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Communiqués du NPA... - Page 68

  • Mères voilées accompagnatrices : soutien à la FCPE !

    Pas une semaine ne se passe, en France, sans une « polémique » islamophobe. Cette fois, c’est la FCPE qui est dans le viseur, pour avoir sorti une affiche sur laquelle une femme voilée affirme : « Oui, je vais en sortie scolaire, et alors ? » Il n’en a pas fallu plus pour que les islamophobes se déchaînent sur les réseaux sociaux, au point que la FCPE a annoncé porter plainte contre l’un des animateurs du « Printemps républicain », Laurent Bouvet, pour « incitation à la haine raciale ».

    Jean-Michel Blanquer est lui aussi monté au créneau contre la fédération de parents d’élèves, trois semaines après avoir tenté de détourner l’attention lors d’une rentrée agitée en essayant de faire croire qu’il y aurait moins de petites filles que de petits garçons dans les écoles maternelles (ce que les chiffres de son ministère démentent) en raison du « fondamentalisme islamiste ».
    Même s’il est usant de devoir le répéter, nous le répétons : la laïcité, invoquée par ceux qui s’en prennent à la FCPE et aux mères d’élèves voilées, est une obligation de neutralité de l’État, qui garantit le libre exercice des cultes et la liberté de conscience, ainsi que l'égalité des individus devant la loi, quelle que soit leur religion.
    Vouloir imposer la « neutralité » à des parents accompagnant des sorties scolaires et, partant, interdire ces dernières aux femmes voilées, n’a donc rien à voir avec la laïcité et tout à voir avec la stigmatisation et la discrimination. Blanquer aurait dû lire le livret « la Laïcité à l’école » diffusé en cette rentrée par son ministère, qui explique (p. 92) que l’obligation de neutralité ne concerne pas « l’accompagnement d’une sortie scolaire, à l’extérieur de l’établissement. »
    Le NPA affirme son soutien à la FCPE face à la campagne de haine et de calomnies dont elle est l’objet, et s'indigne de la nouvelle opération islamophobe en cours. Les femmes voilées sont des parents d’élèves comme les autres et doivent pouvoir accompagner les sorties scolaires. Plutôt que de s’en prendre à elles, Blanquer ferait mieux de se préoccuper du manque criant de personnel dans les établissements.

    Montreuil, le 24 septembre 2019.

  • 20-27 septembre : mobilisation générale pour changer le système… et pas le climat.

    Juillet 2019 a été le plus chaud jamais enregistré. Des centaines de milliers d’hectares de forêt irremplaçables sont partis en fumée en Amazonie, et des feux de forêt inédits ont ravagé le Groenland, la Sibérie et l’Alaska. Ouragan Dorian aux Bahamas, typhon Faxaï au Japon, pluies torrentielles dans le sud de l’Espagne… la liste est longue qui montre l’effet dramatique d’une augmentation de la température moyenne de la Terre de 1°C depuis 200 ans.

    Partout, les plus pauvres, les peuples, sont les principales victimes de ces phénomènes. Pour la troisième année consécutive, la faim a progressé, touchant plus de 820 millions de personnes dans le monde. Un quart de l’humanité est menacé par une pénurie d’eau. 2 500 conflits se déroulent autour de l’accès aux combustibles fossiles, à l’eau, à la nourriture et à la terre.

    Il est encore temps pour agir
    + 2 °C c’est trop ! Il est impératif de rester en deçà d’une augmentation de la température moyenne de la terre de 1,5 °C. Mais pour avoir une chance sur deux de ne pas franchir ce plafond sans recourir aux solutions aussi fausses que dangereuses de la géo-ingénierie, il faut réduire drastiquement et à brève échéance les émissions de gaz à effet de serre (– 58 % en 2030 par rapport à 2010). Une telle réduction des émissions n’est possible qu’en divisant par cinq l’usage des énergies fossiles, qui couvrent aujourd’hui 80 % de la demande énergétique mondiale. La production d’énergie doit basculer vers les renouvelables. Il faut arrêter le nucléaire, dangereux et producteur de déchets toxiques. Mais l’énergie la plus propre reste celle qu’on ne produit pas : la consommation énergétique globale, donc de la production matérielle et des transports, doit être réduite.


    Produire et transporter moins, partager plus pour vivre mieux
    Les mesures à prendre sont nombreuses. Supprimer la production d’armement, de nucléaire, d’engrais chimiques et de biocides… Supprimer la publicité, réduire la production de plastiques, réduire et transformer la production de véhicules, en finir avec l’obsolescence programmée, remplacer l’agro-industrie par une agriculture écologique et paysanne, cesser de transporter des marchandises tout autour de la planète dans le seul but de mettre en concurrence les travailleurEs, arrêter tous les grands projets inutiles, coûteux et dévastateurs (centres commerciaux, aéroports, LGV, autoroutes…). Tout cela ne nuirait en rien à notre bien-être, bien au contraire, et permettrait d’en finir avec le gaspillage des ressources naturelles – dont l’énergie, la terre – et du travail humain. Cette transformation radicale doit inclure une réduction massive et collective du temps de travail et la reconversion de touTEs les travailleurEs des secteurs concernés vers ceux où des centaines de milliers d’emplois nouveaux peuvent être créés.


    Assez de baratin !
    Les gouvernements refusent de nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports, responsables des émissions de gaz à effet de serre. Macron pleure sur la forêt amazonienne mais la France importe 2 millions de tonnes de soja responsables de la déforestation massive. La loi votée en juillet diminue en catimini les objectifs de réduction des émissions, et la baisse à 50 % de la part du nucléaire est reportée de 2025 à 2035. Dans le même temps, l’État français continue de subventionner grassement les combustibles fossiles.


    À nous d’agir ensemble maintenant !
    Semaine internationale pour le climat du 20 au 27 septembre, grève mondiale des jeunes (et moins jeunes) le vendredi 20 septembre, marches dans toutes les villes du monde le samedi 21 septembre : l’heure est plus que jamais à renforcer la mobilisation générale pour sauver le climat.
    Grèves lycéennes pour le climat, combat des Gilets jaunes ou des salariéEs et précaires, résistances antiproductivistes, mobilisations pour les migrantEs, mobilisations féministes : ces luttes illustrent la diversité de la force à rassembler et à renforcer pour imposer maintenant des mesures écologiquement efficaces et socialement justes : la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits… et tracer un futur écosocialiste.

    Commission nationale écologie

  • Amazonie : désastre total, catastrophe planétaire !

    C’est le choc en cet été caniculaire : images dantesques de mégafeux ravageant la forêt tropicale ; images de l’agglomération de Sao Paulo avec ses 21 millions d’habitantEs plongée dans le noir le 20 août ; Bolsonaro mis sur la sellette au G7 de Biarritz et dénonçant les mises en demeure « colonialistes » de Macron. Rarement les enjeux écologiques, sociaux, politiques, économiques et même culturels auront été aussi mêlés.

    Avec une emprise sur 9 pays, l’Amazonie, neuf fois plus étendue que la France, est à plus de 60 % brésilienne. En quelques décennies, son immense capacité de stockage de CO2 a été réduite de 30 %. La déforestation a été multipliée par deux pendant les premiers mois du gouvernement Bolsonaro. Le défrichement s’est fait avec le feu, le bulldozer et la tronçonneuse : une « journée du feu » a même été organisée le 10 août ! On a enregistré 80 000 feux depuis janvier sur cette « Terre promise » pour les exportateurs : multinationales du soja OGM et latifondistes éleveurs de bétail. Et tant pis pour les peuples autochtones de la forêt : « Voulons-nous garder les Indiens pris au piège dans ces réserves comme des hommes préhistoriques ? » dixit Bolsonaro !

    Macron écolo, antifasciste ?
    Pédagogue écolo, le président français nous explique « la double peine » : « Non seulement l’Amazonie n’absorbera plus de CO2 mais les feux relâchent tout le CO2 retenu » et revendique « l’ingérence environnementale ». Magnanime, il offre l’aide de l’Europe. Et menace : « Si rien n’est fait, l’accord Europe-Mercosur n’aura pas lieu » ! Il prétend rester l’homme qui s’est opposé à Bolsonaro le facho. Mais il est aussi peu écolo et antifasciste que Bolsonaro n’est anti-impérialiste quand il déclare : « L’Amazonie n’est pas à vous, elle appartient au Brésil ! » La France, pays d’agriculture industrielle, importe massivement du soja OGM et de la viande issus de la déforestation et organise la catastrophe des orpailleurs en Guyane, colonie d’Amazonie française.

    Décrétons l’Amazonie ZAD planétaire !
    Bloquons-les dans leur fuite en avant ! Nous avons un besoin vital de l’Amazonie, de sa biodiversité, de son eau, de « ses fleuves aériens », de ses peuples indigènes qui ont à nous apprendre ! Bloquons l’écocide et le génocide en cours ! Bloquons l’exploitation capitaliste de l’Amazonie ! Hâtons la révolution écologique, agricole et sociale si nécessaire. Cela se nomme écosocialisme. Oui, la planète, l’Amazonie, nos vies, la vie valent plus que leurs profits.

    Commission nationale écologie

  • Grèce : stop à la répression !

    En moins de 2 mois au gouvernement, la droite grecque de Mitsotakis a montré une attitude politique contraire à celle de Syriza. En effet, elle a tenu ses promesses électorales. Elle est même allée au-delà, en profitant de l’été pour s'attaquer à ce qui reste de droits pour les travailleurs/ses et les jeunes : suppression du motif de licenciement, baisse des charges sur les entreprises, abrogation de l’asile universitaire...

    Et pour accompagner tout cela, une répression spectaculaire, centrée cet été sur le quartier populaire d’Exarcheia à Athènes, insupportable au très bourgeois Mitsotakis comme centre de mobilisations jeunes, antiracistes, d'occupations solidaires. Plusieurs centaines de réfugiéEs étant ainsi logéEs dans des locaux vides. Après plusieurs descentes policières ces dernières semaines, le pouvoir a envoyé lundi matin ses prétoriens “libérer” des bâtiments occupés d’Exarcheia, avec arrestations et contrôle des permis de séjour, et donc risque d’expulsions. On le voit : l’opération policière d'hier -d'autant plus écœurante que dans le même temps le policier assassin en 2008 du jeune Alexis Grigoropoulos a été libéré, pour "bonne conduite"!- est un élément d'une politique anti-ouvrière globale, et c'est tout le mouvement ouvrier qui doit se mobiliser contre la répression à Exarcheia !

    Pour sa part, le NPA apporte toute sa solidarité aux mobilisations en cours et à venir contre la répression et toute la politique du gouvernement grec, et réaffirme le devoir de solidarité avec les réfugié-e-s, en Grèce, en France, comme partout en Europe.

    Mercredi 28 août 2019

  • Liberté pour Antonin Bernanos...

    Lundi 12 août 2019, se tenait l'audience en appel concernant la demande de mise en liberté d'Antonin Bernanos, emprisonné depuis avril 2019. Il y a dix jours, Antonin obtenait une remise en liberté avec contrôle judiciaire et assignation à résidence. Le parquet a fait appel de cette décision, le pouvoir politique ne voulant pas d'un militant antifasciste comme Antonin en liberté.

    Une cinquantaine de soutiens étaient présents devant la salle d'audience, où seulement les proches ont pu entrer. L'espoir d'une confirmation de la dernière décision s'est fait sentir. Mais finalement, la juge des libertés et de la détention a pris une décision politique, celle de maintenir Antonin en prison pendant encore quatre mois, sur la simple base d'une plainte d'un fasciste, sans aucune preuve et alors même qu'Antonin a toujours nié les faits.

    L'État aujourd'hui réprime les antifascistes. Nous tenons à rappeler que Esteban Morillo, l'assassin du militant antifasciste Clément Méric, a passé 55 jours en détention alors même qu'il avait été condamné à 11 ans de prison ferme. Samuel Dufour, complice de l'assassinat de Clément Méric, avait écopé de 7 ans de prison et n'y a passé que 4 mois. Comment justifier aujourd'hui que Antonin, qui clame son innocence, passe 9 mois en détention provisoire pour des faits infondés ?

    Le NPA exige la remise en liberté d'Antonin Bernanos, et condamne la répression dont il est victime depuis des années, l'État voulant en faire un exemple de la contestation sociale. Nous soutenons Antonin et ses proches dans ce combat qui n'est pas achevé.

    Le NPA sera présent aux initiatives qui pourront être proposées pour exiger sa libération.

  • Arrestation et extradition d’un militant anticapitaliste italien : liberté pour Vincenzo Vecchi...

    C'est une histoire qui en dit long sur l'état du monde: la France s'apprête à livrer au ministre de l'intérieur italien d'extrême droite Salvini un militant anticapitaliste et antifasciste pour des faits qui remontent à 18 ans. Après Cesare Batisti, livré par le fasciste Bolsonaro, c'est au tour de Castaner et Le Drian de livrer un militant anticapitaliste au fasciste Salvini.

    Vincenzo Vecchi avait été condamné par la justice italienne à 13 ans de prison pour sa participation à une manifestation contre le sommet du G8 à Gènes en 2001. Rappelons que lors de ces manifestation, un autre militant, Carlo Guliani avait lui été tué par balle par la police. La cours européennes des "droits de l'homme" avait alors blanchi l'Italie de cet assassinat. Ces policiers, comme ceux de la "boucherie" du dortoir Diaz, sont aujourd'hui en liberté, il est hors de question que Vicenzo soit envoyé en prison pour des faits mineurs et une loi anticasseurs scélérates.

    Un comité de soutien a vu le jours près de chez lui à Rochefort-en-Terre, le NPA Rennes le soutient bien évidemment et nous vous tiendrons informé.es de futures actions pour protester contre cette extradition intolérable.

    Le NPA Rennes demande sa libération immédiate et l'arrêt de tout processus d'expulsion.

  • Antonin Bernanos doit être (vraiment) libéré !

    Hier vendredi 2 août, la décision de la juge des libertés et de la détention est tombée : la détention provisoire d’Antonin Bernanos, qui dure depuis le 18 avril, ne saurait être renouvelée au-delà du 17 août.
    Cette détention fait suite à une confrontation entre, d'une part, militants antifascistes et, d'autre part, fascistes des groupuscules Génération identitaire, Zouaves Paris et Milice Paris, le 15 avril dernier à Paris.

    Nous nous félicitons bien évidemment de cette décision de la juge, qui devrait conduire à une libération sous contrôle judiciaire, mais la vigilance reste de mise.
    Le parquet pourrait en effet faire appel, ce qui signifierait une prolongation de la détention d’Antonin. 

    La mobilisation doit donc se poursuivre, en solidarité avec Antonin et contre l’acharnement judiciaire qui cible nos camarades antifascistes, dans un contexte de criminalisation croissante des mouvements sociaux. 

    À l’heure où l’extrême droite est aux portes du pouvoir, voire directement au pouvoir, dans nombre de pays, et alors que sa rhétorique et ses propositions ont été adoptées par bien des partis dits « républicains », la lutte contre le poison fasciste est d’une brûlante actualité, et les militants antifascistes n’ont rien à faire en prison ! 

    Le NPA exige la libération immédiate d’Antonin Bernanos, et l’arrêt de toutes les poursuites contre nos camarades antifascistes.

    Montreuil, le 3 août 2019.   

  • Solidarité avec Cyro Garcia, victime du système Bolsonaro...

    Cyro Garcia, professeur de science politique, sociologie juridique, histoire du droit et anthropologie à l’Université d’Iguaçu (UNIG) dans l’Etat de Rio de Janeiro (Brésil), vient d’apprendre qu’il était licencié de son poste pour un motif purement idéologique. L'UNIG est une université privée et l'ambiance y est très répressive. Des enseignants y ont déjà été licencié-e-s pour avoir fait grève suite à des retards de paiements de leurs salaires. Le licenciement de Cyro Garcia par son directeur, un supporter avoué de Bolsonaro, vise pour des raisons politiques et idéologiques non dissimulées, un dirigeant du PSTU dans cet Etat, celui-là même dont Bolsonaro est originaire.

    Cyro Garcia a appris par son directeur que ce licenciement n’avait rien à voir avec la qualité de son travail d’universitaire – « bien au contraire », lui a-t-il été précisé – mais purement et simplement parce que son « profil idéologique ne correspond pas aux nouvelles directives qui sont mises en place dans cette institution, principalement depuis l'arrivée du nouveau gouvernement ». Il s’agit donc d’un acte de persécution idéologique, qui fait déjà l’objet d’une campagne de solidarité (#FICACYRO) lancée par des étudiant-e-s de cette fac. C’est aussi une mesure de discrimination contraire à la Liberté académique garantie par la Constitution brésilienne. En s’attaquant à Cyro Garcia, les relais de Bolsonaro à l'UNIG s’attaquent à un militant connu de l’extrême-gauche brésilienne.

    Cela se situe dans le cadre politique et idéologique très autoritaire et dangereux que l'on sait. Après l'échec momentané de la campagne nauséabonde intitulée "école sans parti" visant à se débarrasser d'enseignants "gênants" notamment en appelant les élèves à dénoncer le "doctrinarisme" de profs de gauche, on voit que de façon décentralisée, les bolsonaristes, ne renoncent pas à mettre en application les « promesses » de campagne du président : faire taire les voix de gauche, et en particulier les voix discordantes dans les universités et les institutions.

    Le NPA s'élève contre ces tentatives, locales et nationales, de museler la gauche et l'extrême-gauche, et proteste énergiquement contre cet interdit professionnel insupportable contre Cyro Garcia. Les principes de la Liberté académique doivent être défendus.

    Pas de licenciement d'enseignants pour cause idéologique dans les écoles et les universités, publiques et privées! Cyro Garcia doit garder sa chaire à l’UNIG !

    Ce sont les étudiants de l'UNIG qui ont raison en luttant pour le maintien de Cyro Garcia à son poste.

    Bolsonaro et bolsonaristes, bas les pattes devant la Liberté académique dans les écoles et universités brésiliennes !

  • Steve est mort. Assez de violences policières et de mensonges d’État ! Castaner dehors !

    Le corps de Steve, 24 ans, a été identifié. Le jeune homme est mort, noyé dans la Loire après une charge policière le soir de la fête de la musique à Nantes. Nos pensées vont évidemment à sa famille, à ses proches, et à toutes celles et ceux qui, ce soir-là, ont failli perdre la vie. 

    Ils et elles étaient venuEs faire la fête. Et soudain, peu après 4h du matin, la police a chargé. Chiens, matraques, lacrymos, des centaines de personnes en panique. Et certainEs se sont jetéEs dans la Loire pour fuir les policiers. 14 d’entre elles et eux ont été repêchéEs par les pompiers, heureusement présents sur les lieux. Steve n’a pas eu cette chance.  

    Ce nouvel épisode de violence s’ajoute à l’interminable liste des méfaits commis par des policiers animés par un tel sentiment de haine et d’impunité qu’ils n’hésitent pas à mettre en danger des vies, à blesser, à mutiler, à tuer. 

    Steve est mort, comme sont morts avant lui des dizaines de jeunes dans les quartiers populaires, sous les coups de la police ou en essayant d’y échapper. Steve est mort, comme avant lui Rémi Fraisse, coupable d’avoir manifesté. Steve est mort, et nous sommes en colère. 

    Dans ses premières déclarations, Édouard Philippe a osé affirmer qu’il n’y aurait « pas de lien » entre la charge de police et la mort de Steve. Après les mensonges concernant Geneviève Legay, les mensonges sur la Pitié-Salpêtrière, les mensonges sur les violences contre les Gilets jaunes, le gouvernement tente une fois de plus de couvrir les exactions policières. 

    Assez ! Si Steve est mort, c’est en raison d’une charge policière injustifiable, ordonnée en pleine nuit, sur un quai sans barrières, avec des risques évidents et connus de la police, comme l’a révélé Mediapart. Les responsables doivent être identifiés. Et le principal d’entre eux, Castaner, doit démissionner. Au-delà, il est temps d’en finir avec la gouvernance autoritaire de la Macronie : nous revendiquons le droit de manifester, mais aussi de faire la fête, et tout simplement d’aller et venir, sans risquer d’être cognés par les flics. La rue est à nous !  

    Montreuil, le 30 juillet 2019. 

  • Justice et vérité pour Adama : Olivier Besancenot et Philippe Poutou à la marche de Beaumont-sur-Oise...

    Trois ans après l’assassinat d’Adama Traoré, 24 ans, la famille et le Comité organisent à Beaumont-sur-Oise une nouvelle marche pour que la vérité et la justice lui soient enfin rendue, et pour riposter à l’autoritarisme. Le NPA soutient cette marche dans la ville où Adama vivait et a été tué le jour de son anniversaire pendant son interpellation par les gendarmes.

    Depuis trois ans, le combat de la famille a imposé le combat pour Adama comme une question politique majeure. Ce combat est devenu le combat contre les violences et les mensonges d’État qui ont également envoyé quatre de ses frères en prison. Ce combat est devenu le nom de tous les jeunes hommes, assassinés, blessés, emprisonnés, du fait de ces violences policières et judiciaires, simplement parce qu’ils sont des habitants de quartiers populaires.

    Ce combat prend une acuité toute particulière après 8 mois de mobilisations sociales des Gilets jaunes, mobilisations dans lesquelles le Comité Adama a pris toute sa place et qui ont connu un niveau de répression policière et judiciaire inédit contre un mouvement social. C’est particulièrement vrai au lendemain de la décoration par le ministre Castaner de 9000 policiers, dont ceux qui ont participé à la mort de Zineb Redouane à Marseille, aux blessures de Geneviève Legay à Nice ou à la disparition tragique de Steve Maia Caniço à Nantes, ainsi que bien d’autres.

    Par ce geste, Castaner affiche la solidarité indéfectible du gouvernement avec les cogneurs et les assassins qui mènent la répression d’État. Avec le Comité Adama, les familles de victimes de violences policières, les Gilets jaunes et toutes celles et ceux qui refusent l’autoritarisme de ce pouvoir, le NPA appelle à marcher toutes et tous ensemble et sera présent, en particulier autour de ses porte-parole Olivier Besancenot et Philippe Poutou. Ce sera une étape importante pour préparer la riposte contre le gouvernement Macron, ses « réformes », son mépris de classe et sa politique répressive.

    Montreuil le samedi 20 juillet 2019