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Communiqués du NPA... - Page 64

  • Un plan d’urgence contre la crise, maintenant !

    Les mobilisations féministes autour du 8 mars ont été importantes, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues. Petit à petit, la vague féministe internationale, qui se construit depuis plusieurs années, approche la France. Il est temps ! Ces mobilisations se dressent contre les violences faites aux femmes, le sexisme quotidien, mais aussi la dégradation terrible de la situation des femmes dans le cadre de la pandémie, en termes de conditions de travail dans l’entreprise et à la maison avec les violences conjugales…

    Elles sont une lueur d’espoir dans un contexte global difficile. Ainsi, le Premier ministre a annoncé que 60 % des personnes testées au Covid-19 seraient malades du « variant anglais ». Et les suppressions d’emplois continuent, y compris dans des entreprises parmi les plus puissantes comme Renault et Sanofi.

    Crise sanitaire et sociale, réponse répressive

    À cette situation, le gouvernement répond par le maintien de l’activité partielle qui ne rémunère qu’à 84 % du salaire net, par une réforme de l’assurance chômage qui va réduire les prestations de 840 000 chômeurEs à cause de l’augmentation de la durée de calcul des allocations, par une campagne de vaccination qui avance à pas de tortue... et par la répression et le racisme.

    Après avoir été très contestée dans la rue en novembre et décembre dernier, la loi « sécurité globale » revient au Sénat : elle permet de ficher les identifiants, photos, prises de positions de touTEs les contestataires, les syndicalistes, les militantEs... Au nom de la protection sanitaire, les discussions sur un éventuel « pass sanitaire » ouvrant des droits relèvent de la même démarche. Quant aux discours islamophobes, ciblant notamment les universitaires accusés d’« islamogauchisme », ils visent à faire croire à l’existence d’un ennemi intérieur qui menacerait la République...

    Aussi, l’extrême droite de Marine Le Pen et le pouvoir de Macron apparaissent de moins en moins en opposition. Certes, Le Pen voudrait fortement accélérer le processus et est directement liée aux bandes fascistes, mais en réalité les deux protagonistes veulent un État de plus en plus antisocial, autoritaire et raciste.

    Une réponse de notre camp social est urgente

    Qu’elles soient régionales ou présidentielle, les élections ne changeront pas nos vies. En revanche, il y a urgence à ce que s’exprime la voix des exploitéEs et des oppriméEs, pour défendre des mesures qui mettent fin aux reculs, qui améliorent vraiment nos conditions de vie.

    Pour faire face à l’épidémie, il faut faire du vaccin un bien commun de l’humanité, en commençant par interdire les brevets comme le propose une pétition signée par plusieurs milliers de personnes. Pour faire face à la crise économique, il faut interdire les suppressions de postes, partager le temps de travail sans perte de salaire pour supprimer le chômage, garantir un pré-salaire d’autonomie pour les jeunes, annuler les dettes publiques et des ménages, mettre fin aux discriminations et garantir l’égalité entre touTEs, quelle que soit notre origine, notre genre, notre sexualité...

    Voilà ce que les organisations du mouvement ouvrier — syndicats, associations, forces politique — pourraient défendre, dans les luttes, dans les élections, ou en construisant des assemblées populaires dans les quartiers et sur les lieux de travail, d’étude, de vie... C’est ce que porte le NPA, pour faire face à la crise du capitalisme et construire une autre société, touTEs ensemble !

  • Pour la culture et la défense de ses professionnels, soutien à l’occupation du théâtre de l’Odéon !

    Depuis le jeudi 4 mars, des professionnelEs du spectacle et de la culture occupent l’Odéon à Paris.

    En effet, depuis plusieurs mois, ce gouvernement reste sourd aux revendications légitimes de ce secteur en souffrance. Et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot parle... mais ne fait rien !

    La mobilisation s’est donc amplifiée, et le 4 mars dernier, à l’appel de la fédération du spectacle CGT, rejoint par l’ensemble des organisations syndicale et professionnelles du secteur, des actions ont eu lieu dans toute la France.

    Les revendications restent les mêmes :

    - Prolongation des droits aux chômage d’au moins un an (année blanche) pour les intermittentEs ;

    - Accès aux droits et à un revenu décent pour touTEs les précaires de la culture (auteurs, plasticiens, jeunes entrants, etc.) ;

    - Respect des droits sociaux, congés maternité, congés longue maladie, etc.

    - Soutien aux caisses (Audiens, Médecine du travail, etc.) ;

    - Fonds d’aide aux artistes et technicienEs du spectacle ;

    - Réouverture des lieux culturels, avec mise en place de protocoles et moyens sanitaires ;

    Alors que les grands magasins et les lieux de culte sont ouverts, les musées et les théâtres restent fermés. Il est primordial de soutenir la vie culturelle vivante (alors que les collectivités et le gouvernement veulent généraliser le numérique) comme dimension essentielle de nos vies.

    Bachelot a annoncé un prolongement de l’année blanche... mais s'est rétractée ! Comment le Premier ministre pourrait-il le lui concéder alors qu’il a prévu 1 milliard d’économies sur le dos des chômeurs ? Nous demandons le retrait immédiat et l’abrogation de la réforme du chômage immonde dont l’application est prévue au 1er juillet.

    Face à ce gouvernement sourd, seul le mouvement, une mobilisation déterminée des professionnelEs, artistes, technicienEs, amateurs, public, peut imposer les mesures d’urgence. Avec sa commission culture, le NPA est à leurs côtés.

    Caisse de soutien à l’occupation de l’Odéon :
    https://www.helloasso.com/associations/fnsac/collectes/occupationodeon

  • Sarkozy condamné, le procès de tout un système reste à faire !

    Reconnu coupable de « corruption et trafic d’influence », ce n’est donc pas Paul Bismuth, son pseudonyme dans cette affaire, mais bel et bien Nicolas Sarkozy qui a été condamné aujourd’hui à trois ans de prison, dont un an ferme. À ses côtés, ses deux amis, Me Thierry Herzog et l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ont aussi été condamnés. Ils sont donc liés dans un « pacte de corruption »… En 2014, Sarkozy et son avocat Herzog avait tenté d’obtenir d’Azibert et de ses relations des informations confidentielles concernant l’ex-président (cela après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt). Renvoi d’ascenseur : Sarkozy aurait en échange promis d’intervenir pour qu’Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco...

    Les « écoutes », le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Bygmalion… Autour de Sarkozy, les affaires s’accumulent, et enfin tombe une condamnation ! Mais le compte n’y est pas. D’abord parce que l’on voit bien que l’ex-président n’est pas encore prêt de purger une quelconque peine, démonstration supplémentaire de l’existence d’une justice à deux vitesses, mais surtout parce qu’au-delà de l’affaire dite des « écoutes » pour laquelle Sarkozy vient donc d’être condamné, c’est tout le procès d’un système qui reste à faire !

    Cette condamnation n’est que la partie émergée de l’iceberg, le fonctionnement quasi ordinaire d’un système politique, où l’argent, les petits arrangements entre amis du même monde, voire la corruption, permettent donc que les corrompus — ainsi que bien évidemment les corrupteurs — continuent leur petite vie bien réglée. Tout cela pour assurer la pérennité d’un ordre fondé sur les inégalités, les oppressions, la recherche du profit à tout prix et la protection des puissants que cela sert.

    Sans surprise, la condamnation de Sarkozy et ses deux complices a très vite suscité les réactions outrées de ses amis, en particulier au sein de la droite, solidaires de ceux d’en haut même lorsqu’ils sont pris la main dans le sac. Souhaitons donc que cette condamnation aille jusqu’au bout, et qu’elle annonce d’autres néfastes mésaventures pour l’ex-président, en particulier dans le cadre du procès Bygmalion qui s’ouvre dans deux semaines. Au-delà, il faudra bien qu’un raz-de-marée radical et démocratique mette à bas ce système d’inégalités, d’exploitation et d’oppression.

  • L’enfumage du prétendu écolo Macron ne passe pas !

    Avec la Convention citoyenne pour le climat (CCC), Macron pensait trouver le moyen de s’offrir un brevet d’écologie, un vrai certificat d’action climatique. Sa manœuvre a échoué et il a lamentablement raté son numéro d’enfumage…

    Sur les 150 participantEs à la Convention, les 119 personnes qui se sont réunies ce week-end pour évaluer les réponses gouvernementales, en particulier le loi « climat et résilience », n’ont pas été dupes. Globalement, comme dans le détail de chacune des propositions de la Convention, leur jugement est sans appel, et la note attribuée à la copie du gouvernement tourne autour de 3/10. À la question « Les mesures du gouvernement permettront elle de réduire de 40 % les émissions d’ici 2030 ? », la moyenne des réponses est même de 2,5/10 !

    Après s’être engagé sur l’honneur à reprendre « sans filtre » les propositions de la CCC, Macron avait dès le début éliminé les mesures les plus radicales : la taxe de 4 % sur les dividendes pour les entreprises qui en verseraient plus de 10 millions par an, la limitation de la vitesse à 110 km/h sur autoroute, le moratoire sur la 5G... Et pour celles qui restent, « les mesures ont été transformées en mesurettes », selon une des 119.

    Ce gouvernement est incapable de tenir ses propres engagements... déjà totalement insuffisants ! Ainsi, si l’on veut avoir une chance sur deux de ne pas dépasser une augmentation de 1,5°C de la température moyenne tout en respectant la justice sociale et climatique, ce n’est pas de 40 % que les émissions devraient baisser mais de 58 % à l’échelle mondiale, et donc beaucoup plus (65 %) dans l’Union européenne...

    Après la condamnation de l’État pour « inaction climatique », ce nouvel épisode doit donner un nouvel élan aux mobilisations pour « changer le système pas le climat », pour imposer la sortie des énergies fossiles, donc la réduction radicale des productions et des transports inutiles. Le rendez-vous lancé par Youth For Climate, rejoint par de nombreuses organisations pour les 19 et 20 mars prochains, avec une grève scolaire et des manifestations, en est une des prochaines étapes.

  • Réponse du NPA à la proposition de La France insoumise...

    La France insoumise a envoyé un courrier à différentes organisations politiques (dont le NPA), rendu public sur leurs sites et réseaux sociaux : courrier de LFI

    Voici ci-dessous la réponse positive du NPA qui leur a été envoyée, suite à leur proposition de rencontre pour envisager une riposte commune.

    CherEs camarades,

    Nous avons bien reçu votre courrier du 22 février. Nous partageons l’idée qu’autour de la question du prétendu « islamo-gauchisme » dans les universités, ce pouvoir emprunte à l’extrême droite un concept (qui n’a rien de scientifique comme l’a souligné le CNRS) afin de mettre en garde les universitaires sur ce qu’ils et elles auraient le droit de penser, de dire ou d’écrire… Contre les libertés académiques, il s’agit bien d’un avertissement adressé à l’ensemble du monde intellectuel et plus généralement au milieu militant défendant en particulier l’égalité des droits.

    Au-delà, il est difficile d’ignorer que cette nouvelle offensive idéologique intervient dans un contexte global islamophobe très agressif entretenu par ce même gouvernement. Ainsi récemment, la présentation et le vote de la loi contre le « séparatisme » à l’Assemblée nationale ont été le prétexte à toutes les lubies et déclarations racistes d’une majorité au coude-à-coude avec la droite, l’extrême droite et, malheureusement, une large partie de la gauche. Et en dernier lieu, c’est bien le Rassemblement national qui tire profit de ces surenchères.

    Par ailleurs, dans quelques jours va revenir le débat parlementaire autour du projet de loi « sécurité globale » qui est aussi un marqueur liberticide de la politique de ce gouvernement.

    Dans tout cela, ce dernier est tout à fait raccord avec le lamentable « débat » télévisé entre Darmanin et Le Pen il y a deux semaines, au cours duquel le ministre de l’Intérieur s’est même vanté d’être plus dur que l’extrême droite, jugeant la président du RN trop molle...

    Dans les réactions de colère nombreuses, la démission de Frédérique Vidal est au centre des exigences, et les personnels de l’enseignement supérieur ont bien raison. Sa politique est à l’image de tout ce gouvernement, avec ses mesures racistes, liberticides et autoritaires, qui filent le train et nourrissent la progression de l’extrême droite et de ses idées. Personnels de l’éducation, organisations du mouvement social, forces syndicales et politiques, associations antiracistes, collectifs musulmans… nous partageons l’idée qu’une riposte est à construire de toute urgence, pour combattre le racisme, l’islamophobie, l’offensive liberticide, d’où qu’ils viennent, des sommets de l’État ou de l’extrême droite la plus rance. Nous sommes donc tout à fait disponibles pour une rencontre unitaire afin d’envisager quelles réactions communes sont possibles.

    Salutations anticapitalistes.

    Le comité exécutif du NPA

  • L'État complice de l'extrème droite...

    Ce samedi 20 février à Paris, le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire organisait une manifestation contre sa dissolution. Un contre-rassemblement unitaire antifasciste a été organisé en même temps dans un autre lieu, pour ne pas laisser la rue aux fascistes.

    Ce contre-rassemblement n'a pas été interdit par la préfecture (ce qui impliquerait un arrêté explicitant l'interdiction), qui s'est contentée de prétexter une déclaration trop tardive pour ne pas prendre de position officielle. À l'heure actuelle, il n'y a toujours aucun arrêté préfectoral interdisant notre rassemblement.

    Toutefois, de nombreux·ses camarades ont été interpellé·es (au moins une quinzaine de gardes à vue en cours), contrôlé·es, fouillé·es, et verbalisé·es (plusieurs dizaines d'amendes de 135€) en justifiant qu'ils et elles «ont prévu de rejoindre une manifestation interdite». Suite à quoi les camarades verbalisé·es ont été menacé·es d'interpellation et arrestation si ils et elles étaient recontrôlé·es dans le rassemblement prétendument interdit. Empêcher le SO de rejoindre le rassemblement est pourtant particulièrement irresponsable pour la sécurité des manifestant·es et la bonne tenue du rassemblement.

    À un moment où l'extrême droite et l'État brandissent de concert l'«islamogauchisme» en faisant de toute personne affirmant une position antiraciste une alliée de l'islamisme, où le gouvernement criminalise une partie de sa population par l'adoption de la loi sur le séparatisme, ce même gouvernement confirme, par le pouvoir de sa préfecture, son positionnement politique favorable à l'extrême droite en l'autorisant à défiler. Il s'agit pourtant de la même extrême droite que celle qui a des liens directs avec des attentats terroristes, que ce soit par les financements qu'elle reçoit de Brenton Tarrant (auteur d'un attentat ayant causé 51 victimes contre deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande) ou encore par la présence de Maxime Brunerie (auteur d'une tentative d'assassinat sur le président de la République Jacques Chirac) à la manifestation de ce jour.

    Si le gouvernement en place entend donc dissoudre Génération identitaire pour des raisons purement électorales, nous ne pouvons que constater qu'il les autorise à battre le pavé comme ils le veulent, tout en interdisant les contre-manifestations, en instrumentalisant les règles sanitaires pour sanctionner celles et ceux qui ont participé à ce rassemblement.

    Nous exigeons le retrait de toutes les contraventions reçues par les personnes qui ont participé·es à cette contre-manifestation, et la libération de tou·tes les camarades qui sont actuellement détenu·es en garde à vue !

    Nous avons également à déplorer l'intervention de la BRAV-M, qui une fois de plus s'est autorisée à charger sans raison des militant·es hors du rassemblement, qui étaient simplement en train de discuter aux abords d'une bouche de métro avant de s'en aller après la dispersion prématurée du rassemblement. Cette charge soudaine sans aucune sommation a violemment poussé nos camarades dans les escaliers du métro et s'est poursuivi jusque dans ses couloirs, ce qui est particulièrement dangereux. Nous demandons à ce que la préfecture de Police de Paris mette un terme à l'existence de cette brigade violente qu'est la BRAV-M et que la traque aux militant·es cesse.

    La répression, seule réponse de la part de la préfecture de police de Paris, témoigne d’un évident tournant autoritaire dans la gestion de la contestation. Néanmoins, il apparaît que la mobilisation ne saurait seulement être résumée à un échec. En effet, la pression exercée par ce rassemblement, conjuguée aux diverses autres initiatives, a suffisamment entravé la manifestation prévue par Génération Identitaire pour que celle-ci se limite finalement à un rassemblement.

    Face aux identitaires, nous continuerons d'amplifier nos mobilisations. 

    Nous devons plus que jamais participer activement à la création d’alliances entre les différents groupes opprimés et mettre en place un véritable front antifasciste large, regroupant organisations syndicales, antiracistes, antipatriarcales, etc.

    Comité pour Clément, Jeune Garde antifasciste, AFA-PB, AIM, TFC, La Horde, Nouveau Parti anticapitaliste, Union communiste libertaire, Union syndicale Solidaires... 

  • Non à la criminalisation des militantEs kurdes !

    Les militantEs associatifs kurdes sont littéralement harcelés par le gouvernement français : gel récent des avoirs pour 12 militantEs, ce qui signifie qu’ils et elles n'ont plus accès à leur comptes en banque et à leurs salaires, convocations par la DGSI, fichage S et même expulsions comme cela a été le cas il y a peu à Bordeaux. Comment expliquer cet acharnement sinon par la volonté d'amadouer à tout prix le président turc Erdogan et lui permettre de continuer à exercer un pouvoir de plus en plus autoritaire en Turquie, avec l'emprisonnement de milliers de militantEs et éluEs du HDP, la révocation de dizaines de maires démocratiquement élus, la terreur au quotidien pour la population ? Au nom des intérêts économiques français, Macron et les siens continuent de cautionner un tel régime. 

    Le NPA exige la fin de la répression à l'encontre des militantEs kurdes, une condamnation ferme de la dérive autoritaire du gouvernement turc et le retrait immédiat du PKK de la liste des organisations terroristes, comme le préconise la Cour de justice européenne. 

    Le NPA soutient le rassemblement, mercredi 17 février à 13h place de la Madeleine à Paris, appelé notamment par le Conseil démocratique kurde en France.

  • Pour Guillaume...

    Camarades,

    Les membres de la commission LGBTI du NPA ont accueilli avec stupeur et effroi la terrible nouvelle du décès de Guillaume.

    Il nous est d’autant plus pénible d’écrire ces mots alors que plusieurs d’entre nous le connaissaient et que nous avions manifesté ensemble le 31 janvier dernier à ses côtés à Paris, il gérait le service d'ordre de la marche contre l’homophobie et contre La Manif pour tous. Cette manifestation nous avait fait beaucoup de bien, dans une période où nous sommes fragilisé·e·s et isolé·e·s, où les lieux de sociabilité communautaires sont fermés et où les angoisses se multiplient.

    Nous partageons les larmes de ses proches et de ses camarades.

    Nous aimerions pouvoir distordre les lois naturelles de l’écoulement du temps pour se réserver un moment pour pleurer, penser, parler, partager, se retrouver, et pourtant, la situation d’urgence nous oblige... 

    Daniel Bensaïd disait : « Bien sûr nous avons eu davantage de soirées défaites que de matins triomphants (...) Et à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer ». Nous ajoutons que parfois ce droit précieux se transforme en injonction face à un monde qui ne tourne pas rond. 

    Car, aux pleurs se mélange la colère contre une société violente dont nul (ni notre communauté, ni notre militantisme) ne saurait nous protéger.

    Nous, communauté LGBTI, devons regarder en face les mécanismes de violence que nous reproduisons.

    Nous, milieux militants, devons trouver des outils permettant de s’en sortir… Toutes et tous. En ne laissant personne sur le bord de la route, isolé.e. Personne. 

    Et au diable, si tant est qu’il existe, les charognards qui sautent sur une nouvelle occasion pour cracher sur les pédés, pour cracher sur nos milieux, pour cracher sur nos pratiques, pour cracher sur nos luttes !

    La Commission LGBTI du NPA se joindra au rassemblement de ce mercredi 10 Février, place du Colonel Fabien, à 16h à Paris.

    Force et solidarité à toutes et tous, soyons des camarades les un·e·s pour les autres.

    Nos vies valent plus que leur homophobie !

    Communiqué de la commission LGBTI du NPA 

  • Pour un 8 mars unitaire et massif...

    Dimanche 7 février, en pleine rue, à Fréjus, un homme a assassiné sa compagne. C'est déjà le 10ème féminicide depuis le début de l'année. En 2020, près de 100 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Ces meurtres ne sont pas des faits divers isolés : ils reflètent un système d'oppression des femmes, un système qui légitimise l'appropriation du corps des femmes par les hommes, un système qui légitimise la violence à l'égard des femmes, un système qui fonctionne en faisant reposer sur les femmes la majorité des taches domestiques et plus généralement des travaux mal payés et dévalorisés.

    Pour changer les choses il ne suffira pas d'un numéro vert ou de quelques vœux pieux d'autant plus illégitimes de la part d'un gouvernement qui compte un ministre accusé de viol. Alors que la droite et l'extrême droite ressortent les pancartes nauséabondes de la "manif pour tous" contre la PMA , nous devons toutes et tous nous mobiliser pour le droit des femmes à disposer de leur corps, contre les violences sexistes, pour l'égalité Femme-Homme dans tous les domaines, contre les discriminations à l'égard des femmes et des LGBTQI.

    Le NPA Var appelle à préparer un 8 mars unitaire massif pour renforcer les luttes féministes, il y a urgence !

  • Contre un pouvoir antisocial et autoritaire, faire converger nos colères...

    Incapable de gérer la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sur sa lancée antisociale et autoritaire. La grève du 4 février peut être le point de départ de la construction d’une convergence des colères et d’une opposition globale à la politique de Macron.

    Les pitreries de Macron et Castex pourraient faire sourire si la situation sanitaire et sociale n’était pas aussi grave. La semaine dernière, alors que des « fuites » laissaient entendre que Macron prendrait la parole pour décréter un nouveau confinement, on a finalement eu droit à une pathétique allocution de Castex, qui n’a rien annoncé. Quelques jours plus tard, des conseillers de Macron et des ministres témoignaient – anonymemen – dans le Figaro pour expliquer la manœuvre : « Si ça fonctionne, qu’on n’a pas besoin de confiner, ce sera un joli coup politique, et on reconnaîtra que le président a eu raison d’aller à contre-courant. [Mais] si ça s’emballe et qu’on doit reconfiner dans quelques jours, on sera contents d’avoir envoyé Castex et non pas Macron à la télé. »

    Les profits contre la vie

    Ainsi, alors que l’exécutif est empêtré dans sa gestion catastrophique de la crise sanitaire et que la population s’enfonce dans une crise sociale d’une violence considérable, l’Élysée semble être préoccupé par la seule question de savoir comment sauver la candidature d’Emmanuel Macron en 2022. D’où les ballons d’essai, les « fuites » – savamment orchestrées – et, au total, les décisions absurdes, voire contradictoires, qui sont autant de symptômes d’une politique à courte vue, typique des start-upeurs de la Macronie.

    Depuis le début de la crise sanitaire, le pouvoir semble obsédé par deux chiffres : d’une part, le nombre de lits de réanimation occupés, qui ne doit pas être trop élevé pour éviter des scènes d’engorgement des hôpitaux ; d’autre part, les profits capitalistes, qui ne doivent pas connaître de chute trop brutale et/ou trop durable. Le gouvernement n’a en réalité jamais mis en œuvre de politique sanitaire digne de ce nom : il ne s’agit pas de prendre les mesures qui réduiraient au maximum les contaminations et les morts, mais seulement de maintenir ces dernières à un niveau « socialement acceptable ». Car l’essentiel est ailleurs : faire tourner la machine capitaliste, quitte à adopter des mesures autoritaires et liberticides comme le couvre-feu qui empêche toute vie sociale… tout en permettant l’activité industrielle et commerciale.

    Rarement la contradiction entre nos vies et leurs profits aura été aussi visible, mise à nu. Mais force est de constater que la situation sanitaire et sociale, ainsi que les dégâts des politiques du gouvernement sur les individus et les collectifs, pèsent sur les capacités de notre camp social à organiser une riposte suffisamment massive pour imposer d’autres choix, d’autres priorités. Depuis plusieurs semaines toutefois, des mobilisations ont eu lieu dans divers secteurs pour contester sa politique : contre les licenciements et les suppressions de postes le 23 janvier, pour des moyens dans la santé, pour de meilleures conditions d’études dans la jeunesse et de travail pour les personnels de l’éducation nationale, contre le démantèlement du service public de l’Énergie, contre la loi sécurité globale… Mais il manque encore une convergence de tous les secteurs, de toutes les colères, pour faire face au gouvernement.

    Un plan d’urgence à imposer, des forces à regrouper

    Face à l’épidémie, mais aussi contre la dégradation rapide des conditions de vie et de travail, et le chômage, il s’agit de rendre possible le nécessaire, et une telle convergence doit demeurer un objectif. Elle pourrait s’opérer autour d’un plan d’urgence à imposer au gouvernement, dans lequel figureraient – entre autres – les revendications suivantes :
    – La réquisition des entreprises qui jouent un rôle face au virus (société pharmaceutiques, producteurs de tests, vaccins et masques) et une politique de vaccination transparente et massive qui mette fin aux brevets dans l’industrie pharmaceutique ;
    – L’interdiction des suppressions de postes, le partage du temps de travail entre toutes et tous pour éradiquer le chômage et ralentir la diffusion du virus ;
    – Le refus des mesures liberticides, et la mobilisation de la population pour organiser la prévention et la solidarité ;
    – Des conditions d’études accessibles à toutes et tous, sans risques sanitaires pour la jeunesse, en demi-groupes et dans des espaces suffisants, ce qui passe par des embauches massives dans l’éducation.

    Au-delà, pour répondre à cette crise inédite et globale du capitalisme (à la fois sanitaire, économique et sociale, sans parler de la crise écologique qui continue), il y a urgence à construire une alternative. D’autant que les échecs du gouvernement préparent une nouvelle montée de l’extrême droite qui n’aura qu’à se saisir des outils juridiques mis en place actuellement pour amplifier la répression et les politiques racistes et antisociales.

    L’heure est au regroupement, entre toutes les organisations, les collectifs interprofessionnels (en particulier ceux construits contre la réforme des retraites ou les lois liberticides), pour discuter de comment stopper cette crise et unifier notre camp social, pour reconstruire un rapport de forces favorable au monde du travail. Ce n’est pas avec les prochaines élections que l’on pourra changer la société et combattre l’extrême droite, mais en construisant des mobilisations contre les mesures prises par ce gouvernement, toutes ses attaques réactionnaires, et contre le système qu’il défend.

    Rédaction l'Anticapitaliste hebdo