des pensions va progressivement ouvrir la voie à la capitalisation pour celles et ceux qui en auront les moyens.

    Faire payer les capitalistes, amplifier le système par répartition

    La vérité c'est que nos retraites ne sont ni trop élevées ni trop longues. Si nous vivons plus longtemps, c'est parce que nous travaillons moins et nous ne voulons pas que cette logique s'inverse. Les privilégiéEs ne sont pas à chercher du côté des travailleurEs, mais du côté de ceux qui ont le plus à gagner dans cette contre-réforme : le patronat, les compagnies d'assurances, les banques... Il n'y a en réalité aucun problème de financement, pour qui veut prendre l'argent là où il se trouve, en augmentant en particulier les cotisations patronales, en supprimant toutes les exonérations.

    Il faut donc refuser le statu quo et exiger des mesures radicalement opposées : retraite à 60 ans dès 35 ans d’activité, 55 ans pour les emplois pénibles, incluant le travail salarié ou les périodes sans travail avec continuité du salaire, en assurant aussi le rattrapage des pensions pour les femmes et toutes les victimes de la précarité.

    Pour maintenir un système par répartition, il faut augmenter les salaires et répartir le travail. Aucun revenu ne doit être inférieur à 1800 euros nets, et le temps de travail doit être ramené à 32 heures sans perte de salaire.

    Unité pour construire un mouvement d’ensemble

    Une seule journée d'action ne suffira pas pour faire plier le gouvernement et imposer le retrait du projet de réforme. Face au calendrier d'enfumage de Macron, il faut imposer un autre agenda social tirant les leçons des défaites antérieures. Cette journée du 24 septembre (à l'appel de la CGT et de Solidaires) est un point de départ, mais il faut lui donner des perspectives d'actions durables pour pouvoir bloquer l'économie : la seule solution pour construire le rapport de force nécessaire pour gagner. Le succès de la grève à la RATP est un premier encouragement, et les manifestations pour la justice climatique, celles des Gilets jaunes, montrent aussi qu'il existe un climat combatif.

    SalariéEs du public ou du privé, nous sommes touTEs attaquéEs, nous ne pouvons agir en ordre dispersé. Il est urgent d'opposer une résistance unitaire - syndicale, politique, associative - de toutes celles et ceux qui veulent mettre en échec ce recul social sans précédent, pour en finir avec Macron et son monde.