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Actualités nationales... - Page 3

  • Révolte lycéenne : halte à la répression...

    Depuis deux semaines, nous assistons à la mobilisation lycéenne la plus importante de ces dernières années. Portée par son caractère massif et son soutien au-delà des seulEs lycéenNEs, elle résiste à une répression policière extrême contre des personnes mineures.

    Tout part le 21 septembre dernier du lycée Saint-Exupéry à Créteil (94). Élèves et personnels se rassemblent pour demander plus de moyens pour l’éducation. Une semaine après, plus de 400 lycées sont bloqués, puis plus de 700, lors de la journée d’action du 2 octobre. Le 6 octobre, la mobilisation franchit un nouveau cap : plus de la moitié des lycées sont bloqués ou fermés pour la journée. Les manifestations rassemblent près d’un demi-million de personnes dans tout le pays. EnseignantEs, étudiantEs, parents et salariéEs d’autres secteurs rejoignent les lycéenNEs, élargissant la mobilisation.

    Le mouvement est marqué par son caractère massif et radical : il lie habilement la baisse des moyens consacrés aux conditions d’étude à l’augmentation des budgets militaires, et se positionne souvent en solidarité avec la Palestine. Ses méthodes sont le blocage des lycées, la jonction avec les établissements alentour et, depuis peu, avec les universités, et parfois la manifestation sauvage devant les mairies, ­préfectures et rectorats.

    Des budgets d’austérité en cause

    L’alerte avait pourtant été donnée dès le début de l’année 2026. Après les annonces de fermetures de classes, d’options ou de suppressions de postes par les rectorats en février, des mobilisations avaient éclaté, se concentrant notamment dans les Bouches-du-Rhône.

    ProfesseurEs, assistantEs d’éducation, psychologues ou infirmières scolaires, moyens matériels… tout vient à manquer en cette rentrée 2026, et le nombre d’élèves par classe est de plus en plus important.

    Les lycéenNEs mobiliséEs affirment clairement que la baisse des budgets alloués à l’éducation est à l’origine des difficultés qu’ils subissent durant leurs études, en empirant la situation de nombreux établissements déjà délabrés. En cette période de débat budgétaire où le gouvernement prévoit encore de demander des efforts aux mêmes catégories de la population, l’exaspération générale ne pouvait se traduire que par un éclatement de la colère. Elle vient cette fois des lycées, et a vocation à s’étendre jusqu’au 17 octobre tant que le gouvernement persiste dans cette voie.

    Une répression raciste et classiste de l’État

    Face à ces mobilisations légitimes après des décennies de coupes dans le budget de l’éducation, le pouvoir répond comme d’habitude par la seule force policière et la fermeture préventive des établissements concernés. 5 060 jeunes ont déjà subi une garde à vue en 10 jours. Des centaines d’élèves ont été blesséEs dans une fuite en avant répressive inédite contre des personnes mineures en France. Celle-ci ne vise pas aveuglément : elle touche principalement les classes populaires et les personnes racisées, victimes du racisme et du classisme systémiques de l’institution policière gangrénée par les idées d’extrême droite. Elle renforce en retour l’autodéfense des jeunes, parfois épauléEs par des adultes de leur entourage venuEs s’interposer. Des groupes fascisants s’invitent par endroits pour débloquer, mais sont vite repoussés.

    Un mouvement qui a vocation à s’élargir !

    Deux semaines après, des appels émergent de plusieurs organisations pour soutenir les luttes lycéennes : syndicats étudiants, de travailleurs de l’éducation, fédérations de parents d’élèves… même les plus modérées ne peuvent que constater la légitimité des revendications exprimées et la disproportion de la réponse policière. Le mouvement tend à s’étendre pour exiger des conditions d’enseignement dignes, de l’argent pour les services publics et la fin des violences policières.

    Suppression de la sélection à l’université et de Parcoursup, liberté syndicale et droit de grève au lycée : toutes ces revendications doivent être mises en œuvre rapidement avant une politique d’investissements massifs dans l’enseignement public et la rénovation des établissements. Au-delà, c’est toute une vision de l’éducation et le rapport à la jeunesse de cette société qu’il faudra repenser, comme avec la mise en place de l’autogestion dans les lycées.

    Jeunesses Anticapitalistes

  • Une révolte politique...

    Après avoir annoncé « aucune consigne de retenue », Nuñez refuse de s’excuser auprès des lycéenNEs blesséEs. À Tours, un jeune a perdu un œil ; à Lens, une grenade policière a arraché la main d’un élève de 15 ans ; à Belfort, un adolescent accuse un policier d’avoir tenté de le noyer, et des sénateurs LR réclament pour cet agent la Légion d’honneur ! Avant le 6 octobre, le ministère de la Justice recensait déjà 5 060 gardes à vue, dont 4 406 mineurEs. Le pouvoir veut terroriser une génération. En vain.

    Cette révolte est inédite par son ampleur, sa nature politique et la répression qu’elle subit. Partie des quartiers populaires, elle est devenue un mouvement d’ensemble. En réclamant moyens et égalité, les lycéenNEs raciséEs expriment aussi leur volonté de reprendre collectivement du pouvoir sur leur vie, face au tri scolaire, à Parcoursup et aux discriminations. C’est d’abord cette jeunesse, déjà confrontée au racisme policier, que frappe la répression : élargir le mouvement exige de porter ses aspirations sans effacer sa dimension antiraciste.

    Refusons donc le partage entre un mouvement « légitime » et des « débordements » qui lui seraient extérieurs : il reproduit des hiérarchies racistes et de classe. Dégradations matérielles et résistance aux agressions policières font aussi partie de la mobilisation. La lutte de cette jeunesse pour son avenir, et le refus de laisser une génération se faire massacrer par la police, sont au cœur du combat contre la fascisation : l’omniprésence des slogans antifascistes dans les cortèges témoigne de sa lucidité.

    L’appel intersyndical au 5 novembre n’est pas à la hauteur. Ne nous épuisons pas à le commenter : la mobilisation massive du 6 appelle des suites immédiates, à construire avec les équipes syndicales combatives et tous les cadres unitaires de lutte. Soyons chaque jour au plus près des lycéenNEs pour soutenir leur organisation et nous interposer face à la répression. Étendons la grève partout où c’est possible. Organisons aussi des mobilisations rassembleuses hors du temps de travail, en faisant du 17 octobre un point d’appui pour unir exigences sociales et combat antiraciste. Mais n’attendons pas le 17 : cette révolte peut changer le rapport de forces, à nous toustes de l’étendre dès maintenant. 

    Contre le racisme, l’austérité et la répression, ce mouvement est une révolte politique contre l’ordre capitaliste.

    Olivier Lek Lafferrière
    Manon Boltansky
  • « Trop jeunes pour penser, assez vieux pour se faire frapper ! »...

    La jeunesse se soulève contre l’avenir de misère et de destruction des services publics que lui réserve ce gouvernement. Plus de 600 lycées ont été bloqués la semaine dernière et des dizaines de milliers de lycéen·nes ont manifesté dans tout le pays. Le mouvement s’étend dans le supérieur et certains collèges. Après la mobilisation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations de jeunesse et l’intersyndicale de l’Éducation nationale appellent à se mobiliser le 6 octobre. La situation sociale est peut-être en train de basculer. 

    Le gouvernement a choisi le camp de la répression

    Macron et Lecornu ont choisi de réprimer le mouvement avec une extrême brutalité : jeudi 1er octobre, 1 949 jeunes ont été interpellé·es, puis 1 747 autres vendredi 2. Une telle vague répressive n’avait pas été vue depuis octobre 1961, lorsque plusieurs centaines d’Algériens avaient été tués à Paris.

    Cette répression s’inscrit dans une continuité coloniale et vise en premier lieu la jeunesse racisée et des quartiers populaires. Tirs de LBD, tabassages, insultes racistes, gardes à vue dégradantes : le gouvernement couvre et encourage toutes les violences policières. Il a également fermé plus de 400 lycées et des universités pour empêcher l’extension du mouvement en bafouant le droit de manifester.

    Avec l’ensemble du mouvement social, le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la violence du gouvernement. Il appartient à tout le mouvement social de montrer sa solidarité, en s’interposant face à la violence policière ! Un pouvoir qui brutalise sa jeunesse lorsqu’elle exprime sa colère et sa détresse est illégitime : Geffray, Nuñez et Macron doivent partir ! 

    Un autre monde est possible

    Les lycéen·nes ont raison de dénoncer la casse de l’Éducation nationale, de s’indigner que le seul budget qui ne soit pas mis à sac soit celui de l’armée. Ils et elles ont raison de se révolter devant les dégâts de ce monde capitaliste, qui sème la misère, le racisme, la guerre et la destruction de la planète. Ils et elles ont raison de dénoncer la sélection dans l’accès à l’université, de réclamer des conditions d’études décentes et de pouvoir vivre et travailler dans des locaux dignes. Un autre monde est possible et la jeunesse nous montre le chemin de sa construction : celui d’une société fondée sur la justice sociale et le refus de toutes les oppressions et de toutes les discriminations. 

    Ce sont eux les casseurs ! Nuñez, Geffray, démission !

  • Les lycées ont craqué. Soutien à la mobilisation lycéenne !

    Manque de personnels, classes surchargées et locaux pourris

    Le manque de personnels dans les établissements scolaires est criant. À la rentrée 2026, il manquait au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et des lycées.

    Alors que la baisse démographique (-340.000 en deux ans) laisserait espérer de diminuer le nombre de jeunes par classe, le ministre de l’Éducation nationale propose la suppression de 1600 postes dans l’éducation pour l’année prochaine, pour maintenir les classes surchargées. Cela fait partie des conséquences concrètes de la réforme Blanquer du bac (alors que Geffray était DGSco), de même que les emplois du temps surchargés de 8h à 18h et la pression constante par les contrôles et parcourSup.

    Enfin, le mois de septembre 2026 est un des plus chaud depuis 1900, dans le prolongement de la vague caniculaire depuis mai dernier. Le bâti scolaire est vétuste et inadapté aux changements climatiques que les capitalistes ont provoqués.

    Un mouvement social d’une ampleur inégalée

    La mobilisation des lycéens, partie de la petite couronne parisienne, s’est étendu dans des proportions jamais vue : dans toutes les villes, les lycéenNEs refusent de rentrer dans le rang.

    Face à cela, le gouvernement ne répond que par la répression : tirs de flashball, de lacrymo, de grenades, surtout quand il s’agit de réprimer des non-blancHEs. Le jeudi 29 septembre, on comptait plus de 1900 interpellations (dont 90% de mineurs), soit plus qu’au pic du mouvement des Gilets Jaunes en 2018.

    Fait nouveau : le gouvernement organise le lock-out des lycées mobilisés, voulant obliger les profs à faire des cours en distanciel pour casser la mobilisation. Vendredi 30 septembre, près de 400 lycées ont été fermés administrativement (20% des lycées publics) et la police a quand même réussi à interpeller plus de 1700 jeunes.

    La révolte est légitime !

    Nous voulons contribuer à créer un mouvement massif et auto-organisé pour les jeunes et aussi pour l’ensemble des personnels. Nous partageons les mêmes revendications :

    Embauches massives de personnels (profs, AESH, infirmière…).

    Contre les classes surchargées, nous exigeons 24 élèves maximum.

    Contre le 8h-18h : il faut en finir avec la réforme Blanquer du bac.

    Il faut un plan de (re)construction des établissements scolaires pour s’adapter aux changements climatiques.

    En finir avec ParcourSup et le tri social et racial organisé par l’institution scolaire.

    Nous appelons toutes et tous à nous à rejoindre les mobilisations lycéennes, à se mettre en grève et aller en manif, ainsi qu’à dénoncer les violences policières mardi 6 octobre et dans les jours qui suivent

  • Pour les manifestations...

    État fasciste, police raciste : à bas la BAC, les jeunes veulent le bac !

    Tri racial, tri social : l’école de la République est raciste !

    Pas de fouilles dans les lycées, à bas l’État policier !

    Police partout, moyens nulle part : à bas, à bas, la répression d’État !

    Plus de moyens au lycée, pour ne pas finir policier ; plus de places au CAPES, pour ne pas finir CRS ; plus de places à la fac, pour ne pas finir à la BAC !

  • Pas de congrès pour le Racisme Rational...

    Toustes à Orléans le 24 octobre !

    RN : extrême droite raciste

    Pour la première fois depuis sa création, le Rassemblement national peut gagner l’élection présidentielle. Le parti historique de l’extrême droite française a suffisamment été dédiabolisé pour pouvoir prétendre à diriger le pays. Pourtant, son projet politique ethno-racialiste reste toujours au service des patrons et des classes dirigeantes et reste un danger pour les minorités, les femmes, les personnes racisées et LGBTI+.

    Le RN a commencé sa campagne présidentielle en proposant l’interdiction du port du foulard, dans la lignée de l’islamophobie ambiante et généralisée en France. Le RN a également proposé de diminuer drastiquement le nombre de logements sociaux, qui concentrent les populations non blanches. Ces propositions ciblent directement les personnes racisées, qui ont plus de mal à se loger dans le parc privé et sont surreprésentées parmi les salariéEs aux plus bas revenus.

    Le projet raciste et suprémaciste du RN se décline dans ses références régulières à la préférence nationale, à la « nostalgie » de l’Algérie française et de la colonisation, voire directement au nazisme.

    Quelques jours après que le député Jean-Philippe Tanguy, numéro 2 du RN, a repris la devise nazie « Le travail rend libre », Mediapart a dévoilé des propos tenus par l’actuel président du RN, Jordan Bardella, au début de sa carrière politique, qui témoignent d’un antisémitisme obsessionnel. Cela n’est une surprise que pour celles et ceux qui ont voulu donner du crédit à la politique de dédiabolisation du RN.

    Ce n’est pas une surprise, car les propos racistes et antisémites tenus par ses candidatEs et ses militantEs sont régulièrement rapportés par la presse et les militantEs. La vidéo de la tournée raciste des policiers de Carcassonne en est un exemple récent parmi tant d’autres.

    Alors que l’extrême centre gouverne sur sa droite extrême, en soutenant et en votant certaines propositions historiques de l’extrême droite, comme la loi « permis de tuer », une victoire du RN aux élections lui donnerait les commandes d’un appareil d’État déjà autoritaire. Son programme autoritaire, raciste et patronal frapperait d’abord les non-BlancHEs, les femmes, les personnes handicapées et les malades, les LGBTI+, puis l’ensemble de notre camp social.

    Sa progression s’inscrit dans une dynamique de renforcement des extrêmes droites à l’échelle mondiale, qui prospèrent en stigmatisant les migrantEs et les musulmanEs et en proposant une « remigration » qui est un projet raciste de déportation et de nettoyage ethnique.

    Les sondages donnent une avance très nette au RN, mais il n’y a pas de fatalité. Sa défaite est encore possible. Pour cela, il faut dénoncer clairement le RN pour ce qu’il est : le parti du Racisme National, un parti qui ne devrait pas pouvoir tenir un congrès. Un parti qui nous trouvera sur son chemin pour le dénoncer partout où il sera. Nous serons donc à Orléans le 24 octobre pour la grande manifestation unitaire et le village antifasciste contre le congrès présidentiel du RN.

    Contre le fascisme, résistance !

  • Budgets 2027 : sabrer nos droits pour préserver les profits...

    Le projet de budget de l'État (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS) présentés jeudi 1er octobre en Conseil des ministres prévoient 43 milliards d’euros d'austérité supplémentaire, portant à 54 milliards les réductions de dépenses publiques imposées en 2027 en tenant compte des mesures déjà engagées.Derrière le discours de « l'effort partagé », le gouvernement Lecornu poursuit la politique du président des riches : faire payer la crise aux classes populaires pour préserver les profits.

    Hormis la bourgeoisie, personne n'est épargné : désindexation des pensions dès 1 260 euros, gel des APL, de la prime d'activité et de prestations familiales, nouveaux déremboursements, attaques contre les accidentéEs du travail, hôpitaux au régime sec. Les budgets de l'éducation, des collectivités et de la lutte climatique sont rabotés.

    Pendant ce temps, les 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises, niches fiscales et exonérations de cotisations sont pour l'essentiel maintenus. Et 6,4 milliards supplémentaires vont aux dépenses militaires. La dette publique et le déficit de la « Sécu » ne viennent pas de dépenses sociales excessives, mais de recettes sacrifiées pour le patronat.

    Rien qu'au deuxième trimestre 2026, les grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, tandis que le pouvoir d'achat recule pour la deuxième année consécutive.

    Pour que l'argent public serve les besoins de la population plutôt que les actionnaires, les affrontements parlementaires ne suffiront pas. En 2025, les 44 milliards de coupes du budget Bayrou avait provoqué la mobilisation Bloquons tout et la journée de grève du 18 septembre. Aujourd'hui, La jeunesse mobilisée pour les moyens d'étudier et un avenir sans précarité ouvre une brèche : élargissons-la par une mobilisation d'ensemble, dans la rue et par la grève, dès le 6 octobre !

  • Soutenons la lutte du peuple brésilien contre l’extrême droite !

    Dans quelques jours, l'Amérique latine pourrait voir se consolider les appétits de domination de la puissance étatsunienne. Donald Trump mène une politique offensive, d'ingérence sur le processus électoral brésilien, afin d'avoir un gouvernement de plus dans le continent, allié et soumis aux États-Unis.

    De fait, Trump et son administration se prévalent de plusieurs victoires en Amérique latine et dans la Caraïbe, depuis quelques mois, au Vénézuéla, au Pérou, en Colombie, au Chili notamment, alors qu’il accroît sa pression sur Cuba.

    Dans ce contexte, les élections au Brésil des 4 et 25 octobre prochains vont être déterminantes dans la confirmation ou le frein mis aux avancées de l’impérialisme des États-Unis dans le continent et des attaques en cours contre tous les droits fondamentaux. Une éventuelle victoire de Flavio Bolsonaro (fils de l’ex-président aujourd’hui incarcéré) face à Lula auraient aussi des conséquences délétères pour toute l’Amérique latine, et bien au-delà.

    La montée des droites extrêmes, la formation de gouvernements ultra-libéraux et ultra-conservateurs en guerre contre les libertés, les droits et les conditions de vie des travailleurs.euses, des femmes, des minorités ethniques ou sexuelles et des migrant.es, partout dans le monde est promue par Trump et ses soutiens milliardaires.

    Le clan Bolsonaro n’est pas seulement comptable de la politique de Jaïr Bolsonaro, principal responsable de l’effroyable bilan – des centaines de milliers de morts au Brésil - de sa politique lors du Covid, de l’effondrement des conditions de vie des populations pauvres du Brésil, de l’aggravation des destructions environnementales et d’une tentative de putsch après sa défaite contre Lula aux élections de 2022 qui l’ont conduit en prison. Ce mouvement, aujourd’hui incarné par son fils, annonce le pire pour le peuple brésilien, pour l’Amérique latine et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

    S’il est élu, avec son parti et ses alliés (politiques, financiers, évangélistes, grands propriétaires terriens, militaires), il s’apprête à vendre aux Etats-Unis et aux multinationales une partie importante des ressources énergétiques et minières du Brésil, à accélérer la déforestation de l’Amazonie et à inverser la politique internationale de Lula qui représentait un certain contrepoids à la politique guerrière de Donald Trump.

    Nous, organisations politiques françaises soussignées, affirmons notre entière solidarité avec tous les partis, peuples autochtones et les mouvements sociaux qui, au Brésil, mènent la lutte contre le clan Bolsonaro, les extrêmes droites et la menace imminente qu’ils représentent. En ce sens, quelles que soient nos différences ou éventuels désaccords avec le gouvernement sortant, nous appuyons avec force la candidature de Lula et la coalition qu’il mène. Nous sommes conscient.es que le combat qu’ils et elles mènent au Brésil est lié à celui qu’en France nous menons et mènerons contre l’extrême droite et son monde, également inspirée et solidaire de Trump et de ses projets impérialistes.

    Partis signataires :

    Gauche Ecosocialiste (GES)

    Les Verts Populaires 

    NPA-L’Anticapitaliste 

    Réseau Ecosocialistes et Insoumis.es (RESI)