La protection sociale fera partie des débats centraux de la prochaine élection présidentielle. À l’approche de cette échéance, le patronat, par la voix du MEDEF, se fait entendre pour imposer ses solutions dans le débat public.
Actualités nationales... - Page 3
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TVA antisociale, capitalisation : les exigences du MEDEF pour la présidentielle...
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Vietnam, Martinique, Guadeloupe, Gaza… Le colonialisme chimique est toujours là !
Ce samedi 20 juin, un rassemblement contre le colonialisme chimique, organisé par le Collectif Vietnam-Dioxine et Diasporas Solidaires Avec les Victimes de l’Empoisonnement Colonial (DSAVEC), se déroulait à Paris, place de la Bastille, à l’appel de plus de 70 organisations et malgré une chaleur étouffante.
Récemment, deux procès ont connu une actualité judiciaire : celui de l’agent orange et celui du chlordécone.
Ce dossier explique ce que l’on appelle le colonialisme chimique et revient sur ces deux affaires, symboles du combat pour une écologie décoloniale.
Dossier réalisé par An Gwesped
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Chaleur partout, justice nulle part...
L’été, il fait chaud : c’est Pascal Praud qui vous le dit. Mais, derrière l’indigence des « débats » télé, il y a une réalité : les épisodes météorologiques extrêmes vont devenir la norme, tandis que le dérèglement climatique s’accentue.
La canicule, ce n’est pas de la météo
Cette vague de chaleur n’est pas un épisode « extraordinaire » : l’accélération de la hausse des températures moyennes en rend la répétition inéluctable. Ce dérèglement global est aggravé par le productivisme et l’extractivisme.
Alors que le seuil de +1,5 °C d’ici 2100, visé par les accords de Paris de 2015, est déjà atteint, la macronie nous vend des « plans d’adaptation » à +4 °C… Disons-le : il n’y a pas de monde à +4 °C. Les conséquences sur les océans, la biodiversité et la fertilité des terres sont incalculables.
La canicule, c’est de la politique
La gestion de la vague de chaleur montre l’inaptitude du gouvernement à concevoir des réponses structurelles aux besoins de la population : espaces de fraîcheur, rénovation du bâti, aménagement du temps de travail, etc.
Les écoles et les hôpitaux, saignés par l’austérité, sont renvoyés à la débrouille locale.
Des communiqués pour dire qu’il fait chaud ; des conseils, « buvez de l’eau, pas de la bière » ; et bien sûr un numéro vert : un plan canicule à bas coût, et une police déployée massivement pour faire respecter l’interdiction de l’alcool à la Fête de la musique.
Cette gestion policière systématique tue, comme nous le rappelle le septième anniversaire de la mort de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes, après une charge brutale.
Politisons le climat !
La catastrophe climatique touche d’abord les classes populaires et les pays du Sud ; autant dire que les capitalistes n’en ont cure. L’extrême droite, par son déni climatique et ses paniques morales, est bien la meilleure alliée de la bourgeoisie.
Capitalistes et fascistes nous font perdre un temps précieux pour engager la transformation écologique. Ils sont une menace pour la survie de l’humanité. Nous devons nous organiser pour leur enlever leur pouvoir de nuisance et pour décider collectivement des mesures nécessaires.
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Pour le climat, le capitalisme est le problème, pas la solution. Cette dernière est globale : elle doit combiner sortie de la logique productiviste, planification écologique, aménagement des territoires, redistribution des richesses, démocratie à toutes les échelles… Nous appelons à y travailler avec toutes les forces convaincues de l’urgence de cette rupture.
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Université d'été, c'et bientôt...
Du dimanche 23 août au mercredi 26 août
(accueil le samedi 22 à partir de 14h et départ le jeudi 27 après le petit déjeuner)
Comme chaque année, l’université d’été est un moment de réunion incontournable juste avant la rentrée qui nous permet de faire le point sur la situation politique (la crise économique et écologique ; les guerres, notamment en Ukraine et en Palestine ; la montée de l’extrême-droite en France comme dans le monde…) et nous préparer à une rentrée combative !
L’université d’été, c’est également l’occasion, dans la mesure du possible, de commencer à mettre en pratique collective nos principes, dans un cadre sympathique et convivial.
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LGBTI : contre l’offensive réactionnaire, lutter, résister...
À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Des États-Unis à l’Inde, en passant par le Royaume-Uni, les droits LGBTI reculent après des années d’offensive et de campagnes réactionnaires financées par des milliardaires, et en particulier les droits des personnes trans. La France n’est pas épargnée.
Depuis plusieurs années, une offensive réactionnaire et anti-trans se déploie dans de nombreux pays. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle accélération à mesure que, partout dans le monde, les droites réactionnaires gagnent du terrain. À travers cette offensive, c’est le droit à l’auto-détermination des personnes et l’ensemble des droits reproductifs qui sont attaqués.
En France comme ailleurs, ces attaques et discours de haine ont libre antenne dans les médias tandis que les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Bolloré et Stérin s’en prennent à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour toustes est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l’absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé.
Un gouvernement ouvert aux réactionnaires
Les proches de La Manif pour Tous, ceux qui ont voté contre le mariage pour toustes, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion, sont entrés dans les derniers gouvernements de Barnier, Bayrou et Lecornu. Certains d’entre eux, comme Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur jusqu’en octobre 2025, ont soutenu au printemps 2024 le projet de loi s’attaquant aux mineurEs trans.
Plus récemment encore, le gouvernement n’a pas hésité à soutenir la proposition de loi Rodwell. Ce texte raciste et liberticide vise notamment à restreindre l’accès au changement de prénom en conditionnant le droit à engager cette démarche à la présentation du casier judiciaire et en la rendant plus difficile pour les personnes ayant un acte de naissance étranger. Si les personnes trans ne sont que victimes collatérales d’un énième texte écrit sous couvert de lutte contre le terrorisme, il n’en constitue pas moins un recul inédit des droits trans en France.
Autre dommage collatéral, une mesure du budget 2026 a instauré depuis le 1er mars des frais de 50 € pour saisir le tribunal judiciaire ou le conseil des prud’hommes. De quoi compliquer davantage les demandes de changement d’état civil des personnes trans, une procédure déjà inutilement longue et complexe nécessitant le passage devant un juge au tribunal judiciaire.
Contre-attaquer, pour gagner de nouveaux droits
Dans ce contexte, nous savons qu’il n’y a plus rien à attendre des grands groupes capitalistes qui se font de plus en plus discrets pour le mois des fiertés depuis le retour au pouvoir de Trump, montrant bien l’hypocrisie du capitalisme arc-en-ciel. Nous n’étions de toutes façons pas dupes : c’est bien parce que le capitalisme a besoin de la famille hétérosexuelle pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent.
Face au danger réactionnaire et face à une extrême droite qui, vent en poupe, donne le tempo dans tout le champ politique, l’urgence est à l’unité la plus large de notre camp social pour nos droits. Cette unité doit être l’occasion de passer à l’offensive pour aller gagner de nouveaux droits sans se contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. En premier lieu, se mobiliser pour le changement d’État civil sur simple demande, gratuit, sans passage devant un psy ou un juge, pour toutes les personnes trans, avec ou sans papiers. C’est non seulement une revendication de longue date des organisations trans mais c’est aussi ce qui existe déjà en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou encore en Suède. Sur le plus long terme, demandons la suppression de la mention de sexe à l’état civil. Continuons de nous battre pour des services publics de qualité pour toustes, pour nos transitions.
Repartir à l’offensive, contre-attaquer, là est l’urgence pour les droits LGBTI et reproductifs. Un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite et dégager le gouvernement, là est l’urgence !
Commission nationale LGBTI
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Pour Noahm, contre les violences LGBTIphobes : des prides politiques...
Le meurtre de Noahm, agressé à Metz aux cris d’insultes homophobes, rappelle la persistance des violences LGBTIphobes. Alors que le caractère homophobe de l’agression n’a pas été retenu par le parquet, les marches des fiertés demeurent des moments essentiels de mobilisation.
Samedi 30 mai, à Metz, Noahm est agressé violemment avant d’être déclaré en état de mort cérébrale trois jours plus tard. Les motifs de cette agression sont très vite connus. Sous les cris de « Sales pédés » et « Sales pédales », Noahm a été tué parce qu’il se maquillait et qu’il était considéré comme efféminé. Noahm a été tué parce qu’il était gay. Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches.
Un climat LGBTIphobe
Pourtant, le motif homophobe n’a pas été retenu par le parquet, ce qui constitue une nouvelle violence infligée à Noahm et à ses proches. La justice et, avec elle, toutes les institutions de l’État invisibilisent quotidiennement les violences LGBTIphobes. Par exemple, malgré leur caractère explicitement homophobe, des guets-apens ne sont pas reconnus comme tels par la justice.
Le cas de Noahm est révélateur du climat LGBTIphobe ambiant. En 2025, SOS Homophobie a recensé 1 771 signalements LGBTphobes dont 186 agressions physiques. La montée de l’extrême droite et la banalisation de ses idées réactionnaires, notamment contre les personnes trans, alimentent un climat LGBTIphobe. À Lille, au Mans et à Maubeuge, des locaux d’association LGBTI ont été vandalisés par des groupes d’extrême droite.
Contre l’homonationalisme
Pourtant, l’extrême droite explique toujours que le danger pour les personnes LGBTI en France, c’est l’immigration. L’extrême droite présente les LGB (lesbiennes, gaies et bies) comme des personnes blanches victimes des populations racisées. Même si l’extrême droite est toujours aussi homophobe, elle prétend vouloir nous protéger et utilise nos luttes pour justifier son racisme. Son homonationalisme propose une intégration partielle des LGB blancs à la nation, tout en rejetant les personnes queer non blanches et les personnes trans. Ce sont bien ces dernières qui sont les plus précaires et les plus opprimées par la société.
Des prides politiques
Face à cette violence LGBTIphobe et à toutes les autres, il est nécessaire de se mobiliser à l’occasion des différentes marches des fiertés. À Metz, samedi 13 juin, des centaines de personnes ont manifesté lors de la pride annuelle pour rappeler les combats à mener contre les attaques homophobes et transphobes.
À Paris, la Pride des banlieues a eu lieu le samedi 6 juin dernier. Plusieurs milliers de personnes ont marché pour un logement digne, en particulier pour les personnes queers, sous des slogans antiracistes et pour la Palestine. Cette pride est un exemple, comme il en existe tant, montrant que les droits LGBTI, l’antiracisme et l’anticapitalisme peuvent et doivent aller de pair pour une véritable émancipation pour toutes et tous.
Les prides doivent être des moments de lutte, de politisation de notre communauté et de mise en avant de nos revendications. L’extrême droite est et restera notre pire ennemie, continuons à nous mobiliser.
Commission LGBTI du NPA
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Du 18 au 25 juillet, les Rencontres internationales jeunes...
Chaque été, les jeunes de la Quatrième Internationale organisent un camp politique d’une semaine : les Rencontres internationales jeunes (RIJ). Cette année, pour leur 41e édition, les RIJ auront lieu en Allemagne du 18 au 25 juillet.
Une semaine de révolution
Ce camp permet de se retrouver entre jeunes du monde entier pour discuter, se former, réfléchir à comment transformer la société vers un horizon écosocialiste. En bref, tisser des liens au-delà des frontières pour renverser le capitalisme.
En Iran, en Palestine, au Liban, en Ukraine, au Venezuela, au Congo ou encore à Cuba, les attaques impérialistes se multiplient. Les grandes puissances détruisent, tuent et pillent toujours plus de territoires. Partout, l’extrême droite progresse et ses idées réactionnaires se propagent. Face à ces impérialismes, il est urgent de renforcer nos liens internationalistes et de travailler ensemble à une riposte antifasciste et anti-impérialiste.
Un programme diversifié
Au programme : discussions sur le renversement du capitalisme, conférences en plénière, ateliers, camping, jeux, soirées, rencontres, etc. Lors de cette semaine, nous aborderons les luttes antiracistes, le mouvement féministe, les stratégies antifascistes, le travail syndical et bien d’autres sujets. Mais surtout, nous échangerons sur nos expériences, nos luttes (avec un dispositif de traduction bien établi).
Si tu viens, tu pourras en apprendre plus sur les luttes lycéennes en Belgique, le validisme à l’université, la solidarité avec le peuple kurde ou bien le mouvement transféministe en Argentine.
Un camp autogéré
Parce que nous ne voulons pas des oppressions et du capitalisme, parce que nous voulons construire la camaraderie au-delà des frontières, nous essayons de mettre en pratique nos principes : le camp est en autogestion. La nourriture, le nettoyage, notre sécurité collective, la tenue du bar… sont des tâches effectuées collectivement. C’est un petit aperçu de la façon dont nos vies pourraient s’organiser dans la société que nous cherchons à construire.
Cela inclut également des temps et espaces en non-mixité pour les personnes racisées, pour les femmes et les personnes minorisées de genre et pour les personnes LGBTI, afin de garantir un lieu de discussions et de débat entre personnes subissant la même oppression.
Des rencontres ouvertes à toustes
Tu es jeune, tu te reconnais dans les idées anticapitalistes, militantE ou non, le camp est ouvert à toutes et tous, y compris si tu es simplement sympathisantE. Nous sommes hébergéEs directement sur le camp, les couchages se font en tente.
Pour les personnes vivant en France, l’inscription est de 120 € (ce qui couvre les frais pour le camping, la nourriture et toute la logistique sur place), auxquels s’ajoutent les frais de transport. Mais l’argent ne doit pas être un problème : si tu as besoin d’aide pour payer, dis-le-nous au moment de ton inscription ! Des transports collectifs seront organisés, demande-nous pour en savoir plus.
Pour s’inscrire, rendez-vous sur la page Instagram des Jeunesses anticapitalistes. Pour plus d’infos et de précisions, tu peux nous contacter par mail à l’adresse : jeunes@nouveaupartianticapitaliste.org
Lien du formulaire d’inscription :
https://framaforms.org/inscription-aux-rij-2026-1770849782Les Jeunesses anticapitalistes
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Affaire Lyhanna : écouter les enfants, protéger les victimes...
La mort de Lyhanna, 11 ans, a bouleversé le pays. Comme souvent après un drame d’une telle ampleur, le gouvernement répond par l’annonce de sanctions plus sévères. Darmanin évoque un durcissement des peines contre les auteurEs de crimes pédocriminels. Mais l’affaire Lyhanna montre justement les limites d’une réponse uniquement punitive.
Car ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas l’absence de lois. C’est l’accumulation des alertes qui n’ont pas été traitées à temps. Le principal suspect avait déjà fait l’objet d’accusations de violences sexuelles sur mineure. Pourtant, plus de 9 mois après le dépôt de plainte, il n’avait toujours pas été entendu. Après le drame, le ministère de la Justice a ordonné le réexamen de 70 000 dossiers concernant des violences commises sur des mineurEs. Ce chiffre est vertigineux et montre que le problème n’est pas d’abord celui du niveau des peines, mais celui de la capacité des institutions à agir.
Protéger les enfants plutôt qu’alourdir les peines
La justice française est l’une des moins dotées d’Europe occidentale. La France compte seulement 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitantEs, contre 17,6 en médiane européenne. La situation est encore plus dégradée pour les procureurEs : 3,2 pour 100 000 habitantEs, contre plus de 11 en moyenne européenne. Derrière ces chiffres, ce sont des enquêtes qui s’accumulent, des dossiers qui attendent, des signalements qui restent sans réponse pendant des mois.
À chaque drame, le débat public se concentre sur les peines. Pourtant, une peine plus lourde n’aurait pas protégé Lyhanna si les alertes précédentes n’avaient déjà pas été traitées. Une sanction intervient après les faits. La protection des enfants exige avant tout des moyens pour enquêter, recueillir les signalements, entendre les victimes et agir rapidement.
Mais l’affaire Lyhanna révèle aussi quelque chose de plus profond. Elle met en lumière la difficulté persistante de notre société à écouter la parole des enfants.
Sortir de la culture de la domination
Le combat pour les droits des enfants rejoint celui des femmes. Les féministes ont montré depuis longtemps que les violences les plus graves s’inscrivent dans un continuum de domination. Les violences sexuelles, les violences conjugales ou les féminicides ne surgissent pas du néant. Elles prennent racine dans des rapports sociaux où certaines personnes disposent d’un pouvoir sur d’autres.
Cette logique concerne également les enfants. Historiquement, le patriarcat s’est construit autour du pouvoir du chef de famille sur son épouse et sur ses enfants. Les féministes parlent parfois du foyer comme du « berceau des dominations ». C’est souvent là que s’apprennent les rapports de pouvoir : qui décide, qui obéit, qui est cru et qui ne l’est pas.
Les violences éducatives ordinaires participent de cette culture. Gifles, humiliations, menaces, chantages affectifs ou autoritarisme quotidien reposent tous sur une même idée : l’enfant doit obéir parce qu’il est enfant. Son ressenti, son refus ou sa parole passent après l’autorité de l’adulte. Personne n’accepterait pourtant qu’un adulte soit frappé ou humilié « pour son bien ».
Le lien avec les violences faites aux femmes apparaît alors clairement. Dans les deux cas, la parole des victimes est souvent accueillie avec méfiance. Combien de femmes victimes de violences ont-elles entendu dire qu’elles exagéraient ? Combien d’enfants victimes de violences sexuelles ont-ils entendu qu’ils inventaient ou qu’ils avaient mal compris ?
Pour une réponse globale
Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. La Ciivise estime qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France. Dans l’immense majorité des cas, les auteurEs sont des hommes et les violences sont commises dans l’entourage proche ou familial. La pédocriminalité n’est pas une succession de faits divers isolés. C’est un phénomène social massif.
C’est pourquoi de nombreuses organisations féministes et enfantistes réclament une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. L’idée est simple : sortir d’une approche centrée uniquement sur la répression pour construire une politique publique globale. Prévention, éducation, formation obligatoire des professionnelLEs, repérage précoce des violences, accompagnement des victimes, renforcement des moyens de la justice et de la protection de l’enfance. Il s’agit d’agir avant les drames plutôt qu’après.
L’affaire Lyhanna pose une question fondamentale. Une société protège-t-elle réellement ses enfants lorsqu’elle ne les écoute qu’une fois morts ? Tant que la parole des enfants, comme celle des femmes, continuera d’être accueillie avec davantage de suspicion que de confiance, les violences continueront de prospérer. Les croire, leur donner les moyens d’être entenduEs et investir massivement dans leur protection : voilà l’urgence.
Commission nationale d'intervention féministe
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Parcoursup, un rouleau compresseur...
Le mardi 2 juin, à 19 heures, les premiers résultats de Parcoursup sont tombés. Pour les 1 046 000 candidatEs inscritEs sur la plateforme, c’est le début de plusieurs longues semaines de stress, d’angoisse et d’incertitude quant à leur avenir. Cette année, ce sont un tiers des candidatEs qui n’ont reçu aucune réponse favorable.
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Faire bloc contre toutes les répressions...
Poursuites judiciaires contre des syndicalistes, dissolutions d’organisations, interdictions de manifestations, gardes à vue pour des publications sur les réseaux sociaux, gels d’avoirs, sanctions disciplinaires ou violences policières : la répression s’étend aujourd’hui à l’ensemble des mouvements sociaux.