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Actualités nationales... - Page 2

  • Solidarité avec la gauche et les syndicats ukrainiens...

    La situation de l’Ukraine est tragique. L’armée ukrainienne regagne du terrain, et ses frappes affaiblissent les capacités industrielles de la Russie. Contenu sur le front militaire, Poutine multiplie les bombardements de jour comme de nuit pour terroriser et faire céder le peuple ukrainien. Les pertes civiles se multiplient et les infrastructures vitales s’effondrent. Au sein d’une société civile épuisée mais déterminée, les syndicats et les organisations de la gauche ukrainienne poursuivent leur combat.

  • Le RN au Sénat : la notabilisation en marche...

    Avec la constitution inédite d’un groupe au Sénat, le RN se réjouit d’une victoire institutionnelle : la notabilisation après la « dédiabolisation » ?

    Un groupe, ce sont des financements, des collaborateurs (autant de futurs cadres à placer), des questions au gouvernement, des journées parlementaires pour dérouler le programme, des commissions d’enquête, une présence dans les commissions mixtes paritaires, un poste de secrétaire au bureau du Sénat, voire — ils en rêvent déjà — une vice-présidence ! 

    Tractations

    Les élections ont ouvert une semaine de tractations pour les instances. Le président du groupe LR s’interroge sur « quelques collègues » : il ignore « dans quel groupe ils siègent ». Plusieurs pourraient rompre le « cordon sanitaire ». Aymeric Durox, sénateur RN déjà en place, annonce sur Radio Courtoisie de possibles ralliements : « Surveillez bien l’actualité dans les jours qui viennent […] il y aura d’autres patriotes qui vont nous rejoindre. » L’actualité, ce fut plutôt que Jordan Bardella — premier ministrable, qui prépare un budget 2027 respectable pour séduire une droite en perte de repères — parlait, à 17 ans, comme Soral. Qui l’aurait cru ?

    Une droite fragilisée, mais pas siphonnée

    L’un des enjeux pour le RN portait sur la fragilisation de la droite. Or LR limite la casse : l’UDR voit ses espoirs déçus et reste le petit satellite d’union des droites du RN. Sa stratégie revient plutôt à construire des ponts en attendant une nouvelle génération plus encline à s’allier ouvertement pour bâtir une majorité. Mais si LR échappe au siphonnage, c’est en reprenant les idées du RN… L’assurance du groupe LR que « la majorité sénatoriale ne bougera pas » n’a donc rien de rassurant. 

    Un ancrage territorial en progression

    La forte progression du RN par rapport aux sénatoriales de 2020 était attendue. Elle reflète sa poussée aux dernières municipales, et un peu plus. Bénéficiant des scrutins à la proportionnelle dans les départements les plus peuplés, le RN et l’UDR font élire leurs sénateurs dans ceux où ils comptent le plus d’élus communaux, exception faite de la Seine-Maritime et, dans une moindre mesure, de l’Hérault. Partout, ils dépassent largement leur socle de grands électeurs étiquetés, grâce à une assise d’élus non encartés mais sympathisants et au travail local de certains cadres en direction des communes rurales : c’est ce qui explique la percée en Seine-Maritime, comme en Gironde. 

    Une victoire à ne pas sous-estimer

    Cette petite victoire sénatoriale n’est pas la marche inéluctable vers le pouvoir que claironne le RN. Mais il compte bien en tirer parti : la présidente du groupe a été nommée responsable des parrainages pour la présidentielle. Notabilisation n’est pas construction d’une organisation de masse, mais pour gagner des élections, cela compte. Et cet ancrage territorial offre des points d’appui pour une éventuelle politique de gouvernement. « L’affaire Bardella » ne freinera cette notabilisation que si elle ne retombe pas comme un buzz médiatique vite oublié. 

    Commission nationale antifasciste

  • Après le 6 octobre, toujours plus de raisons de se mobiliser !

    Après deux semaines de mobilisation des lycéennes et des lycéens, la mobilisation du 6 octobre a été une réussite. Près de 500 000 personnes, jeunes, salariéEs, parents, venus en soutien et en protection à l’appel des syndicats, ont participé aux nombreuses manifestations qui ont eu lieu partout en France.

    En totalisant les lycées fermés administrativement par le ministère et ceux qui ont été bloqués, 1800 lycées, soit près de la moitié des lycées du territoire, ont été dans le mouvement. Dans le 93 ou à Paris, certains collèges les ont rejoints dans la lutte, ainsi que des enseignants du secondaire ou de l’enseignement supérieur. 

    Le mouvement s’est désormais largement développé dans les universités : plus de 50 sites universitaires sont aussi bloqués ou fermés. Avec les mêmes revendications : refus de la politique d’austérité à l’École, rejet des réformes Blanquer et suppression de Parcoursup, exigence de conditions d’études moins aliénantes et fin du 8h-18h. Mais aussi la détestation de l’extrême droite, des violences policières et du racisme, du capitalisme, et des violences sexuelles.

    Ce sont eux les casseurs

    Et pour quelle réponse ? D’abord une répression d’une brutalité inouïe, assumée par Lecornu, Nuñez et ce gouvernement de casseurs, qui a déjà fait plusieurs dizaines de blessés, dont de très graves. Puis le gouvernement a tenté de décrédibiliser le mouvement des jeunes en les accusant d’être manipulés par “la FI et ses proxy d’ultragauche”, mais aussi en rejetant la responsabilité des violences sur les parents. Ces derniers, comme les enseignantEs, ont pris leurs responsabilités et ont accompagné les jeunes.

    Le gouvernement concède un peu de saupoudrage avec la plate-forme ouverte par le ministre de l’Éducation nationale… qui sera bien vite fermée et oubliée. Enfin, pour gagner un peu de temps, “un temps de démocratie interne”, selon Sébastien Lecornu. Impossible, en effet, pour ce gouvernement, qui deale avec des investisseurs les taux d’intérêts de la dette, de répondre en quelques semaines à 20 ans de désengagement financier dans l’éducation et l’enseignement supérieur et à 10 ans de casse des services publics. Quant à la suppression de Parcoursup, elle n’est pas à l’ordre du jour, le gouvernement refusant d’ouvrir les places nécessaires à l’accueil des jeunes des classes populaires à l’université.

    La démocratie, elle est devant les lycées, les facs et les boîtes

    La vraie démocratie, elle est dans la rue, dans les assemblées générales de lycéens et celles des personnels mobiliséEs. Ce mouvement sait s’organiser, discuter, décider et ne se laissera pas imposer son emploi du temps par le pouvoir, au gré des fermetures administratives et des suspensions de cours.

    La question clé pour le monde du travail est celle de rejoindre, par la grève, le mouvement lycéen. C’est ce que les personnels d’éducation et d’autres salariéEs ont commencé à faire ce 6 octobre et continueront dans les jours qui viennent, en solidarité avec les jeunes et pour leurs revendications. 

    Dès le 8 octobre, nous serons dans la rue avec les jeunes, pour leur avenir, pour notre avenir. D’autres dates sont à construire : journées de grève mais aussi journées de manifestation le week-end pour mobiliser très largement.

    Face à l’austérité, à la répression et au racisme, étendre la grève et les luttes permettra de construire un grand “Tous ensemble” contre Macron, Le Pen et leur monde.

  • La mobilisation grandit de jour en jour, continuons le combat pour des conditions d’études et de vie dignes !

    La journée du mardi 6 octobre est sans aucun doute un grand succès. Plusieurs centaines de milliers de jeunes dans la rue, 1 800 lycées bloqués et des dizaines de facs bloquées. Il s’agit assurément d’une mobilisation inédite par son ampleur et sa durée. 

    Cette réussite démontre que l’ensemble des jeunes aspirent à un autre avenir, loin de la sélection, du racisme et de la précarité. Nous refusons cette société qui ne cesse d’opposer les violences policières aux jeunes racisés, qui trie les jeunes dès leur plus jeune âge et qui au terme de leur étude, les condamne au chômage et à la précarité. 

    La réponse du gouvernement est exécrable : toujours plus de répression et la fermeture administrative de tous les lycées cette semaine. On croyait pourtant que le gouvernement voulait qu’on “se remette à travailler”. Le premier ministre explique cette fermeture générale par un processus de démocratie interne. Bien évidemment, nous ne le croyons pas. La démocratie se trouve dans la rue et le gouvernement doit appliquer urgemment nos revendications. 

    La répression reste violente. A Lens, lundi 5 octobre, un adolescent de 15 ans a perdu sa main suite au jet d’une grenade d’un policier. Cette situation dramatique reflète la répression brutale organisée par le gouvernement. Le mardi 6 octobre, grâce au service d’ordre et aux chaînes humaines organisés par plusieurs syndicats et des parents d’élèves, de nombreuses manifestations ont pu être protégées. Nous appelons à poursuivre ces actes de solidarité concrète avec les lycéenNEs et étudiantEs. 

    Il est primordial de continuer notre lutte. Nous devons continuer d’organiser des Assemblées Générales, des blocus et de se coordonner dans nos quartiers et nos villes avec les autres lycéenNEs et étudiantEs mobiliséEs. La journée du jeudi 8 octobre peut être encore plus importante. 

    Pour des moyens importants dans l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur. 

    Pour la fin de Parcoursup et la fin de toutes les mesures de sélection

    Pour la fin de Bienvenue en France et de toutes les politiques racistes

    Pour la fin des violences policières, en particulier contre les jeunes racisés

    TousTEs dans la rue le 8 octobre !

    Jeunesses anticapitalistes