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Actualités 06... - Page 29

  • RELAXE POUR LES TROIS ACTIVISTES POURSUIVIS APRES UNE ACTION CONTRE LES JETS PRIVES SUR L'AEROPORT DE CANNES-MANDELIEU

    Le 17 novembre dernier, trois activistes d'Extinction Rebellion, ANV COP21 et ATTAC paraissaient devant le tribunal correctionnel de Grasse pour entrave à la circulation d'un aéronef à l'aéroport Cannes-Mandelieu le 20 mai 2023.
    En plein Festival de Cannes, des voitures télécommandées avaient été introduites sur le tarmac, retardant ainsi le décollage d'un jet privé.
    Pendant le procès, Marie-Laure LAMBERT (co-présidente du GREC-SUD, Docteur en droit public de l’environnement) et Airy CHRETIEN (ancien pilote instructeur de l'armée) étaient venus en tant que témoins défendre l'action ainsi que les militants.
    Ils ont rappelé l'importance de l'urgence climatique en cours, et la non- violence de l'action revendiquée par Extinction Rebellion, ANV COP21 et Attac.
    Le procureur avait alors requis 700 euros d'amende par prévenu.
    L'avocat de la partie civile (Aéroports Côte d'Azur), quant à lui, n'avait pas hésité à réclamer 4 500 euros de dommages et intérêts, alors qu'aucune dégradation n'a été constaté sur l'aéroport et que personne n'avait été mis en danger.
    Maitre Damiano, l'avocate des prévénu.es, avait de son côté plaidé la relaxe, arguant de l'état de nécessité et du libre exercice de la liberté d'expression alors que l'urgence climatique n'est plus à prouver.


    Ce mardi 23 janvier le délibéré a été rendu en début d'après-midi.
    Le Tribunal de Grasse a ainsi relaxé les trois militant-e-s.


    Pour deux d'entre eux, aucune implication dans les actes reprochés n'a pu être démontrée, eux même s'étant définis comme observateurs.
    En ce qui concerne la troisième personne, si l'état de nécessité n'a pas été retenu, il a cependant été jugé que l'acte reproché s’inscrivait dans l'exercice de la liberté d'expression rendant disproportionnée la poursuite dont elle a fait l'objet, impliquant sa relaxe.

    Les activistes et leur avocate tiennent à saluer l'attention portée au dossier et aux témoignages lors de l'audience, et ne peuvent que se satisfaire d'une telle décision.

    Pour rappel, cette action s'inscrivait dans un contexte global de dénonciation du mode de vie des ultra-riches et leur utilisation immodérée des jets privés.
    Nous affirmons la légitimité de telles actions de désobéissance civile non violentes, surtout aussi symboliques, face à l'urgence.
    La désobéissance civile comme moyen d'action pour lutter contre le dérèglement climatique a déjà été jugée légitime dans de précédents cas.
    Nous espérons que cette relaxe pourra créer un précédent pour les affaires semblables en cours ou à venir.

    Contact : nice@extintionrebellion.fr / anv-cop21nice@protonmail.com / attac06@attac.org

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  • Nice, pour un cessez le feu immédiat, effectif, durable et contrôlé à Gaza...

    Manifestation à Nice
    15 h 00
    samedi 27 janvier 2024
    Place Garibaldi
     
    - Exiger de notre gouvernement qu'il pèse de tout son poids au Conseil de Sécurité de l'ONU et dans les instances européennes pour imposer :
    * un cessez-le-feu immédiat à GAZA et ses alentours, ainsi que la levée du blocus et un embargo sur les armes ;
    * le déploiement d'une force d'interposition, sous l'égide de l'ONU, afin de protéger les populations civiles et l'acheminement de l'aide humanitaire et la création d'un corridor humanitaire ;
    * le déferrement de tous les criminels de guerre à la justice internationale
    - intercéder pour la libération des otages et des prisonniers politiques palestiniens
    - promouvoir les conditions pour une Paix juste et durable dans la région par le respect des Résolutions internationales, notamment la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël, dans les frontières de 1967, reconnues par la communauté internationale ;
    * le droit à l'autodétermination du peuple palestinien

  • Soutien à Geneviève Legay, contre toutes les violences policières !

    Le premier procès d’un donneur d’ordre de la police de la Ve République s’est tenu à Lyon les 11 et 12 janvier 2024. 

    C’est celui du commissaire Rabah Souchi, qui a ordonné une charge à Nice lors du mouvement des Gilets jaunes, durant laquelle Geneviève Legay, Gilet jaune et militante d’Attac, a été violemment poussée par les policiers et s’est retrouvée dans le coma.

    Refusant d’assumer, le commissaire utilise les lignes de défense habituelles en cas de violences policières : réécrire les faits, se défausser sur ses supérieurs ou ses subordonnés qui auraient mal exécuté ses ordres. Il n’a pas hésité, malgré la diffusion des vidéos de la scène, à expliquer que Geneviève serait tombée « parce qu’elle faisait une crise d’épilepsie » ! Il n’a pas convaincu le procureur, qui a rejeté l’acquittement et requis six mois de prison avec sursis ! 

    Le jugement sera rendu le 8 mars 2024, journée internationale de lutte pour les droits des femmes… Comme un symbole !

    Violences policières, racisme et colonialisme

    À l’initiative d’Attac se tenait simultanément à la Bourse du travail de Lyon, à 250 mètres du tribunal d’instance, « le procès des violences policières » : journée de tables rondes, soutenue par le collectif « En deuil et en colère » du Rhône, des victimes et associations de victimes de ces violences, les associations de quartiers et de défense des droits humains, des syndicats et des partis. 

    L’occasion de refaire l’historique de l’affaire Legay, puis de parler des violences policières, des morts, des mutiléEs, des procès qui ne se tiennent pas, des procès qui se tiennent où les victimes deviennent les coupables, coupables d’oser remettre en cause la police.

    L’occasion aussi de (re)dire que les policiers des années 1970 et 1980 étaient souvent d’anciens appelés de la guerre d’Algérie, qui la poursuivaient en ­humiliant les jeunes des banlieues, qu’ils appelaient « les petits Fellagha »

    Intervention de Philippe Poutou

    Mais aussi de faire le lien entre ces violences, le colonialisme qui se poursuit, la crise qui s’approfondit, comme l’a fait Philippe Poutou qui intervenait pour le NPA dans l’atelier sur « les quartiers populaires, laboratoire des violences policières »

    Il a rappelé le soutien du NPA aux révoltes de juin dernier que nos adversaires appellent « des émeutes » et la violente ­réaction que ce soutien a suscité au sein du Conseil métropolitain de Bordeaux où il est élu.

    Comme l’a expliqué ensuite l’association Flagrant Déni, qui se bat contre l’impunité policière (www.flagrant-deni.fr), les commissions de déontologie, invisibles et inconnues de presque tout le monde, traitent 90 % des affaires de violences policières. La partie immergée de l’iceberg…

    Supprimer l’IGPN et construire un front social et politique contre le racisme systémique

    Ainsi, lors de cette table ronde, nous avons pu réclamer la suppression de l’IGPN, qui traite les 10 % d’affaires de violences policières restantes, celles qui sont médiatisées, pour la remplacer par une autorité indépendante pour contrôler la police.

    Et laissons la conclusion à la salle — bien remplie pour un jour de semaine — dans laquelle une camarade de l’appel « Nous refusons d’obtempérer » s’est félicitée de cette journée et a appelé à poursuivre par un front social, politique avec les associations de quartier, car les raciséEs doivent porter ce combat avec d’autres forces, pour réussir à déconstruire le racisme ­systémique qu’ils subissent.

  • Manifestons contre la loi Asile Immigration ! Retrait !

    Manifestation à Nice - 16h - Place Garibaldi
     
    Exigeons l’égalité des droits entre tout.es les travailleuses et les travailleurs.
    Sur tous les lieux de travail, il y a des salarié·es étrangers ou d'origine étrangère, pénalisé·es ou stigmatisé·es par cette loi de la Honte !
    Montrons que la majorité de la population ne partage pas des orientations racistes et xénophobes !