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Actualités nationales... - Page 4

  • Organisons-nous pour un monde libéré de toutes les oppressions !

    Aujourd’hui, nous marchons pour la fermeture des abattoirs.

    Parce que les corps d’animaux non-humainEs y sont transformés en objets, en aliments, cachant les regards, les bonheurs, et surtout les peines et les souffrances derrière la mort et les emballages,

    Parce que les animaux sont soumis·es à une exploitation de leur corps comme marchandise, pour alimenter le capital des patrons de l’industrie agroalimentaire,

    Parce que la classe dominante tire également ses profits des travailleur·ses exploité·es à cette tâche de mise à mort, que personne ne souhaite faire, et qui est donc reléguée aux personnes déjà en situation de surexploitation : immigré·es, sans-papiers, précarisé·es…

    Parce que l’abattoir est le lieu où se croisent ces dominations, permises par le système capitaliste dans lequel nous vivons : si c’est un lieu de mort pour les animaux, c’est aussi une usine où les conditions de travail sont particulièrement aliénantes, usantes physiquement et sources d’extrêmes souffrances psychologiques,

    Parce que nous venons de traverser un épisode de chaleurs exceptionnelles, et que l’élevage est responsable d’au moins 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre qui conduisent au dérèglement climatique, sans parler de la déforestation et de l’accaparement des ressources en eau, en surface, etc.

    Le spécisme, organisé par la bourgeoisie, nous empêche de penser une écologie émancipatrice et populaire, ainsi qu’une société débarrassée de toutes les oppressions.

    De nos luttes maintenant dépend le monde de demain !

    Dans nos pays riches où notre alimentation et nos vêtements pourraient facilement ne pas nécessiter de produits d’origine animale, il est urgent de s’organiser collectivement, avec toutes les victimes du capitalisme, pour construire le rapport de force !

    Nous proposons un plan de lutte répondant aux intérêts des travailleurEs et des animaux non-humainEs exploitéEs :

    • fermeture immédiate des abattoirs sous le contrôle des travailleur·ses,
    • reconversion sans perte de salaire,
    • interdiction des élevages industriels,
    • démantèlement de l’industrie de la viande et des produits laitiers,
    • engagement d’un plan de végétalisation de la production alimentaire,
    • reconnaissance juridique des sanctuaires et refuges,
    • création d’un service public des métiers du soin aux animaux.
  • Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à manifester pour la fermeture des abattoirs le 3 octobre...

    À l’appel de l’association L214, la marche pour la fermeture des abattoirs revient à Paris ce 3 octobre. Cette manifestation est l’un des rares cadres où peuvent à la fois :

    • s’exprimer des revendications sur la fin de l’exploitation des animaux ;
    • être mises en lumière les conditions de travail sordides que le capital fait subir aux travailleurEs qu’il charge de les abattre.

    L’industrie de l’exploitation animale, qui ne se limite pas aux abattoirs et inclut d’autres pratiques à abolir, telles que les usines de reproduction d’animaux, par exemple, est un rouage majeur de l’économie capitaliste.

    Aujourd’hui, l’exploitation animale est la cause de nombreux problèmes de santé et l’une des causes majeures du dérèglement climatique et de la déforestation. Elle participe au colonialisme et à l’impérialisme à travers le monde, tout en conduisant à la souffrance de centaines de milliers de travailleurEs et de paysanNEs et à la mort industrielle et de masse de milliards d’animaux. Les intérêts capitalistes passent avant tout.

    La loi Duplomb et la loi dite d’urgence agricole en sont des exemples récents : l’État et les lobbies ont une fois de plus avancé main dans la main pour autoriser la construction d’élevages toujours plus grands et la mise à mort d’un nombre croissant d’animaux, malgré l’importante mobilisation de notre classe pour les combattre.

    Les animaux ne sont pas des marchandises ! Pour en finir avec leur exploitation, le NPA-l’Anticapitaliste propose de toute urgence d’interdire l’élevage industriel, d’accompagner la reconversion sans perte de salaire des travailleurEs du secteur, sous leur contrôle, de démanteler l’industrie de la viande et des produits laitiers, d’engager un plan de végétalisation de la production alimentaire, de soutenir les sanctuaires et les refuges et de créer un service public des métiers du soin aux animaux.

    La fermeture des abattoirs devra être organisée et planifiée avec les travailleurEs du secteur. C’est pour toutes ces raisons que le NPA-l’Anticapitaliste appelle à marcher pour la fermeture des abattoirs et à manifester pour réclamer un changement de toute urgence de politique alimentaire.

    Rendez-vous ce samedi 3 octobre 2026 à 14 heures à Paris, place de la République.

  • Nuñez, Geffray, démission ! Ce sont eux, les casseurs.

    Les lycéenNEs se mobilisent, le gouvernement réprime. La situation dans l’Éducation nationale se dégrade depuis des années. Les gouvernements successifs et les différents ministres, Blanquer en tête, ont accéléré la casse. Le manque de moyens est de plus en plus insupportable. Quand il n’y a pas assez de chaises, que les plafonds s’effondrent, qu’il y a des rats et pas assez d’enseignantEs ni de personnels, on touche le fond. Et les lycéenNEs, qui subissent en plus la pression de la sélection et de Parcoursup, le savent bien. C’est pour cela qu’ils et elles se mobilisent et bloquent leur lycée : pour exiger des conditions d’éducation dignes !

    Un gouvernement qui répond par la répression

    Sans surprise, le gouvernement refuse de comprendre. Du côté de Geffray et du ministère de l’Éducation nationale, la seule réponse a été d’ouvrir une plateforme de concertation, avant de laisser le rôle central à Nuñez, son collègue de l’Intérieur, qui n’a eu d’autre réponse que d’envoyer la police pour réprimer les lycéenNEs mobiliséEs. Il s’était déjà fait la main lors du dernier mouvement sur les retraites quand il était préfet de Paris !

    Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes et de LBD à la tête, des gaz, des passages à tabac, des centaines de gardes à vue : ce niveau de violence glaçant contre des enfants et des adolescentEs ne doit pas rester impuni. Un enfant a eu la bouche défoncée, un autre un œil crevé : jusqu’où cela ira-t-il ?

    Heureusement, la répression n’a pas intimidé les lycéenNEs, qui poursuivent et amplifient même leur mouvement, soutenuEs par des éluEs, des membres du personnel et des parents d’élèves qui s’organisent pour les défendre. Aujourd’hui encore, des centaines de lycées sont bloqués et le mouvement s’enracine et s'étend déjà à certaines universités.

    Tous ensemble en soutien aux lycéenNEs

    Des appels à développer le mouvement chez les étudiantEs se multiplient.

    Nous apportons tout notre soutien au mouvement, que nos jeunes camarades construisent. Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques à soutenir ensemble la mobilisation lycéenne et à se retrouver très rapidement dans la rue contre la répression et les violences policières. Une date intersyndicale est d’ailleurs avancée pour le 6 octobre et la mobilisation doit être massive ! Car nous considérons comme légitimes tant leurs revendications que leurs actions. Ce qui est illégitime, c’est la réponse brutale de ce gouvernement.

    Le projet de budget de Lecornu annonce une poursuite de la casse des services publics, dont celui de l’Éducation nationale. Il vient même d’annoncer l’instauration, pour certaines filières gratuites jusque-là (BTS, classes prépas…), de frais d’inscription, ainsi que la baisse du nombre de fonctionnaires et le gel des APL… C’est une véritable provocation. 

    Nuñez et Geffray doivent donc partir, et avec eux le reste du gouvernement, tout aussi responsable de la casse sociale et de la répression.

  • Des tensions inédites sur l’eau...

    Les luttes pour l’eau se multiplient. Alors qu’une sécheresse sans précédent frappe la France et menace l’accès à l’eau, le gouvernement distribue des miettes aux agriculteurEs tout en multipliant les projets industriels qui accaparent cette ressource.

    Les différentes vagues de canicule depuis le printemps et les températures exceptionnelles pour le mois de septembre ont entraîné une sécheresse jamais vue en France. Des villes comme Ajaccio, Nice ou Paris ont connu un écart de plus d’un mois entre deux pluies de plus de 1 mm. De nombreux cours d’eau sont à sec en Bretagne, dans les Pyrénées et en Bourgogne, régions que l’on pensait protégées de la sécheresse. La Garonne et la Loire sont en situation de crise. Le résultat est, entre autres, que l’approvisionnement en eau potable est en tension pour 1,1 million de personnes. 93 départements sont concernés et 74 sont en situation de crise : cela entraîne des coupures d’eau, des restrictions d’arrosage des potagers individuels qui permettent aux plus précaires de se nourrir, et une pollution générée par l’acheminement d’eau en citerne ou la distribution d’eau en bouteilles.

    Des « miettes » pour les agriculteurEs

    Dans une France à + 4 °C, trajectoire sur laquelle nous sommes engagés, l’assèchement des sols s’intensifiera partout. Malgré un plan d’urgence présenté à grand bruit, que la Confédération paysanne qualifie de « miettes », le gouvernement ne compte pas aider de façon conséquente les agriculteurEs ayant souffert de la canicule et des incendies : le feu n’est pas considéré comme un aléa climatique ! En dehors des assurances individuelles, qui sont subventionnées par la PAC à travers une enveloppe n’indemnisant qu’au prorata de la production, la majorité d’entre elles et eux ne pourra compter que sur les aides débloquées par l’État, qui arrivent en général plusieurs mois après les dommages subis. On peut craindre dès cet automne des faillites parmi les exploitations les plus petites et une explosion des prix de la viande issue d’élevages en plein air (les éleveurs ayant dû acheminer du fourrage dès le mois de juillet pour compenser le manque d’herbe), mais également des fruits (certaines récoltes ayant été impossibles à exploiter, comme celles de pommes), des légumes et des céréales.

    Le choix du gaspillage

    Pourtant, alors qu’il faudrait décréter un état d’urgence de l’eau, avec des mesures drastiques contre le gaspillage, nous voyons s’accélérer la construction de data centers — il y en a déjà plus de 300 actuellement — avec le projet macronien « Choose France », qui prévoit la construction de plus de 400 data centers d’ici quatre ans, ainsi que des chantiers autoroutiers titanesques sur des zones humides et protégées et des coupes rases dans des secteurs forestiers faisant partie de parcs régionaux.

    La mobilisation peut paraître insuffisante au regard des drames : les manifestations du 26 septembre ont réuni 130 000 participantEs dans 227 villes. Cependant, des collectifs s’organisent contre ces différents projets dans tout le pays.

    Partout, des luttes pour l’eau

    Au niveau international, selon l’Organisation météorologique mondiale, 36 % de la superficie des bassins versants a enregistré en 2025 des débits inférieurs à la normale.

    Les luttes contre la surconsommation de l’eau par les géants de l’industrie du numérique et du BTP, contre les prélèvements massifs dans les rivières et les nappes phréatiques et les rejets d’eau chaude des data centers, et contre l’abattage par les grosses entreprises du bois des forêts qui entretiennent le cycle de l’eau, que ce soit en France, au Chili, en Espagne, en Inde, au Brésil ou aux États-Unis, sont en train de se multiplier. Ces luttes pour l’eau, et donc pour notre survie, remettent également en question le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre.

    Commission nationale écologie

  • Stop pesticides, une urgence !

    Les pesticides tuent. Le 3 octobre prochain, des rassemblements et actions contre les pesticides auront lieu sur plusieurs continents. En France, nous convergerons à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, pour bloquer le site de Syngenta.

    Nous participerons à une manifestation et à une fête paysanne, organisées par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le CSVPO (Collectif de solidarité avec les victimes des pesticides de l’Ouest) et les Soulèvements de la Terre, et soutenues par des organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes et culturelles.

    Cette large convergence, emmenée par les victimes et les malades ainsi que par les paysanNEs venuEs avec leurs tracteurs, exigera la fin de la production des pesticides mortels. Malgré les menaces et les intimidations de la préfecture, nous serons présentEs ­massivement.

    Un gouvernement au service de l’agrochimie

    Faut-il encore expliquer pourquoi l’utilisation des pesticides doit être stoppée ? Visiblement, oui. 

    Le gouvernement Macron, avec Annie Genevard à l’Agriculture, épaulé par la droite sénatoriale emmenée par Duplomb, la FNSEA et la Coordination rurale, poursuit sur sa lancée, ignorant les plus de 2 millions de signatures contre la loi Duplomb, snobant l’opposition massive à sa politique du pire pour le vivant. Dernier épisode en date : la loi d’urgence agricole, adoptée en juillet, avec son lot de calamités, dont la réintroduction de deux insecticides néonicotinoïdes interdits en France.

    Syngenta, empoisonneur sans frontières

    Syngenta commercialise certains des pesticides les plus dangereux au monde (paraquat, thiaméthoxame, chlorothalonil, atrazine). Plusieurs sont interdits en Europe en raison de leur grande toxicité pour la santé, mais sont exportés dans des pays du Sud, notamment au Brésil, en Inde ou au Kenya. Nous voulons mettre fin à cette économie d’exportation des poisons, véritable racisme environnemental.

    L’agrochimie sert aussi la guerre : l’agent Orange, herbicide produit par Monsanto et Dow, a ravagé le Vietnam ; aujourd’hui, l’armée israélienne épand des herbicides pour détruire les terres agricoles de Gaza. Les poisons de l’agro-industrie sont aussi des armes de l’impérialisme.

    Le cancer, une question politique

    La progression des cancers, y compris chez les plus jeunes, inquiète et mobilise la communauté scientifique au point que de nombreux médecins exigent l’arrêt de l’emploi des pesticides. Lymphome et myélome, mais aussi la maladie de Parkinson, sont reconnus comme maladies professionnelles liées aux pesticides. Des études suggèrent également un lien entre épandages et cancers pédiatriques.

    Les coupables ne sont ni les paysanNEs ni les salariéEs de l’industrie chimique, qui, avec les salariéEs agricoles, en sont les premières victimes. De nombreuses communes voient leur eau déclarée non conforme à cause des pesticides. L’ensemble de la population est aussi touché par la pollution des sols, de l’eau, de l’air et des aliments. La question posée est bien celle de la rupture avec l’agrochimie, inséparable de l’agriculture industrielle. Il faut imposer la réorientation des subventions englouties dans les entreprises de l’agro-industrie vers les pratiques agroécologiques respectueuses de notre santé, des sols et de la biodiversité, ainsi que l’accompagnement des agriculteurEs dans cette transformation. Nos exigences sont fortes, notre colère aussi !

    « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »

    Nous serons des milliers, le 3 octobre, à travers le monde, à constituer des cortèges festifs et revendicatifs, « pour rallier les luttes paysannes, écologistes, décoloniales et pour la santé des travailleurEs de la terre et des victimes du colonialisme chimique », comme le proclame l’appel des organisateurEs de l’évènement.

    Commission nationale écologie

  • Olivier Besancenot soutient le mouvement lycéen sur BFM TV...

    Olivier Besancenot était l'invité de BFM TV pour faire le bilan de cette journée de grève pour les salaires et les services publics du 29 septembre.

    Il a apporté au nom du NPA l'Anticapitaliste, sa solidarité avec les mobilisations lycéennes et condamné le choix de la répression et les violences policières qui ont touché les adolescents et adolescentes mobilisées.

  • Bloquer les prix, augmenter les salaires, combattre l’austérité !

    Le prix de l’essence explose, ceux de l’alimentation continuent d’augmenter, tandis que les remboursements de soins diminuent et que les services publics se dégradent. Guerre, inflation et austérité ont une même conséquence : faire payer la crise du capitalisme aux classes populaires. Mais les mobilisations du 29 septembre et la révolte lycéenne montrent que la colère peut converger.

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