Il y a 20 ans, le 13 février 2006, l’agonie de Ilan Halimi prend fin. Kidnappé après un guet-apens le 20 janvier, il est séquestré à Bagneux et torturé d’une manière abominable pendant 24 jours. Le 13 février, il est retrouvé nu, tondu, affamé, avec des traces de coups, des coupures, des brûlures sur 80% du corps, laissé à l’abandon. Il meurt peu après son arrivée à l’hôpital.
Actualités nationales... - Page 2
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Il y a vingt ans, l’antisémitisme tuait Ilan Halimi...
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Soutien à Francesca Albanese, la France complice d’Israël...
En s’appuyant sur un faux grossier, le gouvernement français s’attaque à l’une des rares voix internationales en faveur du peuple palestinien : Francesca Albanese.
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Municipales 2026, des listes pour une gauche de rupture...
Les municipales des 15 et 22 mars arrivent dans un contexte inquiétant. L’extrême droite veut en faire une étape vers son ascension au pouvoir. La droite « classique » s’aligne en étant toujours plus raciste et réactionnaire. Et la gauche sociale-libérale met en œuvre des politiques contraires aux intérêts des classes populaires.
Construire un front antifasciste
Le NPA-l’Anticapitaliste s’engage dans cette campagne pour en faire un point d’appui dans la construction d’un front antifasciste et d’une gauche de rupture, ancrée dans les mobilisations et les besoins populaires.
Nous participons à des listes dans des dizaines de villes, selon des configurations différentes. À Bordeaux, nous menons la liste avec Philippe Poutou. À Gérardmer ou Alençon, ce seront des listes unitaires, sans le PS, avec une tête de liste NPA-A. À Kemper, ce sera un binôme LFI/NPA-A. À Toulouse, Colomiers, Saint-Ouen, Rennes ou Metz, nous participons à des listes avec LFI. Ailleurs, nous soutiendrons ou participerons à des listes issues de cadres unitaires larges ou à des listes citoyennes…
Combattre la résignation
Il faut combattre le fatalisme face à la montée du RN et des idées réactionnaires. C’est une question de survie pour les exploitéEs et les oppriméEs. L’arrivée au pouvoir du RN peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, rassemblant des militantEs politiques, syndicaux, féministes, antiracistes, écologistes.
Il s’agit aussi de porter notre projet écosocialiste, qui rompt avec le néolibéralisme et le capitalisme qui détruisent la planète, portés par les partis de droite ou de la gauche social-libérale.
Pour la démocratie directe
Nous devons développer l’auto-organisation et la démocratie directe, pour que les politiques municipales répondent aux besoins de la population. Face à la crise climatique, économique et sociale, nous défendons le droit au logement pour toustes, la gratuité des transports, la lutte contre les discriminations, le renforcement des services publics, des moyens pour les quartiers populaires, des politiques féministes, la défense des luttes LGBT+, le désarmement de la police, le refus des projets inutiles et des affaires des promoteurs…
Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes, dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises. Les élections municipales en seront une étape incontournable.
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Défendre LFI, faire front face à la fascisation...
Le ministère de l’Intérieur a classé LFI à l’extrême gauche. Quand on milite dans une organisation révolutionnaire, il peut être tentant d’en plaisanter, de « fact-checker », de caractériser ce qu’est l’extrême gauche : la conscience que renverser le capitalisme et mettre fin aux systèmes d’oppression implique un affrontement ; la primauté accordée aux rapports de force par les mobilisations de masse plutôt qu’aux échéances électorales ; l’indépendance de classe plutôt que l’alliance avec des secteurs du patronat ; un internationalisme conséquent, qui ne cède rien au campisme ou à son propre impérialisme…
Mais ce qui se joue ici n’est pas un débat interne à la gauche. La séquence politico-médiatique après les événements du 14 février à Lyon le confirme : l’objectif est de construire des chaînes d’équivalence infamantes : LFI = Extrême gauche = Antifa = Violence ; LFI = Extrême gauche = PropalestinienEs = Antisémitisme ; LFI = Extrême gauche = Islamogauchistes = AntirépublicainEs…
Le danger n’est plus seulement celui de la délégitimation morale. L’État peut dissoudre pour motifs politiques, comme avec le CCIF pour avoir dénoncé l’islamophobie d’État ou la Jeune Garde pour avoir organisé l’autodéfense face aux violences fascistes.
Toute une série de dispositifs permet d’étendre ces interdictions. La procédure contre la Jeune Garde vise LFI par association. La proposition de loi Yadan entend pénaliser des critiques d’Israël pour antisémitisme et, parallèlement, un projet de loi gouvernemental prévoit de rendre inéligible toute personne condamnée pour racisme — et donc avec la loi Yadan potentiellement tous les opposantEs au colonialisme israélien. L’empêchement électoral et légal de LFI devient un risque chaque jour moins invraisemblable.
LFI est au centre de l’offensive en raison de son poids politique et électoral. Mais les mouvements situés à sa gauche — antiracistes, féministes, LGBT, anticapitalistes — le sont plus encore.
Quelles que soient nos divergences, défendre LFI face aux attaques est un impératif. C’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche combative, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation dont l’existence même est mise en cause par la fascisation en cours.
Renforcer les solidarités à tous les niveaux et constituer un véritable front unique antifasciste, c’est urgent et vital.
Olivier Lek Lafferrière
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À Lyon, les regrettables conséquences de la fascisation ambiante...
Après avoir alerté depuis des années sur l’implantation de groupes néo-nazis violents, la mort regrettable d’un militant de l’extrême droite nationaliste – passé par le groupe royaliste Action française et membre du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin – fait resurgir sur le devant de la scène la situation du mouvement social opposé à l’extrême droite à Lyon.
Le contexte lyonnais
C’est en marge d’une réunion publique avec Rima Hassan, députée européenne du groupe LFI, que le collectif Némésis est venu, comme il le fait régulièrement depuis plus de deux ans dans de nombreux endroits, provoquer.
Cette fois, c’était à Lyon, où les groupes politiques de gauche, les collectifs antiracistes, de solidarité avec la Palestine, des librairies, des personnes racisées sont depuis des années victimes d’agressions de groupuscules violents, racistes et virilistes. Ils et elles développent, par conséquent, des stratégies d’autodéfense.
Ces groupes d’extrême droite s’en prennent à des lieux, des événements ou des personnes, sans aucune réaction de l’État.
L’extrême droite et le racisme tuent
L’extrême droite et ses idées tuent. Selon des études, sur les 53 meurtres à caractère idéologique perpétrés entre 1986 et 2021, 90 % ont été le fait de l’extrême droite. On pense à Federico Martín Aramburú, tué par balles par Loïk Le Priol et Romain Bouvier en 2022, membres du GUD (groupuscule fasciste d’extrême droite). Nous nous rappelons aussi Clément Méric, militant antifasciste tué par l’extrême droite nationaliste en 2013.
N’oublions pas le meurtre raciste récent d’Ismaël Aali, au sud de Lyon, ou encore ceux de Djamel Bendjaballah, de Rochdi Lakhsassi, de Mustafa et Ahmid, de Hichem Miraoui ou d’Aboubakar Cissé, pour des motifs racistes également, et en particulier islamophobes pour ce dernier.
La diabolisation de la gauche de rupture
La couverture médiatique est disproportionnée. Elle sert les intérêts de ceux qui, depuis plusieurs années, diabolisent une gauche qui ne renonce pas et les militantEs qui s’opposent sur le terrain à la fascisation.
Déjà, pour les élections municipales, le ministère de l’Intérieur avait classé LFI, il y a quelques jours, à l’extrême gauche. Aujourd’hui, Gérald Darmanin parle de la « milice de Mélenchon ».
La normalisation et la banalisation de l’extrême droite et de ses idées racistes, masculinistes et LGBTQIAphobes atteignent des sommets depuis deux ans.
Elles sont la conséquence de politiques antisociales et sécuritaires menées depuis des décennies par les gouvernements successifs, reprenant les idées racistes et la fermeture des frontières. Elles sont la conséquence d’une opposition syndicale et politique réduite au silence et réprimée par les différents gouvernements Macron.
Construire un front de masse
Depuis quelques jours des groupuscules fascistes appellent à se venger. Ils ont attaqué des locaux d’organisations politiques comme LFI et à Lyon les locaux de Solidaires ou la librairie La Plume Noire.
Les militantEs antifascistes, en particulier de l’ex Jeune-Garde, sont publiquement accuséEs de meurtre et menacéEs de mort, leurs informations personnelles étant dévoilées en ligne. Nous leur adressons tout notre soutien.
Les fascistes idéalisent et romantisent la violence et la mort et menacent notre camp, celui des exploitéEs et des oppriméEs, tandis que l’antifascisme lutte pour l’égalité et la justice.
Plusieurs formes de combat existent. Mais il n’existe pas de raccourci pour lutter contre le fascisme. Pour s’y opposer, il faut l’unité – et pas seulement dans les élections – des forces syndicales et politiques attachées à la transformation sociale.
Plus que jamais, nous avons besoin de construire un front unitaire de masse capable de faire reculer les fascistes dans les urnes, mais surtout dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises.
Il y a urgence à tenir une ligne antifasciste unitaire, populaire et de masse face à la vague brune qui s’annonce. Antifascistes tant qu’il le faudra !
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Le NPA-A enfin propriétaire de son local historique !!!
Depuis le vendredi 30 janvier 2026 et la signature de l’acte devant notaire, le NPA est propriétaire de son local historique qu’il occupe depuis 1976 avec son imprimerie Rotographie. Après deux occasions manquées dans les décennies passées, la conjonction du besoin de diminuer nos dépenses, de l’intérêt de rassembler nos activités en un seul lieu et de l’opportunité d’une mise en vente par les propriétaires a fait ressurgir ce projet d’achat en 2018.
Pandémie de Covid 19, concurrence avec d’autres acquéreurs, soutenabilité du montage financier, instabilité politique au sein du parti, élaboration du projet de rénovation, concentration sur d’autres objectifs comme l’élection présidentielle de 2022 : il aura donc fallu 7 ans de péripéties en tous genres pour que le projet d’un local unique, multifonction et utile aux luttes se concrétise. Ce résultat n’aurait pas été possible sans le soutien financier de notre milieu lors de notre souscription en fin d’année 2024. Merci à vous toustes !
Il reste toutefois de lourds travaux à effectuer pour accueillir notre librairie, aujourd’hui en sursis dans son vieux local parisien, mais aussi pour créer une salle polyvalente d’environ 100 places capable d’accueillir divers évènements au-delà du NPA. Nous espérons arriver au bout de ce processus en novembre ou décembre 2026. En attendant une grande fête d’inauguration, une fête aura lieu au mois d’avril juste avant la fermeture pour travaux. Eh oui, il y a toujours une bonne raison de se retrouver !
Le financement de ces travaux représente un poids très important pour nos finances. Quoique indispensable, nous souhaitons limiter au maximum le montant de l’emprunt bancaire. Voilà pourquoi votre solidarité financière est toujours la bienvenue !
Le groupe achat-Roto
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Élections aux CROUS : les étudiantEs organisent la riposte à l’extrême droite...
Les élections aux CROUS ont confirmé les recompositions du paysage étudiant, sur fond de division syndicale. Face à la progression inquiétante de l’extrême droite dans les universités, les étudiantEs multiplient les initiatives unitaires et antifascistes.
Du 3 au 5 février ont eu lieu les élections des CROUS. Toustes les étudiantEs de France étaient invitéEs à voter pour des représentantEs qui siégeront dans les conseils d’administration des CROUS afin de porter leurs intérêts sur le logement, les bourses, etc. Ces élections permettent de montrer le reflet de l’état des forces politiques et syndicales du mouvement étudiant.
Stagnation du bloc syndical
Du fait d’une division syndicale entre l’Unef et l’Union étudiante, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) remporte le plus de sièges. Composée d’organisations corporatives proches des directions d’université, la Fage ne lutte pas pour les droits des étudiantEs. Par ailleurs, cette organisation ne participe pas aux mouvements étudiants.
Malgré leur division, les listes se réclamant du syndicalisme étudiant sont en tête de ces élections. Cela prouve un rejet important des politiques libérales, de casse de l’université publique. Les étudiantEs défendent donc majoritairement une politique de lutte contre la précarité et la sélection.Inquiétante présence de l’extrême droite
Cette année, deux organisations d’extrême droite étaient présentes lors de ces élections : l’UNI et la Cocarde étudiante. En lien avec des groupuscules fascistes violents, racistes, antisémites, LGBTIphobes et sexistes, ces organisations étudiantes d’extrême droite tentent de se construire une tribune afin d’assoir leur légitimité dans nos universités, grâce au tremplin des élections étudiantes.
Depuis plusieurs années, les organisations syndicales alertent sur l’implantation de l’extrême droite dans les universités dans un contexte de casse des services publics et d’austérité instaurée par le gouvernement et relayée par les directions d’université. Déblocages violents, attaques contre les facs et lynchages d’étudiantEs : l’extrême droite s’octroie tous les droits quand il s’agit de s’attaquer aux étudiantEs et à leurs droits.Leur protection par les directions d’université, leur légitimation dans les médias et leur place dans les conseils étudiants leur permettent de continuer à exercer leurs violences sur les facs. Les directions des universités couvrent systématiquement les violences de l’extrême droite. Leur sécurité protège les auteurEs de violences, comme ce fut le cas à Lyon 3 ou à Nanterre, où les services de sécurité ont protégé les groupes néofascistes alors même qu’ils viennent d’agresser des étudiantEs.
Résistance antifasciste
Face à ces nombreuses attaques et à ces violences, les militantEs étudiantEs s’organisent. À Bordeaux, au printemps 2025, les étudiantEs de l’Université de Montaigne avaient réagi aux agressions de l’extrême droite en organisant un village antifasciste. Cette initiative a par la suite inspiré de nombreuses villes. À Toulouse, les étudiantEs se sont organiséEs autour d’une assemblée générale mise en place lors des élections. À Tours, l’organisation d’assemblées générales similaires rend l’implantation de l’extrême droite plus compliquée dans les milieux universitaires. Ainsi, dans de nombreuses universités, l’extrême droite fait face à une résistance antifasciste des étudiantEs.
Alors que la division syndicale a affaibli cette lutte contre l’extrême droite, il est nécessaire de construire un front unitaire antifasciste, rassemblant toutes les organisations de notre camp social sur les facs.
Jeunesses anticapitalistes du NPA-A
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Le NPA-A dans les municipales : antifasciste, unitaire et radical...
Le NPA-l’Anticapitaliste aborde les municipales de 2026 comme un point d’appui pour construire un front antifasciste, unitaire et de rupture, ancré dans les mobilisations locales et les besoins populaires.
Ces élections municipales – donc locales – interviennent dans un contexte international et national de plus en plus pesant. Alors que l’extrême droite, dans différentes configurations, est au pouvoir dans un nombre de pays grandissant ou pèse de plus en plus du fait de ses scores électoraux sur les politiques au pouvoir, nous sommes contraintEs d’envisager l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite à la présidentielle de 2027.
L’enjeu central du combat contre l’extrême droite
Cela surdétermine nos positionnements dans toutes les échéances politiques en nous donnant un double objectif : d’une part, développer des propositions unitaires et radicales qui offrent une alternative aux politiques libérales menées par des forces de droite ou sociales-libérales, qui sont le terreau du vote pour l’extrême droite. Bref, mener la bataille culturelle pour opposer point par point des réponses de rupture anticapitalistes. Et, dans le même mouvement, combattre la résignation et le fatalisme face à une victoire du RN annoncée par les sondages et les commentateurs politiques.
C’est une question de survie sociale pour les exploitéEs et les oppriméEs, et de survie tout court pour celles et ceux qui sont leurs cibles, à commencer par les personnes racisées. Ce qui est aujourd’hui une prophétie autoréalisatrice des médias Bolloré mais aussi de franges des classes dirigeantes peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, structuré sur le terrain par l’unité de réseaux de militantEs politiques mais aussi syndicaux, associatifs, capables d’entraîner des personnes non organisées jusque-là et d’impulser des mobilisations.
Chaque échéance doit être envisagée comme un point d’appui pour cet objectif. A fortiori les élections locales puisque nous savons que c’est à la fois un échelon auquel de nombreuses personnes — jeunes, travailleuses ou privées d’emploi, racisées ou discriminées — peuvent se sentir davantage en capacité de peser que dans des débats nationaux. Et l’exemple de Minneapolis et plus largement des résistances face à la fascisation du pouvoir étatsunien, montre que c’est localement que se constituent des réseaux d’entraide et de solidarité capables de défier Trump mais aussi de peser sur des politiques peu combatives. Des municipalités antifascistes peuvent aider à construire un tel front.
Pas de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité
Face à ces enjeux, le NPA-l’Anticapitaliste défend l’unité la plus large, à l’image de ce qu’avait été le Nouveau Front populaire (NFP) en juin-juillet 2024. C’est pour nous un horizon à construire sans ignorer que le NFP n’existe plus nationalement et que localement il peut avoir éclaté façon puzzle dont les morceaux sont trop abîmés pour se reconstituer. En effet, entre le « jamais avec LFI » et le « plus rien n’est possible avec un PS qui a fait passer le budget austéritaire », les alliances et recompositions ont du mal à trouver une cohérence politique. C’est pourtant ce que le NPA-A porte en défendant que, face aux dangers de l’extrême droite, il ne peut pas y avoir de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité.
En effet, s’il n’y a pas d’unité, c’est la porte ouverte à la démoralisation et à la victoire d’alliances entre les droites plus ou moins extrêmes qui, elles aussi, considèrent les élections municipales comme des tours de chauffe pour les élections présidentielle et législatives. Sans radicalité il n’y aura pas les forces pour mobiliser, donner confiance dans la possibilité de construire une politique qui protège celles et ceux qui paient cash les politiques libérales. Dans les deux cas, cela renforcerait la présence de l’extrême droite et de ses idées, dans les conseils municipaux, dans les intercommunalités qui gèrent de plus en plus de domaines, et dans les prochaines sénatoriales.
L’unité est un combat que le NPA-l’Anticapitaliste mène en partant des besoins de la population et des réponses qui pourraient y être amenées au niveau local, en particulier sur les questions de logement, de santé publique, d’éducation et de culture, avec comme préoccupation d’y associer avant, pendant et après les élections les premièrEs concernéEs. Dans certaines communes, ces batailles unitaires ont permis de construire des programmes portés par des listes unitaires plus ou moins larges. Dans d’autres villes, cela n’a pas été possible, et le NPA-A continue de porter cette orientation pour préparer les cadres dans lesquels construire les mobilisations qui seront nécessaires.
Le groupe de travail Municipales 2026
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Epstein, symptôme du capitalisme patriarcal...
Scandale pédocriminel de masse, ramifications politiques internationales, déferlement complotiste : l’affaire Epstein sidère par son ampleur. Elle révèle surtout des mécanismes structurels du capitalisme patriarcal.
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Nouveau budget raciste : Fin des APL pour les étudiant·es...
Après avoir mis en place des dispositifs racistes et précarisants tels que « Bienvenue en France », le gouvernement décide encore une fois de s’attaquer aux droits des étudiant.es étranger·es hors-UE en retirant les APLs à toustes les non-boursièr.es sous prétexte qu’iels auraient donc suffisamment de moyens et ne seraient pas assez pauvre pour les mériter. Cette logique n’est qu’un pas supplémentaire dans la rhétorique profondément productiviste et raciste de l’État Français, qui désire soutenir uniquement des placements « rentables » d’étudiant.es inseré.es dans le territoire… tout en expulsant à tour de bras les étudiant·es étranger·es des CROUS et logements sociaux.
Les modalités d'accès aux bourses sur critères sociaux pour les étudiant.es sont si étroites que seul 2 à 3% des étudiant.es extra-communautaires peuvent y être éligible, et les APL constituaient jusque-là un revenu de substitution essentiel!
De plus, l'augmentation des frais de VISA et taxes de séjour doivent doubler cette année.
Le budget Lecornu est un véritable budget raciste qui s’acharne sur les plus précaires et fragiles et qui cherche a faire des économies sur le dos des plus isolé·es. En effet, les étudiant·es étranger·es sont les moins représenté.es dans les bourses au mérite, leurs projets sont les moins sélectionnés pour des subventions et, lors des conflits entre étudiant.es et l’administration, iels sont les moins défendu·es.
Le retrait des APL aux étudiant·es étranger·es, c’est le retrait de 100 à 200 euros par mois à des jeunes pour qui cela représente l'entièreté de leur budget alimentaire.
Face aux politiques racistes et austéritaires du gouvernement Lecornu et de ceux qui l’ont précédé, les Jeunesses Anticapitalistes appellent les étudiant·es à s’organiser pour un enseignement supérieur gratuit et ouvert à tous·tes.
Jeunesses Anticapitalistes