Les difficultés que le NPA-A rencontre aujourd’hui à s’implanter, à intervenir, à avoir un poids sur la situation politique sont le résultat du recul de la conscience de classe, et la faiblesse des organisations du mouvement ouvrier, mais également de la séparation de décembre 2022, et avant cela de la crise structurelle du NPA.
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Construire un parti utile aux luttes, pour la révolution...
Penser l’utilité de notre organisation dans une phase de reflux critique du mouvement social et d’exacerbation des contradictions du capitalisme, oblige à repenser nos modalités d’implication dans les luttes, au-delà des schémas issus de la période des Trente glorieuses.
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Agir et réunir les forces sociales et politiques contre les licenciements ...
Le NPA-l’Anticapitaliste s’est adressé le 9 novembre à de nombreuses organisations du champ social et politique pour leur proposer d’agir conjointement face à la vague de licenciements et de suppressions d’emploi qui s’abat actuellement sur les travailleurs et les travailleuses. Michelin, Auchan, Airbus, Vencorex, MA France, Valeo... la liste est longue des entreprises du privé qui sont concernées. La fonction publique n’est pas en reste en lien avec l’annonce d’un budget d’austérité drastique qui s’accompagne déjà de 4000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale.
Plusieurs organisations ont répondu positivement à notre courrier. Une réunion unitaire se tiendra donc mardi 26 novembre dans nos locaux. Nous souhaitons qu’un large arc de forces du champ social et politique se constitue pour soutenir les travailleurs et les travailleuses touchéEs par ces catastrophes sociales. L’unité que nous avons réalisée en juin dernier face au RN doit aujourd’hui être réactivée pour avancer des réponses politiques unitaires face aux licenciements, pour soutenir les salariéEs qui luttent pour leurs emplois.
À la suite de cette réunion nous espérons pouvoir annoncer des initiatives unitaires larges locales et nationales en soutien aux salariéEs mobilisées, contre les licenciements et les suppressions d’emploi, pour des mesures d’urgences sociales et écologiques.
En attendant, Philippe Poutou s’est rendu à Pont-de-Claix (Isère) lundi 18 novembre pour soutenir les salariéEs en grève de Vencorex et Olivier Besancenot était à Cholet (Maine et Loire), mercredi 20 novembre, avec les salariéEs de Michelin en grève également. Les militantEs du NPA-l’Anticapitaliste sont aux côtés de tous les salariéEs qui se battent aujourd'hui pour préserver leurs emplois. Ils et elles ont besoin du soutien le plus large possible !
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Au revoir Paris, salut Montreuil !
Depuis 1976, la LCR puis le NPA ont connu une double domiciliation dans la capitale. À Montreuil l’imprimerie Rotographie, la rédaction du journal et la direction nationale. Dans Paris, l’activité militante, la librairie, puis la IVe Internationale à partir du milieu des années 1990.
En l’occurrence, après l’impasse Guéménée (11e arrondissement) et la rue de Tunis (11e arrondissement), notre local parisien s’est établi en 2000 dans le 12e (rue Taine). Depuis quelques jours, ce local est vendu. Notre librairie (la Brèche) déménagera dans quelques mois, mais l’activité militante et la IVe Internationale ont déjà rejoint notre local de Montreuil. Financièrement et pratiquement, c’est une étape majeure dans notre projet de rassemblement de toutes nos activités dans un lieu unique. Désormais, le NPA-l’Anticapitaliste est à Montreuil !
Grand projet utile
Cependant, le plus dur reste à faire, à savoir devenir propriétaire de ce local montreuillois en 2025, puis le rénover dans un délai raisonnable. En effet, si un gros travail militant de tri, de nettoyage et de rafraichissement porte déjà ses fruits afin de vivre au quotidien, seule une acquisition et une rénovation effectuée par des professionnels permettront de réellement intégrer toutes nos activités.
En effet, l’installation de notre librairie au rez-de-chaussée d’une rue piétonne demande de lourds et dispendieux travaux qui engagent des questions structurelles et réglementaires. De même pour l’installation d’un grand espace de vie militante et plusieurs salles de réunion au 1er étage. Utile au mouvement, la plus grande respecterait les normes ERP et pourrait accueillir 150-200 personnes. D’autres aspects de notre activité gagneraient à une véritable rénovation : studio d’enregistrement plus grand, rationalisation du stockage, de l’archivage et de la logistique. Enfin, tant pour des raisons écologiques qu’économiques, une rénovation énergétique serait la bienvenue !
Nous comptons sur les dons
Voilà pourquoi le NPA a besoin de la solidarité financière de toutes celles et ceux qui partagent au moins quelque-unes de ses positions et qui reconnaissent l’utilité de son intervention dans le mouvement. Peu importe le montant de votre don. Il permettra la réalisation d’un projet d’infrastructure politique et militante de long terme, assurant ainsi la pérennité de notre courant et de son orientation. Une orientation de front unique, pour l’unité de notre camp social, dans la perspective révolutionnaire d’un socialisme démocratique et écologique.
Commission souscription
Pour donner, par ici...
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Trump, un cabinet de dangereux fanatiques...
Donald Trump a rapidement choisi des loyalistes pour occuper des postes ministériels et autres hautes fonctions. Le Sénat devrait normalement voter pour confirmer les membres du cabinet, et les choix présidentiels sont controversés même parmi les républicains.
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Sorbonne Université en lutte pour soutenir la Palestine !
Comme dans d’autres universités, la mobilisation contre la barbarie israélienne à Gaza et au Liban a repris à Sorbonne Université dès la rentrée. À l’initiative du comité Palestine Sorbonne Université, une motion a été rédigée pour être proposée au CA (conseil d’administration) en lien avec la mobilisation à Paris-1.
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L'anticapitaliste : le journal, numéro 730...
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En meute !!!
En 2016, durant les fêtes de Pampelune, un groupe de 5 hommes viole une femme, se filme et partage la vidéo sur un groupe Whatsapp appelé « La Manada » (« la meute »). En 2018, la justice espagnole les déclare coupables d’abus sexuel mais ne retient pas la qualification de viol, malgré les témoignages, malgré les preuves vidéo. Cette minimisation va secouer la société espagnole et donner lieu à un mouvement féministe massif qui aboutira à l’introduction de la notion de consentement dans la loi.1
Dans la ville de Mazan, durant plus de 10 ans, Dominique Pélicot va droguer sa conjointe, Gisèle Pelicot, et la faire violer par plus de 80 hommes. Ces hommes qui n’avaient rien en commun, qui ne se connaissaient pas, forment pour 50 d’entre eux, depuis le début du procès en septembre 2024, une autre forme de meute. Réunis dans la salle d’audience, ils tissent des liens de solidarité, se conseillent, partagent des repas près du tribunal et se défendent les uns les autres.
Cette notion de meute, de violence collective, traverse l’ensemble des violences commises par les hommes contre les femmes. Le procès de Mazan permet de comprendre le continuum entre la violence conjugale souvent perçu comme le fait d’un homme isolé dans le cadre « privé » et la violence collective de la meute qui l’entoure et qu’il va solliciter.
Le viol collectif : forme exacerbée de la domination masculine
En France au début des années 2000, la question des viols collectifs (nommés par les journalistes « viols en réunion » ou « tournantes ») a été associée par la droite et l’extrême droite aux « banlieues » et instrumentalisée afin d’attaquer les populations racisées, migrantes et/ou précaires. Pour Christelle Hamel2, les viols collectifs ont été présentés comme un phénomène nouveau et « insérés dans des rhétoriques racistes, anti-pauvres et anti-jeunes » en occultant la réalité du caractère endémique des violences faites aux femmes. Pourtant, les viols collectifs sont loin d’être un fait récent et s’ils restent minoritaires par rapport à l’ensemble des viols commis, ils concernent tous les milieux.
Selon elle, loin de l’idée généralement admise d’un « rituel » ou d’une « initiation », lorsque les violences sexistes et sexuelles s’expriment de façon collective, elles sont alors l’expression d’une domination exacerbée. Elles émergent dans des groupes d’hommes déjà très soudés, solidaires et cultivant un entre-soi où on constate une forte hiérarchisation des genres, les femmes étant perçues comme inférieures et ayant moins de valeur. La victime est vue comme un objet qu’on se « partage » et profondément déshumanisée. Les hommes agissent et se pensent comme un groupe : ils diminuent leur responsabilité individuelle et mettent en scène leur virilité auprès des autres.
Les viols collectifs peuvent parfois être aussi une stratégie délibérée dans des contextes précis. Dans les processus coloniaux ou les guerres, les viols collectifs sont utilisés comme une arme.3 Au Soudan, au Congo, en Palestine, en Ukraine, entre autres. le viol est utilisé pour soumettre toute la population, réaliser un nettoyage ethnique, briser et humilier sur plusieurs générations. En Iran, les violences sexuelles ont été utilisées par les forces de sécurité contre le mouvement « Femme, Vie, Liberté » en 20224. En Égypte plusieurs viols ayant eu lieu sur la place Tahrir entre 2012 et 2014 auraient été commandités. Il s’agit alors d’une stratégie sciemment organisée visant à maintenir le système patriarcal en place. Les hommes qui les commettent font « corps » ensemble : militaires ou groupes armés, force de répression etc.
Le viol collectif est ainsi l’expression de l’écrasement d’un groupe sur un autre. Mais dans l’affaire Mazan les 80 violeurs ne se connaissaient pas entre eux et n’ont pas commis les viols au même moment. Ils connaissaient à peine Dominique Pelicot puisqu’ils ne l’avaient rencontré que sur internet, et pourtant ils ont, à chaque fois, accepté le « partage » non seulement de la victime mais aussi du silence permettant aux viols de continuer à se produire.
La violence collective des hommes et la constitution de réseaux
Au-delà des viols, d’autres formes de violences collectives peuvent exister et ne nécessitent pas que le groupe se constitue « physiquement ». Ainsi les hommes représentent la majorité des auteurs de cyberharcèlement. En 2019, l’affaire de la ligue du LOL5 rend publiques certaines de ces violences collectives masculines sur les réseaux sociaux : un groupe d’une trentaine d’hommes organise le cyberharcèlement de femmes, personnes racisées et personnes LGBTI sous couvert « d’humour ». « Rien ne justifiait notre comportement de meute » déclarera un des harceleurs des années plus tard. L’anonymat conféré sur internet renforce chez ces hommes un sentiment d’impunité et ils redoublent alors de violence. Le fait de ne pas être témoin directement des effets de cette violence sur les victimes achève le processus de déshumanisation. Selon Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale : « La cohésion que l’on observe dans les groupes peut amener ses membres à éprouver tout simplement moins d’inhibition à agresser autrui. Le groupe est aussi significativement plus agressif que les individus pris isolément lorsque les normes en présence sont favorables à l’agression ». Le groupe s’attaque alors aux personnes qui sont socialement dominées.
Mais les réseaux ne sont pas uniquement le lieu d’expression de harcèlement, ils sont aussi le lieu de recrutement et de partage de cette violence entre hommes. Ainsi, c’est bien sur le site coco.fr que Dominique Pelicot recrutait ses co-accusés, sur un forum intitulé « À son insu » dont l’objectif consistait notamment à partager des photos volées de femmes nues. Ce type de groupe permettant à des hommes de partager des contenus volés n’est pas nouveau. En 2017, Facebook suspendait un groupe où 52 000 hommes s’étaient retrouvés pour partager des photos volées de femmes nues6. On retrouve ici la même logique de « partage » entre hommes de contenus concernant des femmes qui sont alors perçues comme des objets. Cette façon de collectiviser cette violence joue aussi un rôle crucial dans le développement de la pédocriminalité. En 2024, le documentaire Pédocriminels, la traque revenait sur ce phénomène : « en 2022, quelque 88 millions d’images pédocriminelles circulaient dans le monde et, chaque seconde, au moins deux images de viol d’enfant sont échangées sur Internet ». Début novembre 2024, un ancien graphiste de Disney était condamné à 25 ans de réclusion pour avoir notamment commandé sur internet des viols d’enfants7.
Le continuum des violences faites aux femmes : de la culture du viol aux violences collectives
C’est un double mouvement de co-construction : d’une part les violences collectives (comme les viols collectifs) sont le fruit et l’aboutissement d’une société patriarcale où les femmes sont vues comme des objets à la disposition des hommes et qu’ils peuvent « s’échanger et se partager ». D’autre part ces violences collectives donnent lieu à la construction de réseaux déployant une idéologie masculiniste et renforçant le système patriarcal. À l’instar de ces réseaux masculinistes qui se spécialisent dans le partage et l’enseignement de techniques de harcèlement de meute, de manipulations et de haine des femmes, allant jusqu’au passage à l’acte terroriste.
De toute évidence, en dépit des clichés véhiculés par l’extrême droite, les hommes sont loin de vivre une crise d’isolement et de solitude. Au contraire, ils sont tout à fait capables de créer et maintenir des réseaux, des amitiés et de la solidarité lorsqu’il s’agit de commettre des violences sexistes et sexuelles, parfois même, comme dans le cas du procès de Mazan, de manière rétrospective. À l’inverse, le fait de reléguer les femmes à la sphère domestique et privée construit leur isolement. En Afghanistan cet isolement organisé a pris une forme extrême : les communications entre femmes sont de plus en plus restreintes et contrôlées8.
L’impunité généralisée achève le sentiment de toute puissance dans le groupe. Car autour de la meute on retrouve tout un système et ses acteurs que les agresseurs savent mobiliser : le silence des proches, collègues, amis et famille, le système policier qui n’enquête pas suffisamment (combien d’enquêtes ont été menées sur les 52 000 participants du groupe Facebook de partage de photos volées? Combien de poursuites ?), le système judiciaire qui joue systématiquement contre les victimes, les avocats parfois inutilement dégradants et humiliants (on se souvient de cette avocate qui demanda à Gisèle Pelicot si elle n’aurait pas « des penchants exhibitionnistes », ou encore l’avocate de Nicolas Bedos déclarant que son client avait été condamné pour une « main posée sur un jean »), les réactionnaires qui veulent préserver l’ordre établi, les politiques qui se soutiennent lorsqu’ils sont accusés de violences, les éditorialistes et les médias bien trop pressés de jeter le doute sur les l’intégrité des victimes...
Face à cela nous n’avons d’autre choix que de nous battre pour une transformation en profondeur de la société et en particulier pour remodeler la façon dont les hommes relationnent entre eux : plutôt que de construire des meutes solidaires dans l’expression de la violence, construire des cadres collectifs visant à sortir de l’entre-soi masculin.
Aurélie-Anne Thos
- 1. Romane Laignel Sauvage, L’affaire de « la meute » en Espagne : « Ce n’est pas un abus sexuel, c’est un viol ». INA.fr, 13 septembre 2024
- 2. Christelle Hamel, « Faire tourner les meufs ». Les viols collectifs : discours des médias et des agresseurs. Gradhiva : revue d’histoire et d’archives de l’anthropologie n°33, 2003.
- 3. Contre Attaque, Soudan, Ukraine, Syrie, Palestine : le viol comme arme de guerre. Contre-attaque.net, 2 novembre 2024.
- 4. France Info, Iran : « Les forces de sécurité ont eu recours au viol et à d’autres formes de violences sexuelles pour écraser le soulèvement » en 2022, selon un rapport d’Amnesty International. Francetvinfo.fr, 6 décembre 2023.
- 5. Hélène Combis et Pierre Ropert, « Ligue du LOL » : les mécanismes de l’effet de meute. France Culture, 12 février 2019.
- 6. Claire Digiacomi, Facebook suspend « Babylone 2.0 », un groupe secret où 52 000 membres s’échangeaient des photos volées de femmes nues. Huffington Post, 7 janvier 2017.
- 7. France Info et AFP, Viols et tortures sur des enfants philippins : un ex-graphiste de Disney français condamné à 25 ans de réclusion. Francetvinfo.fr, 1er novembre 2024.
- 8. Anaelle Jonah, En Afghanistan, le régime taliban réduit désormais les femmes au silence. France24, 30 octobre 2024.
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L'anticapitaliste : la revue, numéro 161...
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Contre les violences faites aux femmes, mobilisation générale !
Contre les violences faites au femmes, mobilisation générale!
Le 23 et le 25 novembre, des manifestations ont lieu partout en France à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes et aux minoriséEs de genre. Soyons des centaines de milliers !
Il y a viol, et viol, et viol, et viol…
La sororité et la colère qui se sont exprimées depuis le début du procès de Mazan, par des rassemblements ou sur les réseaux sociaux, nous rappellent à quel point les violences s'exercent massivement, qu’elles traversent toutes les classes mais sont toujours commises par des hommes. Elles sont le fruit de la culture du viol, qui autorise les hommes à disposer des corps des femmes et qui renverse la culpabilité sur les victimes. Les violences ne sont pas des phénomènes isolés, elles font système dans la société capitaliste et patriarcale. La honte doit changer de camp !
Dans le monde, 1 femme sur 3 a été victime de violence et 50 000 femmes sont victimes de féminicides, tuées par leur (ex-)conjoint chaque année : nous ne voulons plus compter nos mortes ! En France, 217 000 sont victimes de viol ou de tentatives de viol tous les ans et 55% d'entre elles ont subi une forme de violence sexiste et sexuelle au travail. De plus, la domination patriarcale est souvent au croisement d’autres systèmes de domination et s’exerce donc particulièrement pour les femmes racisées, trans, lesbiennes, bi, en situation de handicap…
Les femmes et les minoriséEs de genre sont aussi en première ligne des mesures de casse sociale, accélérant l'exploitation et la précarisation, les exposant davantage aux violences. Cela ne va pas s'arranger avec le gouvernement Barnier, toujours plus raciste et austéritaire, ou les 180 plans de licenciements recensés en octobre par la CGT.
Nous revendiquons notamment cette année la loi intégrale élaborée par 53 organisations féministes, proposant plus de 130 mesures contre les violences chiffrées à 2,6 milliards d’euros par an.
Solidarité avec les femmes du monde entier
A l’internationale, la réélection de Trump fait craindre de nouvelles attaques contre les droits des femmes. Alors que les mouvements masculinistes se renforcent, les idées de Trump, son programme ultra libéral, raciste, lgbtiphobe, sexiste, ne fera que renforcer les violences.
À Gaza, après plus d’un an de massacre, 70% des victimes sont des femmes et des enfants. Les déplacements de masse ont des conséquences accrues sur la santé des femmes (plus de protections menstruelles, accouchements non sécurisés). Les hôpitaux, s’ils ne sont pas directement bombardés, sont débordés par les mortEs et les blésséEs. Ce 25 novembre sera encore une fois l’occasion de dire stop à cette guerre génocidaire menée contre le peuple palestinien, où la violence déferle particulièrement contre les femmes.
Dans toute guerre, les violences sexuelles sont utilisées comme des armes de guerre et les violences faites aux femmes sont systématiquement amplifiées. C'est aussi le cas en Ukraine où de nombreux témoignages relatent des viols organisés. Face à l’invasion par la Russie, les femmes s’organisent : construction de la solidarité par en bas (soutien aux soldatEs et aux réfugiéEs, organisation de structures d’accueil, lutte pour le droit à l’avortement), écriture d’un manifeste, implication dans la résistance.
Dans ce contexte de guerre, de montée de l'extrême droite et du racisme, nous devons continuer sans relâche de montrer notre solidarité avec toutes les femmes qui subissent les violences, d'où qu'elles viennent et où qu'elles soient.
Dans la rue le 23 et le 25 novembre !
Les violences ne sont pas une fatalité : sortons dans la rue pour stopper les violences, pour nos droits, pour exprimer notre solidarité envers Gisèle Pélicot et toutes les victimes ! Organisons-nous pour mettre fin à ce système patriarcal et capitaliste !