Si aujourd’hui la plupart des personnes se disent opposées à la maltraitance animale et contre l’élevage intensif, ce n’est guère parce qu’il existerait une volonté collective de changement. Bien que ces opinions ne soient plus admises au sein de notre société, la majorité des gens reste en faveur de l’abattage. Force est de constater que l’idée qu’un animal puisse être tué dignement perdure… Alors, comment faire pour que cesse cette production massive et à grande échelle de la mise à mort d’innombrables êtres sentients ?
Actualités nationales... - Page 5
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Sortir l’antispécisme des marges...
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Les abattoirs, une filière meurtrière à abolir...
Alors que le secteur de l’élevage est à l’heure actuelle le plus fervent défenseur d’une agriculture productiviste et qu’il a structuré le capitalisme moderne autour de ses intérêts, il n’est plus possible, au regard du consensus scientifique sur la sentience1 des animaux non humains, d’aborder l’agriculture sous les seuls aspects écologiques et économiques.
Nous souhaitons engager la réflexion sur ce que cachent les éléments de langages spécistes utilisés par l’ensemble de la filière de l’élevage.
Il n’est en effet pas possible pour un parti comme le NPA-l’Anticapitaliste, qui aspire à défaire l’ensemble des systèmes d’oppression et d’exploitation, de faire sienne une vision de l’élevage comme relation entre humain·es et animaux vidée de sa dimension coercitive et violente, alors que cette relation est un statut de propriété dans laquelle les humains sont les maîtres et possesseurs, et les animaux des individus relégués à l’état d’objet sans la moindre liberté de choix. Il n’est pas possible de dire qu’abattre un individu contre sa volonté et sans nécessité pourrait être en accord avec le fait de le respecter et de lui éviter des souffrances inutiles. Et enfin il n’est pas possible pour notre parti de considérer qu’un service public qui aurait pour mission de réaliser cette besogne serait compatible avec une société dépourvue d’inégalités sociales, comme si la tuerie de masse d’un groupe par un autre pouvait être dépourvue d’inégalités, qu’elles soient inter-espèces ou au sein même de l’espèce humaine.
Les abattoirs, une industrie qui se cache
En France 3 millions d’animaux sont tués dans les abattoirs chaque jour2. Cette violence est complètement occultée dans la vie quotidienne de la plupart des gens qui n’y travaillent pas, cela n’a pas toujours été si méticuleusement masqué. Si les publicités ou les étals de boucherie ne présentent que des images proprettes d’animaux vivants associées à des portions soigneusement découpées de leurs corps, c’est parce que l’industrie de l’élevage n’a aucun intérêt à ce que leurs chèr·es consommateur·ices soient exposé·es à la réalité brutale que l’on impose aux animaux. Car éprouver de l’empathie, capacité de nombreuses espèces dont la nôtre, permet de se solidariser avec d’autres individus en souffrance, qu’ils soient humains ou non, et de choisir de ne pas participer à un acte cruel exercé sur l’autre, au point de physiquement s’y opposer.
Jusqu’au début du 19e siècle, les animaux étaient tués dans les échoppes de bouchers, engendrant de nombreuses nuisances et problèmes sanitaires. Le sang des animaux s’écoulait dans les rues, les odeurs et les cris circulaient dans l’air ; parfois les animaux parvenaient à fuir, mettant en danger les passants. Pour ces raisons, et dans le contexte de la révolution industrielle, des abattoirs sont progressivement construits dans la capitale puis dans le reste du pays.
S’ils étaient d’abord en périphérie des agglomérations, les abattoirs en furent peu à peu éloignés à cause de l’urbanisation croissante et grâce aux capacités techniques de réfrigération, retardant la décomposition des cadavres. Aujourd’hui au nombre de 960 en France, les abattoirs sont isolés et cachés des regards dans les campagnes. Le rappel de leur existence se fait sur la route où nous croisons les camions qui s’y rendent à toute heure, transportant leurs futures victimes entassées dans des remorques à barreaux.
Une violence meurtrière exercée sur les animaux
Ces victimes viennent de toutes les filières de l’élevage. Que les animaux soient génétiquement sélectionnés et élevés pour leurs capacités de développement musculaire, pour leur sécrétion de lait après insémination, ou pour leur production d’œufs, tous sont destinés à une mort violente et prématurée. Car leurs capacités de production diminuent avec l’âge, et la rentabilité économique nécessite que l’on exploite leur corps dans leur entièreté. Leur mort est prématurée en comparaison des années qu’ils pourraient physiologiquement continuer à vivre. Elle est violente, pas uniquement par les conditions de leur mise à mort, mais simplement parce qu’elle leur a été imposée contre leur gré.
À leur arrivée tout d’abord, les animaux ne sont pas insensibles à leur environnement. Que ce soient les cris de leurs congénères ou les odeurs de sang et d’entrailles, ils comprennent que leur sort prochain est funeste et la détresse qu’ils éprouvent est visible. Ils hurlent, se débattent, certains d’entre eux parviennent à s’enfuir. Parfois même en chemin, pour échapper aux conditions horribles dans lesquelles ils sont transportés. Ils sont malheureusement souvent rattrapés et réintégrés dans la machine.
Une fois à l’intérieur, plusieurs sévices leurs sont infligés suivant la réglementation officielle de « protection des animaux »3. Et leur intégration dans la chaîne de production se fait de leur vivant. Au prétexte de limiter les souffrances lors de leur mise à mort, on peut les électrocuter, les asphyxier au dioxyde de carbone, leur perforer le crâne avec un vérin pneumatique puis les pendre à des crochets plantés dans leur chair avant de les égorger pour les vider de leur sang. Aucune de ces pratiques n’est indolore et ne permet de garantir la mort instantanée. Une garantie d’autant moins certaine que les cadences sont faramineuses. En moyenne, un abattoir tue en effet 45 vaches ou 840 porcs par heure4.
Leurs dépouilles sont alors préparées et conditionnées pour rejoindre nos magasins, hypermarché comme boucherie artisanale.
Une violence sociale, physique et psychologique exercée sur les humain·es
Si la violence imposée aux animaux est la plus évidente lorsqu’on évoque les abattoirs, celle qui est subie par les travailleuses et travailleurs de ces usines à tuer restent souvent dans un angle mort. Car ce sont bien des usines, bruyantes, sales et puantes, dont la production se fait à la chaîne, soumettant les individus qui la font tourner à une cadence infernale. L’enseignement que nous a transmis le mouvement ouvrier nous permet de dire que de telles conditions de travail sont terriblement aliénantes et usantes physiquement. Les statistiques montrent que 9 travailleuses et travailleurs d’abattoirs sur 10 ont souffert de trouble musculo-squelettiques et qu’à un poste d’abattage, le risque d’accident du travail est 4 fois supérieur à la moyenne nationale.
Mais on oublie aussi que l’acte de tuer est en lui-même source de souffrance psychologique. La détresse que vivent les employé·es des abattoirs se traduit par de nombreux troubles tels que l’anxiété, la paranoïa, la dissociation ou la dépression5. Ils et elles subissent également un stress post-traumatique important, dont les symptômes sont identiques à ceux que des militaires peuvent subir après avoir tué ou infligé des souffrances à d’autres personnes.
Isolés des centres urbains ou des sites industriels, les abattoirs sont aussi isolés des organisations syndicales. Ce sont des usines qui ont un taux de turn-over extrêmement élevé et qui ont recours à l’intérim, à des personnes immigrées et souvent sans-papiers. Ces personnes dont les capacités à s’organiser sont sapées par leur précarité, leur méconnaissance de la législation ou de la langue du pays en sont exploitées d’autant plus violemment6.
Fermons les abattoirs, convertissons les emplois
Si au cours d’un processus révolutionnaire, nous sommes en mesure d’imaginer la réorganisation de certains secteurs industriels nécessaires à la société pour en exclure l’exploitation violente, l’activité meurtrière même des abattoirs en font une filière à abolir complètement.
Les abattoirs sont un lieu charnière des systèmes d’exploitation que sont le spécisme et le capitalisme. On oblige un groupe à en massacrer un autre. Les massacrés le sont sans nécessité. Notre alimentation ou nos vêtements ne nécessitent pas de produits d’origine animale, du moins pas dans nos pays riches. Les employé·es des abattoirs y travaillent par nécessité économique, et fuient le lieu dès que possible avec de terribles séquelles.
Comment pourrions-nous dans notre projet que l’on considérerait communiste, tolérer que des individus soient tués et que d’autres individus soient forcés de mener la sale besogne afin de servir les intérêts d’un groupe social, par définition dominant ?
C’est pourquoi nous devons revendiquer et œuvrer à la fermeture des abattoirs et la conversion des emplois vers des secteurs utiles qui ne nuisent ni à la planète, ni aux humains, ni aux autres animaux.
- 1. Pour un être vivant, capacité à ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc., et à percevoir de façon subjective son environnement et ses expériences de vie (définition du Larousse). Depuis la déclaration de Cambdridge en 2012 qui acte un consensus scientifique mondial, ce concept n’est plus en débat, même s’il continue à être enrichi constamment.
- 2. L214, Nombre d’élevages et d’abattoirs en France. Site l214.com.
- 3. Ministère de l'agriculture, de l'agoralimentaire et de souveraineté alimentaire, La protection des animaux à l'abattoir. Site agriculture.gouv.fr, 28 février 2019.
- 4. L214, Conditions de travail et santé des ouvriers d'abattoirs. Site : viande.info.
- 5. Tani Khara, Animals suffer for meat production – and abattoir workers do too. The conversation, 4 février 2020.
- 6. Ella McSweeney and Holly Young, The whole system is rotten : life inside Europe’s meat industry. The Guardian, 28 septembre 2021.
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Solidarité avec les animaux : de la morale à la politique...
À l’occasion de son 6e congrès, le NPA-l’Anticapitaliste a voté une motion en faveur de l’intégration des autres animaux sentients dans son programme politique. Elle est motivée par la solidarité politique découlant d’une soumission commune au capital, plutôt que par la responsabilité morale qui pèserait sur l’espèce humaine à l’égard des animaux.
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Réduction massive de la consommation de viande et élevage paysan...
La destruction massive du vivant qui s’accélère tous les jours vient bousculer nos luttes et nos revendications. Dans ce cadre, la prise en compte de l’ensemble du vivant dans la lutte contre l’exploitation et les oppressions renforce nos analyses mais peut aussi créer des fractures qu’il est nécessaire de discuter.
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COP30, réagir avant qu’il ne soit trop tard...
Marquée par l’absence des États-Unis et de plus de la moitié des chefs d’État concernés, la COP30, à Belém du 10 au 21 novembre, est la preuve du recul général sur le front de la lutte contre le dérèglement climatique.
Dix ans après les accords de Paris, le bilan est sévère. L’objectif des 1,5 °C ne sera pas tenu, la 7e limite qui garantit l’habitabilité de la planète est dépassée : les océans s’acidifient et perdent leur capacité d’absorber le CO₂. La biodiversité qu’ils renferment est menacée. Les événements climatiques extrêmes se multiplient : incendies de forêts, inondations, tornades meurtrières. Plusieurs points de bascule vont être atteints (extinction des récifs coralliens, fonte des glaciers polaires, modification des courants océaniques), ouvrant sur un futur inquiétant et imprévisible.
Bilan catastrophique, responsables identifiés
La course effrénée aux profits, aveugle à l’urgence climatique, privilégie les intérêts des plus riches au détriment de l’intérêt général. Trois dossiers majeurs ne seront pas traités à la COP. L’autorisation d’exploiter le pétrole près de l’embouchure de l’Amazone est le symbole de la poursuite des énergies fossiles. Sous la pression de Trump, les négociations internationales pour diminuer les émissions du transport maritime ont été abandonnées. Enfin, les grands noms de l’agro-industrie sont des invités choyés par le président Lula, qui leur a réservé Agrizone, un espace dédié.
La plupart des gouvernements, l’UE en particulier, poussés par les forces climatosceptiques de la droite et de l’extrême droite, abandonnent progressivement les mesures environnementales. Ils concentrent leurs efforts sur les budgets militaires au détriment des politiques de justice sociale et climatique. Les mesures décisives de prévention qui pourraient limiter les dégâts ne seront pas prises.
Un mouvement international de résistance s’organise
La présidence de la COP préfère les 1 600 lobbyistes des fossiles aux représentantEs des peuples autochtones, refouléEs lorsque ils et elles ont voulu présenter leurs revendications. À leur côté, une multitude d’organisations et de mouvements écologistes, syndicaux, féministes et anticapitalistes sont réunis à Belém pour repenser leurs stratégies, coordonner et renforcer les processus de lutte et de résistance. Dimanche, plus de 50 000 manifestantEs ont crié leur colère contre la « COP des lobbyes ».
Nous devons amplifier ces mobilisations contre les projets écocides, contre l’extractivisme minier et l’agro-industrie, pour défendre le vivant (espèces menacées, forêts, mangroves et zones humides…). Chaque fraction de degré évitée limite la dégradation de nos conditions de vie et la destruction des écosystèmes. Nos luttes s’inscrivent dans un cadre internationaliste évident : les ravages environnementaux n’ont pas de frontière.
Contre notre ennemi commun, le capitalisme prédateur, notre objectif est le même : construire une société de justice sociale et climatique. Nous l’appelons écosocialisme.
Commission nationale écologie
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Sahara occidental : Une invasion coloniale sous parrainage impérial...
Le 31 octobre 1975 s’ouvre une page sombre de l’histoire coloniale contemporaine : l’invasion du Sahara occidental par le Maroc, soutenue militairement et diplomatiquement par la France et les États-Unis.
Près d’un demi-siècle plus tard, le vernis propagandiste n’a pas entièrement réussi à masquer ce que fut cette intervention : une véritable boucherie coloniale.
Une agression soutenue par Paris et Washington
Le 21 mars 2025, l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, l’a lui-même reconnu publiquement. Lors d’une conférence à Rabat, il admet que « l’armée française a ouvert le feu » sur des colonnes du Polisario, détruites par des avions Jaguar. Un aveu saisissant, confirmant l’implication directe de Paris dans l’invasion.
Washington n’est pas en reste. Le secrétaire d’État Henry Kissinger s’emploie alors, en coordination avec Rabat, à organiser et légitimer la Marche Noire. En toile de fond : la volonté de récompenser la coopération intense, quoique secrète, entre le Maroc et Israël. Protégé par deux grandes puissances impérialistes, le régime colonial marocain peut avancer sans craindre de conséquences diplomatiques majeures.
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte le 6 novembre 1975 la résolution 380, exigeant le retrait immédiat du Maroc. Cette injonction restera lettre morte, sans que cela n’entraîne aucune sanction.
Massacres, exode et crimes de guerre
Dès les premières semaines de l’invasion, ONG, journalistes et Comité international de la Croix-Rouge documentent une longue liste d’exactions commises par les armées d’occupation marocaine et mauritanienne : bombardements chimiques, exécutions sommaires, mutilations, attaques contre des colonnes de réfugiéEs en fuite, sièges de villes entières.
La Fédération internationale pour les droits de l’homme (FIDH) décrit dès février 1976 des massacres visant « des personnes de tous âges et de toutes conditions », y compris des enfants, exécutéEs pour refus d’allégeance au roi du Maroc. Des mutilations sont rapportées, comme des doigts coupés à des jeunes hommes pour les empêcher de combattre. La ville d’El Aïun se vide à 80 %, tandis que des camps de réfugiéEs sont bombardés.
L’universitaire américaine Ann Lippert témoigne devant le Congrès de bombardements au napalm entre janvier et février 1976 : selon elle, il existait « une volonté délibérée » des forces d’occupation marocaines « d’éliminer » les réfugiéEs.
Les attaques les plus meurtrières surviennent en février 1976 autour de Guelta Zemmur et Um Dreiga, où les forces d’occupation marocaines bombardent des milliers de civils, utilisant du napalm à plusieurs reprises.
Le documentaire Enfants des Nuages (2012) diffuse des images d’enfants sahraouiEs mutiléEs, ainsi que des témoignages glaçants. L’un d’eux raconte l’exécution de toute sa famille : soldats marocains pénétrant dans une maison, tirant sur les proches, frappant sa mère enceinte, égorgeant frères et père avant de torturer puis d’enterrer vivant l’enfant dans des ordures. Sauvé in extremis, il rejoint les camps de réfugiéEs algériens.
Face à ces massacres, l’Algérie est le seul pays à ouvrir ses frontières. Dès janvier 1976, la Croix-Rouge note la fuite de dizaines de milliers de SahraouiEs. Dans les années suivantes, près de 50 000 réfugiéEs, sur les 72 000 habitantEs recenséEs au Sahara occidental en 1974, s’installent dans les camps de Tindouf. Deux tiers du peuple sahraoui se retrouvent ainsi déracinés.
Un crime colonial impuni
En chiffres, l’invasion du Sahara occidental, ce sont des milliers de SahraouiEs massacréEs, exécutéEs ou brûléEs par les bombardements chimiques et plus des deux tiers de la population poussés à l’exil. Un demi-siècle après, Rabat continue d’imposer une domination coloniale soutenue par les mêmes puissances occidentales qui ont rendu possible la catastrophe de 1975. Rappeler cette histoire n’est pas seulement un travail de mémoire : c’est une nécessité politique, tant que le peuple sahraoui reste privé de liberté.
Amel
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Face aux violences et à l’extrême droite, les femmes luttent pour leurs droits...
e 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux minorisées de genre. À cette occasion, des mobilisations ont lieu partout en France le samedi 22 et le mardi 25 novembre. En France comme à l’international, les violences font système. Mais les femmes luttent et s’organisent pour défendre leurs droits et porter la solidarité avec les femmes du monde entier.
Dossier réalisé par la commission d’intervention féministe
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Contre les violences faites aux femmes, manifestons massivement dans la rue et dans l’unité !
Le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences envers les femmes et les minorisées de genre. C’est l’occasion de dire dans la rue, haut et fort, que nous ne nous laisserons pas faire et que nous sommes solidaires de toutes celles qui, dans le monde entier, résistent, se dressent contre les gouvernements autoritaires et se battent pour leur liberté et leurs droits !
Solidarité avec les femmes du monde entier
Les femmes et les minorisées de genre payent de leur corps le prix fort à l’heure où les guerres impérialistes et les conflits armés s’intensifient. Le viol est massivement utilisé comme arme de guerre au Soudan ou en République démocratique du Congo. Les violences reproductives s’y rajoutent et à Gaza elles participent du génocide, avec la destruction systématique des hôpitaux et maternités.
Nous sommes solidaires de toutes les femmes et minorisées de genre, privées de liberté et des droits les plus élémentaires, comme en Afghanistan ou en Iran, ou qui subissent les régressions de leurs droits du fait de politiques réactionnaires et de choix budgétaires antisociaux, comme en Italie, en Argentine, en Tunisie ou aux États-Unis. Mais aussi de celles qui sont contraintes à l’exil, dont certaines sous sous le joug des réseaux de traite de prostitution.
S’unir face aux violences
En France, cette année, au 6 novembre, ce sont encore 138 féminicides qui ont été recensés. Chaque année, 153 000 personnes majeures sont victimes de viols et 217 000 d’agressions sexuelles. Toutes victimes d’un système capitaliste patriarcal dont le maintien repose sur un système de domination où la violence est un élément central. Nous continuons de défendre une loi cadre intégrale contre les violences et les moyens qui vont avec.
Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes avait été déclarée grande cause nationale en 2017 par Macron, rien n’a réellement été fait. Le budget du gouvernement Lecornu, soutenu par la droite et l’extrême droite, prévoit des coupes massives dans les budgets sociaux comme dans les services publics et s’attaque à la sécurité sociale. Ces mesures vont aggraver la situation des femmes et vont exacerber les inégalités et les rapports de domination.
Cette année encore, l’extrême droite, qui constitue une menace majeure pour les femmes et minorisées de genre, cherche à s'incruster dans les manifestations féministes et instrumentalise la lutte contre les violences sexistes et sexuelles à des fins racistes et fémonationalistes. Rappelons-le haut et fort : les racistes et les transphobes n’ont rien à faire dans nos luttes féministes !
La meilleure réponse est de participer massivement aux mobilisations du 22 et 25 novembre et de travailler à l’unification du mouvement féministe pour la défense de ses revendications propres, des droits des femmes, en solidarité avec toutes les femmes et les minorisées de genre du monde entier ! Toutes dans la rue les 22 et 25 novembre !
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Palestine : Une semaine dans la France complice d’Israël...
À Gaza, le cessez-le-feu est un leurre et les PalestinienNEs demeurent sous blocus, dans des conditions qui menacent leur existence. En France, le gouvernement a poursuivi sa complicité avec Israël par tous les moyens, à commencer par la répression des voix solidaires.
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Une cantine bio communale pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux...
Interview de Cédric Forcadel, directeur général des services, et Patrick Robert, directeur des services techniques à la mairie d’Alizay (Eure), par Sophie Ozanne, membre de la Commission nationale écologie du NPA.