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Communiqués du NPA... - Page 67

  • Non au couvre-feu sanitaire ! Pour lutter contre le Covid, il faut donner des moyens à l’hôpital public...

    La circulation du coronavirus a repris de plus belle et les modélisations du ministère par région annoncent un débordement du système de santé d’ici au mois de novembre, voire avant. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé la liste des zones d’alerte et des zones d’alerte renforcée qui, dès les prochains jours, feront l’objet de mesures restrictives : interdiction des rassemblements privés et familiaux au-delà de 30 personnes, des fêtes locales et étudiantes ; interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique (plages et parcs) ; interdiction des rassemblement organisés (événement sportif ou concert) de plus 1000 personnes ; fermeture des bars à partir de 22 heures. En revanche, pas de problème pour aller au boulot, à l’école, à l’université, pour prendre les transports…

    Le ministre l’a laissé entendre : tout un chacun est responsable et vigilant mais beaucoup moins dès lors qu’il s’agit des distractions. La parfaite illustration d’une politique de santé publique libérale où chacun est renvoyé à sa situation personnelle, culpabilisé et infantilisé… La parfaite illustration de l’absence d’une politique de santé publique cohérente ! Le gouvernement continue dans sa lancée du printemps : tout pour le travail et l’économie.

    Business as usual… Olivier Véran n’a pas dit un mot sur la faillite totale du système de dépistage par manque de moyens humains pour tracer les cas-contacts. Un système de dépistage complètement saturé, qui laisse présager de ce que ce serait un système hospitalier débordé. Et pourtant, pas un mot sur le fait qu’aucun plan d’embauches massif de soignants dans les hôpitaux n’a été préparé et qu’aucune ouverture de lits n’a eu lieu. Et cette perspective n’est toujours à l’ordre du jour. À la place, la litanie habituelle consistant à réduire nos droits à se réunir librement, à se détendre et se divertir.

    Notre seul droit : aller bosser et si possible continuer à consommer. Le couvre-feu sanitaire ne masquera pourtant pas longtemps la faillite d’un système de santé aux ordres des profits.

    Pour faire face à l’épidémie et protéger vraiment la population, et pas seulement le système de santé ou le système économique, le NPA réclame l’embauche massive de personnel soignant, des augmentations de salaires dans les hôpitaux et la réduction du travail sans perte de salaire !

  • L’islamophobie est la vraie provocation, soutien à Maryam Pougetoux !

    Communiqué du NPA Jeunes.

    Cette semaine encore, une femme a été victime de violence sexiste et islamophobe. Après Imane Boun, étudiante voilée assimilée au terrorisme par une journaliste du Figaro avec le soutien du ministre de l'Intérieur, c'est au tour de Maryam Pougetoux, vice-présidente de l'UNEF d'être au coeur de la tornade réactionnaire initiée par le gouvernement.

    Alors qu'elle était présente à L'Assemblée nationale dans le cadre d'une commission d'enquête relative à la situation sanitaire et la jeunesse, Anne Christine Lang, une députée LREM s'est octroyée le droit de déblatérer des propos haineux à son encontre, pour la simple raison qu'elle était musulmane et qu'elle portait le hijab. Quittant la salle suivie de plusieurs députés LR, cette représentante du parti au pouvoir est un nouvel exemple de la politique brutale du gouvernement à l'égard des populations de confession musulmane ou identifiées comme tel.

    Loin d'être des dérapages de la part de quelques politiques isolé.e.s, c'est en réalité l'incarnation du projet de loi sur les "séparatismes" initié par Gérald Darmanin et Marlène Schiappa. Un duo des plus féministes puisque l'un est accusé de viol tandis que l'autre est connue pour ses prises de position islamophobes et racistes sous couvert de féminisme.

    Et comme avec Imane, c'est l'ensemble de la classe politique qui a apporté son soutien… aux détracteurs islamophobes de Myriam Pougetoux, assimilant le port du voile à un acte militant et provocateur. Au même titre que la journaliste du Figaro qui a bénéficié d'un large soutien après son tweet honteux sur le 11 septembre, c'est Anne Christine Lang qui a reçu l'approbation de nombreux politiques. C'est notamment Ségolène Royal, figure du Parti socialiste, qui a soutenu la députée LREM en estimant qu'elle aurait réagi comme ses collègues de l'Assemblée Nationale, se disant "estomaquée par ces images". De sont côté l’eurodéputé des Verts Yannick Jadot n’est pas en reste de propos islamophobes pusiqu’il déclarait cette semaine à propos d’une énième polémique contre des femmes musulmanes que « le burkini n’a rien à faire dans une piscine ».

    Encore une fois, c'est au nom de la "laïcité" et des droits des femmes que ces vrais "provocateurs" justifient l'exclusion d'une représentante syndicale de l'Assemblée nationale, réduisent une blogeuse à son voile, excluent les femmes musulmanes des piscines, des plages et des écoles. Pourtant la laïcité, soit disant neutre et s'appliquant à tous et toutes, à toutes les religions, sont assumées comme ciblant spécifiquement les musulmans et ici les musulmanes. Nous refusons également que la lutte pour les droits des femmes soit instrumentalisée par le gouvernement et leurs alliés à des fins racistes, nationalistes et islamophobes. Avec ce gouvernement, et les précédents, ce sont les femmes musulmanes, les femmes racisées, qui sont les plus discriminées et exploitées.

    Face à cette offensive réactionnaire contre les musulman.e.s, il est urgent de réagir et se mobiliser massivement et de façon unitaire. En ce sens, tout silence est coupable et la défense de la laïcité ne peut servir de caution à ces attaques odieuses.

    Nous ne devons pas banaliser les discours de haine nationaliste, raciste et islamophobe, dont la pointe avancée dans la période est le projet de loi sur les séparatismes. Le NPA Jeunes rejoint l'ensemble des organisations politiques, syndicales, antiracistes et féministes ayant pris part en ce sens et exprime tout son soutien à Imane et Maryam !

  • Police partout, Justice nulle part !!!

    Un pas de plus a été franchi la nuit passée à Nice dans les atteintes aux libertés publiques avec le procès des 4 militantEs syndicalistes : 2 mois de prison pour Delphine, Dany et Alec, 6 mois pour notre camarade Olivier pour violence, outrage, rébellion et insultes, sans compter les 6 750€ de dommage et intérêts.

    À partir de 13h près d’une centaine de militantEs sont venuEs soutenir leurs camarades inculpéEs. Une mobilisation à l’appel de la FSU et de Solidaires, avec le soutien de nombreuses organisations dont la CGT Éducation, Attac, la LDH, SOMICO 06 (Solidarité MigrantEs ).

    Au niveau des organisations politiques, seul le NPA avait mobilisé avec ses drapeaux mais quelques militantEs d’Ensemble et du PCF étaient présenEs.

    Bien que convoquéEs pour 13h30, les accuséEs ne sont passéEs en jugement qu’à partir de 17h, le tribunal pensant décourager les militantEs venuEs soutenir leurs camarades.

    Cerise sur le gâteau, c’est le secrétaire-adjoint du syndicat de police “Alliance” qui était, ce matin, l’invité de France Bleu Azur pour commenter le procès.

    Les Alpes Maritimes continuent à être le laboratoire de la répression tout azimut et de l’installation d’une société de plus en plus policière et sécuritaire.

    Ce verdict crée un précédent qui menace toute liberté d’expression lors de manifestations.

    Les avocats se réuniront prochainement avec les condamnéEs pour examiner la possibilité d’un appel.

    Quelle que soit la décision, le NPA sera aux côtés des militantEs condamnéEs pour poursuivre le combat pour la liberté d’expression.

  • Contre les menaces de mort de l’extrême droite, soutien à notre camarade Anasse Kazib !

    Dimanche 30 août, notre camarade Anasse Kazib a été la cible d'une menace de mort sur le réseau social Twitter, proférée par un responsable départemental du Rassemblement national « Dans le #GrandRapatriement nous allons commencer par les lettres A et K. Le petit Anasse Kazib est prié de se présenter porte 12 dont la destination est une surprise », a écrit Thierry Veyrier au dessus d'une photo où on voit plusieurs personnes pendues.

    Devant les nombreuses réactions d'indignation suscitées par ce tweet haineux, le responsable du Rassemblement national dans le Val-de-Marne l'a effacé, mais cela n'enlève rien à la gravité de ses propos, si représentatifs de la pensée profonde d'une extrême droite qui essaie pourtant de cacher ses velléités fascisantes derrière une apparence « dédiabolisée ».

    Anasse est un cheminot et un militant syndical reconnu dans la SNCF et en dehors, grâce à son rôle dans la mobilisation contre la réforme des retraites et à ses passages médiatiques. Il est également membre de la direction nationale du NPA. Il fait partie avec Assa Traoré, Danièle Obono, ou encore Taha Bouhafs, d'une génération de militants héritiers de l'immigration qui suscitent régulièrement les foudres de l’extrême droite.

    Ce n'est pas la première fois qu'il se fait attaquer, et les mêmes pseudo-journalistes de Valeurs Actuelles qui dépeignent aujourd'hui Danièle Obono en esclave, l'accusaient d’être un « islamiste » au moment du mouvement des retraites. Mais avec ce tweet contenant une menace de mort de la part d'un responsable politique du Rassemblement national, une ligne vient d'être franchie.

    Le NPA tient à dénoncer ces menaces de mort raciste d'une extrême droite qui bénéficie toujours plus de la bienveillance de la classe politique et des grands médias, et appelle à entourer notre camarade Anasse Kazib de la plus grande solidarité face aux attaques et menaces racistes de l’extrême droite.

  • Contre les ordures de Valeurs actuelles et tous leurs complices, solidarité avec Danièle Obono !

    Le torchon raciste Valeurs actuelles a encore frappé. Dans son édition datée du 27 août, l’hebdomadaire d’extrême droite a cru bon de rédiger une « fiction » mettant en scène Danièle Obono, réduite en esclavage – par des « Arabes », forcément –, illustrations racistes à l’appui. 

    L’indignation s’est rapidement, et légitimement, emparée des réseaux sociaux. Nous tenons à exprimer toute notre solidarité avec notre camarade Danièle Obono, et tout notre mépris, pour ne pas dire notre dégoût, face aux immondices publiées par Valeurs actuelles. 

    Ce n’est pas la première fois que Danièle est ciblée par les réactionnaires et les racistes, et le moins que l’on puisse dire est que nombreux sont ceux qui ont pavé la voie à Valeurs actuelles, responsables politiques, éditorialistes, qui ne supportent pas qu’une femme noire occupe un espace politique et médiatique pour y défendre ses convictions. 

    Ce n’est pas non plus la première fois que le torchon Valeurs actuelles a recours à l’outrance raciste. On se souviendra ainsi, par exemple, que l’hebdomadaire a été condamné en 2015 pour « incitation à la haine » suite à un dossier intitulé « Roms, l’overdose ».

    Ce qui n’empêche pas nombre de « grands médias », au premier rang desquels les chaînes d’info en continu, d’inviter régulièrement des « éditorialistes » de Valeurs actuelles pour commenter l’actualité, contribuant à légitimer et normaliser les positions réactionnaires et racistes de l’hebdomadaire. Et ce qui n’a pas empêché Emmanuel Macron d’accorder une interview à ce torchon en octobre dernier, affirmant qu’il s’agissait d’un « très bon journal ». 

    Contre les ordures de Valeurs actuelles, contre leurs soutiens et leurs complices, contre tous ceux qui contribuent à banaliser et à normaliser le racisme le plus crasse et feignent aujourd’hui de s’indigner : soutien à toi Danièle !

  • Solidarité avec le mouvement de protestation au Mali...

    Le NPA condamne vigoureusement la répression qui s’est abattue sur le mouvement de protestation au Mali les 12 et 13 juillet derniers et qui a été dénoncée par les malienEs de Paris qui ont manifesté samedi 18 juillet. Si les autorités ont reconnu trois morts, les médias d’opposition évoquent au moins dix-sept et jusqu’à une vingtaine de personnes tuées, et Amnesty International en évoque « au moins onze » tout en exigeant une « enquête indépendante ». Une telle enquête devrait se pencher, entre autres, sur le rôle de l’unité d’élite Forsat (« Force spéciale anti-terroriste »), qui a bénéficié de formateurs étrangers dont l’armée française, et qui a été utilisée contre les manifestantEs.

    Le mouvement de protestation de masse au Mali monte depuis plusieurs mois. Le déclencheur a été la contestation des résultats officiels des élections législatives tenues les 29 mars et 19 avril 2020. En plein milieu de la pandémie due au coronavirus et des mesures de confinement, les autorités avaient exhorté les MalienEs à aller voter, ce que seul eune minorité a fait. Au second tour, un collectif d’observation de la société civile a évalué le taux de participation à un peu plus de 23 %. Le changement abrupt des résultats officiels dans la nuit du 19 avril a mis le feu aux poudres, lorsque soudainement le parti au pouvoir (RPM, Rassemblement du peuple malien) a été crédité d’une dizaine de sièges de députéEs de plus que les premiers pronostics ne le prédisaient.

    Néanmoins, c’est le mal-vivre de la majorité de la population qui constitue le fond de la contestation. Régulièrement, des manifestantEs évoquent l’absence d’emplois (en dehors du « secteur informel »), le sous-financement catastrophique de l’éducation et de la santé, le mal-logement, comme véritables causes de leur mécontentement. Suite à une première série de manifestations, des émeutes avaient éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale Bamako le 6 mai, et un homme a été tué lors d’une manifestation à Kayes le 11 mai. C’est à partir du 5 juin que des manifestations régulières, massives et structurées se sont déroulées, essentiellement les vendredis, à Bamako et dans d’autres villes. Pour cette raison, l’alliance de forces politiques, sociales et religieuses hétérogènes qui se sont liguées contre le pouvoir et ses pratiques a pris le nom de « Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques » (M5-PFP).

    La communauté internationale mise sur une négociation avec l’imam Mahmoud Dicko, un des leaders influents de la mobilisation dont le rôle récent consistait surtout à appeler au calme et contre les débordements. Des représentantEs de l’Union africaine, la CEDEAO et de la mission des Nations Unies au Mali (la MINUSMA) l’ont ainsi rencontré le 8 juin dernier. Le mouvement de protestation constitue cependant un large arc de forces, du militant anti-corruption et professeur de littérature Clément Dembélé – dont la « disparition forcée » pendant quinze jours en mai 2020 constituait aussi un motif de contestation – au parti historiquement d’inspiration marxiste-léniniste SADI (Solidarité africaine pour le développement et l’indépendance) en passant par une partie des dirigeants religieux.

    La répression doit être stoppée immédiatement. À ce stade, l’unité du mouvement et la satisfaction des revendications légitimes de la population sont essentiels. En France, il s’agit d’exiger que les autorités françaises cessent de protéger le gouvernement du président « IBK » (Ibrahim Boubacar Keïta) accusé de corruption par de multiples sources, cessent de privilégier les forces et opérations militaires tout en imposant des plans néolibéraux qui détruisent les infrastructures du Mali. Le NPA soutiendra les mobilisations populaires et la solidarité en France avec le peuple malien.

  • Venezuela : stop à la criminalisation du droit à la critique !

    Ces dernières semaines, nos camarades vénézuéliens ont lancé deux campagnes sur Twitter pour populariser le hashtag #LibérezLesTravailleursPrisonniers (#LiberenALosTrabajadoresPresos), pour la libération de Rodney Álvarez, Rubén González, Alfredo Chirinos, Aryenis Torrealba, Marcos Sabariego et Bartolo Guerra.

    Tous sont travailleurs ou dirigeants syndicaux, dans le secteur pétrolier ou sidérurgique et tous sont actuellement détenus pour leurs activités revendicatives, parce qu'ils ont dénoncé la corruption ou pour des raisons arbitraires. 

    Nous avons appris dimanche l’arrestation de Nicmer Evans, politologue, et de son avocat, pour un simple tweet où il critique un député de la majorité et sous le prétexte d’ « incitation à la haine ».

    Nous ne partageons pas les idées de Nicmer Evans, mais le NPA condamne cette évolution autoritaire du gouvernement Maduro et appelle à la libération de tout.e.s les prisonnier.e.s qui sont incarcéré.e.s pour avoir critiqué son gouvernement.
    Le peuple vénézuélien peut compter sur notre soutien total soutien face aux sanctions criminelles des États-Unis qui l’étouffent un peu plus chaque jour. 
    Mais la meilleure manière de les combattre restera toujours l’auto-organisation de la population et non pas ces méthodes arbitraires qui ne servent que les seuls intérêts des proches de Maduro.

  • Macron, ou comment ne pas « changer de cap » alors qu’on va droit dans le mur...

    Rien de nouveau sous le soleil. L’interview-fleuve de Macron a confirmé ce que nous savions déjà du président et de sa vision du monde : mépris, arrogance, émotions feintes, mais aucun changement de cap, bien au contraire.

    Refusant d’opérer le moindre retour critique sur les trois premières années de son quinquennat, Macron a ainsi ressorti le refrain de la « pédagogie » : si ses contre-réformes ont été contestées, c’est qu’elles ont été « mal comprises » ; s’il suscite la détestation, c’est en raison de « maladresses » et de « phrases sorties de leur contexte ». Rien à voir, évidemment, avec le caractère structurellement inégalitaire de ses politiques.

    D’ailleurs, Macron nous l’a promis : il n’y aura pas de « changement de cap », mais seulement un « changement de chemin ». Comprendre : davantage de com’ et de pseudo-concertation, mais les objectifs seront les mêmes. Exemple avec la contre-réforme des retraites à propos de laquelle Macron, s’il a été flou quant au calendrier, a eu l’outrance d’affirmer qu’elle était non seulement « nécessaire » et « juste », mais qu’elle était en outre « faite pour les premiers de corvée »… 

    Le même cap également sur les questions écologiques, sans aucune disposition concrète, mais seulement, une fois de plus, des postures, des manœuvres dilatoires et des annonces très générales, qui ne seront pas plus suivies d’effets que les précédentes dans la mesure où le pouvoir s’oppose toujours à toute immixtion dans les intérêts privés… 

    À propos de l’épidémie de Covid, après l’hommage hypocrite aux soignantEs tout en ayant refusé les embauches nécessaires et la moindre réouverture de lits dans les hôpitaux, Macron explique que « tout est prêt » pour une éventuelle deuxième vague. Des affirmations contradictoires avec ce qu’expliquent les soignantEs quant aux capacités des établissements hospitaliers, et une seule annonce concrète avec l’obligation du port du masque dans les lieux publics clos, dont on ne comprend pas bien pourquoi elle ne sera effective qu’au 1er août… 

    Concernant la crise économique et sociale, Macron y est allé de sa déclaration solennelle : « La priorité de cet été et de la rentrée prochaine, c’est l’emploi ». En s’opposant aux licenciements et aux suppressions d’emplois ? En faisant payer les profiteurs de la crise ? En réduisant le temps de travail afin que nous puissions travailler touTEs ? Absolument pas ! Il faudra se serrer la ceinture, accepter de la « modération salariale » (euphémisme pour qualifier les baisses de salaires), tandis qu’il n’y aura aucune augmentation d’impôts pour les plus riches et que Macron dégaine un énième « dispositif exceptionnel d’exonérations de charges » pour prétendument favoriser l’emploi des jeunes…

    Ultime provocation : interrogé sur la scandaleuse nomination de Gérald Darmanin, mis en cause pour viol, Macron a osé expliquer qu’il avait eu « une discussion d’homme à homme » avec le futur ministre de l’Intérieur avant que ce dernier soit nommé, ajoutant qu’il ne fallait pas « céder à l’émotion constante ». Ou comment cracher une deuxième fois sur les féministes et, plus généralement, sur les femmes victimes de violence…

    Celles et ceux, notamment les personnels soignants, qui se sont fait entendre le 14 juillet, entre autres à Paris, en descendant dans la rue et en venant perturber la sauterie présidentielle des Champs-Élysées, indiquent la marche à suivre. Le prochain rendez-vous pour montrer notre colère et notre détermination face à un pouvoir brutal et obsédé par les intérêts des plus riches est fixé à Beaumont-sur-Oise ce samedi, pour Adama et contre le racisme et les violences policières. L’occasion de faire entendre la contestation et de maintenir un climat propice à la construction d’une riposte à la hauteur dès la rentrée.

  • L’acharnement d’Israël doit cesser : libérez Salah Hamouri !

    Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été de nouveau interpellé par les autorités israéliennes mardi 30 juin, dans un centre médical de Jérusalem où il s’était rendu pour y effectuer un test Covid-19. Salah avait en effet prévu de se rendre en France à partir du 4 juillet, et les tests de ce type sont obligatoires pour les passagers des avions. 

    Un juge israélien a décidé, ce mercredi 1er juillet, de le maintenir en détention au moins jusqu’au 7 juillet, jour où une nouvelle audience sera organisée. 

    Aucun motif n’a été avancé quant aux raisons de cette nouvelle détention, une habitude du côté de la « justice » israélienne, et, selon les proches de Salah, les autorités consulaires françaises de Jérusalem n’ont toujours pas pu lui rendre visite. 

    L’acharnement continue donc contre Salah Hamouri, infatigable défenseur des droits démocratiques et nationaux des PalestinienEs, enfermé de mars 2005 à décembre 2011, puis d’août 2017 à octobre 2018, et victime d’une tentative d’enlèvement par les forces spéciales israéliennes le 20 mai dernier. 

    On ne peut évidemment manquer de remarquer que cette nouvelle arrestation se produit à l’heure où le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou s’apprête à annexer de larges secteurs de la Cisjordanie, consolidant la situation d’apartheid vécue par les PalestinienEs. 

    Le silence des autorités françaises sur la situation de Salah est assourdissant, à l’image de l’inaction des précédents gouvernements lorsqu’il était incarcéré. Le NPA exige la libération immédiate de Salah Hamouri et exprime sa solidarité totale avec ses proches. Au-delà, nous réaffirmons notre soutien à la lutte du peuple palestinien dans son combat contre le régime d’apartheid israélien.

    Montreuil, le 1er juillet 2020. 

  • Municipales : le pouvoir est sanctionné, une alternative au système reste à construire...

    Crise sanitaire, crise économique, crise sociale, et donc crise démocratique… Avec une abstention record, ce second tour des municipales confirme que le système démocratique organisé par et pour ceux d’en haut ne marche plus. Le désaveu du pouvoir actuel, dont les principaux représentants et candidats sont largement sanctionnés à l’exception du Premier ministre au Havre, rejoint la colère contre tout un système et ceux qui le défendent. Les dures semaines de la pandémie qui ont succédé à un mouvement social contre la réforme des retraites, la gestion désastreuse de l'épidémie par ce gouvernement, son mépris toujours vérifié envers les classes populaires… c’est tout ce qui a nourri la sanction contre Macron et ses amis, au premier comme au second tour.

    Alors que les conséquences néfastes de la crise économique éclatent depuis plusieurs semaines sous la forme de plan sociaux, de suppressions d’emplois, d’un chômage en forte augmentation, l’impopularité de Macron et de ses choix politiques éclabousse aussi dans certaines villes les autres partis institutionnels, que ceux-ci soient de droite comme de « gauche »… Dans ce contexte, on assiste à une poussée de l’écologie libérale qui polarise aujourd’hui la gauche institutionnelle. C’est le cas à Lyon, Besançon, Strasbourg, Poitiers ou Tours… Si, au vu notamment de l’ampleur de la crise climatique et des graves menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète, les aspirations écologiques sont évidemment légitimes, la solution ne viendra toutefois pas de ceux qui, comme EÉLV, ont fait depuis belle lurette une croix sur la transformation de la société, se contentant d’un saupoudrage vert capitalo-compatible.

    Pourtant face à la crise écologique, sociale et économique, il y a urgence et l’arrivée du Rassemblement national à la tête de la mairie de Perpignan, une ville de plus de 100 000 habitantEs - une première pour l’extrême droite depuis l’élection de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon en 1995 - montre que la crise actuelle peut aussi accoucher du pire. L’élection ce soir de candidatEs issus de listes combatives, comme notre porte-parole Philippe Poutou à Bordeaux, montre que d’autres voies sont possibles, mais que s’il reste important d’envoyer dans les conseils municipaux des représentantEs du monde du travail et de ses luttes, la transformation ne vient pas, et ne viendra pas des urnes. C’est d’autant plus vrai face à cette crise.

    L’heure est à la mobilisation générale : pour en finir avec ce système, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. Ces dernières semaines, les premières manifestations, de sans-papiers, contre les violences racistes policières, pour un service public hospitalier à la hauteur des risques sanitaires sont des encouragements. La résignation n’est pas de mise, les colères existent et doivent converger, contre Macron et ses amis capitalistes, dont l’illégitimité est confirmée par leur déroute de ce soir, et plus globalement contre la violence de tout un système qui nous précipite chaque jour un peu plus vers la catastrophe sociale et écologique.