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Actualités nationales... - Page 4

  • Défendre le 1er Mai...

    Malgré les protestations unanimes de l’ensemble des organisations syndicales, le gouvernement s’obstine dans sa volonté de remise en cause du statut spécifique du 1er Mai. 

    Depuis la loi de 1947, cette journée internationale des droits des travailleurEs est chômée et payée, comme dans de très nombreux pays. Selon la loi, seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » ont le droit d’employer des salariéEs, alors payéEs double. 

    Après avoir mis en pause la proposition de loi sur l’élargissement du travail le jour de la fête des droits des travailleurEs, Sébastien Lecornu a annoncé que les fleuristes et les boulangeries ne seraient pas sanctionnés en cas d’embauche de leurs salariéEs cette année, en prévision d’une nouvelle loi pour 2027. Il s’agit en réalité d’enfoncer un nouveau coin dans la mise en pièces du droit du travail. La pseudo limitation au volontariat, dans des petites entreprises où le/la salariéE n’est pas en mesure de répondre négativement aux fortes incitations ou aux menaces, est une tromperie. La mobilisation doit se poursuivre.

    Dossier réalisé par Julie Piedra et Robert Pelletier

  • On a tiré sur des enfants !

    Ce dimanche 19 avril à Espaly-Saint-Michel, en Haute-Loire, un homme de 65 ans a tiré à la carabine sur un enfant noir âgé de 10 ans. Loin d’être un fait divers, il s’agit d’une attaque raciste de plus dans un contexte de fascisation nationale et internationale qui met en péril la vie des personnes racisées.

    Personne dans le voisinage n’est surpris. Les témoignages rapportent d’autres violences racistes préalables (insultes, agressions physiques) . L’homme tenait des propos explicitement racistes visant aussi bien les adultes que les enfants et les assumait comme tels. Pire encore, une voisine rapporte qu’il avait annoncé la veille qu’il tirerait sur les enfants noirs.

    Pourtant les réponses institutionnelles sur ces premiers éléments minimisent le racisme, qui est pourtant le motif de l’attaque. La maire dit ignorer si l’homme insulte plus spécifiquement les personnes racisées ou non (sic !). Le commissariat du Puy-en-Velay chez qui une voisine déposait une plainte la veille pour des insultes racistes l’a invitée à revenir la semaine suivante en raison d'effectifs réduits le week-end. Enfin, le parquet qualifie l’événement d’accident et raconte qu’à ce stade ni les témoins ni les victimes n’ont évoqué des propos racistes. Alors que les personnes racisées peuvent faire des journées de détention provisoire pour des délits mineurs, l’individu a été remis en liberté et a menacé de nouveau les familles qui n’osent plus sortir de chez elles ! 

    Alors même que des enfants sont déshumanisés verbalement et physiquement, l’État passe de l’inaction à la réaction molle. À la violence de l’attaque s’ajoute celle de la minimisation par  la police et la Justice, ainsi que le silence médiatique. Pourtant, le contexte requiert de ne laisser aucun terrain à un racisme de plus en plus décomplexé et exprimé ouvertement. L’agression n’est pas un fait isolé. Lynchage à Verzeille (Aude), expédition punitive à Romans-sur-Isère (Drôme), chasse à l’homme à Royère-de-Vassivière (Creuse) et maintenant une “chasse aux enfants” à Espaly-Saint-Michel (Haute-Loire).

    La banalisation de l’extrême droite met en danger des millions de personnes, de nationalité française ou non, en raison de leur assignation raciale. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à cet enfant de 10 ans, à sa famille, ainsi qu’à toutes les victimes directes et indirectes du racisme. Afin de mettre un terme à cette hiérarchisation des vies, nous enjoignons l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à se mobiliser pour dénoncer cette agression et organiser une riposte antiraciste dans l’unité la plus large.

     

  • Simplifier ou comment saboter les politiques environnementales...

    Supprimer les normes (en particulier les normes environnementales) est un des exercices favoris des gouvernements autoritaires qui ont un programme libéral de dérégulation économique et sociale (Milei en Argentine, Trump et Musk aux États-Unis). En France, le gouvernement s’appuie sur la droite et l’extrême droite pour balayer les avancées effectuées depuis une dizaine d’années.

    Le 15 avril, après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté le texte sur la simplification de la vie économique. Droite et extrême droite se sont attaquées – avec succès – à toute forme de réglementation environnementale pour « favoriser la croissance industrielle et économique ». Le texte adopté consacre des reculs majeurs sur l’environnement et sur la démocratie.

    Encourager les bétonneurs

    La multiplication des dérogations à la loi ZAN, « zéro artificialisation nette », qui permet de lutter contre le bétonnage et pour la préservation de la biodiversité, équivaut à sa suppression. Protéger d’une urbanisation galopante les espaces naturels est indispensable parce qu’ils « stockent du carbone, régulent l’eau, soutiennent l’agriculture et la biodiversité ».

    Il suffira qu’un projet d’infrastructure soit déclaré d’intérêt public majeur, comme hier pour l’A69, ou demain pour les data centers, pour que les bétonneurs aient les mains libres.

    En l’absence de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique (et de la biodiversité !), la protection de la biodiversité a été gravement affaiblie. Pour les espèces impactées par des projets d’aménagement, plus besoin de s’engager dans des mesures de compensation comme la loi de 2016 y oblige aujourd’hui. Les promoteurs du projet pourront différer la compensation. Dans les conditions légales actuelles, les mesures de compensation sont déjà difficiles à évaluer, qu’en sera-t-il lorsqu’elles pourront être reportées dans le temps ?

    Recul de la démocratie environnementale

    La suppression des ZFE (zones à faibles émissions) – qui restreignent l’accès des villes aux véhicules les plus polluants – a été un moment important du débat. Les ZFE, issues des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, ont été mises en place pour interdire aux véhicules les plus polluants l’accès des centres-villes, pour des raisons de santé publique évidentes (40 000 décès dus à la pollution de l’air, majoritairement dans les quartiers populaires). Mais, sans alternatives réelles en termes de transports en commun, sans aides financières pour acquérir des véhicules adaptés, le dispositif pénalisait les automobilistes les plus modestes. La loi aurait pu être corrigée, elle a été supprimée.

    De manière insidieuse, la loi orchestre un recul massif de la démocratie environnementale, puisqu’elle supprime, ou réduit au minimum, la consultation et les possibilités de recours citoyens contre les projets d’aménagement et de construction.

    L'offensive anti-environnementale du gouvernement n’est pas terminée.

    Le projet de loi d'urgence agricole promet aussi quelques reculs d’importance autour des dispositions liées à l'eau. Les zones humides, la démocratie de l'eau et la protection des captages cristallisent les inquiétudes. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

    Commission nationale écologie

  • Loi contre la fraude sociale et fiscale, un front de classe contre les « gueux »...

    L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, par 363 voix contre 194, un projet de loi de « lutte contre la fraude sociale et fiscale ». Ce vote a mis en lumière l’unité sans complexe du « bloc central » macroniste, de la droite et de l’extrême droite quand il s’agit de s’en prendre aux plus vulnérables, et d’épargner les plus riches.

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  • Hausse du carburant et de l’énergie : imposons des mesures d’urgence !

    Les prix du carburant explosent : lundi 13 avril, le prix du baril de brut dépassait les 100 dollars, avec un prix à la pompe de 2 € pour l’essence et 2,27 € pour le diesel. Il est urgent d’imposer des mesures immédiates tout en engageant une rupture avec le capitalisme fossile.

    Pour beaucoup, la voiture est une contrainte

    Aller travailler, déposer les enfants, se soigner… pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, impossible de faire autrement que d’utiliser la voiture. Éloignement domicile-travail, fermeture des lignes de train et des gares, suppression des services publics de proximité… Ce système du tout-automobile nous enferme dans cette dépendance.

    Pendant que nos salaires stagnent, les multinationales de l’énergie fossile s’enrichissent comme jamais. Total a engrangé 13,1 milliards de dollars de bénéfices en 2025 !

    La guerre, un jackpot pour les criminels climatiques

    Leur système est simple : revendre à prix d’or les réserves acquises avant l’augmentation, spéculer, encaisser. Résultat : la vie coûte plus cher, la planète brûle, et ils encaissent des milliards.

    Le capitalisme fossile, qui est le principal responsable de la crise écologique, est au cœur des guerres d’agression impérialistes, du Venezuela à l’Iran.

    Chaque crise internationale est une aubaine pour les groupes pétroliers.

    Tant que ces groupes capitalistes auront le pouvoir, ils continueront à exploiter, polluer et faire la guerre. Contre Total et autres…, plus que jamais, ce qui est à l’ordre du jour, c’est de les désarmer, de leur retirer leur pouvoir de vie et de mort, de les exproprier.

    Le NPA-A défend des mesures immédiates

    - Blocage des prix du carburant, financé par les profits des pétroliers ; contrôle des stocks et de la distribution par les salariéEs et les usagerEs ;

    - Augmentation des salaires et alignement sur l’inflation ;

    - Transports publics gratuits, partout, tout le temps, pour toutes et tous ; extension des transports collectifs d’entreprise, sous contrôle des salariéEs ;

    - Réduction des transports inutiles : limitation de la vitesse, restriction des camions, développement du fret ferroviaire.

    Ils détruisent nos vies pour leurs profits. Nous pouvons reprendre le contrôle. Seule la socialisation de ce secteur permettra de reprendre la main.

    Urgence sociale, urgence climatique : même combat !

  • Les fossiles et le marteau...

    Les rivalités entre les puissances impérialistes pour le contrôle du pétrole ont des conséquences directes sur nos conditions d’existence.

    Depuis le début de l’année, des interventions militaires ont été menées contre le Venezuela et l’Iran, deux pays producteurs de pétrole, tandis que la politique génocidaire d’Israël se poursuit en Palestine et s’étend au Liban.

    Pour les peuples, le prix à payer, c’est le sang, les bombes, la mort. Pour les compagnies pétrolières, c’est une opportunité historique d’engranger encore plus de profits, ensuite recyclés dans les paradis fiscaux.

    Greenpeace a fait le calcul : dans l’Union européenne, les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre contre l’Iran, après avoir acheté du pétrole au début du conflit, qu’elles revendent aujourd’hui au prix fort.

    L’avenir de la planète, et donc de l’humanité, devrait imposer la sortie des énergies fossiles, le développement des transports publics et un autre modèle économique.

    Mais aucun gouvernement, en France comme ailleurs, ne s’inscrit dans cette voie, car nos dirigeantEs sont au service d’un capitalisme prédateur, engagé dans une fuite en avant jusqu’à la dernière goutte de pétrole.

    Conséquence : un coup de marteau sur les consommateurEs ! Les prix à la pompe explosent alors que, pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, il n’est aujourd’hui pas possible de se passer de la voiture.

    Pour le moment, c’est donc notre classe qui paie la facture. 

    Mais le gouvernement devrait se méfier, la hausse du prix de l’essence pourrait bien être le carburant d’une colère sociale toujours présente, jamais éteinte depuis les Gilets jaunes.

    À nous, toutes et tous ensemble, d’organiser cette colère pour exiger le blocage des prix, des hausses de salaires et des mesures de sortie rapide des énergies fossiles !

    Alex Bachman

  • La loi Yadan plie déjà, continuons le combat...

    La proposition de loi n° 575, « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », dite « loi Yadan », va être examinée par l’Assemblée nationale le 16 avril. Présentée comme une réponse à la montée de l’antisémitisme, elle constitue en réalité une nouvelle étape dans la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien et dans la restriction des libertés publiques. 

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