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Actualités nationales... - Page 4

  • La guerre à la drogue, prétexte pour attaquer les messageries cryptées !

    La nouvelle loi contre le « narcotrafic », cheval de bataille de la droite la plus réactionnaire, a entamé son parcours législatif la semaine dernière à l’Assemblée nationale, avec un examen en séance plénière à partir du 17 mars.

    Initialement conçue pour répondre à la panique morale crée par le développement du trafic de drogues illicites, alors que le gouvernement fait en parallèle et au quotidien l’apologie de l’alcool, cette proposition de loi a des conséquences inattendues en matière de sécurité militante.

    Modification du régime de la criminalité organisée

    Comme l’a fort bien analysé La quadrature du Net, elle permet aux services de renseignement de revenir à la charge sur une de leurs vielles demandes : obliger les plateformes à créer des « backdoors », des portes dérobées leur permettant l’accès aux messageries chiffrées de type Signal ou Whatsapp. Le tout bien sûr, comme l’a assuré l’ineffable Retailleau devant la commission des lois de l’Assemblée, pour permettre à la police d’être plus efficace contre le crime organisé qui « se réfugie derrière le chiffrement ».

    Pour bien comprendre, si elle est adoptée en l’état, la loi modifierait le régime de la criminalité organisée. Elle pérenniserait en particulier l’usage récurent des poursuites pour « association de malfaiteurs en bande organisée », comme cela a été le cas pour les inculpéEs de Val-de-Reuil, dont des camarades du NPA-l’Anticapitaliste.

    Répression accrue pour le mouvement social

    Cela aurait également pour conséquence, entre autres, de permettre à la DGSI de mieux surveiller les communications des militantEs du mouvement social et des collectifs écolos, qui sont déjà particulièrement ciblés par la répression, comme on l’a vu avec le mouvement contre les mégabassines, les actions contre Lafarge ou l’A69.

    Le projet de loi contient nombre d’autres instruments pour s’attaquer aux libertés publiques, comme l’activation à distance des micros et caméras des smartphones et ordinateurs personnels, l’utilisation des « boîtes noires » pour analyser des données de communications et de connexion à internet via des algorithmes, la création d’un « dossier coffre » contenant les moyens techniques et numériques utilisés pour obtenir les preuves et dont le contenu ne serait pas versé au dossier, etc.

    Ce projet liberticide rencontre de fortes oppositions, des avocats, du Syndicat de la magistrature, de la CNIl, etc.

    Du côté de la gauche institutionnelle, c’est la confusion, au Sénat les groupes écolos, communistes et PS ont voté pour le texte tandis qu’à l’Assemblée, les députés Verts, insoumis et socialistes ont déposés des amendements pour supprimer l’article 8 ter du projet de loi qui porte sur les « backdoor ».

    Le NPA-l’Anticapitaliste, quant à lui, soutient la campagne lancée par la Quadrature du Net pour obtenir l’abrogation de ce projet de loi dans sa totalité.

    Alex Bachman

  • Pour le droit des peuples, contre le militarisme !

    Dans les relations internationales, la force est en train de remplacer le droit. Tel est le cas en Ukraine que la Russie a envahi au mépris du droit international, menant une guerre épouvantable, avec massacres de civils, violences sexuelles et torture généralisée des prisonniers. Tel est aussi le cas en Israël, où Netanyahou mène une guerre génocidaire à Gaza, intensifie la colonisation en Cisjordanie, envahit le Liban et même la Syrie, avec le blanc-seing de la communauté internationale.

    Depuis très longtemps, les Etats-Unis ont une responsabilité particulière dans la militarisation du monde. Ce sont les Etats-Unis, qui permettent depuis des dizaines d’années à l’Etat d’Israël de violer les résolutions de l’ONU et ce sont aussi eux qui arment son armée génocidaire. De l’Irak à l’Afghanistan, les Etats-Unis ont été les principaux fauteurs de guerre dans le monde ces dernières années .

    Avec l’élection de Trump, l’impérialisme américain a toutefois franchi une nouvelle étape. Les Etats-Unis menacent désormais tous leurs voisins, du Groënland au Panama, en passant par le Mexique et le Canada. Trump nie aussi les droits du peuple ukrainien et apporte son soutien à l’agression russe. Trump et Poutine sont ainsi en train de dessiner un monde, où il n’existerait d’autre loi que celle du plus fort.

    Le militarisme est une impasse

    Pour faire face à la politique de Trump, Macron propose de réarmer la France et l’Europe, en augmentant considérablement les budgets militaires et en déployant les armes nucléaires françaises dans toute l’Europe. Ce réarmement fait au passage l’affaire des macronistes, car il leur permet de légitimer leurs politiques de casse des services publics et d’austérité, en nous expliquant qu’il faut se serrer la ceinture pour faire tourner à plein régime les usines d’armement.

    La politique de Macron est basée sur un mensonge : jamais l’explosion des dépenses militaires n’a permis d’assurer la paix. Construire une paix durable ne peut se faire que sur la justice et le droit. C’est en affirmant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et cela aussi bien en Ukraine comme en Palestine, que pourrait se dessiner les bases d’un ordre juste, sans lequel il ne peut y avoir de paix durable. 

    La fuite en avant guerrière est la conséquence de la crise actuelle du système capitaliste : d’une part l’industrie de guerre est une manière de relancer l’économie et d’autre part nous assistons à une lutte pour une réorganisation des espaces contrôlés par les différentes puissances impérialistes.

    Le militarisme n’a jamais eu d’autre résultat qu’ajouter de la poudre à la guerre. C’est pour cela que le mouvement ouvrier a toujours promu une politique de désarmement, qui doit aujourd’hui se traduire par le mot d’ordre d’interdiction des armes nucléaires, chimiques ou biologiques, la réorientation des industries liées à l’armement. Ce n’est pas en augmentant les budgets militaires, mais au contraire en les diminuant que nous pourrons rompre avec les logiques guerrières et avoir les moyens de satisfaire les besoins essentiels des populations.

  • Non au militarisme néolibéral de Macron face à Trump-Poutine !

    Non au militarisme néolibéral de Macron
    face à Trump-Poutine ! 

    Soutien aux résistances armées
    et non armées des peuples
    contre tous les néocolonialismes

    Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée du 5 mars, veut faire participer la France et l’Europe à la montée militariste dans le monde, face à l’escalade guerrière avancée par l’axe néofasciste Trump-Netanyahou-Poutine : augmentation du budget militaire, légitimation de l’arme nucléaire, discours guerrier, et toujours criminalisation des migrantEs.

    Dans la même veine, l’Allemagne envisage de rétablir le service militaire et d’augmenter son budget consacré à l’armée. Tout cela en maintenant les politiques ultralibérales car, bien sûr, augmenter les budgets militaires ne peut se faire qu’en cassant davantage les services publics et les droits sociaux des classes populaires, et en faisant passer au second plan la lutte vitale contre le dérèglement climatique.

    L’impasse de ce système d’exploitation des ressources humaines et naturelles renforce la concurrence entre les grandes puissances, sur le plan économique comme militaire. Ce processus est lourd d’un danger de guerre mondiale avec une ampleur et une gravité sans précédent dans l’histoire de l’humanité, dont les premières victimes sont les peuples, les travailleuses et les travailleurs et la jeunesse, et dont les premiers bénéficiaires sont les profits. Et l’État français, un des premiers fabricants d’armes du monde, compte bien y retrouver une puissance aujourd’hui déclinante ! Pour nous, les industries militaires doivent être socialisées, soumises à un contrôle démocratique des citoyenNEs, interdites d’exportation vers des dictatures.

    D’autres voies sont pourtant possibles : la coopération internationale, sur le plan économique, écologique, social ; le soutien aux peuples en lutte, par en bas, contre les dirigeants dictatoriaux ou ultralibéraux. La lutte du peuple ukrainien, armée et non armée, ses syndicats, doivent être soutenus, comme les Kurdes, les PalestinienNEs, les BirmanNes...

    Le maintien d’une alternative progressiste et révolutionnaire implique en outre de suivre quelques boussoles que nous indiquent notamment les camarades ukrainienNEs : la défense de la paix ne peut se faire par le désarmement des agresséEs, qui est au contraire la voie la plus rapide vers une extension généralisée de la guerre ; la gauche se doit d’intervenir sur les enjeux liés aux armes – de la socialisation de la production au placement sous contrôle démocratique des décisions militaires.

    C’est par l’union des peuples qui subissent la violence des impérialismes néofascistes, par l’union des classes populaires, des exploitéEs, de touTEs les oppriméEs que notre camp social gagnera contre les dirigeants d’extrême droite, Trump, Poutine, Netanyahou, Milei, Modi, Orbán, Meloni, mais aussi contre les dirigeants des grandes puissances qui n’hésitent pas à prolonger la guerre économique en guerre meurtrière.