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  • Réunion publique, Collectif Contre Attaque Anti-Raciste...

    À Nice...
    Le Collectif Contre Attaque Anti-Raciste est né en septembre d’une volonté de visibiliser la lutte antiraciste sur le territoire par tout moyen et avant tout dans la rue. 
    Nous sommes avant tout en lutte contre le racisme institutionnel qui permet, par l’inaction et l’inactivation des institutions, les exactions racistes.
    Nous vous invitons à nous rejoindre à l’occasion de notre 1ère réunion publique ce vendredi 13 décembre à partir de 19 h 00 dans la salle des diables bleus.

  • Le roi est nu, mais veut encore nous diriger...

    Dans son intervention, Emmanuel Macron n’a pu que constater l’échec de sa politique. Malgré toutes ses tentatives, il n’a pas pu associer le RN à sa politique, et son intervention a bien exprimé son regret de ne pas obtenir ce soutien.

    En annonçant un « gouvernement d’intérêt général », on sait que cela signifie, pour lui, la reconduite sa politique antisociale : la continuité des suppressions de postes et des licenciements, des attaques antisociales contre les chômeur·ses, contre les services publics.

    Les mobilisations de la fonction publique aujourd’hui, massives, montrent la voie : c’est la mobilisation de toutes les forces de gauche, partis, syndicats, associations, qui peut modifier les rapports de force et changer la situation du pays. La mobilisation du 12 décembre contre les licenciements, la grève à la SNCF s’inscriront dans cette perspective. C’est le moment de revendiquer, faire grève, pour faire passer nos revendications, et pour imposer une autre politique.

    La Ve République est exsangue, il faut en finir avec sa constitution antidémocratique et la gauche doit mettre toutes ses forces pour tout changer : mettre en avant des revendications radicales pour les classes populaires, imposer un gouvernement lié aux luttes sociales. Nous appelons toutes les organisations de gauche, en particulier du NFP, à se réunir, partout en France et au niveau national, pour discuter de comment agir ensemble. Si nous ne le faisons pas, si la passivité et les rancœurs dominent, alors c’est l’extrême droite qui risque de sortir renforcée de la séquence.

  • Justice : Quand la macronie s’en prend à la jeunesse

    À l’initiative du groupe macroniste EPR (Ensemble pour la République) et de son président, Gabriel Attal, une énième proposition de loi durcissant la justice pour les mineurEs devait être soumise au vote des parlementaires le lundi 2 décembre (faute de temps, elle n’a pas été présentée). 

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  • La CVSS a rendu son premier avis...

    En novembre 2023, le NPA-l’Anticapitaliste mettait en place une commission « Violences sexistes et sexuelles » (CVSS) chargée de traiter spécifiquement les violences qui surviennent dans notre parti.

    La première saisine que cette commission a eu à traiter concerne un camarade membre de notre direction politique et de l’exécutif, permanent à temps plein de l’organisation. Il a été suspendu, de façon automatique comme nos statuts le prévoient, fin août 2023. Après plusieurs mois de travail, la CVSS a caractérisé en juin 2024 les faits de : « violences sexistes et psychologiques, violences sexuelles, dans le cadre d’une relation conjugale », constituant des violences conjugales. Une deuxième saisine est en cours de traitement concernant le même camarade.

    Suspension jusqu’au congrès

    Sur la première saisine, la CVSS a préconisé que le camarade soit suspendu jusqu’à la fin du prochain congrès de notre organisation qui se tiendra en avril 2025. Cela veut dire qu’il ne devra pas être présent dans la vie militante interne ou externe à Paris et ne participera à aucune activité militante, en tant qu’intervenant lors de réunions publiques, ni par des publications en son nom ou sous pseudo.

    Une évaluation sera effectuée en vue de la levée de la suspension dans le cadre d’un protocole de réintégration, qui devra impliquer plusieurs conditions comme le fait de ne plus être en direction nationale, départementale ou locale ou en représentation de l’organisation. Toutes ces mesures pourront être approfondies ultérieurement, notamment à la lumière de nouvelles saisines ou témoignages le concernant.

    Un débat qui traverse notre organisation

    Entre le rendu de l’avis de la CVSS et la publicisation du contenu de celui-ci, de nombreux débats nous ont traversés, et dans notre organisation comme partout ailleurs, le silence et la silenciation ont été les instruments complices de la domination masculine.

    Il est clair que la position dans notre organisation du camarade mis en cause est un des éléments qui a participé de la possibilité des violences. Bien que notre organisation soit relativement petite, que nous n’ayons pas de députés, qu’il n’y ait pas d’enjeux médiatiques d’ampleur, la façon dont nous sommes structurés est impactée par des enjeux de pouvoir et de domination. Les hommes, qui plus est blancs et intellectuels, occupant des mandats dans les directions centrales, sont en position plus encore que les autres d’exercer des formes d’emprise, de domination et donc des violences sexistes et sexuelles. C’est un des axes de réflexion que nous devons continuer à travailler dans l’objectif de limiter au maximum les VSS dans notre parti.

    En finir avec les VSS

    Cette première saisine traitée par la CVSS ouvre, espérons-le, une nouvelle période dans la manière dont les violences sexistes et sexuelles sont dites, perçues et traitées par notre organisation.

    Nous espérons que la mise en œuvre des préconisations de la CVSS permettra à une justice réparatrice de se mettre en place et conduira à une vigilance accrue en matière de VSS et de rapports de domination dans notre organisation. Nous espérons aussi que le travail initié avec la mise en place de notre CVSS et les premiers avis rendus donneront à d’autres victimes la force de parler, rompant ainsi le silence qui leur est imposé et qui alimente les tabous ainsi que la banalisation des VSS.

    Nous n’avons pas d’illusion sur le fait qu’il soit possible d’éliminer les VSS dans le NPA sans le faire dans l’ensemble de la société, c’est-à-dire d’en finir avec l’exploitation capitaliste et les oppressions, notamment le patriarcat. Cependant, nous avons l’objectif de lutter contre les VSS partout, tout le temps, et en particulier de les éliminer autant que possible au sein de notre organisation. En attendant, le NPA apporte toute sa solidarité envers les femmes victimes de violences et notre commission VSS se tient à la disposition de toutes les victimes.

    NPA-l’Anticapitaliste

  • C’est le système qu’il faut virer !

    L’heure est suffisamment grave pour que mêmes les médias aux ordres du patronat reprennent les chiffres de la CGT sur le nombre de plans sociaux, de pertes d’emplois programmées. 

    Toujours prêts à stigmatiser les assistéEs que seraient les chômeurEs ou les immigréEs, patronat et gouvernement « oublient » les chiffres qui fâchent : la Cour des comptes estimait à 260,4 milliards d’euros le soutien financier total aux entreprises pour la période 2020-2022, soit environ 20 % de subventions directes de l’État ou des collectivités, 40 % d’exonérations de cotisations sociales, et 40 % de niches fiscales et baisses d’impôts. 

    Des subventions et des profits

    « En même temps » les principaux groupes français ont réalisé 153,6 milliards d’euros de profits l’an dernier ; les dividendes pointaient à 67,8 milliards d’euros et les rachats d’actions à 30,1 milliards d’euros. TotalEnergies annonçait 19,3 milliards de profits. Stellantis, dont Tavares, l’ex-patron désormais, touchait 36,5 millions d’euros au titre de 2023 (une bonne base pour une prime de licenciement annoncée à plusieurs dizaines de millions) a lancé un plan de rachat d’actions d’au ­maximum 3 milliards d’euros en 2024.

    Et Decathlon — propriété de la famille Mulliez qui possède aussi Auchan et Leroy Merlin —, où des suppressions d’emplois sont annoncées, va verser, comble du mépris, un milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires. 

    Tous ensemble

    À l’heure de la conjonction des crises économique, sociale, politique, écologique et des guerres, des mobilisations à la hauteur des attaques portées par le patronat et le gouvernement ne peuvent esquiver la remise en question d’un système de production à bout de souffle. 

    Les grandes luttes contre les fermetures de sites de la première décennie des années 2000 (Goodyear, Continental, PSA Aulnay) ont posé la question de l’interdiction des licenciements sans aboutir. Les mobilisations des dernières années, des Bonnets rouges bretons à celle menée contre la réforme des retraites, en passant par les Gilets jaunes, les mobilisations féministes ou antiracistes, ont toutes posé des préoccupations dépassant largement leurs spécificités. 

    Produire moins, produire autrement

    L’enjeu aujourd’hui est de marquer des points, de poser des jalons dans la remise en cause de la dictature patronale dans l’organisation du travail, les choix de production, de la mise en évidence du rôle de l’État comme instrument de la classe dominante. En intégrant les préoccupations écologiques, la préservation de la santé, de la sécurité au travail mais aussi celle des consommateurEs. 

    C’est le sens des mots d’ordre d’interdiction des licenciements, de contrôle ouvrier (livres de comptes, organisation du travail, choix de production, etc.) mais aussi de l’affirmation de l’indispensable auto-organisation, seule capable d’unifier les préoccupations, les revendications, au-delà des fractures syndicales, des divisions liées à l’organisation du travail, au discriminations/divisions sexistes ou racistes. 

    Une démarche de mobilisations pour rompre avec la logique infernale du système et poser dès à présent les jalons d’une société écosocialiste.

  • L’urgence à mettre un coup d’arrêt...

    Après avoir tenu un discours rassurant devant la vague de suppressions d’emplois qui s’amplifie de jour en jour, Barnier a annoncé à Limoges vendredi 29 novembre les mesures envisagées. Avec toujours plus de facilités pour le patronat, on est loin du compte…

    Barnier annonce de nouvelles aides aux licencieurs : un fonds de 250 millions d’euros pour l’automobile, un autre de 425 millions pour l’aéronautique ; l’exemption pour cinq ans de l’obligation du ZAN (zéro artificialisation nette) pour tous les projets industriels ; la sortie du champ de la CNDP (commission nationale du débat public) censée permettre aux citoyenNEs de participer aux discussions lors des implantations industrielles ; 1,55 milliard d’euros pour la décarbonation des 50 sites les plus polluants ; des simplifications de procédure, le soutien à la formation ; un nouveau dispositif d’APLD (activité partielle de longue durée) « rebond » au 1er janvier 2025. Ce dispositif permet de ne pas licencier et donc de conserver les compétences, afin de redémarrer dès que la conjoncture le permet. Une recette déjà utilisée lors de différentes crises, en particulier lors du covid, censée être un outil de prévention des licenciements économiques.

    Arrêter les suppressions d’emplois

    Des mesures loin d’être à la hauteur d’une situation dramatique. Les prévisions, notamment de la CGT, évoquent près de 300 PSE (plans de sauvegarde de l’emploi, sic !) avec 300 000 emplois menacés ou supprimés ; un chiffre qui sera probablement dépassé avec les effets difficilement appréciables sur les emplois induits 1. Et qui ne font que conforter le pire des dispositions déjà existantes : aides publiques, pollutions, rejet de tout contrôle démocratique. 

    Pour nous, il faut d’abord faire face à l’urgence sociale : bloquer les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui frappent notamment de grandes entreprises dont certaines affichent des profits indécents, ont bénéficié de scandaleuses aides sous forme de subventions ou d’« allégements » de cotisations sociales. En parallèle, des dizaines de sous-traitants, de prestataires sont touchés. Tout cela impacte les réseaux économiques et sociaux d’une multitude de territoires ainsi que les services publics. 

    De ce point de vue la revendication d’un moratoire, ­avancée par la CGT, permettant de sauvegarder emplois, qualifications et outils industriels peut donner la possibilité d’inverser le rapport de forces face à un patronat et un gouvernement plus que jamais décidés à faire peser sur les salariéEs tous les efforts pour sauvegarder rentabilité et profits. 

    Contre le chômage, réduction du temps de travail

    Il est urgent de se dégager de la sidération, de l’abattement devant la multiplication des annonces de fermetures de sites, de suppressions d’emplois. Il est urgent de se dégager des fausses solutions individuelles, locales, boîte par boîte. Le bras de fer, la mobilisation qui commencent doivent (re)mettre à l’ordre du jour les exigences d’interdiction des licenciements, de suppression de toutes les aides aux entreprises, de réduction du temps de travail, d’amélioration radicale des conditions de travail par, notamment, la suppression du travail posté, de week-end, de nuit (hors soins et maintenance indispensable), la retraite à 60 ans (et 55 pour les travaux pénibles), de fin des discriminations liées au sexisme, au racisme. 

    Gagner, même sur une part de ces revendications, suppose la construction d’un rapport de forces qui est presque totalement à construire. La grande majorité des luttes en cours est centrée sur la prime extra-légale, prix à payer pour des patrons qui se gavent et jettent les salariéEs dans la misère. 

    Les mobilisations prévues en décembre peuvent être l’occasion de dépasser l’isolement, le fatalisme en se rencontrant, se rassemblant pour tester les volontés, les capacités de construction de ­l’indispensable « toutes et tous ensemble »

    Robert Pelletier

  • Notre 49.3, c’est dans la rue !

    On l’attendait depuis des semaines, ça y est ! Le 49.3 sur le budget de la Sécurité sociale, le PLFSS, est tombé, mais cette fois les commentateurs politiques s’accordent à dire que le gouvernement va tomber.

    La censure « rendra tout plus difficile et plus grave », prévenait le Premier ministre Michel Barnier après avoir engagé sa responsabilité devant l’Assemblée nationale le 2 décembre. Une menace à l’adresse sans doute des députéEs du RN avec qui lui et son gouvernement ont négocié des semaines durant sur le dos des travailleurEs, des précaires et des personnes racisées. Retailleau, lui, parle de celleux qui « d’une extrémité à l’autre, s’apprêtent à jouer le destin de la France et des Français à la roulette russe »

    Probable que le gouvernement Barnier pensait avoir fait suffisamment de concessions à l’extrême droite pour que ses députéEs ne votent pas la censure. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les éditorialistes échaffaudent des scénarios : Quel nouveau Premier ministre ? Dans quel délai ? Quel budget en 2025 ? Quels sont les recours ? Macron démissionnera-t-il ? En bref, la crise de régime continue.

    Instabilité politique et emplois

    Pourtant, l’instabilité politique aggravée par la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin par Macron n’a eu que peu d’effet sur les politiques des entreprises qui, dans tous les cas avec Barnier aux affaires, pouvaient compter sur les cadeaux ­habituels au patronat. 

    Cela n’a pas empêché des grands groupes d’annoncer des suppressions d’emplois. Plus de 180 000 emplois menacés ou supprimés selon la CGT depuis janvier 2024 et vraisemblablement plus de 300 000, avec les emplois induits (voir page 5) : Michelin, Auchan, Vencorex… pour ne citer que quelques exemples. Dans la fonction publique également, de nombreux emplois sont menacés sous l’effet anticipé du budget d’austérité (voir page 6). Avec l’inflation, et la réforme de l’assurance chômage, c’est à un véritable régime de crise que sont confrontés les travailleurEs.

    Pourtant, tous ces emplois peuvent être sauvés. C’est une question de volonté politique, laquelle n’existe pas du côté de ceux qui ont le pouvoir. Le moratoire sur les licenciements ou l’interdiction sont un début pour commencer à se mobiliser, à tenir ensemble, à devenir une force collective pour discuter la reconversion possible des salariéEs, la modification de la production, dans le but non pas de faire du profit mais de satisfaire les besoins de la population en tenant compte de l’impact de la production sur le vivant tout entier : les conditions de travail des humains et l’environnement. 

    Mobilisation le 5, le 11 et le 12 décembre

    Alors que le 5 décembre, le capital n’aura plus de gouvernement (peut-être), nous les travailleurEs nous serons dans la rue pour l’emploi, pour dire stop aux licenciements : pour la répartition des richesses et la réduction du temps de travail, pour la retraite à 60 ans — tout ce qui a fait le socle de l’opposition à Macron notamment pendant la mobilisation de 2023 contre la réforme des retraites. 

    Cette journée est l’occasion de se donner de la force pour celle du 12 décembre et pour la grève reconductible qui va commencer le 11 décembre à la SNCF. Le 14 et le 18 décembre, nous serons aux côtés des travailleurEs sans papiers contre les politiques racistes et antisociales. 

    Comme nous l’avons été au printemps pour faire face à la ­poussée électorale de l’extrême droite au moment de la création du NFP, nous pouvons ensemble dans les prochaines semaines nous unir dans les entreprises, dans les quartiers, en assemblées générales, autour des revendications du NFP pour les faire gagner. Le programme du NFP peut en ce sens être un point d’appui, montrer que nous sommes une force sociale, électorale et politique qui se bat pour l’égalité, la justice sociale et l’écosocialisme.

    Car quelle que soit l’issue de la période très instable qui s’est ouverte depuis la dissolution de l’Assemblée et qui s’approfondit dans les institutions ces derniers jours, il nous faut lutter. Il n’y aura pas d’issue dans le cadre de cette 5e République. Nous devons construire les mobilisations pour imposer un rapport de forces contre ce gouvernement, contre l’extrême droite pour imposer la fin du présidentialisme, imaginer une nouvelle assemblée constituante capable contrôler les éluEs et se doter d’un programme de rupture anticapitaliste. 

    Fabienne Dolet