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L'anticapitaliste : le journal, numéro 719...

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Après avoir refusé tout l’été de nommer un Premier ministre issu du NFP, Macron continue de diriger en monarque le pays malgré les défaites qu’il a subies d’abord aux élections européennes puis surtout aux législatives, accaparant ainsi le pouvoir de façon totalement antidémocratique.
Macron et les ficelles anti-démocratiques de la Ve République
Après une lourde défaite aux élections européennes, Macron nous a convoquéEs dans les urnes de toute urgence en juin dernier au risque, sans peur aucune, de donner le pouvoir au RN avec lequel il préparait la cohabitation. Mais le résultat des élections a été sans appel : Macron a non seulement subi une nouvelle défaite, mais à la différence des élections européennes, c’est le NFP qui est arrivé en tête, sur un programme de rupture avec le macronisme.
Au mépris de toutes les règles et valeurs dont il se réclame – la République, les institutions, la stabilité, la responsabilité, etc. –, Macron a tout d’abord décidé d’ignorer le message des urnes en maintenant un gouvernement illégitime durant tout l’été. Il utilise toutes les ficelles anti-démocratique de la Ve République.
La stratégie de Macron est maintenant de chercher sur les marges du faible bloc central un Premier ministre susceptible de continuer comme avant sa politique, celle-là même qui vient d’être par deux fois profondément rejetée par la population. Il s’apprête ainsi à nommer un Premier ministre qui ne reviendra pas sur la réforme des retraites, qui se refusera à augmenter immédiatement de 200 euros le SMIC et qui appliquera pieds et poings liés une politique d’austérité au profit des plus riches. Et tant pis si, pour ce faire, il lui faudra composer avec le Rassemblement national et s’assurer qu’il ne vote pas la censure contre un nouveau gouvernement Macron. Marine Le Pen et Bardella ont d’ailleurs annoncé qu’ils étaient prêts à entrer dans ce jeu, certainement en échange de nouvelles offensives racistes et sécuritaires qui ne posent aucun problème à Macron.
Le déni de démocratie doit prendre fin
Après avoir dissous l’Assemblée, il a décidé de dissoudre la volonté populaire, ce qui témoigne d’une très profonde crise de régime. Afin de dénoncer ce scandale démocratique, des manifestations se mettent en place pour le 7 septembre. Le NPA-l’Anticapitaliste participera à ces manifestations et appelle d’ores et déjà à les poursuivre dans la durée. Le déni de démocratie doit prendre fin, il faut imposer le programme du Nouveau Front populaire : l’augmentation des salaires et revenus, l’abrogation de la réforme des retraites, des moyens pour les services publics, une planification écologique, etc.
La Ve République a fait son temps. Les institutions actuelles sont profondément anti-démocratiques et ne permettent pas de répondre à l’urgence sociale et écologique. Elles offrent en effet aux possédants de quoi contourner la volonté populaire de mettre en place une politique de progrès social, qui serait la seule voie à suivre pour faire vraiment reculer l’extrême droite.
Une vraie démocratie fondée sur les besoins
Pour changer cette société usée, une assemblée constituante représentative de notre camp social, issue des luttes et démocratiquement élue doit renouveler en profondeur les institutions. Il nous faut en finir avec la concentration des pouvoirs par un président. Nous voulons une véritable démocratie, fondée sur le débat démocratique à la base, sur les besoins de la population organisée et active.
Partis, syndicats, associations, électeurs du NFP, ensemble, l’heure est à l’unité des forces de gauche sociales et politiques et à la mobilisation contre Macron et sa politique, pour faire reculer l’extrême droite. Nous avons confiance en nos forces !
Pris à son propre piège, Macron continue de mépriser les résultats des urnes… pour mieux servir les riches.
Il est temps d’imposer les mesures d’urgence sociale, démocratique et écologique du NFP et d’affronter ceux qui détiennent le pouvoir.
Olympique ! Voici comment on pourrait qualifier la vie politique française depuis le 9 juin. Le gouvernement Attal pulvérise des records en matière d’autoritarisme. Il détient le record de longévité des gouvernements démissionnaires depuis 1948 : près de 50 jours.
Le suspense ne semble pas près d’être levé : à peine énoncés, les noms des hypothétiques Premiers ministres disparaissent. Thierry Beaudet, Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand ? Nul ne sait qui l’emportera. Une chose est sûre, il n’aura pas la tâche facile… de ne rien changer à la politique du président.
Sous le bruissement médiatique, Macron répond davantage à la pression du Medef qui, fustigeant le programme NFP jusqu’à l’annonce que Lucie Castets ne serait pas nommée, exhortait les futurs dirigeants du pays à poursuivre l’action de Bruno Le Maire. Lequel a été, selon le président du Medef « un artisan déterminé et déterminant [des] politiques pro-business. » Avec le résultat qu’on connaît pour les comptes publics, les services publics et notre avenir !
Au même moment, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, mettait en garde contre l’augmentation du Smic, avec l’objectif de défendre les petites et moyennes entreprises. La stratégie de Macron consiste à chercher sur les marges du faible bloc central un Premier ministre susceptible de continuer comme avant sa politique, celle-là même qui vient d’être par deux fois profondément rejetée par la population.
Il s’apprête ainsi à nommer un Premier ministre qui ne reviendra pas sur la réforme des retraites, qui se refusera à augmenter immédiatement de 200 euros le SMIC et qui appliquera pieds et poings liés une politique d’austérité au profit des plus riches. Et tant pis si, pour ce faire, il lui faudra composer avec le Rassemblement national et s’assurer qu’il ne vote pas la censure contre un nouveau gouvernement Macron. Marine Le Pen et Bardella ont d’ailleurs annoncé qu’ils étaient prêts à entrer dans ce jeu, certainement en échange de nouvelles offensives racistes et sécuritaires qui ne posent aucun problème à Macron.
Après avoir dissous l’Assemblée, il a décidé de dissoudre la volonté populaire, ce qui témoigne d’une très profonde crise de régime. Afin de dénoncer ce scandale démocratique, des manifestations se mettent en place pour le 7 septembre. Le NPA-l’Anticapitaliste participera à ces manifestations et appelle d’ores et déjà à les poursuivre dans la durée. Le déni de démocratie doit prendre fin, il faut imposer le programme du Nouveau Front populaire : l’augmentation des salaires et revenus, l’abrogation de la réforme des retraites, des moyens pour les services publics, une planification écologique, etc.
Pour faire appliquer ne serait-ce que ces mesures d’urgence du programme du NFP, il nous faudra vaincre les résistances des ultra-riches et de la bourgeoisie qui a taillé sur mesure les institutions avec lesquelles Macron continuera de jouer tant que nous le laisserons faire… et poser la question du pouvoir.
La Ve République a fait son temps. Les institutions actuelles sont profondément anti-démocratiques et ne permettent pas de répondre à l’urgence sociale et écologique. Elles offrent en effet aux possédants de quoi contourner la volonté populaire de mettre en place une politique de progrès social, qui serait la seule voie à suivre pour faire vraiment reculer l’extrême droite.
Pour changer cette société usée, une assemblée constituante représentative de notre camp social, issue des luttes et démocratiquement élue, doit renouveler en profondeur les institutions. Il nous faut en finir avec la concentration des pouvoirs par un président. Nous voulons une véritable démocratie, fondée sur le débat démocratique à la base, sur les besoins de la population organisée et active.
Partis, syndicats, associations, électeurs du NFP, ensemble, l’heure est à l’unité des forces de gauche sociales et politiques et à la mobilisation contre Macron et sa politique, pour faire reculer l’extrême droite. Nous avons confiance en nos forces !
Avec plus de 750 personnes présentes, cette 16e université d’été du NPA-l’Anticapitaliste s’annonçait comme un grand cru.
L’actualité politique, ses incertitudes autant que la crise multiforme du capitalisme ont été discutées dans de nombreux ateliers.
Remercions toutes et tous, notamment nos invitées et invités qui ont contribué à la richesse des débats de cette université d’été.
La 16e université d’été du NPA s’est déroulée du 25 août au 28 août 2024.
Vous pouvez voir ou revoir certains des ateliers ci-dessous :
Dimanche 25 août
- Où en est la crise mondiale du capitalisme ? Avec Eric Toussaint.
- Législatives 2024 : en campagne contre l’extrême droite. Avec Pauline Salingue et Raphaël Arnault
- La gauche, les médias et la démocratie. Avec Edwy Plenel. Présentation : Fabienne Dolet.
- Quelles perspectives pour le Nouveau Front populaire et la construction d’une gauche de rupture ? Avec Aurélie Trouvé (LFI), Pauline et Lou (UCL), Boris Chenaud (GES), Yoletti Bracho (Rejoignons-nous), Laurent Levy (Ensemble!) et Laurent Ripart (NPA). Présentation : Drass.
Lundi 26 août
- Solidarités et résistances contre le génocide en Palestine. Avec Salah Hamouri (avocat, animateur de Boussole Palestine), Monira Moon (animatrice de la campagne Boycott, désinvestissements, sanctions - BDS) et Ersilia Soudais (député LFI).
- Débat NPA/LFI : qu’entend-on par gauche de rupture ? Quel outil politique pour la construire ? Avec Aurélie Trouvé et Antoine Larrache
- Être de gauche sur les internets. Avec Kath (productrice, vidéaste / bolchegeek, et streameuse), Benjamin (vidéaste / bolchegeek, et essayiste), Modiie (sociologue et streameuse), Lumi (vidéaste / Blast et Vidéodrome) et Ebibi (sculptrice sur verre, streameuse et présidente de l’association Furax)
- Racisme, sexisme et capitalisme dans le rap. Avec Benjamine Weill , Amel et Kevin
- Meeting de l’Université d’été
Mardi 27 août
- Nos vies/Leurs profits - Nouveaux horizons sociaux et politiques. Avec Olivier Besancenot, Murielle Guilbert et Youlie Yamamoto
- Pour une écologie décoloniale et populaire. Avec Fatima Ouassak, autrice et militante féministe, écologiste et antiraciste et Orian et Tom du Collectif Vietnam Dioxine
- Rapport de force mondiaux, résistances populaires et solidarité internationale face aux impérialismes, au colonialisme et aux guerres. Avec Christian Varin, Hanna Perekhoda, Clémence Jung et Claude Serfati
- Quelle union pour le social et le politique ? Comment construire les mobilisations dès la rentrée ? Avec Matthieu Brabant (bureau confédéral de la CGT), Murielle Guilbert (co-déléguée générale de Solidaires), Pauline Salingue (porte-parole du NPA), Benoit Teste (secrétaire général de la FSU)
Après la victoire aux législatives, le NFP avec une majorité relative, se retrouve pris en étau : répondre aux exigences populaires de son électorat ou gouverner sans appliquer tout le programme.
MANIFESTATION
samedi 7 septembre à 10 h 00
Nice place Garibaldi
Manifestation ce 7 septembre 2024 pour dénoncer le coup de force de Macron qui refuse, au nom d’une soi-disant « stabilité institutionnelle », de prendre acte des résultats des élections législatives en nommant une Première ministre porteuse du programme arrivé en tête, celui du Nouveau Front Populaire.
Poursuivant sa stratégie du chaos, Macron s’enfonce dans l’autoritarisme et refuse la mise en place d’une véritable politique alternative : il ne fait en réalité que défendre la « stabilité » de ses politiques néolibérales favorables au patronat et aux actionnaires.
Contre le coup de force de Macron, le NPA 06 appelle à se mobiliser pour la démocratie et la justice sociale, pour la défense de l’école publique et pour obtenir la satisfaction des revendications du monde du travail.
Le 7 septembre, toutes et tous dans la rue pour l’abrogation de la contre-réforme des retraites, l’augmentation des salaires, l’abandon du « choc des savoirs » et un plan ambitieux d’investissement dans l’école publique.
À Gaza, l’escalade dans l’horreur continue. En plus des bombes, des balles et des obus, les GazaouiEs subissent une épidémie de polio – maladie quasiment éradiquée depuis le début des années 2000 – qui fait partie des maladies liées au manque d’hygiène. La famine a tué des centaines d’adultes et d’enfants
Désormais, Israël a ouvert depuis fin août un nouveau front en Cisjordanie, plus précisément une invasion au sol massive dans les camps de réfugiéEs de Jénine et Tulkarem. L’invasion qui mobilise des milliers de soldats, des chars, des drones et des bulldozers blindés est prévue pour durer plusieurs semaines. C’est l’opération la plus importante depuis l’opération « Rempart » pendant la Seconde Intifada en 2002, lors de laquelle Israël avait notamment envahi Ramallah et encerclé le quartier général de Yasser Arafat.
L’extension de la guerre menée à Gaza en Cisjordanie est un seuil supplémentaire franchi dans l’offensive coloniale déterminée à prendre sur l’espace de vie des Palestiniens et des Palestiniennes. Même si à ce stade les objectifs sont flous, Israël montre par cette invasion qu’il n’y a pas, pour cet État, de paix envisageable avec les PalestinienNEs sans leur élimination et leur déplacement, sans la recolonisation complète de l’ensemble de la Palestine historique. La politique coloniale d’Israël trouve sa logique dans l’extension du contrôle à tous les territoires occupés : élimination des PalestinienNEs, déplacements forcés des populations ou les pousser à la fuite par la terreur.
Le NPA dénonce cette offensive sur la Cisjordanie et demande comme à Gaza un arrêt des attaques par l’État d’Israël et un retrait des troupes.
Le NPA salue la détermination du peuple palestinien qui résiste et refuse de se laisser exterminer.
Le NPA continuera de dénoncer les États et gouvernements occidentaux qui encouragent ou cautionnent une guerre génocidaire au mépris du droit international et de toutes les résolutions de l’ONU. Et à combattre toutes les formes de cette politique de soutien à l’État d’Israël par l’État français.
Enfin, le NPA appelle à des sanctions contre l’État israélien pour imposer la cessation de ce génocide.
Il n’y aura pas de paix pour les peuples de la région sans le démantèlement de l’État d’apartheid entre la mer et le Jourdain ! Palestine vivra, Palestine vaincra !