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Actualités nationales... - Page 219

  • 5 décembre : un appel utile, une mobilisation à construire...

    Ce mercredi 16 octobre, les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidel, MNL, UNEF, UNL) appellent à « une première journée de grève interprofessionnelle, le jeudi 5 décembre ». Cette journée avait été initialement lancée par l'intersyndicale de la RATP (UNSA, CFE-CGC, SUD, FO et Solidaires). Rapidement SUD Rail et la CGT RATP avaient rejoint l'appel. Par la suite, plusieurs fédérations et unions départementales CGT ainsi que Solidaires avaient fait de même.

    Les fortes mobilisations à la RATP, celles des retraitéEs et celles du Collectif SOS Retraites (regroupant les avocats et quatorze autres professions libérales) ont montré que les enjeux de la contre-réforme proposée par le rapport Delevoye sont largement compris, au-delà des rangs militants politique, syndicaux et associatifs. 

    D'ici le 5 décembre, deux objectifs doivent être atteints.

    D’abord, construire réellement la mobilisation. Cela suppose de vaincre les hésitations des salariéEs et, au-delà, de touTEs celles et ceux qui sont visés par le projet Macron. Cela commence par mettre fin aux pseudo-concertations qui laissent planer un doute sur la possibilité de reculs significatifs du pouvoir. L’objectif de ce dernier est de mettre fin, de fait, au système par répartition, par la mise en place du système par points. Quitte à moduler sa mise en place dans la forme et dans le temps. 

    Il s’agit en outre d’imposer la tenue des réunions de préparation les plus unitaires possibles sur les lieux de travail, dans les villes, les régions… associant syndicats, organisations politiques, associations. Des réunions qui, par le biais de collectifs, assureront l'organisation démocratique du mouvement, sa coordination, ses expressions publiques.

    Il faudra définir une plateforme revendicative qui combatte totalement le projet Delevoye mais aussi formule, en positif, des revendications unifiantes, permettant un front commun de l'ensemble des concernéEs.

    Pour obtenir une victoire, ce front devra exprimer la volonté de se battre jusqu'au bout avec comme moyen incontournable la grève qui se généralise, qui est reconduite sous la direction de celles et ceux qui sont engagés dans la mobilisation. 

    Rejet total du projet Macron-Delevoye, retraite à taux plein à 60 ans maximum pour toutes et tous et 55 ans pour tous les métiers pénibles, dès 35 ans d’activité (travail salarié, les années d’études et de formation dès 18 ans, les périodes sans travail à cause du chômage, de la maladie ou d’un accident, de l’invalidité, de la maternité), à 75% des 5 meilleures années, pas de pension en-dessous de 1800 euros, réduction du temps de travail sans perte de salaire, réalisation effective de l'égalité hommes-femmes dans le travail et à la retraite, financement assuré par la suppression de toutes les exonérations de cotisations patronales et éventuellement par une augmentation de ces cotisations, gestion des caisses par les salariéEs doivent être au centre des discussions. Telles sont nos propositions, à débattre.

  • Le harcèlement policier et judiciaire contre Assa Traoré se poursuit...

    Après une première convocation et une mise en examen, début octobre, suite à une plainte pour diffamation déposée par les quatre gendarmes responsables de la mort de son frère Adama, à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet 2016, Assa Traoré est la cible d’une nouvelle plainte et donc d’une nouvelle procédure judiciaire.
    En cause ? L’organisation par le Comité Adama, le 28 avril 2018, d’un événement culturel et sportif à Beaumont-sur-Oise, dans le quartier où vit la famille Traoré. 

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  • Le gouvernement Macron organise la chasse aux musulmanEs...

    Durant son discours tenu à l’occasion de l’hommage aux quatre policiers assassinés à la préfecture de Paris, Macron en a appelé au développement d’une « société de vigilance » afin de « faire bloc » face au « terrorisme islamiste ». Message reçu cinq sur cinq par les racistes de tout ordre, et coup d’envoi d’une séquence islamophobe qui marque le franchissement d’un nouveau cap et qui impose une réaction d’ampleur.

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  • Face aux attaques contre la protection sociale, mettre en cause le système capitaliste...

    « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

    Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

    À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. »  

    (Denis Kessler, vice-président exécutif du MEDEF de 1998 à 2002 et inspirateur d’E-A. Seillière, dans la revue Challenges le 4 octobre 2007).

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  • Après le suicide de Christine Renon, le déni de l’institution...

    Après une semaine d’un silence assourdissant autour du suicide de Christine Renon, l’Éducation Nationale a donc décidé de changer de stratégie de communication.
    Jeudi 3 octobre, en effet, le recteur de l’académie de Créteil, Daniel Auverlot, envoyait un courrier à touTEs les enseignantEs, pendant que le ministre Blanquer se fendait d’une brève vidéo face caméra, cravate noire de circonstance.
    Pour, disaient-ils, s’associer à l’émotion et au chagrin.

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  • Extinction, rébellion, actions...

    « Le gouvernement, les élus et les entreprises doivent reconnaître les menaces inédites pesant aujourd’hui sur l’ensemble de la biosphère, humains compris.
    Ils doivent assumer ouvertement leur part de responsabilité dans la destruction des écosystèmes, le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, et reconnaître l’incompatibilité profonde entre le mode de développement économique actuel basé sur la croissance et la recherche du profit, et les limites de notre planète. » 

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  • Immigration : construisons les solidarités antiracistes...

    Un an après la loi « asile-immigration », les débats à l’Assemblée nationale puis au Sénat ainsi que les récentes déclarations de Macron annoncent de nouvelles attaques racistes et antisociales.

    Attaques contre l’AME et le regroupement familial

    L’Aide médicale d’État, la seule couverture médicale qui protège les étrangerEs en attente de régularisation, est à nouveau sur la sellette. L’argument avancé est son coût, alors qu’elle ne représente que 0,5 % des dépenses de l’assurance maladie. Éloigner les personnes les plus précaires des soins met leur santé en danger et entraînera encore plus de de complications, des pathologies plus avancées…

    Le ministère de l’Intérieur envisage de durcir les conditions déjà drastiques qui régissent l’immigration familiale : actuellement il faut justifier de conditions de logement et de revenus que beaucoup de Français « nationaux » n’ont même pas !

    Le droit d’asile encore mis à mal

    Les 123 000 demandes d’asile en 2018 ne représentent que 0,18 % de l’ensemble de la population. De plus, la France est un des pays européens où la possibilité d’obtenir l’asile est la plus faible, avec 67 % de rejet des demandes, au 25e rang en termes d’octroi du statut.

    Castaner veut encore diminuer les réponses positives pour les originaires des pays jugés « sûrs », traquer davantage les personnes qui demandent l’asile sur le territoire français et pour lesquelles un autre pays est responsable de leur demande (les « dublinéEs »), et supprimer les quelques petites protections qui restent. Ainsi, il veut réduire les capacités des Centres d’accueil qui logent les demandeurEs d’asile le temps du traitement de leur demande. Il s’agit aussi de réduire l’allocation de demandeur d’asile (6,80 euros par jour), disponible uniquement avec une carte de paiement utilisable seulement dans certains magasins.

    Enfin, le gouvernement entend augmenter le nombre d’expulsions, se félicitant qu’elles aient augmenté de 10 % en 2018 et que les mesures d’éloignement aient progressé de 30 %.

    Ne pas se laisser diviser

    Se faisant prétendument le défenseur des quartiers populaires, Macron a déversé récemment un flot d’insanités racistes. Pour faire diversion aux problèmes sociaux qui s’accumulent, à son impopularité grandissante, il reprend la propagande pourrie du Rassemblement national (ex-Front national), faisant des migrantEs les responsables des maux de la société. Chacun sait que l’électorat sensible à ces sirènes préfère pourtant l’original à la copie.

    Ces discours, qui tentent de détourner les colères des classes populaires contre les migrantEs, sont un véritable poison. Les immigréEs sont partie intégrante des plus défavoriséEs, s’attaquer aux plus pauvres ne saurait améliorer le sort d’autres pauvres ! Cette offensive idéologique doit être combattue frontalement. Les luttes en soutien aux migrantEs, les actes de solidarité, le mouvement de grève des travailleurEs sans-papiers en région parisienne, montrent la voie à suivre.

    Face au racisme et aux tentatives de division, la meilleure réponse reste la construction des luttes, des solidarités, pour la dignité, contre les discriminations, pour l’égalité des droits. L’immigration, qui n’est pas la première préoccupation des classes populaires, ne doit pas faire oublier les vrais problèmes - les injustices sociales, la lutte contre le réchauffement climatique, la réforme des retraites… - ni les vrais responsables, les capitalistes et les gouvernements qui les appuient. Autant de batailles pour le monde du travail et de la jeunesse, que l’on soit FrançaisEs ou étrangerEs, avec ou sans papiers !

  • Automobile : vers une nouvelle crise...

    La production d’automobiles dans le monde va baisser en 2019, cette baisse s’accentuant en 2020.
    Cela interrompt une hausse continue depuis la grande crise de 2008-2009.
    Pour les principaux constructeurs et équipementiers automobiles mondiaux, dix ans de profits restaurés puis en augmentation viennent de s’arrêter, alors que les dangers des émissions des motorisations essence et diesel sont de plus en plus dénoncés, entraînant la perspective possible d’une interdiction des moteurs thermiques d’ici à une génération.

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  • Financement de la Sécu : Comme si les Gilets jaunes n’avaient pas existé...

    Voilà bientôt un an que les Gilets jaunes manifestent, des mois que les retraitéEs descendent régulièrement dans la rue, que les services d'urgences sont en grève, tandis que les appels et les mobilisations pour exiger des moyens supplémentaires pour l'hôpital public, les EHPAD, la santé, se multiplient. Mais pour le gouvernement, une seule réponse : l’austérité.

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