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Actualités nationales... - Page 2

  • Refuser la marche à la guerre et soutenir les résistances de notre camp social...

    Les grandes puissances capitalistes se mettent activement en branle pour une marche à la guerre, y cherchant une solution aux crises économiques, sociales, écologiques et politiques qu’elles ont créées. Face à cela, notre camp social doit réagir, uni dans la rue et dans les urnes pour se défendre et empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.

    Après une phase de mobilisation limitée de notre camp social en septembre-octobre en France, la classe dirigeante cherche à reprendre l’initiative. La bérézina du vote du budget accroît la crise politique tout en confortant l’extrême droite, comme le montre le sondage1 qui donne Jordan Bardella vainqueur du second tour de la présidentielle, quel que soit son adversaire. Dans les crises que nous vivons, le RN arrive à faire masquer son soutien indéfectible aux capitalistes pour passer pour l’alternative crédible au pouvoir de droite (lire l’entretien avec Ugo Palheta, p. 4). Voilà ce qui arrive lorsque les gouvernements mènent depuis 25 ans des politiques antisociales et racistes (lire l’article de Ezel Aslandag sur les 20 ans de la loi de 2004, p. 32).

    Pour la résistance des peuples 

    Nous avons consacré le dossier de ce numéro au militarisme précisément parce que c’est une donnée centrale de la période (lire l’entretien avec Claude Serfati, p. 20). Nous dénonçons le génocide commis par Israël contre les Palestinien·nes (lire l’article de Mayi Aitourdie et Antoine Larrache, p. 36). Dans tous les cadres où nous intervenons, nous refusons de nous taire (lire l’article de Dalia Zein, p. 8), tant que la Palestine ne sera pas libre.

    Nous voulons tenir une ligne de crête qui consiste à dénoncer les volontés prédatrices des pays du Nord global, dont le principal intérêt est de maintenir leurs profits et leurs parts de marché, quitte à envoyer leur population se faire tuer pour cela. Et, en même temps, nous défendons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à s’armer pour se défendre (lire l’article de Manon Boltansky, p. 9). C’est pourquoi nous sommes solidaires de la résistance des Ukrainien·nes, à la fois contre l’invasion russe et contre les mesures libérales de leur gouvernement (lire l’article d’Adam Novak, p. 13).

    Macron, l’illusionniste va-t-en-guerre

    Loin de lutter contre le poison de l’extrême droite dans son propre camp, Macron et ses ministres multiplient les sorties pour justifier la marche à la guerre. Le service national universel (SNU) n’a jamais fonctionné ? Qu’à cela ne tienne : voilà le retour du service militaire (lire l’article d’Estelle et Loïc, p. 25). Nous revenons sur les actions de notre courant politique au sein du contingent  (lire l’article de Christine Poupin et Patrick Le Moal, p. 28), y compris par des manifestations d’appelés (lire l’article de Robert Pelletier, p. 30), connaître notre histoire nous permet de mieux comprendre nos marges d’action pour le futur.

     

    Pour une mobilisation générale

    La pression sur notre camp social ne fait qu’augmenter : les licenciements se multiplient, comme récemment chez Arcelor, Vencorex, Teisseire, ou encore Novasco. Les confrontations se multiplient et c’est ce que nous voulons généraliser. Les mobilisation de la GenZ (lire l’article de Mustapha Saha, p. 35) montrent que les raisons d’une mobilisation ne sont pas connues à l’avance et que les révolté·es utiliseront tous les moyens nécessaires pour amplifier et faire connaître leurs revendications. En France, nous mettons en avant un profil unitaire — car l’unité de notre camp social est une donnée fondamentale de la période, contre la résistible montée de l’extrême droite — et un profil révolutionnaire, car en finir avec le capitalisme  est la seule voie possible pour la survie de l’humanité. C’est pourquoi, dans ce cadre-là où nous sommes présent·es, nous défendons des listes aux municipales unitaires et radicales, qui mettent en avant l’impérieuse nécessité de mobilisation de notre camp social. Les mobilisations sont notre fer de lance, le moyen de nous libérer définitivement des fers qui nous rongent. 

    • 1. Le baromètre Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale réalisé les 19 et 20 novembre 2025.
  • Ukraine : Un prêt européen sans réparations...

    Alors que l’aide internationale à l’Ukraine est de plus en plus fragile et que les divisions européennes s’accentuent, l’Union européenne a accordé un nouveau prêt à Kyiv. Une décision qui permet de soutenir la résistance ukrainienne face à l’agression russe, mais qui échoue une fois encore à faire payer l’agresseur.

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  • « Si le dialogue échoue, nous prendrons nos responsabilités en usant de notre droit à l’autodétermination »...

    C’est un Congrès clé du FLNKS qui vient de se tenir le 6 décembre à la tribu de Nimbayes. Il a vu la passation coutumière de présidence entre le dernier président Roch Wamytan et le nouveau, Christian Tein, qui avait été nommé pendant sa déportation en France. Le Front de libération kanak et socialiste (FLNKS) sort de son 46e Congrès refondé et unifié autour d’une ligne politique claire : défendre le processus de décolonisation inscrit dans les accords de Nouméa et porter la trajectoire vers la pleine souveraineté de Kanaky avant l’élection présidentielle de 2027. Il compte sur un dialogue loyal avec l’État français, qui doit retrouver sa posture de neutralité, d’une part, et avec les autres partis et forces vives de Kanaky - Nouvelle-Calédonie, d’autre part. La stratégie internationale est renforcée pour atteindre cet objectif.

    Nous publions ici de larges extraits du discours d’ouverture de Christian Tein.

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  • Sécurité sociale : un budget d’austérité contre la population !

    Le budget de la Sécurité sociale a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale, mardi 16 décembre.

    Le gouvernement peut remercier le PS et les Verts qui lui ont permis de le faire passer sans recourir aux ordonnances ou au 49-3.

    Le ralliement de la gauche sociale-libérale à la politique d’austérité du gouvernement marque la fin du Nouveau Front populaire (NFP). Cette gauche choisit de renforcer le camp de ceux qui attaquent les conquêtes sociales travailleurEs et les services publics, en premier lieu l’hôpital. 

    Un budget d’austérité pour la sécu

    Ce que le PS présente comme des « victoires » – comme le décalage, d’un an seulement, de l’application de la contre-réforme des retraites – se paie au prix fort. Le parlement a voté le passage de l’âge de la retraite à 64 ans, alors que les gouvernements avaient jusqu’ici été contraints de l’imposer sans vote. La hausse de l’objectif des dépenses d’assurance maladie (Ondam) en 2026, d’environ 3 % au lieu de 2 %, qui a justifié le ralliement des Écologistes, signifie en réalité une baisse de 3,6 milliards d’euros des moyens alloués à l’hôpital public.

    RetraitéEs, malades, travailleurEs paieront la note : taxe sur les complémentaires santé ; limitation à un mois des arrêts maladie ; coup de rabot sur les allocations familiales (jusqu’à -900 €/an pour les familles modestes) ; élargissement aux entreprises de plus de 250 salariéEs des exonérations sur les heures sup.

    Et le budget de l’État va encore accentuer cette casse sociale, alors que les besoins sociaux et écologiques explosent. Lecornu sabre dans la santé, l’éducation, la culture, les services publics et les collectivités… tandis que riches et ultra-riches sont épargnés. 

    Des milliards pour le patronat

    Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, publié cet été, sur les aides publiques aux entreprises donne le tournis. Comme le dit son rapporteur, le sénateur communiste Fabien Gay : « On parle de 211 milliards d’euros par an, qui ne sont ni évalués, ni conditionnalisés ». 

    Car, en plus des aides et subventions directes, il faut prendre en compte tous les avantages fiscaux et autres exonérations de cotisations sociales. Pire, les quelque 2 267dispositifs d’aides aux entreprises sont complètement opaques. Il n’y a aucune donnée disponible auprès du ministère de l’Économie.

    Les licenciements continuent

    Pendant ce temps, la liste des suppressions d'emplois pour maintenir le taux de profit des groupes capitalistes s’allonge : la CGT a recensé pas moins de 483 plans de licenciements entre septembre 2023 et décembre 2025, soit 300 000 emplois directs ou indirects supprimés en deux ans.

    Automobile, sidérurgie, verrerie, papeterie, agroalimentaire, grande distribution, de nombreux secteurs industriels et de services sont concernés : Forges de Commentry dans l’Allier, ArcelorMittal à Dunkerque, Novasco à Hagondange, les sirops Teisseire en Isère…  Un plan de licenciement est également en préparation à Auchan, retoqué pour le moment par la justice. Et la liquidation des usines Brandt près d’Orléans vient d’être décidée.

    Il est urgent de reprendre le chemin des luttes !

    Les reconfigurations politiques, avec le ralliement d’un PS qui joue désormais les supplétifs du gouvernement, sont lourdes de dangers. Cette politique divise la gauche et notre camp social. Elle pave la voie au Rassemblement national. 

    Il est urgent que les forces sociales et politiques opposées aux politiques libérales, militaristes et racistes se rassemblent pour organiser ensemble et dans la rue la contre-offensive !

  • Pour une gauche de combat face à l’austérité...

    Le PS et les Écologistes ont offert à Lecornu un soutien décisif en permettant l’adoption d’un budget de régression sociale et de militarisation. Ce ralliement finit d’achever la séquence du Nouveau Front populaire. Il est urgent de rassembler les forces opposées au libéralisme, au militarisme et au racisme pour construire la riposte.

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  • Dermatose nodulaire : stop à l'abattage des animaux !

    Depuis l'apparition du premier foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie fin juin 2025, 110 foyers ont été détectés en France, touchant 75 élevages dans neuf départements. Cette maladie virale affecte les animaux mais est sans danger pour la santé humaine.

    En réponse à cette crise, la stratégie sanitaire du gouvernement a été dictée par la directive européenne 92/119/CEE de 1992, qui impose l’abattage systématique de l’ensemble du troupeau dès la confirmation d’un cas : plus de 3 000 animaux ont ainsi été tués « préventivement », auxquels s’ajoutent dernièrement 200 vaches en Ariège, malgré une forte mobilisation.

    Le NPA-l'Anticapitaliste exprime son soutien à la Confédération paysanne contre l’abattage des animaux et la méthode employée par le gouvernement. 
    Les éleveurEs proposent des alternatives que le gouvernement refuse d'entendre.

    Nous condamnons fermement la répression violente dont ont été victimes les agriculteurEs mobiliséEs. L'intervention des gendarmes, en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure et usant de grenades lacrymogènes, est disproportionnée. Ces méthodes autoritaires, désormais familières, révèlent aussi bien la répression de toute contestation légitime que le mépris du gouvernement pour le monde agricole.

    Le NPA défend un modèle d’agriculture paysanne qui est combattu par certains syndicats agricoles : d’une part la FNSEA et les Jeunes agriculteurs qui se placent dans cette crise sur un terrain purement économique – Arnaud Rousseau affirme ainsi que « si la maladie n'est plus sous contrôle, nous serons mis sous cloche par l'Europe », révélant l’obsession de préserver les exportations d’animaux vivants. De même, la Coordination rurale, organisation d’extrême droite, qui ne cache pas sa vision raciste et identitaire de l’agriculture et du monde paysan, ne peut être une alliée dans aucune lutte. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste exige le retrait immédiat de la stratégie d'abattage systématique imposée par le ministère de l'Agriculture. Cette politique est inefficace et illustre l'impasse d'une stratégie purement répressive. Des solutions existent pourtant et sont appliquées avec succès dans d'autres pays. Dans l’urgence de la situation, nous réclamons :

    • La vaccination généralisée et gratuite de tous les animaux dans les zones concernées et au-delà
    • L'arrêt des abattages systématiques et leur remplacement par des mesures de soins, de prévention et d'isolement des animaux malades
    • Un soutien vétérinaire pour accompagner les éleveureuses dans la gestion sanitaire des animaux
    • Des indemnisations intégrales compensant les pertes économiques en cas d’abattage des animaux

    D'autres pays ont montré qu'une politique de vaccination peut contenir la maladie sans destruction massive des troupeaux. Le gouvernement doit s'en inspirer.

    Cette crise doit également nous amener à débattre de la place des animaux dans un système où ils ne sont considérés que comme des objets de propriété.

  • Brandt : Non à la liquidation judiciaire ! Sauvons les emplois !

    Il n’y a pas eu de miracle. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre vient d’annoncer la liquidation judiciaire du Groupe Brandt et la destruction de plus de 650 emplois juste avant les fêtes.

    Lors du placement en redressement judiciaire de l’entreprise à l’automne, la direction de Brandt se voulait rassurante.

    Elle expliquait ainsi rechercher des partenaires pour répondre à un simple besoin de financement et aux échéances bancaires et affirmait que ce redressement judiciaire n'aurait pas de conséquences sur l'activité du groupe, ni sur les salariéEs.
     
    Le discours a changé radicalement ces derniers jours.
     
    Abandonnée la reprise par un autre groupe, la seule solution pour l’avenir de Brandt – selon le ministre de l’industrie, le président de la région, celui de la métropole, le maire et les cadres de l’entreprise – c’était la création d’une pseudo-SCOP, adossée au groupe privé Revive, avec obligation de licencier 300 à 400 salariéEs.
     
    Sans surprise, ce plan n’a pas abouti, car il manquait encore 5 millions. Un simple saupoudrage de subventions ne pouvait évidemment pas suffire.
     
    Puisque l’État et les collectivités se prétendaient prêts à appuyer financièrement et politiquement la constitution d’une coopérative, alors ils doivent prendre leur responsabilité.

    Pour sauver les emplois, Brandt doit être réquisitionnée par la puissance publique et mise sous contrôle de ses salariéEs.

    C’est par la mobilisation que nous saurons l’imposer !

    Aucun licenciement, ni à Brandt ni ailleurs !