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Actualités nationales... - Page 3

  • Pour une stratégie révolutionnaire au 21e siècle...

    Cette contribution vise à lancer la discussion sur l’actualisation des conceptions stratégiques de notre courant, c’est-à-dire les façons dont nous envisageons une transformation révolutionnaire de la société, qui en finirait avec le capitalisme. C’est avec cette visée lointaine que nous orientons notre militantisme au quotidien.

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  • Contre le racisme, riposte et mobilisation le 22 mars !

    Les mineurEs isolées de la Gaîté Lyrique viennent d’être expulséEs dans la violence, montrant une fois encore que les attaques racistes, qu’elles viennent de l’État ou d’ailleurs, augmentent. La riposte est plus que jamais nécessaire.

    La manifestation du 22 mars est un moment clé pour exiger justice et égalité, et affirmer haut et fort que la lutte antiraciste est centrale dans la bataille contre le capitalisme.
    Racisme et capitalisme : une alliance historique

    Le racisme n’est pas une simple somme de préjugés individuels. Il s’agit d’un système structurel, ancré dans l’histoire du capitalisme, du colonialisme et de l’exploitation des peuples.

    Le racisme ne peut pas être compris sans analyser son rôle au sein du capitalisme. Dès ses origines, ce système s’est appuyé sur la classification raciale pour exploiter les peuples colonisés et justifier l’esclavage. Aujourd’hui encore les personnes racisées subissent les conséquences de ce système. Elles occupent majoritairement les emplois les plus précaires, subissent des discriminations dans l’accès au logement, à l’éducation et à la santé, et sont les premières victimes de la répression et des violences policières.

    Très loin d’être un « dérapage » du système, le racisme est un rouage du capitalisme. En France, les quartiers populaires sont laissés à l’abandon tandis que les habitantEs sont criminaliséEs et soumis à des contrôles au faciès. Dans le monde du travail, les discriminations à l’embauche sont systémiques et la surexploitation des ­travailleurEs sans-papiers est un fait établi.
    Un racisme systémique en pleine expansion

    Les derniers chiffres sont alarmants. En 2024, les crimes et délits à caractère raciste, xénophobe et antireligieux ont encore augmenté de 11 %, selon le ministère de l’Intérieur. Des actes qui se fondent évidemment sur l’islamophobie et sur l’antisémitisme. Ce sont plus de 16 000 infractions enregistrées en un an, principalement des injures publiques, des menaces, mais aussi des discriminations, des violences et même des homicides. Les principales victimes sont les hommes âgés de 25 à 54 ans et les étrangers, en particulier les ressortissants africains.

    Cette montée du racisme ne tombe pas du ciel. Elle est nourrie par les politiques étatiques et le discours des classes dominantes. À travers la répression policière, les lois islamophobes, les attaques contre les migrantEs et les sans-papiers, l’État entretient et renforce un climat de suspicion et de haine qui légitime les discriminations. La banalisation des discours réactionnaires dans les médias et la montée de l’extrême droite contribuent également à normaliser une vision racialisée et hiérarchisée de la société.
    Le racisme ne se combat pas par des mots, mais par la lutte !

    Face à cette offensive raciste et réactionnaire, il est impératif de réagir collectivement, de manière unitaire et révolutionnaire. L’histoire nous a montré que ce ne sont pas les discours institutionnels ni les réformes qui mettent fin aux oppressions, mais la lutte de masse et l’auto-­organisation des premierEs concernéEs.

    Le 22 mars, nous devons être dans la rue, non seulement pour dénoncer le racisme, mais aussi pour exiger la fin des politiques discriminatoires, l’arrêt des violences policières, la régularisation des sans-papiers et une justice sociale pour toutes et tous. C’est en construisant un mouvement large, anticapitaliste et solidaire, que nous pourrons briser la logique de division et lutter pour une société véritablement égalitaire. La lutte anti­raciste ne peut atteindre toute son efficacité que si elle s’inscrit dans une démarche globale contre les autres oppressions systémiques, comme le sexisme, le validisme et les LGBTIphobies. 

    Le combat contre le racisme est donc un combat pour l’émancipation de l’ensemble des classes populaires. Il ne s’agit pas d’une cause parmi d’autres, mais bien d’une nécessité pour quiconque veut renverser un système fondé sur l’exploitation et l’oppression.

    Le 22 mars, soyons nombreuses et nombreux à refuser la fatalité, à dénoncer l’injustice et à exiger une autre société. Contre le racisme, l’heure est à l’action !

    Commission nationale antiracisme

  • Faisons front contre le racisme et le fascisme !

    Cette année, la journée internationale contre le racisme est aussi une journée contre le fascisme. Avec l'élection de Trump et face à l'offensive réactionnaire en cours partout dans le monde, il est urgent de reconstruire un front large et unitaire de résistance contre les politiques racistes, anti-migrantEs, et plus largement contre l'extrême droite.

    Une dynamique fasciste

    En Hongrie, en Italie, en Allemagne... Dans toute l'Europe, l'extrême droite redevient une « solution politique » pour la bourgeoisie. Elle a le vent en poupe aux quatre coins du monde, comme en Inde où l'on assiste à une résurgence inquiétante de l'ultranationalisme hindou. C'est aussi la constitution d'une véritable internationale fasciste où, malgré les divergences, les stratégies politiques et les idées sont partagées d'un pays à l'autre. Le racisme, le nationalisme, le patriarcat, conjugués à une critique radicale de la démocratie, constituent le socle commun des extrêmes-droite. 

    En France, le RN a gagné de manière significative des positions institutionnelles et un élargissement de sa surface électorale conjuguée à une implantation croissante dans l'appareil d'État. Dans un contexte d'instabilité accrue où la bourgeoisie est incapable de résoudre la crise et n'a plus rien à proposer qu'une régression sociale sans fin, il y a des risques réels de basculements autoritaires. Le danger fasciste est aujourd'hui une possibilité.

    Une offensive raciste tous azimuts

    La régénérescence de la communauté via l'ethno-racialisme constitue l'un des piliers essentiels du fascisme. C'est sur cette base que Nétanyahou et ses alliés de l'extrême droite fasciste et suprémaciste israélienne s'appuient pour perpétrer un génocide en Palestine. Racisme et autoritarisme sont les deux faces d'une même politique. Partout la montée en puissance de l'extrême droite s'accompagne d'une offensive raciste et islamophobe de grande ampleur qui exploite les peurs de l'altérité raciale et qui se traduit par une criminalisation croissante des étrangerEs des musulmanE des migrantEs. En Europe, ce climat de haine participe de la recrudescence des violences racistes, comme on l'a vu en Angleterre l'été dernier, et encouragée par les dirigeants d'extrême droite, mais aussi par ceux de la social-démocratie comme Olaf Scholz en Allemagne ou Keir Starmer en Grande Bretagne, qui prennent leur part dans la chasse aux migrantEs. Contre le racisme d'État et le renforcement d'une Europe forteresse, nous défendons la liberté de circulation et d'installation, l'abrogation des lois islamophobes, la loi de 2004 qui instrumentalise la laïcité dans l'éducation ou celle de 2021 sur le « séparatisme ».

    Faire front !

    La mobilisation du 22 mars repose sur un arc de force associatif, syndical et politique large. C'est une étape importante. Il y a un enjeu majeur à renforcer notre solidarité avec les migrant·es et les personnes racisé·es et construire un front unique antifasciste qui s'inscrive dans la durée, pour faire reculer le racisme et le chauvinisme dans notre camp social et contrer l’influence croissante de l'extrême droite dans tous les espaces sociaux. Un cadre mobilisable pour opposer une résistance sur le terrain face à la banalisation des exactions des fascistes. Mais plus largement c'est par la reconstruction de la conscience de classe, du mouvement ouvrier et de notre capacité à incarner une alternative crédible au capitalisme que nous pourrons faire efficacement refluer la progression des idées mortifères de l'extrême droite et la menace du fascisme.

  • Extrême droitisation, fascisation, néo-libertarianisme ... Où va la bourgeoisie ?

    La crise multiforme du capitalisme exacerbe les contradictions au sein de la classe dominante confrontée à une crise d’hégémonie. Dans ce contexte la bourgeoisie tend à choisir des options à la fois ultralibérales et autoritaires qui confinent à une tentation croissante pour le fascisme. 

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  • Parler à notre classe, sortir de l’opposition entre ruralité et quartiers...

    Aurais-je pu être ruffiniste ? Longtemps enseignant dans l’un des 20 quartiers les plus pauvres de France1, tout en habitant un bourg avec son pont médiéval et sa vie de village digne d’une pub Herta, je me sentirais un peu paumé si je voyais le monde avec les yeux de François. Opposer « une France des bourgs et une France des tours » (qu’il suffirait de réunir, pour gagner les élections) est une vision étriquée, voire problématique2.

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  • On construit l’Alternative...

    Depuis près de deux ans, le NPA-L’Anticapitaliste est impliqué, aux côtés d’autres groupes politiques et de militant·es, dans le processus « On construit l’Alternative ». Avec la publication du Manifeste pour une nouvelle force politique démocratique, révolutionnaire et unitaire, pour la justice, la démocratie et toutes les égalités, une nouvelle étape est franchie. C’est le moment pour faire le point sur les avancées et les difficultés du processus et revenir sur le sens de l’engagement du NPA. 

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  • Stop à l’acharnement judiciaire de l’État français contre Abdourahman Ridouane !

    C’est une nouvelle étape dans l’acharnement judiciaire auquel fait face Abdourahman Ridouane. Le 10 mars, le tribunal judiciaire de Meaux a condamné l’ancien président du Rassemblement des musulmans de Pessac à quatre mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ». Il est également interdit de territoire français pour une durée de deux ans. N’ayant pas réussi à obtenir la fermeture administrative de la mosquée de Pessac, le ministère de l’Intérieur Darmanin, et désormais Retailleau, s’en prend à son président depuis près de trois ans. Il a ainsi dû renoncer à ses fonctions pour préserver la mosquée.

    Son tort ? Son engagement de longue date pour la lutte du peuple palestinien. Après l’arrêté d’expulsion brandi en janvier 2024 par Darmanin sur le fondement de la loi séparatisme et de la dernière loi immigration votée en décembre 2023 avec les voix de l’extrême droite et alors même qu’une décision de justice exigeait de procéder au renouvellement de son titre de séjour, Abdourahman Ridouane a passé trois mois en résidence administrative, avant d’être assigné à résidence. Il ne peut être expulsé en raison de la rupture des relations diplomatiques avec le Niger.

    Cette affaire marque une énième utilisation de la justice au service de la criminalisation du soutien aux droits du peuple palestinien, au service de la politique islamophobe de l’État qui vise à empêcher des musulmanEs de s’exprimer sur des questions politiques.

    Loin d’être un cas isolé, les procédures se multiplient depuis octobre 2023 pour faire taire celles et ceux qui dénoncent le génocide en cours en Palestine et la politique israélienne : en premier lieu les personnes étrangères et les musulmanEs. Nous dénonçons la criminalisation des représentants de leurs lieux de culte et la restriction de leur liberté d’expression. Nous affirmons notre soutien à Abdourahman Ridouane et plus largement à toutes et tous les militantEs poursuiviEs pour leur solidarité avec le peuple palestinien. Soutenir un peuple colonisé qui résiste à l’oppression n’est pas un crime. Stop à la criminalisation de la solidarité !