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  • Un gouvernement qui sent le sapin...

    Y aura-t-il un gouvernement à Noël ? Telle était la question en septembre (voir l’Anticapitaliste n° 720). Nous ne pensions pas en être au même point à la veille du réveillon. Avec plus de lassitude, néanmoins. Car, l’histoire se répète : après Barnier, Bayrou Premier ministre, qui une fois encore ne peut survivre sans la bienveillance de Marine Le Pen. 

    Pour preuve, parmi les noms évoqués celui de Xavier Bertrand, qui n’a pas été au gouvernement depuis 2012, est un véritable casus belli pour le RN ! Du coup, retard et atermoiements. Encore ! Quant aux nominéEs, on prend les mêmes et on recommence. Valls au ministère des Outre-Mer, Darmanin à la Justice, Borne à l’Éducation.

    Bien sûr, Bayrou a vraisemblablement surestimé sa capacité à rassembler sur son seul nom, lui qui trente ans durant a voulu accéder à la fonction. Il a aussi sous-estimé bien des éléments de la situation : prendre un Falcon pour aller à Pau à l’heure de l’urgence climatique ; oublier Mayotte à l’heure de l’urgence sociale et démocratique et annoncer le gouvernement le jour du deuil national ; défendre le cumul des mandats, après avoir voté le non-cumul il y a dix ans ; mesurer qu’il n’a pas été élu depuis plus de vingt ans au Palais Bourbon… 

    Au-delà du personnage, c’est tout un projet qui prend l’eau. Le pays est divisé, et l’Assemblée nationale sortie des urnes en juillet en est le reflet. La cause : le projet de la bourgeoisie qu’incarnait Macron, et tous ces dirigeants qui ne veulent rien lâcher de leur politique antisociale et de cadeaux aux patrons alors que la situation sociale et écologique exige de penser autrement. Ils ont démantelé et dénigré la solidarité au nom du « ruissellement » et se sont érigés en rempart de l’extrême droite… pour finir en forteresse défendant les inégalités sociales et des politiques racistes. Le bateau coule, et il faudra bien plus qu’un « François Bay-roue de secours », comme les macronistes surnomme le Premier ministre, pour surmonter le chaos qu’ils ont semé. Ce « gouvernement de revenants », comme titre Libération, fait de plus en plus figure de « gouvernement de pantins » aux mains du RN !

    L’union nationale qui a été faite autour de la loi spéciale votée le 18 décembre (voir « Vous avez dit loi spéciale ? ») masque mal que l’ordre bourgeois, même éclairé, est mis à mal, donnant toujours plus de pouvoir à des magnats comme Bolloré ou Musk prêts à mettre en selle l’extrême droite et les pires défenseurs d’un ordre social raciste et injuste (voir page 4). Quelle que soit la durée du gouvernement Bayrou, il nous faut des résistances, plus fortes, et surtout des victoires pour qu’un projet de société émancipateur pour toutes et tous puisse voir le jour.

    Fabienne Dolet

  • Palestine : les horreurs du camp d’Ofer ...

    En février, Rami a été arrêté par l’armée israélienne à l’hôpital Al-Shifa de Gaza. Ce Palestinien de 42 ans a été emmené au tristement célèbre centre de détention de Sde Teiman, où, comme des milliers de Gazaouis détenus dans ce centre, il a subi de graves sévices de la part des gardiens. Mais il a rapidement été transféré au camp d’Ofer, une installation militaire qu’Israël a mise en place pendant la guerre actuelle pour détenir les prisonniers de Gaza, située entre Jérusalem et Ramallah, en Cisjordanie occupée.

    Des témoignages accablants

    +972 et Local Call ont obtenu les témoignages de 19 Palestiniens, dont certains sont des détenus actuels qui se sont exprimés par l’intermédiaire de leurs avocats du groupe israélien de défense des droits de l’homme HaMoked, et d’autres qui ont été détenus au camp d’Ofer avant d’être relâchés dans la bande de Gaza. Ils ont révélé des conditions « similaires, et dans certains cas identiques » à celles de Sde Teiman, comme l’a expliqué l’avocate Nadine Abu Arafeh de HaMoked.

    Les Palestiniens d’Ofer déclarent être menottés et, dans certains cas, enchaînés par les pieds 24 h/24, même pour dormir, manger et aller aux toilettes, à l’exception d’une brève douche autorisée, au mieux, une fois par semaine. Ils décrivent également les coups réguliers que leur infligent les gardiens — dans un cas, jusqu’à la mort — ainsi que les humiliations permanentes, la ­surpopulation extrême et l’absence d’hygiène de base.

    Les Gazaouis détenus au camp d’Ofer, qui est adjacent à la prison du même nom, font partie des détenus palestiniens qu’Israël considère comme des « combattants hors-la-loi ». En tant que tels, ils font l’objet d’une procédure judiciaire très brève : il s’agit d’une audience de trois minutes, menée via Zoom, au cours de laquelle ils sont accusés de « soutenir la terreur », et à la suite de laquelle leur détention est prolongée de six mois ou jusqu’à « la fin de la guerre ».

    Hors-la-loi

    Selon HaMoked 1, 1 772 « combattants hors-la-loi » seraient détenus dans les prisons israéliennes sous la juridiction de l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) au mois de décembre 2024. Bien que l’armée n’ait pas révélé le nombre exact de personnes détenues au camp d’Ofer, les estimations suggèrent que des centaines y sont ­actuellement détenues. […]

    Pour les détenus, rencontrer un avocat peut être la seule occasion qu’ils ont de quitter leur cellule. « Il n’y a ni papier ni stylo, nous ne pouvons donc pas déposer de plainte », note un détenu arrêté à Khan Younis en février. « Nous essayons de faire des demandes par l’intermédiaire du shawish [un prisonnier parlant hébreu chargé de faire le lien avec les gardiens], mais la situation ne s’améliore pas. Je rêve de voir la lumière du soleil, ne serait-ce qu’une fois. »

    Mais les visites des avocats ont également eu un coût élevé pour les autres détenus. Un jeune homme de 26 ans a témoigné que lorsqu’un avocat rencontre un prisonnier, tous les autres prisonniers de la cellule sont sortis et enchaînés, les yeux bandés et forcés de s’allonger pendant toute la durée de la visite. « Je prie pour que [les avocats] ne viennent pas nous rendre visite, a-t-il déclaré. C’est le cauchemar de tous les détenus ».

    Oren Ziv, 19 décembre 2024, texte intégral à lire sur agencemediapalestine.fr

  • À Gaza, mourir n’est qu’une question de temps...

    Cette semaine, notre camarade de Millau nous demande une fois de plus de ne pas oublier Gaza.

    À l’âge où d’autres apprennent à lire, à nager, à jouer du piano, Mohammed Said, 6 ans, apprend à marcher sans jambes. Il se déplace sur le sable entre les tentes, sur les moignons de ses membres, amputés 2 cm sous l’aine, avec l’aide de son bras gauche et du moignon de son bras droit, chaussé d’un roller. Ce qu’on retient de lui, que je garde au fond de mon cœur, c’est la lumière de ses yeux et l’éclat de son sourire. Longue vie, petit Mohammed1.

    Les deux missiles israéliens qui lui ont arraché une jambe et massacré sa mère, son père, son frère Mohammed et sa sœur Dalia n’ont pas éteint le vibrant désir de vivre de Dunia Abu Mohsen, 12 ans, animée par trois rêves : une prothèse orthopédique, la fin du génocide et devenir docteur. Une bombe larguée sur l’hôpital où elle se trouvait a assassiné Dunia, ses rêves et le souvenir de ses parents2.

    Quatre résolutions de l’ONU sans effet

    La parole de Karin Huster, de Médecins sans frontières, de retour de Gaza : « Je n’ai pas assez de mots pour décrire la cruauté de ce qui se passe à Gaza. Le pire, c’est de penser que cette apocalypse est d’origine humaine et qu’elle est voulue. Rien dans cette destruction n’est laissé au hasard. Les PalestinienNEs vivent en sursis. Ce n’est qu’une question de temps avant de mourir à Gaza. Il ne s’agit pas d’une famille touchée, mais d’une famille après l’autre, après l’autre, après l’autre. J’ai dû pousser des corps sur le côté pour pouvoir amener des patients à soigner. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant3. »

    Alors que quatre résolutions de l’ONU4 devraient suffire à imposer un cessez-le-feu à Gaza, alors qu’un embargo sur les armes et des sanctions contre Israël sont des obligations légales5, les PalestinienNEs se voient contraintEs, encore une fois, de céder aux exigences inqualifiables auxquelles l’occupant conditionne un cessez-le-feu. Or le génocide, l’occupation, la colonisation doivent cesser parce que ce sont des crimes ; il n’y a rien à négocier. Si un pays doit rendre des comptes, c’est Israël, et ses soutiens. Si un pays doit se voir imposer des conditions, c’est Israël. Israël réussit le tour de force de faire croire que c’est l’occupant, et non l’occupé, qui est en droit de se défendre, distordant la réalité jusqu’à faire porter à l’opprimé la responsabilité de l’oppression qu’il subit.

    « La résistance contre une occupation militaire coloniale, contre un régime d’apartheid, est légitime », martèle Husam Zomlot, délégué de l’OLP au Royaume-Uni. « Demandez aux résistants français – à moins que vous ne pensiez que l’Allemagne nazie avait le droit de se défendre6. »

    Résistance légitime

    Oui, la résistance palestinienne est légitime, elle est même légale : la résolution de l’ONU du 12 décembre 1990 réaffirme sa légitimité « par tous les moyens à disposition ». Et puisque la résistance est légale, tout soutien l’est aussi – a contrario du soutien à l’occupant dans ses agissements génocidaires et coloniaux, qui est explicitement illégal ; a contrario aussi des pratiques fréquentes en Occident de criminalisation du soutien aux PalestinienNEs.

    Il suffit que l’occupant dise : « Nous menons des frappes ciblées », que l’occupant dise : « La nourriture et l’aide entrent à flot », pour que les médias et les puissants regardent ailleurs. C’est ainsi que des « frappes ciblées » ont annihilé plus de 1 400 familles à Gaza7. C’est ainsi que, samedi dernier, au moment où nous étions rassemblés ici, une « frappe ciblée » sur l’école Al-Majida Wassila, à Gaza-Ville, dans le Nord, a assassiné Hanan al-Ghura, âgée de trois jours, et sa mère. C’est ainsi qu’au même moment, une « frappe ciblée » à al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, a assassiné Mohammed al-Qrinawi, journaliste, ainsi que sa femme et leurs enfants. C’est ainsi qu’à Gaza, depuis décembre de l’année dernière, on utilise un sigle pour désigner un enfant blessé, sans aucune famille8. C’était le cas de Mohammed, 5 ans, le crâne traversé par la « balle ciblée » d’un tir de sniper, mort en salle d’urgence, les soins intensifs étant complets. Ce sont les soignants qui ont porté son corps à la morgue. « Il avait de tout petits pieds, de toutes petites mains, et sa dernière expression était celle d’une intense souffrance », se souvient Dr. Tanya Haj Hassan9.

    Que peut l’OMS face à la famine délibérée ?

    Michael Fakhri, rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation, soulignait au mois de juillet que « 80% des personnes au monde souffrant de famine ou d’un niveau de faim catastrophique sont à Gaza. »10

    La famine à Gaza n’est pas une crise. Une crise n’est pas planifiée, délibérément provoquée. Lorsqu’une crise éclate, le monde met tout en œuvre pour la stopper. La famine organisée par l’occupant n’a qu’un nom : le génocide par le blocus et par la destruction systématique de la souveraineté alimentaire. De même, l’« effondrement » du système de soins n’a qu’un nom : le génocide par le blocus et par le ciblage méthodique des hôpitaux et des médecins.

    Dans quel monde vivons-nous, où la fin d’un génocide est objet de négociations ? C’est comme si le fait d’être signataires de la Convention sur le génocide, de la Charte des Nations unies, de la 4e Convention de Genève, qui, toutes, visent à protéger les civilEs, conférait l’immunité aux États signataires en cas de violation. Comme si le fait d’avoir créé l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en 1946, dans le but de graver dans le marbre le droit à la santé et à l’accès aux soins, exonérait les États du devoir de les respecter.

    Je voudrais terminer par une pensée pour la petite Iman, effondrée devant les corps de son papa Nidal et de son frère Mounir, assassinés par l’occupant à l’école Al-Majida al-Wassila, à Gaza-Ville.

    Une pensée pour Nour, qui fête sur leur tombe l’anniversaire de ses deux enfants, Rasha, qui aurait dû avoir 11 ans, et Ahmed, qui aurait dû fêter ses 12 ans, qui ont tous deux survécu à un premier bombardement de leur maison, au mois de juin, et qui ont été assassinés par deux missiles largués sur leur maison par l’occupant le 1er octobre. Ces deux enfants auraient dû avoir la vie devant eux, continuer à se partager leurs livres et leurs perles à enfiler.

    Marie Schwab

    • 1. https://www.instagram.co…
    • 2. https://www.instagram.co…
    • 3. MSF | Gaza : « Je n’ai pas assez de mots pour décrire la cruauté de ce qui se passe » (vidéo), 16 décembre 2024.
    • 4. Résolutions des 12 décembre 2023, 25 mars 2024, 10 juin 2024 et 11 décembre2024.
    • 5. Non seulement au regard du génocide mais aussi de 76 ans d’assujettissement et d’oppression, cf. résolution de l’ONU du 18 septembre 2024.
    • 6. Ambassador Zomlot on BBC « Political Thinking: what next after the Genocide in Gaza » (vidéo), Palestine in UK, 3 décembre 2024.
    • 7. Over 1.400 families wiped out by Israel in Gaza: Health Ministry, Anadolu Ajansi, 26 novembre 2024.
    • 8. WCNSF, Wounded Child No Surviving Family
    • 9. A Doctor’s Testimony: The reality of Gaza’s Suffering by Dr. Tanya Haj Hassan (vidéo), UN Palestinian Rights Committee, 27 novembre 2024.
    • 10. UN General Assembly, Report of the Special Rapporteur on the right to food, Michael Fakhri, Starvation and the right to food, with an emphasis on the Palestinian people’s food sovereignty, 17 juillet 2024.
  • Procès de Georges Ibrahim Abdallah : la victoire est-elle proche ?

    Le 15 novembre dernier, le tribunal d’application des peines a émis un avis favorable à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, plus vieux prisonnier politique d’Europe, incarcéré à Lannemezan en France.

    Cette fois, contrairement à 2013, le juge n’a pas requis d’expulsion à son encontre (ce qui aurait pu donner la main au ministère de l’Intérieur) mais simplement une libération à la condition d’un retour vers le Liban, prêt à l’accueillir.

    Cette décision est le résultat de la mobilisation qui s’amplifie depuis deux ans, grâce à la détermination du collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, et les comités Samidoun locaux : le juge d’application des peines l’a même mentionné dans son réquisitoire en signalant le trouble à l’ordre public que constitue la présence de Georges Ibrahim Abdallah dans une prison française.

    Réquisitoire du parquet

    Néanmoins, l’État français, à travers la voix du parquet a fait appel de cette décision fin novembre. Et lors de l’audience non publique du jeudi 19 décembre 2024, le parquet, s’associant à la partie civile des États-Unis (un des plaignant de l’affaire) a fait un véritable réquisitoire contre le jugement, témoigne l’avocat du prisonnier, maître Chalanset.

    S’il y a un rejet du jugement, le pourvoi en cassation reste possible, ce qui entraînerait des frais conséquents pour le comité de soutien.

    Décision le 20 février

    La mobilisation pour la libération de George Ibrahim Abdallah doit donc continuer et même s’intensifier, jusqu’à la décision de la cour d’appel le 20 février.

    Samedi 21 décembre malgré une pluie battante, toujours aussi déterminéEs, nous étions plus de 1000 soutiens manifester à Paris.

    Cette campagne est de plus en plus large, de nombreuses personnalités internationales ont signé une tribune1. Rima Hassan a fait une déclaration au Parlement européen2, et la mobilisation dépasse désormais les cercles militants en soutien au peuple palestinien.

    E.M.

  • Procès Mazan : la honte a changé de camp !

    Après plusieurs mois de procès, le verdict est tombé le 19 décembre à Mazan : les 51 hommes accusés ont tous été reconnus coupables, pour la majorité d’entre eux de viols aggravés.

    Nous apportons tout notre soutien à Gisèle Pelicot et au courage dont elle a fait preuve, notamment en demandant la levée du huis clos. Nous apportons aussi tout notre soutien à Caroline Darian, dans son combat pour être reconnue comme victime. Nous apportons enfin tout notre soutien à toutes les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

    Des milliers de femmes à travers le monde se sont reconnues dans l’histoire de Gisèle Pelicot, et ce procès est devenu emblématique de la façon dont les femmes victimes sont traitées par la justice. Habituellement, les violences faites aux femmes sont particulièrement peu reconnues dans la société, le fait que les 51 accusés soient aujourd’hui reconnus coupables est d’autant plus important que rare. La justice a tranché : il n’y a pas « viol et viol ».

    Ce procès est une étape pour la reconnaissance des victimes et pour leur nécessaire prise de parole. Mais le chemin reste long face à la culture du viol et les idéologies masculinistes, à l’instar de cet avocat de la défense qui en sortant du tribunal parlait des militantes féministes comme des « hystériques » et des « tricoteuses ». Nous continuerons à nous mobiliser contre les violences faîtes aux femmes, et pour construire une société débarrassée du patriarcat.

  • Pour résister face à la vague de licenciements ...

    Depuis quelques semaines, les annonces de licenciements et de suppressions d’emplois dans le privé ou de postes dans la fonction publique s'enchaînent. De nombreux secteurs sont touchés : l'automobile bien sûr, la chimie, la grande distribution, la métallurgie mais aussi l’Éducation nationale, la culture, la santé, les collectivités territoriales… Des centaines de milliers d'emplois sont concernés.

    Nous étions une dizaine d’organisations politiques réunies le mardi 26 novembre pour discuter de l’urgence à réagir face à cette vague sans précédent, pour échanger nos analyses et surtout discuter des initiatives communes que nous pourrions prendre.

    Nous voulons tout d’abord affirmer notre solidarité avec les salarié·e·s dont les emplois sont menacés. Nous appelons à construire des cadres unitaires localement pour les soutenir dans leurs luttes, aux côtés des organisations syndicales qui sont mobilisées sur le terrain.

    Nous partageons toutes et tous l’idée qu’il faut stopper cette vague de licenciements que ce soit par un moratoire comme le propose la CGT ou par l’interdiction des licenciements. Dans tous les cas, il faut garantir la sécurité d’un point de vue humain et social pour toutes et tous, maintenir les emplois partout, garantir les salaires et prendre le temps de construire des projets de reconversion, dans le cadre de la nécessaire transition écologique.

    Un premier échange a eu lieu autour des initiatives que nous pourrions prendre : organisation de meetings pour donner la parole aux salarié·e·s, concerts de soutien pour alimenter les caisses de grève, tribune de personnalités pour alerter l’opinion, marche nationale contre les licenciements… Nous n’excluons aucun type d'initiatives et dans tous les cas nous avons le souci de le faire en lien avec les organisations syndicales et les salarié·e·s mobilisé·e·s.

    Nous sommes dans une situation d’urgence sociale, mais aussi de crise écologique et politique. Nous voulons aider à la convergence des combats face à la casse sociale et soutenir toutes celles et tous ceux qui luttent, qu’ils soient salariés ou privés d’emplois. Nous nous battons pour le droit à l’emploi et aux revenus, l’abrogation des réformes de l’assurance chômage et des retraites. Parce que le Rassemblement National est en embuscade dans une situation d'instabilité politique forte, nous avons une responsabilité pour reconstruire la confiance dans notre force collective et lutter contre la division de notre camp social instillée par l'extrême droite.

    Nous appelons toutes les organisations qui se retrouvent dans ces préoccupations à participer à la prochaine réunion unitaire qui aura lieu le 9 janvier à 19h.

     

    Organisations signataires :

    Ades, Allons Enfants, L’Après, Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Gauche écosocialistes, Nouvelle Donne, NPA-l’Anticapitaliste, Peps, Les Radicaux de gauche, Révolution Permanente, Union communiste libertaire

    https://npa-lanticapitaliste.org/sites/default/files/communique_unitaire-pour_resister_a_la_vague_de_licenciements.pdf